28 mars 2007

De sable et de sang

La collection Max accueille déjà le 7ème tome de Supreme Power ou plus exactement, la collection VO ayant changé de titre, les premiers épisodes de Squadron Supreme, l'équipe remis au goût du jour par J.M. Straczynski et Gary Frank.
Le projet du gouvernement américain de créer une équipe officielle et une autre secrète tombe à l'eau après que la presse ait été habilement tenue au courant de l'existence des surhumains non officiels. Tous sont donc regroupés au sein du même groupe qui ne tarde pas à se voir attribuer ses premières missions en Afrique et au Moyen-Orient.
On retrouve ici les personnages habituels (Hyperion, Power Princess, Dr Spectrum, etc.) mais aussi donc des nouveaux venus, que l'on avait pu découvrir en partie dans le tome 6, comme Emil Burbank, fantastiquement intelligent et cynique, ou encore Edith Freiberg dont on va apprendre en détail le parcours douloureux quoiqu'un peu caricatural. Le groupe a en tout cas forcément pris une allure assez inquiétante, d'autant qu'il en faudrait peu pour qu'ils échappent au contrôle de l'armée et décident d'agir selon leurs propres règles.

Nous voilà donc avec une équipe très étoffée et, par conséquent, moins de temps consacré à chaque personnage. L'ensemble reste tout à fait lisible mais l'histoire est plus diluée que dans les premiers volumes. Les mini-séries qui ont entrecoupé la trame narrative principale et l'arrivée de tout ce petit monde ont finalement fait baisser d'un cran l'intérêt de la série. Bon ok, je suis sévère mais c'est avant tout parce qu'il s'agit là d'une série que je trouvais excellente et qui est passée, progressivement, dans la catégorie, plus banale, des séries "juste" bonnes. ;o)

25 mars 2007

Mariage au Wakanda

Début de l'arc Bride of the Panther dans le X-Men Extra #61 disponible depuis vendredi. Tout d'abord, une petite précision sur la qualification de "prologue Civil War" figurant sur la couverture. Cela me semble tout de même très éloigné du sujet et complètement dispensable. Je n'ajouterai d'ailleurs pas volontairement ce titre à la checklist CW. De plus, si cela avait été un réel prologue, n'aurait-il pas alors été plus judicieux de le publier... avant le début de Civil War ? Je suppose que même chez Panini, on doit bien trouver au moins un vague stagiaire qui connaît la signification du terme "prologue". ;o)

Venons-en à l'histoire elle-même ou plutôt à son début car nous n'avons droit ici qu'à deux épisodes (complétés par un annual d'Uncanny X-Men et un Marvel Team-Up de... 1980). L'on a pourtant l'habitude de voir des arcs de 6 épisodes regroupés en un seul HS ou Extra, malheureusement, pour les 3 autres parties de ce mariage annoncé, il nous faudra attendre le mois de mai. L'intégralité étant disponible depuis longtemps en VO, l'on est en droit de se demander pourquoi cette histoire a été scindée en deux.
Dommage, d'autant que Reginald Hudlin au scénario et Scot Eaton au dessin nous livrent ici une saga relativement intéressante et mettant en scène T'Challa, alias Black Panther, souverain du Wakanda (un pays africain (imaginaire hein, pas la peine de courir chercher une carte) particulièrement riche et avancé technologiquement), et la belle Ororo Munroe, alias la célèbre Storm (ou Tornade) des X-Men. Il est temps pour T'Challa de trouver une épouse et il se tourne, tout naturellement, vers son premier amour pour lui demander d'assumer ce rôle difficile. On plonge aisément dans la vie de ce monarque à la fois moderne et attaché aux traditions, quant à Tornade, on se doute qu'elle ferait une reine particulièrement présente politiquement tant on ne la voit pas se cantonner au rôle d'épouse et mère de futurs héritiers. Une telle union serait en tout cas un petit évènement dans le monde Marvel.
Quelques petites apparitions sympathiques parsèment l'histoire : Luke Cage et Jessica Jones ou encore Wolverine. En outre, Hudlin permet aux nouveaux lecteurs de ne pas se sentir totalement perdus en revenant, de manière habile, sur le passé des deux protagonistes principaux. Un passé lié notamment à certains personnages historiques réels.

Cet X-Men Extra accueille donc un arc plutôt réussi mais qui aurait pu être publié en une seule fois, les épisodes de "remplissage" l'accompagnant n'étant pas passionnants (notamment le plus ancien dont les dessins et surtout le mode narratif ont pris un énorme coup de vieux).

ps : en parlant d'épisodes anciens, je signale la sortie en librairie du 12ème tome des Intégrales Spider-Man reprenant toute la production de l'année 1974. Toujours en librairie, l'excellent Supreme Power #7 de Straczynski est également disponible.

