29 décembre 2006

La vue baisse chez Panini...

Je commence cet article par une bonne tranche de rigolade comme seule la formidable équipe paninienne peut nous en fournir. Quand ce ne sont pas leurs traducteurs qui se plantent, ce sont les éditorialistes. Cette fois, c'est Jérémy Manesse qui nous en sort une bien bonne dans le Marvel Icons Hors-Série #7 (sorti aujourd'hui avec une semaine de retard). En effet, dans son petit speech d'introduction, voilà qu'il nous parle de la "dessinatrice" Andrea DiVito. Super, sauf qu'Andrea pour le coup c'est un prénom de mec et que sa fameuse dessinatrice, "elle" se trimballe avec un aussi joli bouc que le mien ! (heureusement qu'il n'a pas vanté les mérites de sa plastique, haha, c'te poilade)
Bon, bref, DiVito est donc "un" dessinateur, plutôt connu même (enfin, visiblement pas chez Panini), qui a illustré notamment les épisodes de Ragnarok (lors de la mort de Thor) et qui a bossé sur la série Annihilation qui doit d'ailleurs bientôt sortir chez nous. Je ne résiste pas au plaisir de vous fournir un lien pour que vous voyiez par vous même à quel point Andrea ressemble à une fille. ;o)

Bon, retour cette fois sur le contenu de ce Marvel Icons HS. On a en fait droit ici au 4 premiers épisodes de la série, débutée en janvier 2006, consacrée à la Chose (elle s'est arrêtée depuis aux US). Les dessins, ben, on l'a vu, sont du célèbre drag-queen DiVito (lol) et le scénario est de Dan Slott. Alors, Slott n'est pas un inconnu non plus, on a pu lire notamment ses histoires dans She-Hulk (édité chez nous en Monster Edition) et la mini-série Spider-Man/La Torche (dans le Spider-Man HS #21). On le sait, Slott adopte donc un ton plutôt léger en général et il ne déroge pas à la règle cette fois encore. Je ne vais pas aller jusqu'à dire que c'est du burlesque, m'enfin, c'est plutôt axé deuxième degré (ça ne fait pas forcément de mal d'ailleurs entre un House of M et un Civil War). Quelques persos secondaires sont à l'honneur dans le premier arc en trois parties, comme Nighthawk ou Constrictor, et le vilain de l'histoire n'est autre que Arcade (un perso déjanté qui colle bien avec le scénariste d'ailleurs). Le dernier épisode est un one-shot où l'on voit les Inhumains, Uatu, Daredevil...bref, ce brave Dan se fait visiblement plaisir. Voilà donc un numéro pas forcément indispensable mais agréable à lire et qui ne se prend pas au sérieux.

28 décembre 2006

Démon Mécanique

Cela faisait un moment que l'on ne l'avait plus vu, que ses fans soient rassurés, Ghost Rider revient dès janvier en librairie dans 6 épisodes regroupés dans un 100% Marvel. La mini-série, Road to Damnation, est écrite par Garth Ennis (dont on a pu apprécier déjà le travail sur le Punisher) et les dessins (qui m'ont l'air plutôt superbes) sont signés Clayton Crain, un artiste pour le moins doué qui bosse actuellement sur Sensational Spider-Man. (voici l'une de ses illustrations récentes ici, jolie non ?)
En ce qui concerne l'histoire en elle-même, Johnny Blaze se retrouve sur les traces de Kazann, un démon échappé de l'enfer et qui se la coule douce au Texas. Le Ghost Rider n'est d'ailleurs pas le seul à pourchasser le démon renégat puisqu'il devra également compter avec Hoss, un démon envoyé par l'Enfer pour traquer Kazann, et Ruth, une archange dépêchée par le Paradis.

