30 novembre 2006

Bustes Marvel

Je profite de cette approche des fêtes pour continuer le petit tour d'horizon des produits dérivés. Cette fois, jetons un oeil aux bustes Marvel à travers deux collections parmi les plus connues : Bowen et Diamond Select.

Commençons avec Bowen. Le Taskmaster (photo 1, photo 2), Spider-Woman (photo 1, photo 2), ce vieux Scarlet Spider (photo 1, photo 2) et le puissant Thor (photo 1, photo2). Les bustes font environ 16 à 17 cm de haut (un peu plus suivant les poses ou les "machins" qui dépassent (marteau, épée...)).

Diamond Select maintenant. Captain America (photo 1, photo 2, photo 3), lourd et massif (à noter le socle en forme d'étoile), la jolie (et musclée, visez un peu les abdos ! ;o)) Emma Frost (photo 1, photo2) et Kitty Pryde (photo 1, photo2), alias Shadowcat, et son petit dragon Lookheed. Pour cette dernière, le visage n'est pas un modèle de réussite. Chaque buste est livré avec son certificat d'authenticité sur lequel figure notamment le nom du sculpteur et le nombre d'exemplaires produits (entre 2000 et 4000 environ pour la plupart).

Une petite vue d'ensemble, pour finir, afin de comparer l'envergure des différents personnages.

Niveau prix, on peut déjà trouver des bustes à partir de 40/50 euros (mais bien sûr, on peut aller jusqu'à des sommes bien plus importantes).
Pour terminer, une petite série d'Emma frost, de nouveau, avec un éclairage et un fond modifiés : photo 1, photo 2, photo 3.

29 novembre 2006

Supernova

Quelques photos de nouveaux Heroclix (pour la plupart issus de la nouvelle extension Supernova). On notera notamment l'arrivée de l'Escadron Suprême (ancienne version), un nouveau Thor (plus réussi esthétiquement), un Silver Surfer non "unique" ou encore Justice ou le Valet de Coeur.












28 novembre 2006

De la méconnaissance à la haine gratuite

Les cinéphiles auront sans doute reconnu la photo du post (pour les autres ben…tant pis). Elle illustre parfaitement le sentiment que j’ai en ce moment à propos de l’immense majorité des gens en France qui, se sentant illuminés par je ne sais quelle subite bouffée de courage et d’intelligence, en remettent une couche sur l’anti-américanisme primaire qui n’a pourtant pas besoin de beaucoup d’aide pour bien se porter par chez nous.

Tout part d’un bête buste. Enfin, « bête », pas plus bête qu’un français hein, je voulais dire par là, un simple buste. Bref, je tombe, au détour d’un des nombreux sites que je fréquente, et qui me soulagent régulièrement de quelques piécettes, sur un buste de Captain America. Voulant jeter un œil sur des photos prises sous différents angles, je fais une petite recherche sur le Net et boum, la boulette, l’erreur de débutant, le truc à ne pas faire, je lis les commentaires qui y sont liés !! *La plupart des personnes louent les qualités esthétiques du fameux buste mais la plupart également en profitent pour balancer des petites sentences du style « mais pas de ça chez moi » pour les plus soft ou carrément « dommage que ce soit le porte-drapeau des ricains », etc. Deux ou trois réflexions pourraient encore passer mais en fait, non, c’est une longue litanie de mépris, de dénigrement et de raisonnements boiteux qui se déversent tant et bien qu’ils finissent par rendre nauséeux un site qui se voulait, à la base, un lieu de passionnés et non de fanatiques haineux.


Tout d’abord, simplement sur le personnage, le fait de haïr Cap parce qu’il porte les couleurs américaines et ainsi de l’assimiler au gouvernement US est un signe de grande ignorance de ce qu’est et symbolise le héros. Non seulement il est souvent (dans l’univers Marvel classique en tout cas) opposé à son propre gouvernement pour des raisons éthiques, mais en plus, les valeurs qu’il défend à travers la symbolique « américaine » sont des valeurs universelles, pacifiques et hautement morales.
Ensuite, en sortant maintenant du personnage pour en revenir aux propos concernant les Etats-Unis, les américains ou même Bush, ils sont, je dois dire, terrifiants de méconnaissance. Pour le franchouillard moyen (naguère, le blaireau de base était caricaturé par un péquenaud avec béret et baguette sous le bras, aujourd’hui, je le verrais bien connecté au Net, abonné à Canal + et écoutant du Joey Starr) Bush est un demeuré, les Etats-Unis un pays quasi fasciste et les américains en général de braves gros cons à qui il faut tout expliquer. Je comprends que l’on puisse ne pas avoir les mêmes idées qu’un Bush mais est-ce une raison pour en faire une sorte de Pierre Richard exposant 10 ? Qui sait (ou qui rappelle dans les journaux) que ce type est démocratiquement élu, diplômé de Yale et Harvard et, accessoirement, pilote de chasse ? Pas vraiment le parcours du benêt de base à mon sens. On lui reproche de croire en Dieu ? La belle affaire, c’est le cas de milliards de personnes sur la planète ! Faut-il en faire tous de dangereux fanatiques inéligibles ? Mitterrand consultait bien une astrologue, lui, et je ne me souviens pas qu’on l’ait pour autant persécuté.