23 mars 2007

Au nom du Père

Nous en attendions la sortie française depuis un bon moment, eh bien cette fois c'est fait, la mini-série Daredevil : Father trône en bonne place dans nos librairies dans un format Graphic Novel particulièrement luxueux.
Cet été là, la canicule s'abat sur New York. Dans les rues de Manhattan, un tueur en série prélève les yeux de ses victimes. L'avocat Matt Murdock, lui, tente de venir en aide à une femme battue tandis que les Santerians, sorte de milice de super-héros, luttent pour contenir les criminels qui fuient Hell's Kitchen en voulant échapper à Daredevil.

Si l'histoire de Joe Quesada (qui signe également les dessins) s'installe lentement, elle est plus subtile que ce que l'on pourrait croire. Le thème du père est ici central et nullement réservé au seul Murdock. Chaque personnage devra assumer l'héritage de pères souvent imparfaits, parfois héroïques, plus rarement monstrueux. Quesada nous amène sur de fausses pistes que l'on pense un peu grosses pour finalement se jouer de nous et lier le destin de tous les protagonistes dans une surprenante révélation finale.
Graphiquement, l'on en prend plein les yeux avec des planches grand format encrées par Danny Miki et peintes par Richard Isanove. Daredevil est parfois représenté d'une manière très massive qui lui donne un aspect effrayant convenant parfaitement au Diable Rouge.

Une bonne histoire dans une édition prestigieuse pour une vingtaine d'euros, voilà qui devrait vous permettre de méditer sur cette citation : "Une bonne action ne reste jamais impunie". Un dicton dont Murdock vérifiera cruellement la véracité.

21 mars 2007

Extinctions

Conclusion de l'arc Extinction, qui signe aussi la fin de la trilogie Gah Lak Tus, dans le Ultimates #27 sorti ce matin. L'on pouvait s'attendre à quelque chose d'un peu plus épique pour cet affrontement final. Les héros sont confrontés à une menace venue du fin fond de l'univers, ils doivent repousser une entité terrifiante qui dépasse l'entendement et cela se fait avec une étrange facilité et, surtout, le moyen utilisé pour vaincre Gah Lak Tus paraît bien dérisoire (il est dégoûté par la vie organique le pauvre chou).
On retient quand même cette tirade digne du grand Nick Fury : "Tu vois Cap...cette affaire t'a fait douter de l'existence de Dieu. Devine un peu la question que je me pose moi ? Je me demande si le jour où j'arriverai au paradis...Dieu résistera ou me cédera sa place bien gentiment ?"
Excellent. ;o)

Deuxième extinction, celle de mon intérêt pour l'arc de Millar. L'épisode de ce mois est assez ennuyeux, limité qu'il est à de simples combats, certes violents (amateurs de membres arrachés, réjouissez-vous), mais pas passionnants pour autant. Le long run de Millar s'achèvera de toute façon dans le prochain Ultimates et ce n'est peut-être pas plus mal. Avant la troisième saison de Jeph Loeb et Joe Madureira, le bimestriel accueillera le deuxième annual des Ultimates dont l'écriture a été confiée à Charlie Huston (dont on pourra lire l'excellent Moon Knight le mois prochain) et les dessins à Mike Deodato Jr. Ces changements devraient apporter un peu de fraîcheur à un titre qui commence, à mon goût, à en manquer singulièrement.

Niveau contenu rédactionnel, c'est zéro, comme d'habitude, avec un courrier de lecteurs plat, sans intérêt aucun et bourré de poncifs. Au secours ! Gâcher deux pages pour imprimer ça, voilà faire peu de cas d'un papier qui n'a même pas l'avantage d'être hygiénique.

19 mars 2007

Heroes

Adapter le genre super-héroïque au cinéma ou en série TV est, pour le moins, un exercice difficile voire même un abominable casse-gueule. Cela tient non seulement à la dynamique graphique des comics et à l'esthétique particulière qui en découle mais aussi au fait qu'un tel sujet ("je peux voler, wow !") peut très vite tourner au ridicule s'il est mal abordé.
Autant dire que pour Heroes, la nouvelle série de NBC créée par Tim Kring, le pari était loin d'être gagné d'avance. Et pourtant, contre toute attente, c'est non seulement une réussite scénaristique mais également visuelle.
Surtout (et heureusement) même si la série n'hésite pas à balancer quelques clins d'oeil en direction des comic books (on va même jusqu'à citer Kitty Pryde pour expliquer le principe de la courbure de l'espace-temps ;o)), elle est assez loin d'un traitement caricatural. Pas de costumes ici par exemple ni de super-vilains mais un univers réaliste dans lequel des gens ordinaires découvrent peu à peu qu'ils sont dotés d'étranges pouvoirs.

