27 mai 2006

Captain Marvel Monster Edition


La collection Monster Edition (reprenant la production d'une année entière d'une série spécifique) s'est enrichie récemment du premier tome consacré à Captain Marvel. Si Peter David signe l'ensemble des épisodes pour ce qui est du scénario, pas moins de quatre dessinateurs se sont, eux, partagés la tâche : Kyle Hotz, Ivan Reis, Michael Ryan et Paul Azaceta. L'ensemble reste néanmoins très homogène, ce qui évite d'être quelque peu déstabilisé en alternant rapidement des styles très différents (comme ça a pu être le cas dans certains Elektra par exemple).

Pour ce qui est du personnage, il s'agit en fait du fils de Mar-Vell, Genis-Vell, qui est lui aussi cosmiquement conscient. Il est d'ailleurs si puissant que cela lui est monté à la tête et qu'il en est devenu fou. Il faut également savoir que Captain Marvel est lié à Rick Jones (mais si, le petit gamin qui trainait un jour là où il n'aurait pas dû se trouver et qui a été sauvé par un certain Bruce Banner qui, en échange, s'est ramassé une bonne dose de rayons gamma) par des Nega-Bandes. Lorsque celles-ci s'entrechoquent, Rick Jones prend la place de Captain Marvel dans le microvers et Genis-Vell peut donc intervenir dans notre monde.

Le postulat de départ peu sembler un poil compliqué mais on comprend très bien le binz dès les premières pages. Ce premier volume, parfois très drôle, mérite que l'on y jette un oeil, surtout si l'on aime les personnages cosmiques et les races extraterrestres (il y a parfois un parfum de parodie de Star Wars qui plane). Pour l'anecdote, sachez que l'on retrouvera également Thor mais aussi Spider-Man dans ces pages.

Bref, pas mal du tout et, dans le genre décalé, c'est même parfois plus inspiré que le dernier Miss Hulk.

25 mai 2006

Titannus War



Outre les séries régulières consacrées au Tisseur (Amazing, Marvel Knights et Spectacular remplacé par une mini puis la nouvelle on-going Friendly Neighborhood), le mensuel Spider-Man propose depuis quelques temps déjà de suivre les Marvel Team-Up de Robert Kirkman. Ce dernier a la particularité de vraiment faire intervenir une foultitude de héros et ses histoires sont plutôt bonnes (bien meilleures en tout cas que celles de Spider-Girl ou Venom que MTU a remplacées). Ce mois-ci, l'arc MTU "L'anneau magique" s'est terminé mais, pour ceux qui suivent, le précédent, "Un garçon en or", qui se terminait dans le Spidey 71, laissait en suspens une bien inquiétante menace.
Petit rappel : un Tony Stark venu d'une autre réalité s'étonnait de voir bon nombre de héros, décédés dans son monde, toujours en vie ici. Ce "dark" Iron Man révélait même que ces pertes étaient dues à la guerre contre Titannus, évènement qui n'a pas encore eu lieu sur la terre 616 (celle de nos héros classiques donc). Eh bien, l'attente s'achève puisque "Titannus War" débute le mois prochain (le 03 juin précisément) dans le Spidey 77 toujours sous la plume de Kirkman. D'autres épisodes de MTU étant déjà sortis en VO, il est donc possible que ce soit MTU qui vienne compléter le mensuel du Monte-en-l'air pendant le crossover "The Other" des séries régulières. Plutôt une bonne nouvelle donc.

24 mai 2006

Ezekiel


Ezekiel est un énigmatique personnage apparu sous la plume de J.M. Straczynski dans Amazing Spider-Man. Doté des mêmes pouvoirs que le Tisseur, Ezekiel se révèle vite être un allié venu le mettre en garde contre un adversaire redoutable, Morlun (que l'on retrouvera d'ailleurs dans la saga "The Other" au mois d'août). Loin d'être une aventure de plus sans conséquence, cette rencontre va surtout revenir sur les origines de Spider-Man (non pas sur le "comment" mais le "pourquoi").
En effet, et s'il ne s'agissait pas d'un hasard ?
Parker n'aurait pas été piqué par simple malchance (ou chance) par cette fameuse araignée radioactive mais il serait tout bonnement l'Elu, le nouveau représentant de la longue lignée des Spider-Men.
Notre Monte-en-l'air n'est donc pas un joyeux drille costumé de plus mais le descendant direct d'un saint qui, ayant minutieusement étudié les araignées, serait devenu une sorte de Dieu-Araignée dans le plan astral. C'est lui qui serait à l'origine de la fameuse piqûre et non le pur hasard.
Comme souvent chez Marvel, sciences, philosophie, paranormal et mythes se rejoignent, se mélangent et finissent par enrichir la mythologie déjà bien riche du marvelverse. L'introduction d'Ezekiel dans la vie du Tisseur permet à Straczynski d'élaborer sa théorie des pouvoirs de nature totémique et de bâtir une belle réflexion sur la destinée. Celle d'Ezekiel se révèle bien tragique puisqu'il mourra en se sacrifiant pour sauver l'élu (faut dire qu'il était un tout petit peu à l'origine de ses ennuis, cf "Le livre d'Ezekiel", toujours dans Amazing). L'on peut néanmoins retrouver l'organisation d'Ezekiel, la société secrète de l'Araignée, et une nouvelle élue dans "Araña" (Spider-Man HS 19), une bonne occasion d'approfondir un peu une excellente idée de départ, idée qui d'ailleurs (comme toujours) n'a pas fait l'unanimité chez les "fans" (ce mot a-t-il encore un sens ?), échaudés par la nature mystique de leur idole (eh oui, un "fan" ça râle contre l'immobilisme mais ça râle aussi au moindre changement, de là à dire que c'est un animal peu sensé, il n'y a qu'un petit bond d'araignée).