En ce qui concerne les Etats-Unis, voilà un pays immense, aux particularités parfois localement aussi fortes qu’en Europe (même au niveau de la langue parlée, contrairement à ce que l’on pourrait croire), bref, quelque chose de complexe et non monolithique. Du coup, que l’on emballe l’ensemble dans deux ou trois idées reçues vite expédiées, c’est un peu facile (et c’est encore plus risible de la part d’analphabètes à peine pubères). Enfin, pour ce qui est des gens, du peuple, de la nation américaine, je suis vraiment choqué et peiné des insultes dont ils font l’objet. Si l’on en disait le ¼ sur les espagnols, les algériens ou les chinois, on nous accuserait de crétinerie populiste, au mieux, de racisme, au pire.
Car enfin, qu’est-ce que ces gens nous ont fait ?
Voilà une démocratie tolérante religieusement (bien plus qu’en France), accueillante, prospère, qui, en plus, nous a sauvé du nazisme et protégé du communisme, pourquoi leur en vouloir ainsi ? De quel crime sont-ils, à vous lire, tous coupables ?


Si je peux encore comprendre certaines réactions de la part d’internautes jugeant vite et mal au hasard d’un post gribouillé sur quelque endroit douteux, je suis vraiment surpris (moi qui pensais être revenu de tout !) lorsque je constate que l’amateur, voire le passionné, de comics est tout aussi méprisant et agressif à l’égard des Etats-Unis. Que voilà des gens qui doivent être mal dans leur peau ! Imaginez un fou de Manga qui aurait le Japon en horreur… arf. 

« J’adore les Manga, quel pied, quels auteurs talentueux !! Par contre, ces japonais, c’est vraiment des connards. »
C’est un peu ce que j’entends (enfin, ce que je lis) sur les fora. Il y a des exceptions, bien sûr (heureusement d’ailleurs), mais en gros, c’est ça. Et vous verrez, si vous sortez la phrase ci-dessus sur un forum traitant de Manga, tout le monde s’en offusquera, et avec raison ! Par contre, remplacez « manga » par « comics » et « japonais » par « américains » et vous trouverez toujours quelqu’un pour ricaner méchamment et vous applaudir.


Triste époque… 
triste époque où, en simplifiant des idées à l’extrême pour qu’elles passent vite et bien dans la masse, nous avons (car la responsabilité, elle, est toujours collective) rendu possible une haine infondée visant des gens qui nous sont proches et sont en fait, pour beaucoup, descendants d’européens.
A une autre époque, triste elle aussi, lorsque l’on désignait le juif comme responsable de tous les maux et que l’on traitait ces innocents comme des sous-merdes, des gens se sont réjouis de pouvoir piétiner un coupable tout désigné. Aujourd’hui, le coupable désigné est loin, le piétinement n’est qu’intellectuel, mais l’esprit de celui qui piétine, lui, est tout autant enfermé (d’où la photo du post qui désigne à la fois le manque de vision de certains mais aussi la volonté générale de maintenir l'imbécile sous contrôle, car, éduqué, un imbécile ne sert plus à rien, autant dire que je trouve mes compatriotes particulièrement utiles ces derniers temps, la boucle étant bouclée, je tire ma révérence pour ce soir).
God Bless America...


* Je précise qu'il ne s'agit pas d'un forum sur lequel j'interviens ou sur lequel je suis intervenu par le passé

Supreme Power : Hyperion

En marge de la série principale (tome 1, 2 & 4), les Supreme Power VF, parus sous le label Max, proposent également diverses mini-séries consacrées aux personnages principaux : Dr Spectrum (tome 3), Nighthawk (tome 5) et enfin, le tout récent tome 6 consacré à Hyperion.
Straczynski reste au scénario mais c'est Dan Jurgens qui remplace Gary Frank.