Un flic peut lire les pensées, Hiro, un employé japonais plutôt quelconque, peut se téléporter, Claire Bennet, une jolie pom-pom girl, a un don d'autoguérison, Nathan et son frère peuvent voler, Isaac Mendez peut peindre l'avenir et la jolie Niki Sanders, qui gagne sa vie en se déshabillant devant sa webcam, semble avoir une sorte de double doté d'une super-force. Quant aux dangers qui menacent les fameux héros, ils sont multiples mais relativement ancrés dans, sinon l'ultra-réalisme, du moins le vraisemblable : mafia, mystérieux complot, attentat...l'on reste donc loin du méchant en pyjama voulant conquérir la planète.
Tout cela fonctionne très bien. Les personnages deviennent vite attachants, chacun dans leur style. Les pouvoirs se dévoilent petit à petit en même temps qu'une menace qui semble omniprésente, la pression étant souvent relâchée avec les apparitions (fort drôles) de Hiro. Un exemple ? Hiro se trouve dans un bar avec son ami qu'il tente de convaincre de la réalité de ses pouvoirs. Son pote va chercher un verre pendant que Hiro se téléporte dans les toilettes pour filles d'où il se fait virer par les videurs du lieu. Alors qu'il passe devant son ami (qui n'a pas vu la téléportation) Hiro s'écrie "Yahoo, j'ai réussi !" et l'autre lui répond "à prouver que tu es un pervers ?"
Bref, c'est très sympa à suivre et vous aurez l'occasion bientôt de juger par vous-mêmes puisque TF1 a acheté la première saison. Pour une fois (enfin, non, deux avec Lost) qu'ils achètent autre chose qu'une série policière ou un Dawson-like bien gnangnan, il s'agit de ne pas rater ça. ;o)

17 mars 2007

Nuits de pleine lune

Le mois prochain sort en 100% Marvel le premier volume consacré à Moon Knight. Ce héros, plutôt délaissé depuis quelques années, a été remis au goût du jour par Charlie Huston et David Finch.
Commençons par l'aspect visuel. Les dessins de Finch sont somptueux, peut-être même encore plus réussis que sur la série New Avengers. Les décors sont détaillés, les visages particulièrement expressifs, les plans inventifs, les effets de lumières magnifiques, bref, c'est une pure merveille. A tel point que je vais citer également les deux autres responsables du rendu graphique : Danny Miki pour l'encrage et Frank D'Armata pour la colorisation. Finch/Miki/D'Armata, voilà une dream team qui doit faire envie à bon nombre de scénaristes !

L'histoire maintenant. Le scénario d'Huston est sombre, violent et convient parfaitement au personnage. L'on retrouve ici un Marc Spector cloué sur un fauteuil roulant, priant pour redevenir un jour le héros qui terrorisait les pires criminels. Le personnage est pour le moins attachant. Il ressemble un peu au Batman de DC Comics, pour le côté technologique et l'entourage, mais avec une dimension mystique en plus, Spector vénérant Khonshu, un dieu égyptien à qui il doit sa résurrection.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les combats ne sont pas édulcorés. Lorsque Moon Knight se bat, c'est avec un certain réalisme. Les coups font mal, le sang coule et il n'y a pas de règles pour l'emporter. L'auteur prend le parti de montrer la violence, sans complaisance, en insistant sur le côté sale et réaliste. L'ambiance s'en ressent donc forcément et lorgne vers le polar âpre et musclé.

Les 6 chapitres du premier arc, The Bottom, seront donc disponibles dès avril en VF et annoncent le renouveau d'un héros qui risque rapidement, vu le succès remporté aux US, de devenir culte également de ce côté de l'Atlantique. A ne surtout pas manquer.

16 mars 2007

Angel

Sortie ce matin de la nouvelle figurine Marvel Classic Heroes qui n'est autre que Angel. Comme vous pouvez le voir, il s'agit donc de la version bleue qui, à l'origine, était une variante en Angleterre et qui a rejoint la série régulière chez nous. On ne va pas s'en plaindre, le bleu allant particulièrement bien à Warren Kenneth Worthington III (vous pouvez voir une comparaison entre les deux versions ici).