19 mai 2006

House of M 2


Le deuxième volet VF de la saga House of M est sorti aujourd'hui (et comprend donc les épisodes US 3 et 4). Nous en sommes déjà à la moitié de la série principale. Wolverine, qui était le seul à se rendre compte que la réalité avait été manipulée, quitte le S.H.I.E.L.D. et commence à battre le rappel de ses anciens potes autour d'un noyau de résistants sapiens comprenant Luke Cage, Oeil de Faucon, Moon Knight, Iron Fist ou encore Black Cat. Avec l'aide d'une petite mutante, il parvient même à rendre la mémoire à Emma Frost qui se range aussitôt de leur côté dans la lutte contre Eric Magnus.
Tout cela se suit fort agréablement. Les dessins sont réussis et l'histoire habilement menée (on a même droit à quelques articles, assez drôles, de "The Pulse"). En ce qui concerne les fameux changements (permanents) promis par Marvel à l'issu de ce crossover, en voici donc déjà un : Wolverine se souvient maintenant de son passé et il continuera à s'en rappeler même dans la réalité "normale" (ce qui donnera donc lieu à la fameuse série Wolverine : Origins que j'ai déjà évoquée ici).
Bien qu'il soit possible de suivre uniquement la saga principale dans le mensuel dédié, il serait dommage de passer à côté des histoires dérivées, le Marvel Mega sur Hulk par exemple, ou encore les HS de Spider-Man ou Marvel Icons (concernant les FF et Black Panther) qui approfondissent largement l'univers HoM. Le prochain Tie-in sera d'ailleurs consacré à Iron Man dans le Marvel Mega 27 (sortie mi-juin).

14 mai 2006

Boring X-Men...


Ouf ! Je commençais à désespérer mais l'arc "Dangereuse" se termine enfin dans l'Astonishing X-Men de ce mois. Il faut dire que cette histoire, en 6 parties (et dire que certains pensent que Bendis "délaye", lui au moins sait écrire) de Whedon est nullissime, sans saveur, looooongue et aussi originale que les blagues de la semaine dans Télé 7 jours, et encore, je suis en train d'insulter ce pauvre programme télé.
Par contre, comme on ne peut pas se tromper tout le temps, ce 12ème numéro d'Astonishing se rattrape (et mérite son nom) avec les deux autres séries qui le composent.
Madrox tout d'abord, de Peter David et Pablo Raimondi, dans laquelle l'on peut retrouver James Madrox, "l'homme multiple", qui a ouvert une agence de détective privé. Le personnage est prometteur, d'autant que son pouvoir est assez étonnant : il se dédouble à chaque choc physique. Pratique car il peut envoyer ces fameux doubles en mission puis, les réabsorber pour acquérir leurs pensées (en perdant connaissance d'ailleurs le temps que son cerveau analyse les nouvelles données).
Les Exilés ensuite. Ce n'est pas une nouveauté et je n'ai jamais été très fan des persos (Bec...quoi de plus ridicule que cette volaille hideuse ?) ni des sempiternels voyages spatio-temporels, m'enfin, il faut bien avouer que les histoires sont agréables à lire (de toute façon, après Whedon, on peut même lire Loana et trouver ça bien). Deux épisodes dans ce numéro : un one-shot sur l'effet papillon, amusant, et le début d'une mini-série en 3 épisodes, "Ronde de nuit", dans laquelle les Exilés vont se retrouver dans un New York version "Heroic-Fantasy". Ils y rencontreront d'ailleurs un Spidey dans une nouvelle déclinaison de son costume traditionnel. Les deux épisodes sont scénarisés par Tony Bedard et dessinés par Mizuki Sakakibara et Jim Calafiore.
Un numéro qui vaut le détour donc si l'on accepte d'oublier les "whedonneries" habituelles.

Marvel Icons HS 4 : Terrifics & Black Panther


Vous aurez sans doute reconnu une nouvelle version de la célèbre couverture du premier FF en ce qui concerne la cover de cet Icons hors-série, avec cependant des variantes étranges. L'explication ? Dans le monde dirigé par la Maison de Magnus, les 4 Fantastiques n'existent pas et sont en fait les Terrifics composés de la Torche Inhumaine, la Femme Invincible, le "ça" et Fatalis. Les trois premiers épisodes relatent les relations houleuses qui lient Fatalis et Magneto, le premier rêvant de renverser le second.
Le quatrième et dernier épisode est, lui, consacré à Black Panther, toujours à la tête de son royaume du Wakanda. 22 planches, rythmées et savoureuses, dans lesquelles l'on pourra notamment voir Sabretooth se faire décapiter ou encore Apocalypse se faire atomiser par un Black Bolt murmurant à peine (pour ceux qui ne le sauraient pas, Blackagar Boltagon ne parle jamais car il dispose de pouvoirs soniques qui engendrent des effets dévastateurs).
Les premiers épisodes sont dessinés par Scot Eaton, le dernier par Trevor Hairsine (les scénaristes sont John Layman et Reginald Hudlin). L'ensemble est vraiment bon et étoffe encore un peu plus l'univers de House of M.

