15 décembre 2007

28 jours plus tard : Contrecoup

Les comics d'épouvante sont plutôt à la mode ces temps-ci. Outre les créations originales, l'on peut également profiter parfois des adaptations de certaines oeuvres cinématographiques. C'est notamment le cas pour le film de Danny Boyle (sur un scénario d'Alex Garland).

Vous avez sans doute, sinon vu, au moins entendu parler de 28 jours plus tard et de sa suite, 28 semaines plus tard. Si vous êtes particulièrement fan de cet univers horrifique, réjouissez-vous, Panini vient d'éditer en VF, dans sa collection Dark Side, 28 Jours Plus Tard : Le Contrecoup, un livre qui permet de se replonger parmi les contaminés.
Le scénario est de Steve Niles, les dessins de Dennis Calero, Diego Olmos, Ken Branch et Nat Jones.

Premier point positif, le graphisme est plutôt pas mal, bien plus réussi en tout cas, à mon goût, que celui de 30 jours de nuit (ne loupez surtout pas le crossover 38 nuits plus tard par jour ! ;o)). Deuxième bonne surprise, il ne s'agit pas d'une déclinaison papier des films mais bien d'une histoire inédite. Le tout se divise en quatre chapitres, les trois premiers sont indépendants et décrivent les péripéties de personnages qui se retrouvent tous dans le quatrième et ultime opus pour un dénouement, on s'en doute, quelque peu sanglant.
Chronologiquement, le livre couvre une période qui s'étale d'un peu avant le premier film et s'achève un peu avant le second. Même sans les avoir vus, le lecteur devrait tout de même s'en sortir vu que la trame ici est assez logique et bien construite.

L'ambiance tendue est assez bien rendue même si, dans le genre crépusculaire, c'est Calero qui s'en sort le mieux (c'est une chance, c'est lui qui dessine le plus). Ce Contrecoup nous permet surtout d'en savoir plus sur l'élaboration du virus à l'origine de la grande contamination. Quand on sait qu'à la base, les scientifiques étaient censés développer une molécule supprimant l'agressivité, l'on est en droit de penser qu'il y a eu comme une légère boulette. ;o)

Bref, sympathique même si l'on reste très loin d'un The Walking Dead, véritable référence actuelle du genre (le numéro #45 vient d'ailleurs de sortir aux Etats-Unis).

ps : Ah, oui, j'oubliais, en bonus (avec l'inimitable Panini Touch) est présent le scénario du chapitre 3, autrement dit les dialogues et une description qui remplace les illustrations. Rien de bien fascinant donc, étant donné que l'on n'apprend rien de plus sur la réalisation du projet et que l'on ne voit pas vraiment l'utilité de se retaper la lecture en script d'un chapitre que l'on vient de terminer.