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce personnage, sachez qu'il fut l'un des premiers X-Men et que s'il a viré au bleu, c'est suite aux manipulations génétiques d'Apocalypse qui en avait fait l'un de ses cavaliers. Tout l'historique du mutant ailé est évidemment détaillé dans le fascicule qui accompagne la figurine.

Voilà qui nous fait donc déjà 31 figurines + 3 hors-séries. Voici une vue d'ensemble (sans Angel) pour voir à quoi ressemble tout ce petit monde une fois regroupé.
Les prochaines publications sont plutôt prometteuses : Venom et Iceman mais aussi Thanos en ce qui concerne les HS. A voir les photos du site officiel anglais, elles ont l'air plutôt réussies.
Bien sûr, vous pourrez les voir dès qu'elles seront disponibles dans la rubrique Figurines Marvel.

ps : j'en profite pour signaler l'ajout de deux petites scènes dans le bêtisier. ;o)

14 mars 2007

Double chute

Madrox s'approche peu à peu de la vérité sur le "Jour M" dans l'Astonishing X-Men #22 sorti aujourd'hui. Rappelons que l'équipe de X-Factor ne sait finalement rien des raisons qui ont fait que brusquement, la plupart des mutants se sont retrouvés sans pouvoirs. Le scénario de Peter David est toujours aussi captivant, l'épisode de ce mois tournant autour de Damian Tryp, patron de Singularity Investigations, et de Cyrène dont on sait que le père (alias le Hurleur) est mort récemment. Le rendez-vous de James avec Tryp se termine par une petite révélation et une sortie précipitée...par la fenêtre ! Heureusement, les doubles sont là.

Ce numéro d'Astonishing sonne également le retour de...Joss Whedon. Argh. Ceux qui ont lu certains articles précédents (celui-ci par exemple) savent que c'est loin d'être mon auteur préféré. Difficile de juger ce nouvel arc sur un seul épisode mais cela me semble plutôt décousu. Une fois les 22 planches lues, on n'a pas l'impression d'avoir beaucoup avancé. Attendons de voir ce que mijote le nouveau Club des Damnés et comment va évoluer le rôle ambigu d'Emma Frost mais, pour l'instant, on ne peut pas dire que ce soit une réussite, même au niveau des dialogues, on est loin, très loin d'un Peter David. Etonnant pourtant de la part d'un scénariste TV (bon, en même temps, Buffy, niveau qualité, ce n'est pas Lost ou The Shield hein).

Allez, cet opus vaut quand même le coup, d'autant que l'on retrouve nos Exilés face au terrible Hyperion qui se verrait bien devenir le maître de toutes les réalités existantes (ah ben y'en a qui ont de l'ambition, bon c'est sûr "dictateur interdimensionnel" c'est pas ce qui se fait de mieux niveau sécurité de l'emploi, m'enfin, sur un CV, ça en jette). Et on termine avec Captain Britain, le Fléau et toute la bande de New Excalibur par Chris Claremont et Michael Ryan.
Le mois prochain, bien sûr, Astonishing aussi sera touché par Civil War. Quand je vous disais que vous ne pourriez pas y échapper. ;o)

12 mars 2007

Blitz sur Londres

C'est la série Captain America de Ed Brubaker (scénario) et Steve Epting (dessin) qui forme l'essentiel du Marvel Icons #23 avec les deux premiers épisodes de l'arc "Le Blitz du XXIème siècle".
L'on y retrouve l'ami Steve Rogers à Londres en compagnie de Union Jack et Spitfire, deux héros britanniques qui vont l'aider à se renseigner sur les activités de Kronas Corporation, la société d'Aleksander Lukin. Cap suppose que ce dernier, ex-général de l'armée soviétique, est sans doute la prochaine cible de Bucky dont nous savons maintenant qu'il a longtemps été manipulé par les russes. Pour pimenter le tout, Rogers va trouver sur sa route les Master Men de Crâne Rouge.
L'histoire a un côté un peu rétro puisque Cap affronte ici ses ennemis "traditionnels", les nazis. Sans atteindre des sommets, ces épisodes se laissent lire. On attend surtout impatiemment l'arrivée de Crossbones et Sin, les duettistes déjantés qui flinguent tout ce qui bouge et qui sont également en route pour l'Angleterre.