26 décembre 2006

Civil War : Previews 2007

Le petit pôpa Noël m'ayant ramené quelques comics en VO, je ne résiste pas au plaisir de vous donner de petites infos sur ce qui nous attend en 2007, à savoir essentiellement Civil War et ses retombées. Tout d'abord, rappelons de quoi il retourne pour ceux qui n'auraient pas encore entendu parler de cet évènement. Le sénat américain consulte Tony Stark, en tant qu'ex-ministre de la défense et ex-héros (il n'est plus censé être Iron Man aux yeux de l'opinion publique), à propos d'un projet de loi sur les surhumains. Certains responsables estiment en effet que les agissements de héros anonymes sont de nature à compromette la sécurité de la population et qu'il serait normal d'obliger les métahumains à dévoiler leur identité. Cette loi devient rapidement très populaire dans l'opinion publique suite à un horrible accident mettant en cause une partie des New Warriors, ces jeunes héros peu connus du grand public. Ceux-ci ont, en effet, indirectement causé la mort, à Stamford, Connecticut, de plus de 600 personnes en attaquant un repaire de vilains situé non loin d'une école. Alors que le Superhuman Registration Act est promulgué, la communauté des héros se divise de plus en plus...
Voilà le début de ce qui risque d'être un affrontement historique entre des figures emblématiques qui, sans être toujours parfaitement d'accord, étaient d'habitude dans le même camp. Je n'ai pas encore lu l'ensemble de la saga, mais suffisamment pour avoir une petite idée de ce début (pour l'instant, j'ai dévoré la fin de Mr Parker goes to Washington dans Amazing Spider-Man ainsi que l'épisode qui suit, l'épisode des New Avengers sur les Illuminati, les Fantastic Four 536 & 537, les deux premiers volumes de Civil War, la série proprement dite, le premier épisode de Civil War Frontline et enfin un épisode de Wolverine et un autre de She-Hulk, les deux tournant autour des évènements de CW).
Autant le dire tout de suite, je suis franchement emballé. Tony Stark dévoile à Peter Parker les dernières nouveautés dont il a doté son costume (dont les fameuses pattes d'araignée mais ce n'est pas tout) et semble au départ plutôt hostile au projet de loi du comité des affaires métahumaines, malheureusement, les tragiques évènements qui suivent l'obligent à se rendre à l'évidence et à voir en cette loi une évolution nécessaire du statut moderne des super-héros. Autant dire qu'il ne se fait pas que des amis, même au sein des Illuminati.
Captain America, lui, refuse de traquer ses anciens équipiers qui ne se soumettraient pas à la loi et l'inévitable clash arrive entre lui et Maria Hill, nouveau chef du S.H.I.E.L.D. et remplaçante de Nick Fury. Cap devient donc le chef de file de la "résistance", un groupe de héros anti-registration (anti-recensement si vous préférez) qui entendent bien demeurer dans la clandestinité, quitte pour cela à devoir en arriver à la lutte armée. C'est d'ailleurs ce qui arrive lorsque Cap et ses alliés viennent en aide aux Young Avengers.
De son côté, Jennifer Walters, alias She-Hulk, devient l'avocate attitrée de Justice et Rage, deux New Warriors (qui ont d'ailleurs tous deux fait partie des Vengeurs également) en procès contre un site qui dévoile les identités secrètes du groupe et appelle à la liquidation de ses membres. Pour Wolverine, plutôt anti-recensement, l'heure est à la vendetta et il se lance à la poursuite de Nitro qu'il estime seul responsable du drame de Stamford. Quant à Parker, fidèle à la promesse qu'il a faite à Iron Man dont il est maintenant le bras droit, il dévoile son identité lors d'une conférence de presse, ce qui a un effet dévastateur sur un certain Jameson. ;o)
Voilà donc qui devrait vous mettre suffisamment l'eau à la bouche pour ne rien rater de Civil War en VF ! Le style narratif est excellent, les dessins souvent somptueux et les rebondissements nombreux. Maintenant, il ne vous reste plus, vous aussi, qu'à vous poser la question : dans quel camp êtes-vous ?

Silver Sable

L'arc Silver Sable, en 5 parties, se termine ce mois-ci dans le Ultimate Spider-Man #47. Toujours, bien sûr, Bagley au crayon et Bendis au scénario qui nous dévoile les origines de la Miss. On apprend également qui avait payé la jolie Silver et son wild pack pour enlever le Tisseur. Ce dernier est d'ailleurs de nouveau démasqué, ce qui doit en faire le héros dont l'identité "secrète" est la plus connue dans le petit monde des joyeux lurons qui se baladent nuitamment d'immeubles en immeubles en pyjama moulant. Enfin, apparition de la version ultimate d'un nouveau vilain en la personne du Vautour ! Question vie sentimentale, pas beaucoup de nouveautés pour ce brave Spidey, Kitty Pryde ne faisant qu'une brève apparition (assez drôle d'ailleurs) à la fin de l'histoire.
Pour les épisodes à venir, attendez-vous à voir rentrer en scène Deadpool dès février dans une aventure où les X-Men devraient jouer un rôle important. Pour le mythique numéro 100 de la version originale, qui inaugurera le début de la non moins mythique saga du clone, il faudra s'armer de patience puisqu'il ne devrait arriver dans nos contrées qu'en octobre 2007.

22 décembre 2006

Bonnes fêtes !

Allez, nous y sommes presque, du coup je vous souhaite, un peu en avance, de passer d'excellentes fêtes de fin d'année ! Puisse le petit pôpa Noël vous ramener plein de comics et de figurines ! ;o)
En parlant de figurines, hop, soyons fous, pour rendre dignement hommage à la toute dernière venue de la collection, en la personne du célèbre Cyclope, j'ai mis en place un petit changement en ce qui concerne la liste des figurines déjà parues (toujours dans la partie gauche, section "Zoom"). A la place du simple nom de la figurine, vous aurez maintenant droit au visuel de chaque fascicule sur lequel il suffira de cliquer pour accéder à la traditionnelle photo. Voilà qui devrait être plus joli et agréable à "feuilleter".
N'oubliez pas que les sorties kiosque ne sont pas terminées pour cette année puisque nous attendons encore un Marvel Icons HS consacré à la Chose ainsi que le dernier Ultimate Spider-Man. Les deux parutions ont, ô surprise, du retard mais avec un peu de chance, nous pourrons les dénicher demain. En attendant...JOYEUX NOEL !!