Les 5 épisodes réunis dans ce (si attendu) 6ème volume VF introduisent plusieurs nouveaux surhumains chargés de ramener Hyperion sous le contrôle de l'armée. On trouve un génie, délicieusement antipathique, une jeune femme pouvant influer sur les hypothèses quantiques, un gros balourd invulnérable et, enfin, un type ayant la charmante particularité d'être une sorte de fission nucléaire vivante.
Hyperion est ici plus sombre, plus inquiétant que par le passé. Dans une hypothèse quantique que l'on découvre dans cette histoire, il se révèle même capable du pire. Malheureusement, comme souvent dans les mini-séries annexes, on reste un peu sur sa faim. Zarda (Power Princess), Ledger (Dr Spectrum) et le reste des persos connus apparaissent peu. Au final, l'histoire n'a pas réellement évolué depuis la fin du tome 4 si l'on excepte l'émergence de nouveaux métahumains. Cela donne envie de retrouver au plus vite la suite de la série phare ou encore le fameux crossover entre l'Escadron nouvelle version et les Ultimates.

24 novembre 2006

Iron Man : Extremis

La saga Iron Man : Extremis est enfin disponible en VF dans la collection Graphic Novel. Après le Marvel Mega qui lui était consacré récemment, Tony Stark fait donc un retour en force avec Warren Ellis et Adi Granov aux commandes. Les dessins sont d'ailleurs superbes et le prix raisonnable (moins de 17 euros).
Iron Man est ici "réactualisé" sur un ton moderne mais parfois un peu naïf (du style "bouh, vendre des armes c'est pas gentil !" et "c'est pas bien d'être un méchant"). L'ensemble tient quand même bien la route et est agréable à lire, c'est donc un début plutôt réussi pour les premiers épisodes de la nouvelle on-going dédiée à Stark. Un bon GN donc pour nous faire patienter en attendant Daredevil : Father que Panini s'entête à nous annoncer tous les mois avec un optimisme qui fait plaisir à voir. ;o)

23 novembre 2006

Et de 101 !!

Eh oui, ô fidèle lecteur à l'esprit avide de frasques neaultesques, nous en sommes déjà à plus de 100 posts !
Pour fêter cela, hop, un basculement prompt et joyeux sous une nouvelle version de blogger, l'interface qui me sert à râler et, à l'occasion, m'extasier devant les dernières merveilles marvelliennes.
Alors, en gros, qu'est-ce que ça va changer ?
Ben, déjà, pour moi, ça sera un peu plus pratique au niveau de la publication (enfin, c'est ce qui était promis mais je sens que je vais plus galérer avec leur système "intuitif" qu'avec le HTML pur, en plus, faut que je me retape des modifications à la main, argh, j'avais pas prévu ça). Hmm ? Comment ? Ah oui, ces vagues digressions sur les difficultés que je traverse ne t'intéressent point, brave et fougueux fan de comics. Donc, venons-en aux changements pour les utilisateurs. Tout d'abord, l'interface est également un peu modifiée pour tout le monde. On peut notamment mieux naviguer dans les archives (qui étaient un sacré bazar jusqu'ici). Il y aura également maintenant (avec un effet rétroactif non immédiat étant donné que je dois éditer tous les posts séparément, mais bon, ça se fera) un "libellé" pour les posts, une sorte de "catégorie" quoi, ce qui manquait un peu, il est vrai. Donc, si vous n'êtes intéressés que par une seule catégorie de posts, (X-Men par exemple), vous pourrez les consulter en les regroupant d'un simple click. C'est-y pas merveilleux m'sieurs-dames ?
La fonction recherche a également été modififée quelque peu, les résultats étant mieux présentés.
Enfin, il sera maintenant possible (mais bon, ce n'est pas d'actualité dans l'immédiat) de donner des "droits" aux gens enregistrés (du genre accéder à des posts à accès restreints). Je n'ai pas encore farfouillé dans tout mais si gros changement supplémentaire il y a, au courant je vous tiendrai. ;o)


Axis of Evil

La série Ultimates est l'une des meilleures du moment. Si j'avais eu l'occasion de lire la première saison d'une traite, lors de sa parution en Deluxe, je suis par contre maintenant obligé de me contenter d'un épisode tous les deux mois, le deuxième épisode étant consacré à Ultimate Extinction qui se déroule en fait avant les évènements de la série principale. Du coup, on a plus de mal à se faire une idée de l'ensemble et on reste un peu sur sa faim.
J'aime toujours autant les dessins de Hitch, je suis plus réservé en ce qui concerne Millar. Je trouve que le scénariste a du talent mais je n'aime pas les idées politiques simplistes de l'homme. Si ses opinions anti-républicaines (Grasse se croit même obligé de nous rappeler qu'il n'aime pas Bush dans son petit speech) peuvent être originales aux US, elles vont, ici en France, plutôt dans le sens général et donnent malheureusement du grain à moudre aux franchouillards ignares persuadés qu'ils ont tout compris des néo-conservateurs à travers les guignols de l'info et deux ou trois caricatures malsaines au journal de 20h00. Autrement dit, s'il ne régnait pas dans ce pays un violent sentiment anti-américain (parfaitement infondé), je trouverais plutôt la série Ultimates divertissante, mais dans le contexte actuelle, elle finit par me gonfler.
Heureusement, Millar n'est pas aussi aligné sur les opinions franco-françaises que certains rédacteurs paniniens voudraient nous le faire croire. S'il est clair qu'il critique un certain interventionnisme, il est tout aussi clair qu'il se refuse également à considérer avec angélisme les terroristes de tout poil. Les fameux "libérateurs" (qui sont réunis...en France !!) et leurs méthodes épouvantables en sont un parfait exemple (ah ben ça a échappé à notre aimable paninien ça tiens). Bref, si le contexte politico-réaliste de la série me semble la rendre intéressante, le peu de recul de certains en font un instrument de propagande parfois nauséabond. Allez, hop, c'est dit ! ;o)