Fin ce mois-ci de "The Collective" pour la série New Avengers qui aura son propre tie-in Civil War dès le mois prochain. Ce final est un peu tiré par les cheveux. Tout d'abord l'on apprend que l'espèce d'entité qui contenait l'énergie des mutants ayant perdu leurs pouvoirs était en fait dominée par Xorn, un mutant qui était censé être Magneto sous l'ère Morrison (ces épisodes sont réédités en Deluxe, le troisième tome datant de janvier) et qui redevint un personnage à part entière grace à (ou à cause de) Claremont. Ensuite, forcément, on a du Magneto dans l'histoire, ce qui permet, d'une manière un peu expéditive, de lui refiler ses pouvoirs.

Et enfin les Young Avengers (vous l'avez remarqué, pas de FF ce mois-ci mais ils reviennent dès avril) s'acheminent tranquillement vers la fin de leur première saison (le prochain épisode sera le 12ème...et d'ailleurs, ce sera déjà le 24ème numéro de Marvel Icons, oups, déjà deux ans). On a ici une histoire d'origines filiales bien complexes, Hulkling ayant à la fois des ancêtres Skrulls et Krees (son pôpa est d'ailleurs assez connu). Autre révélation (ou supposition) assez surprenante et concernant (encore) Wanda Maximoff : ces deux enfants imaginaires existeraient réellement. On ne sait plus à quoi s'attendre il faut dire avec la Sorcière Rouge et sa manie de modifier la réalité. Rappelons pour les nouveaux venus qu'on lui doit également le "jour M" et donc la disparition de 99,99% de la population mutante.

ps : je signale, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, deux nouvelles rubriques, ajoutées aujourd'hui, dans la section Zoom. Le bêtisier, une sorte de best-of de ce qui me fait rire dans les comics et la partie Sondages qui permettra de garder une photographie des votes.

Bêtisier

Même dans les séries les plus sombres, les auteurs glissent parfois un bon mot, une vanne lourdingue ou une allusion marrante ou censée l'être. Tentons de regrouper ici les dialogues les plus amusants ou décalés des séries Marvel. ;o)
(je complèterai tout cela de temps en temps, n'hésitez pas à poster vos propres scènes cultes en commentaire, en précisant le contexte et la série concernée).


1. Alors que le manoir des Vengeurs a été attaqué suite à la perte de contrôle de Wanda Maximoff, de nombreux héros sont rassemblés afin de tenter de comprendre ce qui se passe. Nick Fury prend la parole alors que la situation est très tendue. Il dresse un portrait peu flatteur de Wanda.

Nick Fury : Elle est la fille de Magneto. Avant d’être Vengeur, c’était une terroriste mutante. Elle a été l’un des premiers membres de la confrérie.
Spider-Man : Et elle a épousé un robot.
(grand froid dans l’assistance, tous les visage, graves, se tournent vers le Tisseur)
Spider-Man : Ben quoi ? La Vision était…est un robot. Si je sortais avec un robot, vous cancaneriez tous derrière mon dos.

(série : Avengers)


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2. Spidey rencontre pour la première fois X-23 qui est une sorte de clone de Wolverine au féminin. Elle est assez jolie d’ailleurs. Le Tisseur se trouve sur un toit lorsqu’elle arrive, le renifle et sort ses griffes dans un joli « snikt ».

Spider-Man : Wolverine ! Mon Dieu ! Mais qu’est-ce qui t’est arrivé ?


(série : Marvel Team-Up)
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3. Spider-Man entend des cris. Il se pointe dans une ruelle où un extraterrestre à la voix efféminée se fait fouetter par un autre ET, plutôt balèze, avec une trogne monstrueuse.

Spider-Man : C’est une partouze sado-masochiste ou vous êtes vraiment en danger ? Excusez-moi de poser la question mais apparemment, je suis sur un terrain qui craint…
L’extraterrestre monstrueux (très menaçant) : Quel est ton nom futur défunt de la terre ?
Spider-Man : Heu…J.J. Jameson, 475 Riverside Drive, dernier étage.


(série : Captain Marvel)
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4. Spidey suit un type qu’il soupçonne être un membre de l’Hydra. Arrivé sur les lieux, il fouille la chambre du domestique et découvre une tenue portant le symbole de l’Hydra dans la penderie. Il jette un œil à droite et à gauche pour voir s’il est seul, puis :

Spider-Man : [pense : Il faut que je le dise, j’ai rêvé toute ma vie de le dire] J’avais raison inspecteur ! Le coupable…c’est le maître d’hôtel !

(série : Amazing Spider-Man)
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5. Wolverine et Spider-Man se retrouvent dans le corps l’un de l’autre. Autrement dit, l’esprit du Tisseur est prisonnier du corps de Wolvie alors que Logan, lui, est enfermé dans le jeune Peter Parker. Lorsqu’il s’en rend compte, Parker téléphone chez lui (où Wolverine se trouve donc en compagnie de la tante de Peter). Précisons que dans l’univers Ultimate, Peter est encore un ado.