20 décembre 2006

La Tour Sombre

Pour une fois, il ne s'agit pas ici de héros costumés mais de l'adaptation en comics de la célèbre saga de Stephen King : La Tour Sombre. Le premier numéro sortira en février 2007 aux Etats-Unis. Le scénario est adapté par Peter David (que nous connaissons bien) et Robin Furth (qui s'avère être notamment l'auteur d'un guide sur The Dark Tower), quant aux dessins, ils sont signés Jae Lee (qui a déjà travaillé, entre autres, sur Sentry ou les FF).
La Tour Sombre est une oeuvre relativement importante de S. King. Il y développe notamment sa propre vision du monde, de l'univers même (chose qu'il avait déjà entamée dans d'autres oeuvres comme Insomnie) dans une ambiance tenant à la fois du western, de la SF et de la fantasy. Les lieux et personnages sont très nombreux et les références à ses autres romans sont multiples. L'immensité de l'univers décrit (ainsi que les inventions linguistiques) peuvent faire penser à Tolkien. Bref, quelque chose, à la base, d'assez immense qui ne doit pas être si facile que ça à mettre en images.
Afin de vous donner un aperçu du style adopté pour l'adaptation, Marvel a mis en ligne un trailer qui, ma foi, donne plutôt envie de voir ce que nous réservera ce premier épisode.
Reste à voir si nous aurons droit à une adaptation française, personnellement je miserais assez sur une sortie plutôt en librairie. Il serait assez étonnant de toute façon que nous n'ayons pas quelques retombées de cette association entre King et Marvel.

19 décembre 2006

Héros & Vilains : la fin du manichéisme ?

Au début, au temps de l’âge d’or des comics, tout était simple. Un héros bien sous tout rapport devait contrer les plans machiavéliques d’un méchant très…méchant. Le principe convenait forcément à un lectorat jeune, avide d’icônes fortes et facilement identifiables. Les couleurs étaient nettes, tranchées, et le schéma, celui du conte.
De nos jours, la donne a changé. Les lecteurs ont vieilli (même si de nouveaux arrivent chaque année), débarrassés à coup de Graphic Novels prestigieux du sentiment culpabilisant (surtout en France) de lire des « sous-œuvres » pour gamins. Les héros ont des failles, les vilains un passé qui les rend plus humains et explique leurs motivations. Là où naguère l’enfant s’identifiait sans peine au personnage que l’auteur lui indiquait comme bon, juste et digne de confiance, le lecteur adulte d’aujourd’hui jubile en découvrant la psychologie complexe de personnages naviguant souvent entre deux eaux.
Le phénomène n’est certes pas nouveau (déjà en 1986, Alan Moore triturait le concept de super-héros dans son mythique Watchmen), mais il est indéniable qu’il tend à s’accentuer. DC Comics base son récent Infinite Crisis sur les agissements, peu louables, de ses héros principaux, Marvel également fait de l’une de ses séries-évènements, Civil War, un affrontement moral entre héros plus habitués à se chercher amicalement des poux dans la tête qu’à se castagner pour de bon sur une question de fond. Du conte prévisible et moralisateur, le comic (de super-héros en tout cas) évolue vers un schéma moderne, mélangeant les genres, troublant les frontières, bousculant nos certitudes.

Les aspects positifs sont nombreux. Le lecteur peut s’identifier et éprouver de l’empathie à l’égard de surhommes qui, finalement, ne sont pas si parfaits qu’ils le paraissent. L’on peut également mieux comprendre la hargne de certains personnages « maléfiques » qui paraissaient si caricaturaux par le passé et qui ont maintenant un background psychologique justifiant leurs actes et les rendant, sinon sympathiques, du moins compréhensibles. Les exemples sont parfois émouvants, souvent cruels. Ainsi, Fatalis (dont on a pu revoir les origines justement réactualisées ce mois-ci) a déjà combattu aux côtés des héros contre Onslaught par exemple, mais on peut le voir aussi (ainsi que Magneto ou le Caïd) dans l’épisode d’Amazing Spider-Man (de Straczynski) sur les attentats du World Trade Center. On le verra d’ailleurs pleurer à travers les minces fentes de son armure. Le Mal absolu d’hier est ainsi tamisé par les douleurs d’aujourd’hui. Même les figures emblématiques des Vilains marvelliens ont une limite au-delà de laquelle, eux aussi, éprouvent la souffrance, la peine, l’horreur de l’impensable réalité. Ceux que l’on croyait fait de roc ont un côté humain. Au moins dans les comics en tout cas…

