06 septembre 2007

First Blood

Arrivée du tandem Loeb/Bianchi sur le 164ème volume du mensuel Wolverine et suite de la série Origins.

Jérémy Manesse prend les devants dans son édito et nous annonce avec fierté que Simone Bianchi est un homme. Tiens, la rédaction a acheté le dictionnaire des prénoms italiens ? En tout cas, ça change de la fois où ils nous annonçaient l'arrivée de Andrea Di Vito en le présentant comme "une dessinatrice". On en rit encore. Il faut dire que les femmes ne sont pas très courantes chez Marvel, mais alors, une femme avec un bouc et le crâne rasé, cela aurait fait encore plus sensation que Spidey se démasquant. ;o)

Bon, début donc de l'arc First Blood avec Jeph Loeb au scénario et Simone Bianchi au dessin (il signe également la fort belle cover de ce mois, en grand format d'ailleurs puisqu'elle se poursuit sur la quatrième de couverture). Première constatation (moi, en tout cas, ça m'a tout de suite sauté aux yeux, ça doit faire partie de mes obsessions), le traducteur n'est pas cité dans les crédits de cet épisode. Encore un oubli ou bien ils finissent par ne plus assumer et préfèrent garder l'anonymat ? ;o)
Pour l'instant, l'histoire ne fait pas dans l'original puisque Logan affronte Dents de Sabre, son plus vieil ennemi. Vous savez, si vous suivez le mensuel X-Men, que ce dernier est maintenant hébergé à l'institut Xavier, ce qui plaît moyennement à notre ami griffu.
Le graphisme est plutôt réussi et renforce habilement l'ambiance sombre et la violence des personnages. Les décors sont détaillés, les visages expressifs, bref, c'est du tout bon.

Pour la suite de Wolverine : Origins (dont la traductrice est créditée cette fois), c'est un peu moins bien. Les dessins de Steve Dillon notamment ne sont décidemment pas au top. Il faut dire que réaliser 22 planches en n'utilisant qu'un seul et même visage pour tous les personnages, ça ne doit pas être évident...
L'on retrouve ici le fils de Wolvie mais on ne peut pas dire que le scénario de Daniel Way soit une grande réussite. Le rejeton est tout de même assez caricatural ("je suis l'héritier de la terre, gnagnagna", on l'a entendue cent fois celle-là) et la scène d'ouverture, avec le SHIELD poursuivant Logan, sent un peu le réchauffé. On s'ennuierait presque même. Si j'osais, je me risquerais même à dire que ça manque d'âme.

Bien, en conclusion, voilà une revue qui commence bien mais qui s'essouffle un peu avec le deuxième épisode pourtant censé être captivant puisque révélant le passé du griffu. A conseiller tout de même pour l'arc de Loeb & Bianchi, plus beau et finalement plus prenant malgré des ingrédients anciens.