22 novembre 2006

From Russia with love

Malgré le titre, ce n'est pas du fameux Bond qu'il s'agit mais de l'ami Colossus, personnage central de la mini-série Colossus Bloodline qui nous est proposée ce mois-ci dans le X-Men Hors-Série 26. Piotr Nikolaievitch Raspoutine, suite à un appel de sa cousine, part donc pour la terre de ses ancêtres où il semblerait qu'une série de meurtres plutôt violents vise à éliminer les membres de sa famille. L'histoire, plutôt pas mal, est signée David Hine, les dessins, eux, sont l'oeuvre de Jorge Lucas. On ne peut pas dire qu'il soit l'artiste le plus doué du moment, certaines cases sont parfois même franchement ratées (rarement vu Emma Frost aussi mal dessinée par exemple). Petite anecdote, après l'allusion aux Bee Gees d'hier, vous allez pouvoir, dans cette saga, "entendre" du Boney M et même voir une jolie collection de disques d'Abba (je ne plaisante pas hein, je vous assure, c'est vrai !). L'industrie des comics a donc décidé de relancer le disco ! A quand Spidey comme nouveau membre des Village People ? ;o)
Trêve de plaisanteries musicales, le prochain X-Men HS, en février, sera consacré aux 6 épisodes de Son of M, histoire de voir ce qu'est devenu ce brave QuickSilver. Et toujours pour rester dans les mutants, le X-Men Extra 59, initialement prévu pour le 24, est sorti aujourd'hui, l'on y retrouve la suite des "198".

21 novembre 2006

Kirkman sur Ultimate X-Men

Le numéro 35 de Ultimate X-Men est sorti aujourd'hui, accueillant par la même occasion une nouvelle équipe : Tom Raney pour les dessins et Robert Kirkman au scénario. Ce dernier a notamment travaillé sur les récents Marvel Team-Up et est également l'auteur de la série Invincible dont le troisième tome en VF est paru récemment chez Delcourt. Le titre traduit, "La fièvre du samedi soir" pour "Date Night", n'est pas forcément une trouvaille exceptionnelle d'autant que le numéro 8 d'Astonishing X-Men en VF portait déjà ce nom (à cause d'un arc d'Excalibur qui, lui, s'intitulait vraiment Saturday Night Fever en anglais). Doivent être nostalgiques de Travolta à son époque disco chez Panini...
Les X-Men feront également une incursion dans le prochain Ultimate Fantastic Four, en attendant, le numéro 14 de UFF voit ce mois-ci s'achever l'arc Tomb of Namor, traduit par Sophie Viévard sous le titre La fièvre du s...heu, non, je m'égare, ça ils l'ont traduit par "La tombe de Namor", c'est dommage, je commençais à m'habituer à l'ambiance seventies. ;o)

19 novembre 2006

De l'intérêt de la sacro-sainte continuité

La continuité, voilà bien un concept qui aura fait couler de l'encre et généré bien des posts sur les fora encombrés du Net. Pour bien comprendre ce que cela recouvre (je m'adresse là encore une fois plutôt aux néophytes) il faut savoir que Spider-Man, les Fantastic Four, les X-Men, les Vengeurs, Elektra, Hulk et tous les milliers de personnages Marvel vivent dans le même univers. Ils se connaissent, se rencontrent, accessoirement se mettent parfois sur la tronche, mais en aucun cas ils ne sont indépendants les uns des autres comme Lucky Luke l'est des Tuniques Bleues pour prendre un exemple franco-belge. Autrement dit, lorsqu'un évènement important a lieu dans une série, les autres doivent en tenir compte. Il serait en effet inenvisageable de tuer la Tante May dans Amazing Spider-Man puis de la retrouver 2 mois après, toute guillerette, dans une autre série (pas si inenvisageable cependant car il est déjà arrivé que l'on assiste à des erreurs de ce type, mais bon, en principe, ça n'arrive pas). Les auteurs doivent donc tenir compte non seulement du background des personnages qu'ils utilisent mais également des évènements qui surviennent en parallèle dans les (très) nombreuses séries Marvel qui paraissent chaque mois.