Des dérives peuvent survenir également. La tentative de certains auteurs (qui, aussi talentueux soient-ils, n’en sont pas pour autant des détenteurs de vérités absolues ou même de fins analystes politiques) de faire passer un « message » à travers certaines séries populaires (les Ultimates notamment) est parfois plus proche de la caricature maladroite (voire de la propagande lourdingue lorsqu’elle est reprise en France) que du pamphlet éclairé. Le manque de réflexion, de recul, d’arguments est flagrant mais pas étonnant. Le medium après tout ne se prête pas franchement à la dénonciation de faits qui restent, très grandement, à démontrer plus qu’à conspuer. Il est d’ailleurs amusant de noter que ceux qui combattaient farouchement le Comics Code Authority sont parfois ceux qui se félicitent de l’engagement politique de certains auteurs, alors qu’au final, le danger est ici bien plus grand puisqu’en fait, au lieu de sexe, de violence ou de paroles crues, l’auteur martèle souvent son idéal personnel comme s’il s’agissait d’une évidence. Pourtant, là encore, il est juste de constater que le « réalisme politique » a également apporté une richesse supplémentaire aux comics, les sortant ainsi d’un côté sombre et introspectif, que les plus audacieux affichaient, pour les hisser vers un ton tout aussi noir mais direct. Par direct j’entends ici que les métaphores très présentes jusqu’ici (costumes sombres, démons, paranormal) tendent à s’effacer pour faire place au réalisme jusqu’auboutiste du vilain en costard cravate (même si ce réalisme n’en est pas vraiment totalement un et a, lui aussi, ses limites). Et si la menace devient parfois banale, quotidienne, insidieuse, les héros en viennent, eux, à s'interroger (à l'image du célèbre Penseur qui illustre ce post, hop, et vla qu'on fait maintenant de l'introduction à la sculpture msieurs-dames, ça mène-t-y pas à tout les comics ? Hmm ?) sur leurs actes et le bien-fondé de ceux-ci.

Est-ce donc pour autant la fin totale et définitive du manichéisme ?
Pas vraiment. Certains personnages, par nature, par essence même, ne sont, ne peuvent être « que » bons. Ainsi, Spider-Man incarne la caricature même du héros gentillet, propre, sympa, bon jusqu’au ridicule ou à l’écoeurement. J’en parle (durement) avec d’autant plus de facilité qu’il figure parmi mes persos favoris. Il est le Bien absolu. Ce que nous ne serons jamais. Il est l’enfant en nous. L’innocence. La Pureté. C’est sans doute (aussi) pour cela que Quesada, sans trop le formuler ainsi, estime que le mariage de Peter Parker était une erreur. Cette bonté nunuche et touchante qui anime ce personnage ne peut être issue d’un cœur d’homme, car si cette innocence reste crédible de la part d’un enfant, voire d'un ado, elle devient risible lorsqu’elle subsiste chez un personnage plus vieux (à plus forte raison marié, donc censé être adulte, presque père).
Néanmoins, Spidey est une exception dans l’univers Marvel. Toutes les autres grandes figures, ainsi que les personnages secondaires d’ailleurs, souvent attachants, sont multifacettes et sont rentrés dans le 21ème siècle en perdant pas mal de la panoplie du « super » (heros ou vilain) et en gagnant pas mal de traits de caractère communs à l’homme de la rue.
Est-ce un problème ? Non, pas vraiment étant donné que les auteurs actuels exploitent justement cet état de fait afin d’enrichir leurs personnages et leurs histoires. D’essentiels, les pouvoirs sont devenus presque secondaires ou en tout cas prétextes à un style narratif passionnant et rétrécissant les frontières (éventuelles) séparant autrefois « geeks » de comics et lecteurs dits « sérieux ».
S’ils se combattront à jamais, enivrés d’origines et de colères sans cesse réinventées, Héros et Vilains peuvent aujourd’hui se targuer d’être avant tout des personnages, ni totalement bons pour la plupart, ni entièrement mauvais pour beaucoup. Ils ont perdu en netteté ce que nous avons gagné en plaisir de lecture. Un plaisir subtile, épicé, parfois troublant, mais indéniable.