12 mai 2006

Illuminati


Les "éclairés" (dans un sens mystique) sont synonymes, en général, de complots, sociétés secrètes et autres organisations fantasmées ou réelles. Chez Marvel par contre, le terme latin Illuminati désigne un groupe composé de Reed Richards (Mr Fantastic), Tony Stark (Iron Man), Namor, le Dr Strange, Black Bolt (roi des Inhumains) et le professeur Xavier. Ceux-ci se sont réunis récemment pour évoquer le danger représenté par Sentry mais ils officieraient en fait en secret depuis bien longtemps (depuis la guerre Kree/Skrull apparemment). Pour en savoir plus, il faudra attendre 2007 et la publication de New Avengers : Illuminati qui servira de prologue à l'évènement "Civil War". Il s'agira d'un one-shot de 48 pages scénarisé par Brian Michael Bendis et dessiné par Alex Maleev (avec une couverture de Dell'Otto) qui dévoilera comment les Illuminati se sont formés et quelles décisions ils ont prises par le passé.
On en trépigne d'impatience ! ;o)

09 mai 2006

Wolverine : House of Magnus !


L'onde de choc House of M touche ce mois-ci le mensuel Wolverine. On y voit donc ce que devient notre brave Logan dans cet univers qu'il est apparemment le seul à trouver fort peu enviable. Suite également dans ce numéro 148 de la mini-série X-23 qui va bientôt s'achever. Dans deux mois, à l'occasion du numéro 150, la dernière partie de Wolverine HoM sera accompagnée par Origins and Endings, le prélude à la nouvelle on-going Wolverine : Origins. Cette série se déroule après HoM et nous dévoile apparemment des pans entiers du passé plutôt mystérieux du canadien griffu (celui-ci ayant retrouvé la mémoire et ayant d'ailleurs pour le coup réendossé son ancien costume). Certaines grandes questions devraient donc trouver au moins un semblant de réponse, en vrac : comment tuer un homme indestructible, quand Logan a-t-il réellement rejoint le programme Weapon X, ou encore pourquoi les femmes proches de Wolverine ont-elles la mauvaise habitude de décéder rapidement après être entrées dans sa vie.

07 mai 2006

Univers alternatifs et considérations métaphysiques

Le plus souvent, ce qui peut rebuter le nouveau lecteur attiré vers l'univers Marvel, c'est la fameuse et toute puissante "continuité" (autrement dit le passé, la masse des arcs (histoires pour faire simple) censés vous avoir fourni les moyens de comprendre les séries présentes). Cette continuité, si l'on regarde bien, ne l'est pas tant que ça..."continue".

La faute à : l'omnivers ! Là où c'est fort, c'est que justement, l'omnivers, en tant que tel, n'est pas forcément absurde de "notre" point de vue scientifique. Il s'agirait en fait d'une multitude d'univers, indépendants les uns des autres, mais ayant parfois des interconnexions. Dans cette multitude d'univers (une sorte de méta-univers donc), les différentes Terres sont différenciées par un numéro. "Notre" Terre (heu, pas vraiment la notre mais disons celle où vivent Spidey, les FF, X-Men, etc.), porte le numéro 616. Ce n'est pas "l'univers". C'est "un" univers. Je vais ici tenter de définir chaque univers, par son numéro et divers éléments de reconnaissance. Pour l'instant, je vais me baser essentiellement sur mes maigres connaissances et la classification parue dans l'encyclopédie Marvel VF n°3 consacrée aux FF.

ATTENTION : Par sa nature, ce sujet présente parfois des informations liées à des ouvrages que vous n'avez peut-être pas forcément lus. Parcourir ce qui suit peut vous aider à comprendre autant que vous enlever parfois ce plaisir subtil mais réel de découvrir par vous-même.

- Terre-23 : (Mangaverse) Version "manga" des personnages Marvel classiques.
















- Terre-311 : (Earth 1602 A.D.) Terre sur laquelle apparaissent des « Prodiges » à la fin du règne d’Elisabeth 1ère d’Angleterre. Certains d’entre-eux, ainsi que Sir Nicholas Fury, sont au service de cette dernière tandis que l’Inquisition espagnole, alliée au roi d’Ecosse, pourchasse et exécute ce qu’elle considère comme des monstres. Le jeune Peter Parquagh, fasciné par les araignées, est l’assistant de Sir Fury, chargé de retrouver le mystérieux trésor des Templiers. 

 














- Terre-616 : notre terre, ou du moins celle où vivent les personnages Marvel "classiques" (X-Men, FF, Spidey...). La plupart des séries Marvel se déroulent dans cet univers.

- Terre-712 : (Terre S) Terre d'origine de l'escadron suprême (Hyperion, Nighthawk, Dr Spectrum...). Il s'agit d'une terre identique à la nôtre mais où ne figurent aucun super-héros "classiques" de la terre 616 (le flux politique de la terre 712 est par contre identique à notre terre réelle).
















- Terre-962 : (Amalgam) Terre issue de différentes réalités unifiées par les Frères Cosmiques, on y retrouve des personnages dont l'origine est un mixte entre les mondes DC et Marvel.
















- Terre-1610 : (Ultimate) Terre parallèle où se déroulent les aventures des FF, X-Men, Vengeurs et autres personnages classiques dans des versions remaniées.
















- Terre-2812 : (Earth-Bullpen) Une terre parodique issue d’un « what if… ». L’équipe de Marvel comics est transformée par une étrange boite qui émet des rayons cosmiques. Stan Lee devient Mr Fantastic, Sol Brodsky devient la Torche, La Chose s’incarne en Jack Kirby et l’invisible est Flo Steinberg. Ils deviennent célèbres en tentant de redevenir eux-mêmes. Finalement, une piste les mène jusqu’à Atlantis où ils découvrent et déjouent un complot Skrull. L'histoire date de 1978 et est inédite en France.
