Il arrive cependant que l'on trouve des erreurs dans le travail des nombreux scénaristes travaillant pour Marvel (ils n'ont pas tous le temps de se taper plus de 40 années d'épisodes pour être au courant de tout, ce qui est somme toute normal) ou que l'équipe rédactionnelle souhaite tout simplement remettre au goût du jour plusieurs persos un peu kitsch ou tombés dans l'oubli (oubli tout relatif car vous trouverez toujours évidemment quelques fans pour se souvenir de ce qu' il ne fallait pas se rappeler). La solution toute trouvée est la réalité alternative. Dans le Multivers Marvel, l'on tient donc pour acquis qu'il existe non pas un mais plusieurs univers avec leurs spécificités propres.
La série "1602" par exemple, qui voit les mutants apparaître à cette époque, se déroule sur une autre terre et non pas dans l'univers 616 (l'univers dit "classique" dans lequel les séries régulières se déroulent). L'escadron suprême de Straczynski (dans la série Supreme Power) habite également un monde parallèle qui permet ainsi à l'auteur de faire table rase du passé (parfois encombrant) des héros qu'il actualise. Parfois, des libertés sont cependant prises, notamment pour faire le point sur l'origine de persos peu connus du grand public. Récemment, Bendis a ainsi revisité les débuts de Spider-Woman, occasionnant ainsi au passage quelques grincements de dents chez les fans les plus résolument stricts sur le respect de l'histoire originelle. Certains auteurs en jouent et s'en moquent presque. Ainsi, Alan Moore, dans son run sur Captain Britain (qui date pourtant des années 80), fait intervenir des versions multiples d'un même personnage. Captain England, Captain Albion, Captain Airstrip One de la terre 744 (avec ici un joli clin d'oeil à 1984 et la novlangue de George Orwell, puisque ce personnage saluera Britain en ces termes : "Britcap ! Rencontre doubleplusbon !"), Captain Commonwealth de 920, Captain Empire de 741, Kommandant Englander (un héros nazi issu d'une réalité dans laquelle les allemands ont remporté la deuxième guerre mondiale), etc.

L'on voit donc que la continuité génère du travail, parfois des erreurs, mais également des parodies voire même de franches moqueries. Pourtant, si elle est un élément relativement lourd et qui effraie les nouveaux lecteurs, elle est également une source de richesse exceptionnelle. Elle rend le monde Marvel passionnant, permet de faire cohabiter de nombreux destins et rend l'ensemble des séries cohérentes et interactives entre elles.
Les exemples récents ne manquent pas. Les crossovers House of M (récemment terminé en France) ou Civil War (en cours aux US et dont les premiers prologues paraîtront chez nous en janvier 2007) illustrent parfaitement les concepts de continuité et d'univers commun. Une histoire, par exemple HoM, a donc des répercussions précises et durables sur l'ensemble des séries qui composent l'univers 616. Dans ce cas précis, la disparition de la plupart des mutants (de plusieurs millions, on passe à 198, ce qui est tout de même un sacré changement) se doit évidemment d'être connue de tous (on voit mal Cap ou Wolvie affronter un mutant censé être redevenu un citoyen lambda depuis le jour M) mais aussi permet d'influer sur des histoires qui n'ont pourtant pas spécialement de rapport avec le crossover principal (la série X-Factor par exemple, suite de Madrox, intègre parfaitement ces modifications alors que pourtant, il s'agit plutôt d'une série indépendante axée "polar").

Mais au final, qu'est-ce que cela apporte ?
Une immense aire de jeu, certes, mais aussi le sentiment agréable d'être plongé dans un univers gigantesque fait de sciences, de mythologies, de paranormal, de sentiments humains aussi, et dans lequel se mêlent les aventures, parfois tragiques, parfois ridicules, d'êtres pour qui l'on se surprend à avoir, sinon un profond attachement, du moins une sorte d'intime complicité. Il n'est pas évident de comprendre les caractères, les relations, les pouvoirs de centaines de persos pour un lecteur fraîchement débarqué sur les planches de la terre 616, mais cette complexité nécessaire est également la promesse d'un réel bonheur de lecture une fois les grandes lignes maîtrisées. Une fois que les très nombreuses références au passé, aux origines ou aux évènements importants qui parsèment les cases marvelliennes seront, pour vous, limpides, vous accèderez alors à un autre niveau de lecture, à de nouvelles émotions : ce petit et si important plaisir supplémentaire qui demande, pour une fois, presque autant de travail au lecteur qu'à l'auteur et qui fait tout l'attrait de l'univers Marvel et de sa, si crainte, Continuité.
Stephen King (qui se met également aux comics et rentre dans le cercle des auteurs Marvel avec l'adaptation de La Tour Sombre) a écrit "Le temps efface tout et à la fin il ne reste que les ténèbres." C'est une jolie phrase mais elle serait fausse sur la terre 616, car là-bas, à la fin, il reste la continuité et la trace subtile des yeux du lecteur sur le déroulement du temps.