17 décembre 2006

Les origines de Fatalis

C'est la mini-série Books of Doom que nous propose ce mois-ci le Marvel Mega n°30. Ed Brubaker (scénario) et Pablo Raimondi (dessin) revisitent et actualisent les origines du super-vilain à travers ces 6 épisodes. Voilà l'occasion, pour ceux qui connaissaient mal le personnage, de comprendre les motivations du plus célèbre adversaire des Fantastic Four. Comme toujours, je rappelle qu'ici encore le rapport qualité/prix est imbattable puisqu'il n'est pas courant tout de même d'avoir droit à du 6 x 22 planches sur papier glacé pour 5,50€.
Outre cette histoire complète, ce Marvel Mega revêt une importance particulière puisque c'est...le dernier de la série ! Cette collection kiosque s'arrête pour laisser la place en 2007 à Civil War Extra, une publication qui accueillera Civil War Frontline, en complément donc de la revue Civil War qui, elle, sera consacrée à la série principale. J'en profite pour signaler que l'ensemble des épisodes VF liés à ce gigantesque crossover seront listés, chaque mois, dans la partie "Zoom" du blog (dans "Checklist Civil War VF"), ceci afin d'avoir une vision d'ensemble de l'évènement.

12 décembre 2006

James Madrox, l'homme multiple

James Madrox fait partie des rescapés du jour "M". Ce mutant a donc conservé son pouvoir si particulier, celui de générer un double de lui-même après un choc physique, même léger. Pratique lorsqu'il faut se castagner avec quelqu'un, d'autant que ses ennemis hésitent à le frapper, chaque coup générant un nouvel adversaire. Autre avantage, Madrox peut expédier ses doubles un peu partout, pour aller prendre des cours de kung-fu, faire des études de droit ou encore aller apprendre le japonais, pour ensuite les réabsorber, s'appropriant ainsi leurs souvenirs et connaissances. Pourtant, dernièrement, l'on a pu constater tout de même quelques inconvénients, certains doubles ayant parfois un comportement étrange voire agressif. L'un va hésiter à venir en aide à Madrox lui-même, un autre va pousser un type au suicide alors qu'il était chargé de le sauver, bref, ils sont parfois imparfaits, certains étant basés sur une seule facette, poussée à l'extrême, de la personnalité de Jamie. Voilà qui rajoute du piment à l'affaire !
Madrox a ouvert une agence de détective privé à New York, dans Mutant Town. On peut suivre ses enquêtes dans Astonishing X-Men, mensuel dans lequel est parue la série Madrox, remplacée récemment par sa suite directe X-Factor, toutes deux scénarisées par Peter David. L'ambiance est donc au polar surnaturel, saupoudré de nombreuses touches d'humour, un cocktail particulièrement agréable à lire. Madrox est également bien entouré, outre Malabar, on retrouve surtout des filles autour de lui : Rahne Sinclair, Cyrène, Monet ou encore Layla Miller, la fameuse petite fille "qui sait tout", qui a joué un rôle important dans House of M. En conclusion, voilà un personnage original que Peter David aura su moderniser et mettre au premier plan dans d'excellentes séries. Un plus indéniable donc pour Astonishing X-Men qui accueille actuellement également Deadly Genesis (avec de nombreuses révélations sur le professeur Xavier et les frères Summers) et New-Excalibur (avec, ce mois-ci, le procès du Fléau).

11 décembre 2006

Dell'Otto en Artbook

Alors que la sortie de The art of Marvel volume 2 est repoussé (tout comme Onslaught, de mois en mois), nous pouvons encore nous rabattre sur The art of Gabriele Dell'Otto (paru en début d'année), consacré bien sûr au dessinateur italien, relativement connu depuis la saga Secret War. Si le plus ancien Marvel illustration book (considéré apparemment comme le The art of Marvel volume 1) proposait, lui, de nombreux illustrateurs (Ross, Lee, Ribic, Horn, Land, Cho...) et permettait à tout le monde de trouver au moins quelques planches à son goût, il faudra donc ici être plutôt fan du style de Dell'Otto pour apprécier l'ouvrage. Celui-ci commence avec quelques croquis, puis des dessins bicolores et enfin des illustrations entièrement colorisées. En tout, on peut admirer une centaine d'oeuvres. Quelques pages à la fin montrent même la progression du travail pour une cover, de la préparation à la finalisation. Dommage que cet aspect technique n'ait pas été plus exploité, il aurait été intéressant de plus détailler le sujet.
Bref, voilà donc un beau livre qui permet de s'en mettre plein les yeux en admirant Wolverine, Spider-Man, Captain America, Hulk, Le Punisher, Angel et d'autres dans leur version "dellotienne". ;o)

10 décembre 2006

The Evil That Men Do

Conclusion de la mini-série The evil that men do dans le Spider-Man hors-série 24. Kevin Smith a bien fait d'attendre quelques années avant d'écrire la fin de cette histoire car elle se révèle tout de même plus relevée que les trois premiers épisodes que nous avions pu lire en septembre. On a notamment une révélation importante sur le passé de la Chatte Noire et on assiste à l'entrée en scène de Daredevil (que Smith connaît bien pour avoir travaillé sur la série qui lui est dédié) et Diablo (Nightcrawler). La fin laisse entrevoir une possible suite et installe un vilain relativement perturbé qui pourrait devenir récurent et reprendre même l'identité de...Mysterio. Les dessins de Terry Dodson ne sont pas hideux, loin de là, mais conservent un aspect simpliste dû au manque de détails des décors (qui se limitent parfois à un fond de couleur).
Le mensuel se termine sur deux histoires courtes (2 x 11 planches) tirées de Spider-Man Unlimited.