Parker (dans le corps de Wolverine, appelant d’un téléphone public) : C’est toi qui m’a fait ça hein ?
Wolverine (chez et « dans » Peter) : Qui est-ce ?
Parker : Quel tour de mutant zarbi tu m’as joué pour que je me retrouve dans ton corps de bête poilue ? Pourquoi j’ai un corps de chien puant ? T’as le mien ?
Wolverine : Ecoute petit, je sais pas ce qui se passe mais je te conseille de…
Parker : Chut !
Wolverine : Chut ?
Parker : Ma tante est là ?
Wolverine : La vieille ? Ouais.
Parker : Chut, ne dis plus rien ! Va au lycée de Midtown et assiste à mes cours !
Wolverine : Non.
Parker : Va au lycée pour moi !
Wolverine : Non, faut qu’on se voie.
Parker : J’ai déjà séché dix jours ce semestre, je peux plus manquer. S’il te plait, va te montrer au lycée, je te retrouve là-bas.
Wolverine : Peau de balle !
Parker : T’as pas bientôt fini de me foutre dans la merde ?! Va au lycée !
Wolverine : Okay, okay. C’est où ?
Parker : Demande à quelqu’un. Mais pas à ma tante ! Sors sans lui parler !
Wolverine : Tu devrais être plus honnête avec ta famille.
Parker : Sors de chez moi ! Et si je découvre que tu m’as joué un sale tour de mutant, je te jure que…
[SLICE] Sans le faire exprès, tout en s'énervant, Parker sort "ses griffes", les griffes de Wolvie donc, coupant ainsi en deux le téléphone qu’il tenait et se sectionnant un doigt par la même occasion.


(série : Ultimate Spider-Man)
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6. En terre sauvage, après un combat, les Nouveaux Vengeurs marchent dans la jungle.

Spider-Man : Quelqu'un peut me porter ?
Luke Cage : T'as pas la force proportionnelle d'une araignée ?
Spider-Man : Qui n'a pas dormi depuis trois jours, qui a le bras cassé et ne l'a pas encore fait examiner, et qui fait du stop dans la forêt tropicale en body intégral et en bottines.
Luke Cage : L'araignée qui t'a mordu devait être une chochotte.
Jessica Drew : Body ?

(série : New Avengers)
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7. She-Hulk picole dans un bar avec Blizzard, un super-vilain de seconde zone qui se plaint d'être un raté. Au bout d'un moment, Blizzard s'écroule, ivre mort.

She-Hulk (s'adressant au barman) : Luis ? Appelle les flics qu'ils viennent le ramasser.
Le barman : Merci Hulka, les autres héros mettent le boxon, pas toi.
She-Hulk (buvant toujours) : Non, moi je fais des ardoises. C'est les nouveaux héros...

Plus tard, alors qu'elle boit toujours (sans que cela lui fasse réellement de l'effet à cause de son métabolisme particulier), un type vient lui offrir un job dans un cabinet d'avocat prestigieux (Jennifer Walters, alias She-Hulk, est avocate dans le civil). Par contre, le type précise qu'il veut Jennifer, pas She-Hulk.

Jennifer Walters (redevenant elle-même et se prenant du coup de plein fouet les effets de l'alcool) : Vous m'voulez Holeyway ?
[Hwarf] Elle vomit sur les chaussures de Holeyway.
Jennifer Walters (relevant la tête) : V'm'avez...
[Fwop] Elle s'écroule comme une merde sur Blizzard, aux pieds de Holeyway.
Holeyway : Alors, à lundi.

(série : She-Hulk)
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8. Spidey vient voir le résultat des travaux de Johnny Storm à qui il a demandé de lui confectionner un véhicule. La Spider-Mobile se révèle être une sorte de buggy assez ridicule et plutôt kitsch.

Spider-Man : Ohlala, malheur, le fiasco !

(série : Amazing Spider-Man / Intégrale Spider-Man 1974)


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9. Toxin vient de combattre Razorfist, un vilain dont la particularité est d'être amputé des avant-bras et de porter des prothèses très spéciales (au lieu de mains, il s'agit de lames).

Toxin (s'adressant à son hôte, Patrick Mulligan) : Pourquoi on s'arrête ? Razorfist s'enfuit ! Je le sens, il est dans le métro. Et j'ai vraiment envie de savoir comment il fait pour pisser...