Heroclix



La sortie de la nouvelle extension "Supernova" me permet de vous parler un peu du célèbre jeu Heroclix.

Pour les profanes, il s'agit en fait d'un jeu de combat tactique dans lequel vous affrontez votre adversaire à l'aide de figurines représentant vos héros préférés. Même si DC ou des éditeurs indépendants sont représentés, ce sont tout de même les personnages Marvel qui sont les plus nombreux. Régulièrement, de nouvelles extensions sortent sous forme de boosters.

Techniquement, le jeu est assez riche mais relativement facile d'accès. Le principe réside dans l'utilisation d'un disque sur lequel figurent des caractéristiques (déplacement, attaque, défense, dégâts, portée, ainsi que divers pouvoirs spéciaux) qui se modifient lorsque votre personnage subit des blessures (l'on tourne alors le disque pour modifier l'affichage). Il existe également des personnages géants, d'autres pouvant voler, un niveau d'expérience symbolisé par un cercle de couleur ainsi que des affiliations à divers groupes de héros, autant d'éléments qui modifient encore votre façon de constituer votre équipe.

Outre le jeu en lui-même, Heroclix permet également de se constituer, à moindre coût, une collection relativement complète de petites figurines. Si les premiers personnages souffraient d'un aspect grossier, les dernières extensions ont largement gagné en qualité avec des visages plus ressemblants, des poses plus esthétiques ou l'ajout de petits éléments de décors.

Pour en revenir à la série Supernova, celle-ci vous permettra notamment de retrouver des membres de l'Escadron Suprême (Hyperion, Dr Spectrum, Power Princess) ainsi que divers personnages cosmiques (Captain Marvel, Silver Surfer, Thanos). Les personnages contenus dans les boosters sont bien sûr placés aléatoirement mais il est possible, sur certains sites, de les acheter à l'unité. Je vous conseille notamment Strike Zone, un très sérieux site texan.

En conclusion, que ce soit pour revivre des combats mythiques, créer des équipes improbables ou simplement collectionner vos personnages préférés, Heroclix est la solution idéale.



Quelques photos :









14 novembre 2006

Spidey en Deluxe

Peter Parker fait enfin son entrée dans la collection Marvel Deluxe (qui accueillait déjà les X-Men, les Fantastic Four et les Ultimates) avec la sortie de l'album "Le dernier combat" reprenant les épisodes 1 à 12 de Marvel Knights : Spider-Man (parus en France dans les numéros 61 à 72 du mensuel Spider-Man).
C'est le désormais célèbre Mark Millar qui se colle au scénario tandis que la partie dessin est laissée à Terry Dodson et Frank Cho (l'auteur de la maxi-série consacrée à Shanna que j'avais évoquée ici). L'ensemble est plutôt de qualité, le Tisseur affronte une foultitude d'ennemis (Venom, Electro, Octopus, le Bouffon Vert, etc.) et est aidé dans sa tâche par la sexy Black Cat. On peut signaler aussi la présence des Vengeurs en guest stars. Mais bon, l'histoire, on la connaissait puisqu'il s'agit d'une réédition, voyons donc ce que nous réservent les bonus.
Bah, heu...pas des masses de trucs à vrai dire. Une intro de ce vieux Stan, un petit texte du frère de Millar (qui s'appelle Robert, comme ça on va connaître toute la famille), les covers originales et 11 planches de croquis. Bref, quelque chose de beaucoup moins dense que ce que l'on avait pu trouver dans les rééditions des FF de la même collection par exemple. Il est dommage que les "bonus" ne soient pas plus nombreux et plus travaillés car ils constituent tout de même l'attrait principal d'un comic dont on possède déjà les épisodes en version kiosque. A réserver aux collectionneurs donc.

11 novembre 2006

Episodes tampons et vagues silhouettes

Le Wolverine 154 ne restera pas dans les mémoires, c'est le moins que l'on puisse dire. Nous avons ici un fill-in de la série régulière et un épisode de X-Men Unlimited, chargés de nous faire patienter jusqu'au mois prochain avant le début de Wolverine : Origins. Autrement dit, ça meuble et ça se voit. Le scénario est de Stuart Moore et les dessins... enfin, les jeux d'ombres chinoises, de C.P. Smith.

