13 septembre 2007

Psychothérapies

Depuis hier en kiosque, l'Astonishing X-Men #28 accueille le début de la saga Phoenix Warsong (à la place de l'on-going de Whedon et Cassaday) et les trois autres séries habituelles. Voyons quelle mélodie nous réserve ce chant de guerre.

La mini-série Phoenix - Warsong, de Greg Pak, fait suite à Endsong que l'on avait pu lire pendant l'été 2006. Bon, on nous rebombarde la menace du Phoenix, mais cette fois, l'originalité semble au rendez-vous, notamment parce que les Stepford Cuckoos y jouent un rôle central. Les Trois-en-Une (qui auparavant étaient d'ailleurs cinq, les deux autres ayant passé l'arme à gauche) avaient été plutôt sous-exploitées jusqu'ici, malgré un potentiel assez intéressant (au rythme où elles périssent, autant les utiliser avant qu'elles ne deviennent les Deux-en-Une ou, pire, l'Unique).
Ce premier épisode, dessiné par Tyler Kirkham, est plutôt sympa même si, pour un nouveau lecteur n'ayant aucune référence Marvel, certaines ellipses vont paraître ardues (le cloisonnement psychologique d'Emma Frost sur les trois soeurs, matérialisé "physiquement" dans le récit, ou encore l'intervention de la Sentinelle nouveau modèle).

On poursuit avec X-Factor de Peter David et Pablo Raimondi. Toute l'équipe se retrouve chez le psy ! Cela donne lieu à des séances assez folkloriques, entre humour et émotion. Monet notamment apparaît bien plus "humaine" que d'habitude. Olivier Jalabert, dans son édito, compare cet épisode aux Sopranos (à cause de la psychothérapie de Tony, le boss mafieux du New Jersey) et j'avoue que c'est assez pertinent. Quant à Madrox, il va vite apprendre que le fait de sortir avec plusieurs filles en même temps peut poser problème, surtout quand les dites filles sont bardées de pouvoirs. ;o)

New Excalibur maintenant ! Même si ce n'est pas la meilleure série de la revue (et que leur dernière excursion à Camelot m'a laissé finalement assez froid malgré un thème historique intéressant mais mal exploité) là, on accroche assez vite. Je serais même tenté de dire qu'il s'agit du meilleur épisode depuis le début de la série. On démarre avec des scènes (et des dialogues) assez drôles (j'ai mis un exemple dans le bêtisier, mais j'aurais pu choisir plusieurs autres scènes) et on finit par une note plus grave avec un Fléau en proie au doute et à ses vieux démons. Le scénario est de Frank Tieri et les dessins de Jim Calafiore.

On termine avec les Exilés. C'est le début d'un nouvel arc que nous proposent Tony Bedard et le nouvellement arrivé Paul Pelletier. La petite équipe est censée ramener Bec chez lui (sur la terre 616 donc) mais, malheureusement, ils arrivent en pleine période House of M, la réalité altérée par Wanda Maximoff et dominée par les mutants. Cela pourrait être sympa sauf que dans ce monde, Bec n'a plus ni femme ni enfants et qu'un étrange et dangereux serial-killer tourne autour du groupe.
Petit retour marrant à HoM donc et graphisme correct. J'en finirais presque par m'habituer à Bec et sa mutation ridicule.

Une fournée sympathique qui oscille agréablement entre second degré et propos plus graves, certains personnages sont ici dépeints avec finesse et en deviennent touchants et profondément humains, que ce soit les membres de X-Factor ou le pauvre Cain. La traduction, elle, reste toujours aussi médiocre, la concordance des temps étant un concept qui, visiblement, échappe totalement à Nicole Duclos...

ps : sortie du Monster Planet Hulk et des Eternels (version moderne) en librairie. Je les détaillerai bientôt mais je peux déjà vous dire qu'il y a du très bon là-dedans. ;o)