(série : Toxin)

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10. Les Nouveaux Vengeurs affrontent Graviton. Pendant le combat, Captain America est violemment projeté à terre, puis, Graviton essaie d'écraser Spider-Man sur le pauvre Cap. Du coup, les deux héros se retrouvent l'un sur l'autre, dans une position quelque peu équivoque.

Spider-Man : Il...appuie...encore...
Captain America : Pete ?
Spider-Man : Oui ?
Captain America : Tu fais quoi ?
Spider-Man : Rien...je te trouve juste...canon.

(série : Iron Man)

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11. Richard Rider, dernier survivant du Nova Corps, hérite de la force Nova dans son ensemble et éprouve les pires difficultés à la contrôler. Drax semble décidé à lui venir en aide.

Nova : Elle m'échappe Drax !
Drax : Ecoute-moi. Tu n'en perdras pas le contrôle.
Nova : Pourquoi ?
Drax : Parce que si tu fais ça, je te tue.
Nova : C'est ça ton coup de main ?
Drax : Heu...oui. C'est efficace ?

(série : Annihilation : Nova)
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12. Johnny Storm subit des examens suite à de violentes douleurs au ventre. On lui annonce qu'il est infecté par un organisme extraterrestre qui se développe dans son intestin.

Johnny Storm : Autrement dit ?
Reed Richards : En résumé, tu es enceinte.
Johnny Storm : Bon sang...j'étais sûr que ça finirait par arriver. Toutes des menteuses !

(série : Ultimate Fantastic Four)

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13. Pas vraiment un gag ici ni un dialogue notable mais plutôt l'apparition amusante de personnages d'un célèbre dessin animé (ce que m'a fait remarquer John-Do, merci à lui). Allez, je suis certain que vous allez les reconnaître, même si leurs traits sont, ici, un peu "humanisés". ;o)

(série : Exiles)

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14. Spider-Man rencontre Invincible, un jeune héros venu d'une autre dimension. Ce dernier trouve que le Tisseur ne s'est pas foulé pour trouver son pseudo. Du coup, lorsqu'il voit les Vengeurs, il les vanne un peu.

Invincible : Très impressionnant les gars, vraiment. Me dites rien...laissez-moi deviner. Si on se base sur "Spider-Man" pour trouver vos noms, ça devrait donner...Robot-Man, Griffes-Man, Drapeau-Man, Blond-Man, Ailes-Woman et...heu...Black-Man ?
Spider-Man (consterné) : Ouais...mon nom est nul !
(On aura bien sûr reconnu Iron Man, Wolverine, Captain America, Sentry, Spider-Woman et Luke Cage)

(série : Marvel Team-Up)

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15. Jessica Jones (anciennement Jewel mais détective privée à l'époque de cette anecdote) tombe sur un fan qui s'est introduit dans son bureau.

Jessica Jones : Un fan ?
Le fan : Putain, oui...
Jessica Jones : De quoi ?
Le fan : De...vous. [...] Mes copains d'école, ils kiffent les X-Men et ce con de Spider-Man...moi j'aime ce que vous faites. Et sans costume à la con au moins. Vous avez déjà vu ces gusses en collant ? J'ai vu Thor en personne un jour, dans le genre drag-queen, on fait pas mieux.

Une fois le fan parti, il parle tout seul dans le couloir. Suffisamment fort pour que Jessica l'entende.

Le fan : Bandante la meuf ! Tain...
Jessica Jones : J'ai entendu !
Le fan : Merde.
Jessica : Il est givré ce petit con...

(série : Alias)

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16. Spider-Man se retrouve avec Moon Knight dans son espèce d'engin volant. Comme d'habitude, il ne peut s'empêcher de l'ouvrir et fait allusion à son ancienne "voiture" (cf gag n°8).

Spider-Man : Trop cool. Il faut que je me paye un truc comme ça, ça me reposerait les épaules. J'avais une voiture avant...trop nulle. Tu l'as vue ?
Moon Knight : ... [pas de réponse, il ne prête même pas attention au Tisseur]
Spider-Man : Je te jure...nulle. Désolé si je te saoule, mais on n'est pas beaucoup à disposer d'un véhicule tu sais. A part dans les films. Franchement, je suis impressionné, j'ai l'impression d'être avec Batman.

(série : Marvel Team-Up)

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17. Monica Rambeau (ex-Vengeur et actuel leader du Nextwave Squad) parle avec Aaron Stack de la nécessité d'utiliser des pseudos à la place de leurs vrais noms.

