21 novembre 2007

Marvel Age : Emma Frost

Petit retour sur la jeunesse d'Emma Frost grâce à une collection à bas prix et en VO.

J'avais déjà abordé le personnage il y a quelque temps (cf Le Feu sous la Glace) mais je reviens cette fois sur la série de Karl Bollers que je n'avais fait qu'évoquer. Il s'agit donc ici de l'adolescence, plutôt turbulente, d'Emma. Celle-ci a des relations houleuses avec son père (faut dire que ce n'est pas trop le genre papa poule le père Frost hein), découvre peu à peu ses pouvoirs (et la haine anti-mutant), se fait enlever, bref, elle affronte les problèmes qu'on a tous connu au bahut quoi... Hmm ? Oui, ben, on n'avait pas de pouvoirs, ok. Et on est très peu à s'être fait enlever, oui bon (moi une fois, quand même, je me suis trompé de bus en voulant rentrer chez moi, ça compte ?), ce que je veux dire c'est qu'il n'y a pas de super-vilains ou de menace cosmique, cette saga est intégrée à la vie "normale".

Mais ta série là, c'est pas un truc pour jeunes filles par hasard ?
Ben, heu, à la base oui, c'est publié sous le label Marvel Age (plutôt destiné aux plus jeunes) et s'est estampillé "teen drama/romance". M'enfin, on a bien eu droit à certains épisodes en X-Men Extra, cela prouve bien que ça peut être lu par tout le monde (oui, ça pourrait aussi prouver que Panini publie n'importe quoi n'importe comment mais on va prendre la première hypothèse pour une fois).
En plus, au contraire de Spider-Man loves Mary Jane, ces Emma Frost sont intégrés à la continuité de l'univers 616. Du coup, cela enrichit le background de la Reine Blanche en nous éclairant sur ce qui l'a amenée à New York par exemple (ou à se teindre en blonde... Quoi ? Mais si c'est important !!). Les dessins, essentiellement de Carlo Pagulayan, sont plutôt sympa (avec même une nette amélioration sur les derniers épisodes).

Concrètement, ces 18 épisodes se présentent en trois recueils qui reviennent à moins de 6 euros pièce (et ça peut se commander sur Amazon sans frais de port). La taille est à peu de chose près celle du format VF Marvel Kids, par contre le papier est d'un peu moins bonne qualité (un peu ce que l'on trouve dans les Monster Edition). Bien sûr ces éditions TPB ont gardé les covers, à tomber par terre, de Greg Horn.
Sans être essentielle, voilà une série que l'on peut conseiller à ceux qui voudraient en savoir plus sur le passé de la sulfureuse Emma ou, tout simplement, à ceux qui aiment, de temps en temps, délaisser les conflits de grande ampleur pour des histoires plus simples, plus axées sur la psychologie des personnages et apportant une légèreté bienvenue entre deux sagas plus sombres.