- Terre-7712 : (Earth Alternate Powers) Sur cette terre, les caractéristiques des FF induisent leurs pouvoirs. Red devient "Big Brain", Ben "Dragonfly", Johnny "Mandroïd" et Jane "Ultra-Woman". Le cerveau désincarné de Red lui vaut de perdre Jane qui se tourne vers Ben, cependant, Richards investira plus tard le corps du Dr Fatalis et deviendra Mr Fantastic. Référence VF : Spidey 37 (1983)












- Terre-8311 : (Earth-Larval) Terre "parodique" sur laquelle règnent des lois physiques ressemblant à celle des dessins animés. On y retrouve les Fantastic Fur, Spider-Ham, le Punfisher, etc. (cette série est inédite en France)














- Terre-9997 : (Terre X) Terre alternative dans laquelle Flèche Noire (chef des Inhumains) propage les brumes tératogènes, ce qui a pour conséquence apparente de faire muter l'humanité entière. Les Célestes (Celestials), race extraterrestre particulièrement avancée, jouent un rôle prépondérant dans cet univers, ils sont notamment à l'origine des mutations engendrant les X-Men et, au final, toutes capacités surnaturelles. Dans cet univers, Galactus n'est pas une menace mais une sorte d'élément universel contrant la puissance des Célestes qui fécondent des planètes. La "faim" de Galactus est donc, ici, liée à la volonté primaire d'empêcher les Célestes de se répandre partout, sans aucune limite. Dans cet univers, les Asgardiens sont en fait non de réels Dieux mais des mutants métamorphes liés "aux idées que l'on se fait d'eux". Les mutations dans cet univers suivent un ordre précis :
- mutations primaires : mutations aléatoires séparant les individus par des capacités spéciales distinctes (apparition de "super-héros")
- mutations secondaires : mutations massives donnant à tous de multiples et identiques pouvoirs (fin de la race "humaine")
- mutations tertiaires et finales : l'individu mute tant qu'il en perd son individualisme, il devient le sujet d'un groupe "croyant" en lui. Il devient donc Dieu, mais un Dieu limité par la croyance de ses sujets, et non un être réellement tout-puissant, ici se perd donc la notion d'homme mais aussi de surhomme. (apparition de Déités sans réel pouvoir) Référence VF : La saga des Earth X, Univers X et Paradise X, tous en 100% Marvel.













Je rajoute, ici, en dehors de l'état des lieux de "l'univers Marvel", des éléments permettant de croire en la théorie du "multivers". Certains affirment que l’univers a été créé pour que le Tout accède un jour au disco. Certains prétendent même que depuis Staying alive des Bee Gees, la vie n’a plus aucun sens. Il s’agit tout de même d’un courant de pensée relativement mineur, je tiens à le préciser. Plus sérieusement, il y a en gros deux écoles : le pur hasard et le but prédéterminé ou "évoluant vers"… (avec des tas de variantes, d'autres tas de gens vous expliquant, mois après mois, dans de prestigieuses revues, pourquoi il faut croire en telle hypothèse ou plutôt dans une autre). Y a-t-il, pour l’instant, plus de raisons de pencher pour l’une ou l’autre des hypothèses ? Oui et non. En fait, logiquement les deux hypothèses sont d’égale importance.

Voyons le pur hasard dans un premier temps. Les… "hasardistes", appelons-les ainsi, (je précise que je ne considère aucune des hypothèses comme supérieure à l’autre, je pense que l’une est plus logique mais ma logique étant humaine, elle est faussée et n’a pas plus de valeur qu’une autre dans ce domaine) pensent qu’en fait, l’on ne voit que ce qui "fonctionne". Le reste meurt. Donc, sur des milliards de "tentatives" de vie, ou de création d’univers, il est normal d’aboutir, parfois, à un truc "hasardeux" mais qui fonctionne. Un peu comme si vous donniez des rubik’s cubes à un milliard de singes. L’un d’entre eux peut, sans le vouloir, aligner les couleurs. Notre univers serait donc un abruti de village existant sans que l’on sache trop pourquoi. C’est une théorie confortable tant que l’on reste dans les dogmes classiques de la pensée cartésienne. Mais, si l’on pousse le raisonnement jusque dans ses derniers retranchements, l’on s’aperçoit qu’il n’est pas loin de céder. Même une sorte de maelström illogique et dénué de sens a besoin d’une cause pour exister. La seule façon d’expliquer l’existence d’un effet (que je vais appeler U pour Univers) sans une cause première (que je vais appeler P, pour première), c’est d’en venir aux mathématiques quantiques (que je ne maîtrise pas du tout, je le précise). Dans le domaine quantique, le temps n’existe plus, un même objet peut être à plusieurs endroits "en même temps", etc. MAIS, et c’est là tout le mais, il ne s’agit plus alors de ne fonder la théorie que sur le seul hasard mais bien sur des équations (qui existent même si on ne les maîtrisent pas). Or, si le hasard peut être mis en équations… ben oui, il n’en est plus un ! La théorie du hasard conforte notre recherche de l’immédiateté, elle semble bien s’emboîter dans tout ce que nous "sentons" comme être la normalité et surtout le domaine de l’acceptable mais si l'on peut expliquer U grâce à un P quantique, bizarre ou abscons, alors, il n'y a plus de hasard réel puisque U est issu de P et que l'on peut le démontrer. 