Le premier épisode est ahurissant d'ennui, c'est bien simple, on se croirait dans un Navarro. Le second est à peine meilleur au niveau de la narration mais on partait de tellement loin que c'est presque une bouffée d'air frais. Les deux sont par contre exécrables visuellement. Autant il arrive que je sois réfractaire à certains style (genre Jae Lee) sans pour autant que j'y voie autre chose que l'expression de ma simple subjectivité, autant, là, c'est quasiment de la tromperie sur la marchandise. Plutôt que d'un dessinateur, on devrait parler ici d'un "silhouettiste". Des formes noires représentant décors et personnages, sans jamais aucun détail, voilà le résultat (peu probant) du rendu sur le papier.
Le titre VF de ce mois était "L'homme blessé", Panini aurait été plus inspiré de l'intituler "Le lecteur à l'agonie" ou "Je dessine sans les mains".

09 novembre 2006

X-Men format XXL

X-men, les personnages et leur univers, c'est le titre du volumineux ouvrage de Michael Mallory, entièrement consacré aux mutants et qui vient de sortir en librairie en version française aux éditions White Star.
Le prix est quelque peu élevé (47 €) mais est justifié : couverture luxueuse, nombreuses illustrations grand format et textes denses. Tout l'univers X-Men est passé en revue, non seulement les comics bien sûr, avec notamment des infos sur la création de certains personnages ou encore la description de diverses réalités alternatives, mais d'autres domaines sont aussi abordés comme le cinéma, les séries TV, les dessins-animés et même les figurines.
A mi-chemin entre l'encyclopédie et l'artbook, ce livre offre un tour d'horizon assez complet de l'impact qu'ont pu avoir les mutants à travers les media ou les produits dérivés. A la fois intéressant à lire et beau à regarder, voilà une bonne idée d'achat pour les fêtes ! ;o)

07 novembre 2006

Nouveaux pouvoirs

The Other se termine ce mois-ci dans le Spider-Man 82.

Nous en apprenons un peu plus sur la fameuse évolution du Tisseur : force et agilité accrues, sens d'araignée plus développé, nyctalopie et même capacité à tirer des informations des vibrations transmises par sa toile. Enfin, cerise sur le gâteau, Spidey dispose même de dards lui sortant des avant-bras, un peu à la manière des griffes de Wolvie. Si l'on ajoute à cela le fait de générer, depuis un moment déjà, de la toile organique, voilà notre Parker doté d'un joli petit arsenal !

Pour ce qui est du nouveau costume, on n'en voit qu'un petit morceau à la fin du troisième épisode, il faudra patienter jusqu'au mois prochain pour que Spidey le porte. Tiens, d'ailleurs, en parlant de ça, il me semblait que Stark lui avait proposé de lui confectionner un nouveau costume parce qu'il avait jeté toutes ses affaires lorsqu'il le croyait mort. Pourtant, quand Parker va faire un tour avec MJ, il porte... son costume classique. D'où le sort-il ? Et pourquoi, du coup, a-t-il besoin d'une autre tenue ? Mystère, ou alors un truc m'échappe...

Toujours concernant le Tisseur, celui-ci participe à la conférence de presse organisée par les Nouveaux Vengeurs afin de se révéler au public (dans Marvel Icons 19). Sa mauvaise réputation ne joue pas d'ailleurs en sa faveur et, malgré un accord passé avec Jameson (et une mémorable poignée de main), le Daily Bugle allume copieusement les Avengers.
Ce n'est donc pas encore demain que le Monte-en-l'air deviendra une star des media. ;o)

05 novembre 2006

Noël approche !

Eh oui, bientôt les fêtes de fin d'année et les traditionnels petits cadeaux. En bon fou furieux qui se respecte, je viens de tester deux adaptations Marvel de jeux très connus et qui devraient ravir les fans de comics.
Pour commencer, le Stratego Marvel.
Il s'agit, comme le nom le laisse penser, d'un jeu de stratégie qui ressemble un peu aux échecs mais avec plus de pièces. Chaque camp dispose de pièces de différentes valeurs (de 1 à 10, ainsi que des mines et un drapeau) qui sont cachées pour l'adversaire et qui ne se révèlent que lorsqu'elles attaquent. Certaines pièces de faibles valeurs ont des particularités spéciales qui les rendent intéressantes, comme pouvoir déminer ou encore se déplacer sur de grandes distances. Voilà pour la version classique. Cette adaptation Marvel permet, elle, de jouer avec les camps des super-héros et des super-vilains. Chaque pièce représente un personnage Marvel, on retrouve d'ailleurs les principaux dans chaque camp : Cap, Iron Man, Wolvie, Spidey mais aussi Fatalis, Galactus, Magneto, Carnage...
Outre donc le simple aspect graphique, certaines règles ont été ajoutées afin de rendre compte des super-pouvoirs des personnages. Hulk peut ainsi rentrer en "rage" et augmenter sa force sur plusieurs attaques consécutives, Spidey et Venom peuvent se déplacer d'immeubles en immeubles, Magneto peut attirer des pièces vers lui, les FF ont un bonus d'attaque et de défense lorsqu'ils sont situés sur des cases contiguës, Bullseye et Iron Man peuvent lancer des attaques à distances, etc.
Si vous connaissez déjà ce jeu, les nouvelles règles peuvent donc vous offrir un regain d'intérêt. L'ambiance Marvel est un plus également même si la puissance des pièces est parfois étonnantes suivant les persos (Fatalis "vaut" plus que Galactus).

