14 juillet 2007

Fantastic Four : The End

Voilà un moment que l'on n'avait plus vu les Fantastic Four au format 100% Marvel, le tome 3 de la collection les accueille pour une mini-série au nom révélateur : La Fin.

Dans un lointain futur, les Fantastic Four ne sont plus une équipe ni même une famille. Reed est le maître d'oeuvre d'une utopie technologique flottante, petit bout de paradis dans l'espace où les hommes vivent en paix. Johnny Storm, lui, a rejoint les Vengeurs qui traquent des anarchistes au fin fond de l'univers. Quant à Susan, elle effectue des fouilles archéologiques dans l'Atlantique, berceau de la nation Atlante...

Alan Davis est ici seul aux commandes puisqu'il signe histoire et dessin. Le graphisme n'est pas désagréable mais rappelle un peu le style des années 90, la colorisation, assez "flashy", n'étant pas étrangère à cet état de fait.
Un grand nombre de noms ayant compté pour les FF sont présents ici. Galactus, Namor, les Inhumains, Fatalis bien sûr, mais aussi Uatu, Strange, le Silver Surfer, She-Hulk, les Vengeurs, sans parler des différentes races extraterrestres ou encore de Ronan, l'Homme-Taupe et bien d'autres, bref, si le but était de passer en revue la grande galerie de personnages qui peuplent habituellement la série, l'objectif est atteint.
Cette saga, alimentée par une foule de figurants plus exotiques les uns que les autres, a un fort goût de science-fiction. L'on peut reprocher la facilité de l'absence de continuité, un mode de récit où tout est possible mais dans lequel rien n'a de conséquence, tout en reconnaissant la grande liberté de ton de Davis, visiblement plutôt heureux de n'avoir aucune contrainte.

Bref, voilà une histoire bizarrement positionnée car se voulant accessible à tous en étant en dehors de l'univers principal mais se révélant sans doute un peu ardue, de part les multiples intervenants, pour les nouveaux lecteurs. Un bon gros what if, original mais dispensable.