08 décembre 2006

Des Shi'ars et des Sentinelles

Le mois dernier, nous avons pu assister au massacre des Grey par les commandos de la mort de l'empire Shi'ar. Ce mois-ci, dans le X-Men 119, nous avons droit à la suite de ces évènements avec 3 épisodes d'Uncanny X-Men. Là encore, l'histoire tourne autour de Rachel Grey ( fille de Jean Grey et Scott Summers, alias Cyclope, dans un futur alternatif) qui se remet difficilement des derniers bouleversements. On serait d'ailleurs choqué à moins puisque, en fait, outre l'élimination sous ses yeux de sa famille, elle doit encore faire face aux conséquences du "Jour M" et à la présence des fameuses sentinelles de l'O.N.E. (Office of National Emergency) autour de l'institut Xavier. Le tout est scénarisé par Chris Claremont et dessiné par Billy Tan.
Visuellement, c'est plutôt pas mal et fort bien colorisé (la colorisation est de Brian Haberlin et des studios Avalon). L'histoire, quant à elle, se suit agréablement, sans trop de combats et en développant l'aspect psychologique des personnages. Il faut dire qu'après la disparition de quasiment tous les mutants et les débordements qui ont suivi, il y a de quoi faire !
Le mensuel se termine par un épisode des New X-Men, de Craig Kyle & Chris Yost (scénario) et Mark Brooks au crayon (Brooks que l'on a déjà pu voir sur Araña ou encore l'annual d'Ultimate Spider-Man, il est d'ailleurs possible qu'il prenne la suite de Bagley sur USM). Les jeunes élèves de l'institut doivent également faire face à la décimation* des mutants. On s'attache franchement à ces personnages (on retrouve X-23 de nouveau) et leurs relations souvent houleuses même si, comme toujours, avec un seul épisode, on a à peine le temps d'être dedans que, déjà, c'est "à suivre"...


* En fait, à l'origine, "décimer" signifie "supprimer un dixième". De nos jours, on l'entend plutôt comme "anéantir la plupart". Jusqu'ici, pas de problème. Par contre, on peut souvent lire dans diverses séries ou éditos que 90% de la population mutante a perdu ses pouvoirs. Cette population étant réduite à 198 sur plusieurs millions, on est loin d'arriver à 10% de rescapés, on en serait plutôt à 0,01% à vue de nez ! C'est donc environ 99,99% de la mutanité qui a disparu. ;o)

06 décembre 2006

En route pour Washington !

Mr Parker goes to Washington pourrait être le nom d'un groupe des années 80 (ça sonne un peu Frankie goes to Hollywood) mais il s'agit en fait du 529ème épisode d'Amazing Spider-Man que l'on peut lire en VF ce mois-ci dans le mensuel consacré au Tisseur. Bien que Marvel en faisait un "road to Civil War", Panini n'annonce officiellement les prologues concernant cet évènement qu'à partir de janvier. Bizarre. D'autant que là, l'épisode se révèle pour le moins crucial en ce qui concerne l'avenir des relations entre Tony Stark et Peter Parker. Il s'agit donc de ne pas rater ce moment important puisque, clairement, nous sommes déjà sur la route de Civil War ! Dans ce premier numéro post The Other, Spidey teste enfin son nouveau costume rouge et or conçu par Stark. Au menu des améliorations de ce dernier : des microfibres de kevlar permettant de résister aux balles de petits calibres, un système de communication directe avec les services d'urgence, des amplificateurs audio et vidéo, des filtres à toxines, un GPS (sisi, comme sur une vulgaire Renault) et même une toile maillée intégrée qui permet de "glisser" sur l'air sur de courtes distances. Il n'est pas fait mention pour l'instant des fameuses pattes mécaniques mais avouons que c'est déjà pas mal, surtout si l'on ajoute à tout cela les nouveaux pouvoirs du Monte-en-l'air.
Toujours concernant cet épisode, vous rappelez-vous que MJ avait été blessée à l'hôpital et qu'en apparence, elle n'avait plus rien depuis ? Straczynski règle ce petit problème fort joliment (suite sans doute aux courriers des fans US à qui rien n'échappent). L'explication est très technique, pas forcément drôle en soi, mais juste après, Stark et Parker regardent...le lecteur (nous quoi) d'un air de dire "Alors ? Satisfait ?" ;o)