Deuxième jeu, un méga-classique, qui ne connaît pas le Monopoly ? Hmm ? Personne à moins d'avoir vécu la totalité du vingtième siècle reclus dans une abbaye bénédictine à faire de la bière avec les moines du coin.
Il existe plusieurs versions Marvel du monopoly : un Monopoly Spidey, un monopoly Fantastic Four, un autre où l'on personnalise les cases terrains à l'aide d'une planche d'autocollants qui représentent des personnages, etc, mais la version qui nous intéresse ici est la Marvel Comics Collector's Edition. Sa particularité principale est de remplacer les terrains habituels par des comics anciens assez connus (le Amazing Fantasy 15 par exemple). Les cartes communauté et chance sont remplacées par des cartes Thwipp et Snikt (je ne vous ferai pas l'injure de vous dire ce que signifient ces bruits), quant aux pions, ils représentent Spidey, Wolvie, Cap, Iron Man, Hulk, Thor, Sue Storm et Tornade (pas de vilains tiens). Les maisons et hôtels restent classiques (on aurait bien aimé des buildings new-yorkais pour aller jusqu'au bout du truc, m'enfin...) et le tout est bien sûr en anglais (pas de version française à ma connaissance mais bon, pas bien grave pour ce genre de jeu). Ici, je trouve le thème des comics de collection vraiment approprié. Tout d'abord, ça convient tout à fait avec le système de terrain (et c'est tout de même plus normal d'acheter des comics plutôt que des personnages) et ensuite, le côté collector leur donne la fameuse valeur sur laquelle est basée ce jeu.

Les prix maintenant ! Pour le Stratego, on le trouve en neuf aux alentours des 30 euros (même un peu moins suivant les sites). Pour le Monopoly Marvel (dans cette version spécifique), c'est plus galère puisqu'il est introuvable en neuf, même à l'étranger, mais on peut tomber dessus de temps en temps sur ebay US (parfois à des prix ahurissants d'ailleurs). Pour ma part, j'estime que 45, voire 50 euros, port compris, est un prix raisonnable.
Voilà pour les idées cadeaux qui changent un peu des traditionnels jeux pour consoles ! ;o)

01 novembre 2006

Quoi de neuf dans USM ?

Petit bilan des derniers évènements dans Ultimate Spider-Man de Bendis (décidemment, il est partout, heureusement qu'il est excellent) et Bagley.
Tout d'abord, la fin de la saga "Guerriers" qui a vu s'affronter pas mal de personnages dans une guerre des gangs ayant pour but la succession du Caïd. Entre Hammerhead, Moon Knight, Shang-Chi, Iron Fist, Electra, Black Cat, les Exécuteurs et notre Tisseur, il y avait de quoi faire ! D'ailleurs, certains ont bien morflé, on ne peut pas dire qu'il ne se passe rien.
Niveau sentimental, c'est tout aussi foisonnant pour Peter. Celui-ci avait rompu avec MJ pour la protéger de sa double vie, mais bien d'autres filles entrent dans sa vie (quels tombeurs ces arachnides !). Black Cat par exemple, qui va même aller jusqu'à démasquer un Parker très troublé afin de l'embrasser (elle se refroidira très vite lorsqu'elle découvrira que ce n'est qu'un gamin) et surtout Kitty Pryde, la jeune et jolie X-Woman, secrètement amoureuse de Spidey depuis un moment (le début de leur liaison est conté dans le premier Annual de USM, paru chez nous dans le numéro 43 de la série régulière). Pour le coup, on s'éloigne vraiment de l'univers Marvel classique, ce qui est plutôt positif niveau surprises que peut nous ménager ce bougre de Bendis.
Plus récemment, c'est encore une fille qui rentre dans la vie du Tisseur en la personne de Silver Sable. Là, il ne s'agit plus de relations amoureuses puisque le Wild Pack est chargé d'enlever Spider-Man.
Beaux dessins, très bon scénario mélangeant subtilement vie sentimentale et menaces costumées, USM est une incontestable réussite permettant d'actualiser et développer les aventures d'un Parker adolescent. Vu le succès aux US du premier Annual, un second a même été prévu par Marvel. Enfin, pour la petite info, sachez que dans une dizaine d'épisodes (donc 5 USM VF), la version ultimate de la mythique saga du clone commencera pour notre cher Monte-en-l'air.