Voyons maintenant le "but prédéterminé". Cela n’explique rien de plus bien sûr car, s’il y a but, cela n’explique en rien le "pourquoi" du but ou, mieux (pire ?) encore, son "comment". Pourtant, c’est presque plus acceptable. Partons du principe qu'il existe un Tout originel. Ce Tout, réel et tangible, se comporte comme un esprit humain quasiment. La mise en conscience de lui-même doit être terrible, d’autant qu’il n’y a rien à quoi se raccrocher, il ne peut se définir par rapport à autre chose (par rapport à l’univers extérieur) puisqu’il EST l’univers. Tout est donc "obligé" d’en venir à séparer son propre "lui-même". En psychiatrie humaine, cela s’appelle de la schizophrénie. Personnellement, s'agissant d’univers, je parlerais alors, disons, de schizophrénie dissociative fondamentale (ou SDF pour simplifier, rien à voir avec l’humain sans logis). Comme le schizophrène humain ne peut déterminer où se "termine" son Moi, le Tout en état de SDF (Schizophrénie Dissociative Fondamentale) ne peut, également, déterminer où il s’arrête et où il commence. Il se dissocie de plus en plus et parvient à créer divers champs de pensées qui n’ont aucune conscience de leur parenté (d'où la présence d'univers multiples qui sont bêtement l'application à grande échelle de la dissociation de personnalité). C’est finalement l’application, selon moi, des lois fondamentales à différents niveaux. L’on sait déjà que l’infiniment petit physique (les atomes et au-delà) ressemble énormément à l’infiniment grand physique (les galaxies et amas), il nous restait donc à concevoir que l’infiniment petit inconscient non physique réagit de la même façon que l’infiniment grand inconscient non physique. Selon moi, cette hypothèse permet à la fois d’expliquer le (semblant de) chaos universel et la logique inéluctable à plus petite échelle. 

Mais, assez de suppositions, voyons ici des éléments permettant de crédibiliser la théorie du multivers propre aux comics Marvel et à notre univers réel. Nous pensons souvent que notre monde obéit à des lois simples et facilement acceptables. Ce n'est pas vrai.
Nous connaissons déjà, nous humains, trois mondes : le nôtre, où pour donner rendez-vous à quelqu’un, nous avons besoin des trois dimensions physiques plus de la dimension temps. Ce monde là est régi par la théorie de la relativité générale. En "dessous" de notre monde, il en existe un autre que l’on peut à peine sentir, bien plus petit que celui des atomes ou des particules élémentaires. C’est le domaine du Mur de Planck, la plus petite distance entre deux points de l’univers (à un moment, l’univers était de la taille de notre terre, à un moment avant, de la taille d’une orange, d’un petit pois, etc. Le mur de Planck se situe lui à une longueur de 0,000000000000000000000000000000001 cm, c’est la limite d’indivisibilité de la matière). Ce monde là est décrit par la théorie quantique. Dans ce monde-là, il est impossible de donner rendez-vous à un ami comme dans le premier, car l’espace se tord sur lui-même, le temps cesse d’être stable également, les fluctuations empêchent de rester à un point précis. Votre ami est devant vous à l’instant t puis est à 100 000 km à l’instant t+1. Enfin, le troisième monde, est celui que tentent de nous expliquer certains scientifiques, comme les frères Bogdanov dans leur ouvrage Avant le Big Bang. Un monde "en dessous" du monde quantique, plus petit que tout, où l’énergie, la matière et tout ce qui nous est familier a disparu. Le temps n’existe pas, il n’est qu’imaginaire. Le troisième monde est sans dimensions, immuable, fait d’informations pures. Dans ce monde là, le rendez-vous donné à un ami est tout bonnement inutile… car il a déjà eu lieu et aura lieu pour l’éternité. Cela semble impossible, impensable, certes, mais bien des choses, pourtant courantes, sont basées dans votre vie sur la même logique. 

Le temps imaginaire
Un petit mot sur le temps imaginaire évoqué dans le "troisième monde". On peut penser a priori que c'est un concept complexe et abstrait uniquement perceptible au niveau des équations, en fait non. Prenez par exemple votre film préféré en dvd. Lorsque vous le regardez, vous suivez l'histoire du début à la fin, donc, du passé vers le futur. Pour le comprendre, vous devez vous placer dans le "présent" du film. Maintenant, si vous sortez votre dvd du lecteur, l'histoire n'est plus compréhensible, pourtant, le film est toujours là. Toutes les informations, du passé, du présent et du futur du film sont dans votre main, cependant, sans le temps "imaginaire" que "distribue" votre lecteur dvd, l'histoire du film ne vous est plus accessible. Un temps "imaginaire" sert donc à comprendre des informations qui, sans cela, seraient incompréhensibles pour l'homme. Le temps n'est donc pas nécessairement une réalité physique mais le plus souvent un élément pratique permettant à l'homme de "déployer" les autres dimensions et de les comprendre.
Voilà déjà un élément que l'on pensait "fort" qui s'effrite un peu. Continuons ! 