Marvel Knights : Spider-Man devient Sensational Spider-Man avec Roberto Aguirre-Sacasa au scénario et Angel Medina au dessin. On a droit à l'ancien costume par contre ici. L'histoire se révèle assez classique, une étrange menace rend les animaux cinglés et semble dérégler le 6ème sens du Tisseur. On retrouve le fils de Jameson et Curt Connors (du loup, du lézard, on reste dans la ménagerie quoi). Maintenant que Civil War approche, j'ai du mal à m'intéresser à ce début mais bon, on verra la suite.
Le Friendly Neighborhood Spider-Man de ce mois (le 5ème de la série, celle-ci ayant commencé avec The Other) est en fait un one-shot. Tout comme dans le Marvel Icons du mois dernier - et le blog de Carol Danvers - l'histoire se déroule à travers les commentaires interneteux d'une inconnue qui se pense harcelée par Spidey (à ce sujet, j'ai relevé un petit anachronisme, le premier post est censé avoir lieu à l'époque où Parker était encore au collège, et...y'avait déjà Internet ?? Oups !). Le début avait l'air plutôt fade mais j'avoue avoir apprécié le clin d'oeil final (tiens d'ailleurs, je me demande si la référence au roi George III et au 4 juillet n'est pas une légende "historique", il existe la même anecdote en France à propos de Louis XVI et du 14 juillet).
Et pour finir, dans Marvel Team-Up, toujours la Ligue des Loosers de Kirkman avec humour et moult personnages à la clé (tels que X-23 ou Araña).

03 décembre 2006

Les origines du griffu...

On avait déjà eu un avant-goût avec l'excellente série "Les origines" de Jenkins/Quesada/Jemas et Andy Kubert au dessin, le tout disponible en Marvel Best-Of, voici maintenant la suite logique avec le début de Wolverine : Origins dans le 155ème mensuel dédié au mutant canadien.
La cover de Quesada est magnifique (bien que Panini ait cru bon de la balafrer avec une de leur pub à la con, cette fois ils se vantent d'offrir un...logo (tous hideux d'ailleurs) pour téléphone portable, c'est clair que ça valait le coup d'imprimer ça sur la couverture, ça va, au moins, faire tripler les ventes) et l'intérieur est laissé à l'inspiration de Steve Dillon. Bon, ce n'est pas mon artiste préféré m'enfin, c'est loin d'être hideux. On a déjà vu son travail sur la série régulière du Punisher ou sur la mini consacrée à Nighthawk. Le scénario est signé Daniel Way, pas un inconnu sur Wolvie donc, et déjà scénariste également de...ah ben tiens, Nighthawk.
L'histoire maintenant. Ben, ma foi, c'est pas mal. Déjà, on a une explication sur le fameux sabre Muramasa (ça sent un peu le Kill Bill tout ça lol) dont on se demandait bien à quoi il pouvait servir entre les mains d'un type qui possède déjà des griffes en adamantium. Le passé de Wolvie commence à sortir du brouillard. Il est clair que ce pauvre Logan n'a pas que de bons souvenirs dans la caboche. Il est d'ailleurs conscient de l'atrocité de ses actes et semble particulièrement atteint par ces faits, longtemps occultés. Ces deux premiers épisodes sont axés notamment sur Nuke, un vilain pas forcément connu de tous, et qui s'en prend plein la tronche.
On s'éloigne donc du manichéisme de l'âge d'or, ce qui est de toute façon la tendance générale de toutes les séries. Certains scènes se déroulent au Vietnam à l'époque de l'engagement américain, une façon également d'ancrer le héros dans l'Histoire, celle (censée être) connue de tous. Le tout se lit très bien et on attend la suite avec impatience. Il s'agit là, sans doute, de l'une des grandes conséquences de House of M car Wolvie se souvient en fait de sa vie passée suite à ces évènements. Accessoirement, on a droit aussi au retour de l'ancien costume jaune et brun que je vous laisse admirer sur la cover qui est associée à ce post (sans le binz pour portable).

Final de "The Pulse"