Les nombres univers (ou spirale d'or)
Regardez de simples marguerites à la campagne un soir d'été. Cueillez-en une, observez-la et comptez ses pétales. Sans le savoir, vous touchez du doigt l'un des plus grands mystères de l'univers !! Cette marguerite a 13 pétales, sa voisine 21, les suivantes 34, 55 et 89. Or le mystère à la fois simple et vertigineux, le voici : vous ne trouverez jamais de marguerite à 14, 22 ou 56 pétales. Pourquoi ?
Parce que - comme pour toutes les fleurs - le nombre de pétales des marguerites n'est pas distribué au hasard. Il obéit à une suite mathématique connue depuis le Moyen Age. Très étrangement, cette suite exprime une loi de croissance universelle que l'on retrouve aussi bien dans une pomme de pin, dans les écailles d'un ananas, dans les dessins d'un coquillage, dans la spirale d'un brin d'ADN ou même dans les amas de galaxies. Tout est ordonné de la même façon. Fruits, mollusques ou galaxies. Aussi, de même qu'il existe un code génétique à l'origine d'un être humain, n'existerait-il pas un code mathématique à l'origine de l'univers ?
Les spécialistes de la théorie des nombres ont récemment découvert les nombres univers. Il s'agit de nombre transcendants, sans fin, qui contiennent tous les arrangements possibles de chiffres. Vous y trouverez aussi bien votre date de naissance, votre numéro de téléphone, que votre numéro de sécurité sociale. Ces spécialistes sont presque certains aujourd'hui que le nombre "pi" est un nombre univers. La conséquence est ahurissante : L'on peut être certain que n'importe quelle suite de chiffres numérisés sur un CD (par exemple celle qui correspond à la numérisation du requiem de Mozart) existe, dans un ordre rigoureusement semblable, enfouie dans les profondeurs du nombre pi. Tout, dates d'évènements historiques, informations concernant la génétique, oeuvres artistiques, etc, tout est contenu dans pi. L'univers tout entier serait-il mystérieusement codé dans un nombre transcendant ? Un nombre univers ? L'origine du monde ne serait donc plus alors physique mais mathématique (ce qui collerait avec l'impossibilité physique de franchir le mur de Planck). Or, et c'est là que la philosophie rejoint la science, si tout est compris dans un nombre primaire, c'est pour nous une prison car nous ne pouvons que nous conformer à une forme de ce nombre, mais d'un autre côté, si ce nombre est infini, il contient toutes les formes de liberté autant que toutes les formes de prison. Cela dépasse simplement notre façon d'appréhender la chose. 

Récemment, des mathématiciens ont démontré que le néant mathématique était relativement proche de l'infini, voire son égal. Ne faut-il pas chercher à ce niveau ? Bref, vous le voyez, notre monde "à nous" est tout aussi mystérieux que le monde Marvel à plusieurs étages et plusieurs réalités. Peut-être même ce multimonde imaginé est-il plus cohérent que celui que nous tentons de créer, tout autour de nous. Nous pouvons faire bien sûr confiance à nos scientifiques...ou, parfois, nous plonger dans ces mondes, si palpables, que certains inventent et dessinent pour nous. Non pour nous simplifier les choses, mais bien pour agrandir nos horizons.

Hydra, Skrull & paparazzii


Bouh, qu'elle est affreuse la cover du Spider-Man 76 ! On a l'impression que Spidey est en pyjama, il a deux petites fentes lumineuses à la place des yeux et sa pose n'est pas spécialement élégante, tout raide qu'il est. Heureusement, l'intérieur est bien meilleur que l'emballage (la couverture du mois prochain sera, elle, bien plus belle).
Dans MK : S-M on apprend maintenant que ce brave Ethan "superman" Edwards est en fait un Skrull (vous savez, ces métamorphes si sympathiques). Merci monsieur Richards pour l'analyse ADN. Bon, en fait, on n'a pas beaucoup avancé. Dans Amazing, là par contre, ça bouge plus ! Parker envoie Wolvie valdinguer par la fenêtre (ça énerve de voir sa femme soupçonnée d'infidélité à la une des journaux, c'est sûr...) et notre ô combien aimé Tisseur va se frotter à l'Hydra et tenter d'empêcher l'empoisonnement de l'Ogallala Aquifer (j'adore ce nom) qui fournit en eau potable la population de 8 états. Beaucoup d'humour dans cet épisode (le monologue de Spidey vaut le détour) et surtout grand retour des Vengeurs version hydresque (on avait fini par les oublier ces oiseaux là).
La mini-série "Breakout" poursuit tranquillement sa route (avec toujours des vilains aussi savoureux) et "Master of the ring" de Marvel Team-Up se termine. D'ailleurs, les 3 autres histoires que l'on suit actuellement vont elles aussi se conclure bientôt (dans deux mois) et laisser ainsi la place dès Août à "The Other", LE crossover "de la décennie" pour les séries Spider-Man (à la suite duquel l'on aura donc le fameux nouveau costume rouge et or).

03 mai 2006

MAX : flirts & enquêtes

En attendant les nouveautés du mois, je vous propose de revenir sur deux séries parues dans la collection Max de Marvel : Trouble et Alias.


Trouble : cette mini-série en cinq épisodes est assez étonnante. Pas de super-héros ici, ni même d'ambiance polar mais plutôt une histoire de camp de vacances, à première vue bien loin de l'univers Marvel habituel. La couverture, très kitsch, n'incite d'ailleurs pas dans un premier temps à en savoir plus. Sauf que... il s'agit là de la rencontre entre deux frères, Richard et Ben, et deux jeunes filles, Mary et May. Autrement dit, les parents ainsi que l'oncle et la tante d'un certain Peter Parker !
Le dessin de Terry Dodson est franchement quelconque et présente peu d'intérêt. Le scénario de Mark Millar (Ultimates) est par contre intéressant. La fameuse (et increvable) tante May se révèle d'ailleurs très surprenante, à mille lieues des clichés que l'on s'attendait à se voir assener. Au final, on a donc une histoire de jeunes, se découvrant et affrontant les difficultés de leur âge. Rien d'extraordinaire si ce n'est tout de même une stupéfiante révélation concernant la famille Parker. Rien que pour ça, cela vaut le coup d'oeil !