Le Marvel Icons n°20 est sorti en kiosque hier. Encore une bonne fournée pour ce mensuel de qualité.
New Avengers tout d'abord. Après s'être révélés au grand public, les Vengeurs n'ont pas des problèmes qu'avec la presse, le S.H.I.E.L.D. (dont Nick Fury n'est plus le directeur) les a également plutôt dans le collimateur, même s'il se révèle obligé de faire appel à eux pour contrer une menace qui a dévasté l'Alpha Flight canadien en quelques secondes. Un épisode de qualité, comme souvent avec Bendis, par contre, étant donné qu'il débute par 8 planches de dessins pleine page (de McNiven, rappelons-le), il paraît un peu court.
Captain America, lui, est sur les traces de Sin et Crossbones qui s'offrent une petite virée sanglante au Kansas. Cap est accompagné par Sharon Carter, du coup, l'ambiance couple d'agents, petite bourgade, évènements surnaturels fait un peu penser à du X-Files par moment (ce qui n'est pas une critique d'ailleurs). ;o)
Les Fantastic Four, dans cet épisode, en terminent avec deux terribles ennemis : Hulk et les fonctionnaires. Si la Chose a bien du mal à faire face au géant vert déchaîné, Reed et Susan Richards doivent affronter le service de protection de l'enfance qui s'est mis en tête que des parents qui affrontent des extraterrestres et se baladent d'une dimension à l'autre n'étaient pas forcément l'idéal niveau "cadre de vie" pour leurs gamins.
Et enfin, la série The Pulse (toujours de Bendis avec Gaydos au crayon) s'achève sur la naissance du bébé de Jessica Jones et Luke Cage. L'épisode relate leur première rencontre, à une époque où Jessica avait tenté de réendosser son rôle d'héroïne avec changement de costume à la clé (et de nom aussi d'ailleurs, puisqu'à la place de Jewel, elle se faisait appeler Knightress). Le personnage est décidemment attachant et nous aurons l'occasion, même si The Pulse s'arrête, de revoir Jessica puisque l'idée d'un mariage est dans l'air !
Le mois prochain promet d'être riche en évènements puisque les premiers prologues de Civil War paraîtront dans Marvel Icons et Spider-Man.

02 décembre 2006

Jeu de plateau Marvel Heroes

"Marvel Heroes" est un jeu de stratégie, récemment traduit en français, qui se joue de 2 à 4 joueurs. Le plateau de jeu représente les différents quartiers de Manhattan sur lesquels on retrouve l'emplacement de lieux connus tels que le Baxter Building, l'appartement de Peter Parker ou la Fisk Tower, des lieux réels sont également présents comme le siège de Marvel Comics ou l'emplacement du WTC (photos : 1, 2, 3, 4).
Chaque joueur dirige une équipe de super-héros ainsi qu'un super-vilain. L'originalité réside donc dans le fait d'incarner les deux camps en même temps. Les équipes sont au nombre de 4 :
- les Vengeurs (Cap, Thor, Iron Man, Hulk)
- les X-Men (Cyclope, Wolverine, Storm, Phénix)
- les FF (la Chose, Mr Fantastic, la Torche, la Femme Invisible)
- les Marvel Knights (Spider-Man, Dr Strange, Elektra, Daredevil)
Les vilains, eux, sont Fatalis, le Caïd, Magneto et Crâne Rouge (photos : 1, 2, 3, 4, 5).

Chaque partie se déroule suivant les spécificités d'un scénario choisi ou tiré au sort. Les héros sont activés à l'aide de points d'intrigue et doivent tenter de résoudre des "gros titres" (sortent d'évènements liés à un quartier précis) en faisant tomber leur niveau de crise à zéro, gagnant ainsi des points de victoire. S'ils échouent, ils affrontent alors des criminels. Chaque héros possède une carte sur laquelle figure différents pouvoirs qu'il peut utiliser. Chaque pouvoir a une valeur d'attaque, de défense et de tactique qui représente le nombre de dés qu'il faudra lancer pour résoudre le combat. Il existe également des cartes alliés ou évènements que l'on peut jouer afin d'apporter un soutien à un personnage ou de modifier des caractéristiques (ça a l'air compliqué comme ça mais le livret de règles est bien détaillé et propose des exemples). Photos : 1, 2, 3, 4, 5, 6

Le jeu comprend 20 figurines, un plateau de jeu, 8 dés, plus de 200 cartes et une planche de marqueurs.
Il faut un petit moment pour maîtriser le mécanisme (en gros à mi-chemin du jeu de figurines Heroclix et du jeu de cartes Marvel VS System) mais le principe est intéressant. Un soin particulier a été apporté aux pions, au plateau et aux cartes, du coup, l'ensemble est visuellement plutôt joli avec de nombreuses illustrations récentes. Bref, un jeu sympa et original. ;o)

01 décembre 2006

Checklist CIVIL WAR vf





Civil War est l'évènement de l'année 2007 et touche de nombreuses séries et personnages. Afin de mieux suivre ce crossover, voici la liste (actualisée chaque mois) des parutions VF qui y sont consacrées. Vous trouverez également le titre original des épisodes ainsi que leurs auteurs et un bref résumé. (attention, spoilers inside !)








Road to CIVIL WAR (Prologues)


Décembre 2006

- Spider-Man #83 (+ d'infos)
Amazing Spider-Man 529 (lire ce comic en VO)
Mr Parker goes to Washington, part I (avril 2006)
Scénario : J.M. Straczynski
Dessin : Ron Garney


Résumé : Spidey découvre son nouveau costume, confectionné par Tony Stark. Ce dernier est convoqué par le comité des affaires métahumaines du sénat et demande à Parker de l'y accompagner, faisant ainsi de lui son homme de confiance.


Janvier 2007

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