Alias : Jessica Jones est une super-héroïne ratée ayant quitté les Vengeurs pour ouvrir une agence de détective privé. Cette série (en cinq volumes), qui n'a rien à voir avec la série TV du même nom, est donc consacrée aux enquêtes, souvent glauques, de Jessica. Même si les histoires sont axées "polar", on y rencontre tout de même des Héros connus (Cap, Luke Cage, Matt Murdock...). Le scénario, de Brian Michael Bendis (New Avengers), est excellent (Bendis est d'ailleurs un spécialiste de la fiction policière même si ses séries "super-héroïques" sont certainement plus connues chez nous). Le dessin, de Michael Gaydos, sert parfaitement le propos. Si l'on est loin du style Hitch/Finch/McNiven que j'affectionne, le travail de Gaydos a le mérite d'être original et de créer une ambiance sombre et désabusée convenant parfaitement à ce genre de récit.

Voilà donc des séries à se procurer, l'une pour creuser un peu les origines familiales de l'un des grands mythes marveliens, l'autre pour plonger dans une ambiance réalistico-policière particulièrement savoureuse.

02 mai 2006

Les costumes de Spidey




Attention : ce dossier, entièrement revu et mis à jour, est maintenant disponible à cette adresse.



Si inexorablement l'on en revient toujours au rouge et bleu classique, Spider-Man a pourtant eu de nombreux costumes dans sa garde-robe, certains fort réussis, d'autres... moins ! (vous pouvez cliquer sur les images afin de mieux voir les costumes en question)

Version Classique : plutôt bien fichue pour l'époque, c'est une des rares tenues à n'avoir jamais subi de changement, au contraire de Daredevil ou Wolverine qui, eux, ont abandonné l'accoutrement de leurs débuts ou d'Iron Man dont l'armure est en perpétuelle évolution. Même s'il plait beaucoup aux fans (l'avantage de ce genre de costume recouvrant tout le corps étant que n'importe qui peut s'identifier au personnage), ce costume a aujourd'hui un côté rétro qui devrait inciter à un peu d'audace. Malheureusement, lorsque changement il y a, il n'est que temporaire.



Version Noire : à l'origine, il s'agit d'un symbiote récupéré sur Battleworld. Par la suite, lorsque Reed Richards aura débarrassé Parker de cet encombrant partenaire, Spidey adoptera le même look pendant un temps. Si le costume est, sans contestation possible, une vraie réussite esthétique, il faut bien avouer qu'il ne convenait guère à la personnalité du Tisseur.


Version Clone : ce n'est pas vraiment un costume porté par Spider-Man mais avouons tout de même que celui de Scarlet Spider en est très fortement inspiré, à un point tel que cela aurait pu être destiné à l'original. Simple sans être simpliste, cette version était plutôt bien pensée.


Version Ben Reilly : pendant un temps, c'est Ben Reilly qui assume, seul, le rôle de Spider-Man. Il en profite pour redessiner le costume classique, notamment en agrandissant l'araignée centrale. C'est une simple modernisation du "classique" mais là encore, l'on reviendra à la version de base lorsque Parker reprendra sa place.


Version Zone Négative : on trouve des tas de choses dans cette fameuse zone. Dans "Tales of Spider-Man", Parker va même y dénicher un nouveau costume lui permettant de voler. Le design est assez futuriste, pas désagréable si ce n'est la petite cape (une "capounette" en fait) plus ridicule qu'autre chose.


Version House of M : dans la réalité altérée de House of M, Parker possède un costume très semblable au "classique", néanmoins, quelques différences minimes m'obligent à le citer comme une version à part. Rien de bien folichon.


Version Tony Stark (Red Armor) : peu avant Civil War, Parker endosse un costume dont le créateur n'est autre que Tony Stark (ce qui explique les couleurs, rouge et or). C'est probablement la tentative la plus originale depuis le costume noir. Au départ, l'on pouvait craindre le pire (Marvel avait choisi une photo tellement peu réussie pour le présenter sur son site Internet qu'il était difficile de ne pas le trouver hideux) mais finalement, force est de constater qu'il possède une certaine classe. Là encore pourtant, ce n'est que du provisoire.


Il existe également parfois des modifications "techniques" qui, sans constituer de véritables versions du costume classique, en changent très largement l'aspect, comme le costume-armure que Parker utilise pour affronter les Exécuteurs ou encore un costume isolé pour contrer Electro (cf images ci-dessous).


Version Force Enigma : lorsque Parker se transforme en Captain Universe, ses nouveaux pouvoirs le dotent d'un aspect visuel à part, même s'il s'agit plus d'un "look" que d'un costume au sens propre du terme, la transformation mérite le coup d'oeil.


Version Manga : les BD japonaises étant très à la mode, Marvel s'est lancé dans une adaptation "mangaverse" de son univers classique, incluant bien sûr Spider-Man. Très sincèrement, je doute que ce look passe à la postérité. Il existe d'ailleurs également une version indienne (seconde image ci-dessous), tout aussi moche.


Version Heroic-Fantasy : encore une variation de la version classique issue, ici, d'une étrange réalité alternative visitée par les Exilés. Anecdotique.


Version 2099 : le Spider-Man du futur devait avoir un look adapté. Plus effrayant que la version classique, ce costume est aussi doté d'une "capounette" dont on se demande à quoi elle peut bien servir.


Version Secret War : la consigne, pour ce costume récent, était de faire "pareil tout en faisant différent". Dont acte. Malheureusement, malgré un design réussi (par Dell'Otto), l'arc ne met pas du tout en valeur les nouveaux atours du Tisseur (au point qu'il faut attendre les bonus sur la conception des personnages pour se rendre compte qu'il est question d'un nouveau costume). Joli quand même.


Version années 30 : changement radical avec la série Noir de Marvel, reprenant ses héros en les plongeant dans une ambiance polar et le New York des années 30. Un costume à la fois rétro et réaliste qui possède un charme certain.


Version "Mister Negative" : simple, mais il fallait y penser. Ce costume est en tout point identique au classique mais ses couleurs en sont simplement inversées (et légèrement assombries). L'effet est plutôt sympa.




Version Catch : à ses débuts, Peter a tenté une carrière de catcheur en improvisant une tenue qui, au départ, est surtout très sommaire pour, ensuite, se révéler très proche du costume classique, si ce n'est quelques détails, comme le contour des yeux, l'araignée centrale ou encore l'absence de ceinture. Ci-dessous, un petit montage des différentes étapes.



Version 1602 : l'Araignée au XVIIème siècle, cela donne un Peter Parquagh à la tenue très... étrange, pour le moins ! Les covers où les planches intérieures vont de l'adaptation inspirée (avec une sorte d'épouvantail plutôt bien vu) au ridicule le plus absolu.



Versions Identity Crisis : à une époque, alors que Jameson offre une prime de 5 millions de dollars pour l'arrestation de Spider-Man, Peter décide, pour échapper à d'éventuels poursuivants, d'adopter diverses identités de substitution. Une véritable crise d'identité s'ensuit puisque, en tout, Peter va endosser en peu de temps pas moins de quatre costumes différents. Même si ce ne sont pas réellement des tenues de Spider-Man, l'ensemble mérite le coup d'oeil.
De gauche à droite : Hornet, Dusk, Prodigy et Ricochet.



Version Future Fondation : Après la mort de Johnny Storm, Spidey se joint au groupe de Richards et endosse une nouvelle tenue pour l'occasion. Un costume blanc, au look futuriste plutôt réussi.




Version "Tron" : Pour s'introduire chez Fisk et contrer les attaques du Super-Bouffon, Parker se dote d'un nouveau costume qui dévie la lumière et le son, le rendant ainsi invisible et invulnérable aux attaques soniques (bandes lumineuses vertes). Il peut également dévier uniquement les fréquences sonores (bandes lumineuses orange). Quand ces dispositifs sont désactivés, les bandes du costume prennent une couleur bleutée.
Comme le dira Black Cat, ce nouvel accoutrement ressemble à une pub pour le film Tron.



Version pare-balles : Après la perte de son sixième sens, Spidey se confectionne un costume à l'épreuve des balles afin d'affronter Massacre. Le col et les liserés jaunes lui donnent un air rétro qui fait un peu penser à... un costume de laquais. On a déjà vu mieux. ;o)



Version Clone 2.0 (Kaine) : Le retour de Scarlet Spider, avec un nouveau look et un changement de clone, puisque c'est maintenant Kaine (et non Ben Reilly) qui endosse le costume. Le personnage est plus sombre et bourru que notre Peter, le costume est, quant à lui, plutôt réussi



Version Armure "Sinister Six" : Alors qu'il est plus productif que jamais grâce à son job aux laboratoires Horizons, Peter met au point une armure lui permettant d'affronter plus efficacement les Sinister Six. Il peut notamment repérer le Caméléon grâce à son casque (qui détecte le rythme cardiaque spécifique de son ennemi), ou encore neutraliser les illusions de Mysterio, grâce à des lentilles spéciales. 
Un peu la foire aux gadgets... 



Version Identity Wars : Dans un univers parallèle, Spidey rencontre "l'étonnante Araignée", une version "batmanisée" et surpuissante du Tisseur. Le costume, doté d'une longue cape, tire lui vers un style proche de celui de Superman (une référence loin d'être innocente puisque ce Parker, adulé, a vaincu à lui seul Galactus, Annihilus ou encore Thanos).




Version Captain Britain Corps : Dans l'univers 833, Spider-Man fait partie du Captain Britain Corps. Son costume subit, du coup, des variations rappelant celui du Captain Britain original. Il faut noter que sur cette Terre, il ne s'agit pas de Peter Parker mais de Billy Braddock. On peut le découvrir dans les prologues précédant l'event Spider-Verse.





Spidey est donc passé par bien des costumes et l'on ne peut pas dire qu'il n'a rien à se mettre ! Si certaines versions, comme le costume noir ou celui créé par Stark, sont de vraies réussites et d'originales créations, les autres sont surtout des variations du "classique" auquel les auteurs finissent toujours (poussés par certains fans il faut bien le dire) par revenir. Bizarrement, même la version Ultimate (image du milieu, ci-dessous) de Spidey, qui pourtant change bien des aspects dans la vie du Monte-en-l'air, a repris le costume de base, signe qu'il est encore là pour longtemps. Evidemment, même avec ce premier costume, il est possible que les dessinateurs donnent "leurs" interprétations, parfois légèrement différentes (comme dans les images ci-dessous, à droite avec de grands yeux et une toile serrée ou encore, à gauche, avec des yeux plus petits et une toile plus aérée).
Reste à attendre la prochaine évolution vestimentaire... et l'inévitable retour en arrière qui s'ensuivra.