Monica Rambeau : Ne serait-il pas plus prudent d'utiliser notre surnom ? Je pourrais t'appeler...
Aaron Stack : Machine Man ? Non, moi c'est Aaron Stack et ça me va très bien.
Monica Rambeau : Chez les Vengeurs nous avions tous des surnoms. On ferait peut-être mieux de les garder.
Aaron Stack : Quel intérêt ? T'es sûre que tu veux porter ton nom de super-héroïne ? Evoquer le nom de "Photon" n'a jamais effrayé personne. "Attention, je suis une particule insignifiante, lâchez vos armes où je vous saute dessus sans vous faire le moindre mal !"

(série : Nextwave)

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18. Jessica Drew arrive, resplendissante, dans le salon de Stark où sont rassemblés les Vengeurs nouvellement constitués (bien avant les évènements de Civil War).

Tony Stark : Eh bien agent Drew...pour rester politiquement correct je dirais...
Luke Cage : La vache !
Tony Stark : Tout juste.
Spider-Woman : Merci les gars. (s'adressant à Parker) Ça va ton bras Pete ?
Luke Cage : Ah, vous vous connaissez ?
Spider-Man : Un peu.
Luke Cage : Spider-Man, Spider-Woman...vous êtes cousins ?
Spider-Man : Non.
Luke Cage : Ses pouvoirs, elle les tient de toi ?
Spider-Man : Non, on n'a aucun lien de parenté.
Luke Cage : Alors elle t'a piqué ton nom.
Spider-Man : Exact.
Spider-Woman : Hé ! Tu étais d'accord.
Spider-Man : Je t'ai pas autorisée à le prêter. Vous êtes dix à le porter.
Spider-Woman : Trois. Et c'est mon nom qu'on usurpe !
Spider-Man : Et je touche pas un rond.
Spider-Woman : De quel droit ?
Spider-Man : Je blague.
Spider-Woman : On ne sait jamais avec toi.
Spider-Man : T'es pas la première à me le dire...

(série : New Avengers)

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19. Spider-Man et sa petite amie Kitty Pryde viennent d'affronter Ringer, un super-vilain un peu ringard utilisant, pour se battre, des sortes d'anneaux qui immobilisent ses victimes.

Kitty Pryde : Ils sont trop nuls tes vilains.
Spider-Man : Quoi ?
Kitty Pryde : Pfff. Des hula-hoops !
Spider-Man : Le Ringer est redoutable figure-toi.
Kitty Pryde : Disons un cran au dessus du Shocker.
Spider-Man : J'ai de meilleurs vilains que les Ultimates.
Kitty Pryde : Eux, ils se battent entre eux.

(Plus tard, alors qu'ils se baladent d'immeuble en immeuble au bout de la toile du Tisseur, Kitty demande à Peter d'imaginer un nom qu'elle puisse utiliser lorsqu'elle porte son nouveau costume)

Kitty Pryde : C'est à toi de me trouver un nom.
Spider-Man : Ah ?
Kitty Pryde : J'ai fait le costume. Fais le reste.
Spider-Man : J'ai pas d'idée je te dis.
Kitty Pryde : S'il te plait.
Spider-Man : (en hurlant) LA VACHE !
Kitty Pryde : La vache ? Moi ?!
Spider-Man : Mais non ! Je dis "la vache" parce que j'aime trop ces virées au bout de ma toile.

(série : Ultimate Spider-Man)

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20. Wolverine et Deadpool s'affrontent et se livrent à une joute verbale.

Deadpool : C'est sûr, t'as un côté "bête du Gévaudan", mais sous ta tignasse en bataille, t'es jamais qu'un rigolo !

(un peu après, Wolverine commence une tirade sur les bienfaits de son facteur auto-guérisseur)

Wolverine : Des flèches sédatives ? C'est une blague ? Mon facteur auto-guérisseur...
Deadpool : Ne peut pas combattre une dose de calmants capable de terrasser un tyrannosaure. Tais-toi et tombe ok ? Si les gens voulaient écouter des conférences sur ton pouvoir d'autoguérison, tu te remplirais les poches dans les facs. Pour ma part, j'en ai assez entendu parler.

(série : Wolverine)

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21. Flash Thompson cherche à humilier Peter devant ses élèves. Alors qu'ils sont dans le gymnase, il le met au défi et lui propose un "combat de ballons" qui consiste à se balancer, le plus fort possible, une balle dans la tronche. Flash envoie la balle, Peter l'évite, la renvoie d'un coup de pied et Flash se la prend en pleine figure. Il est assommé.

Le directeur de l'école : Coach ? Coach vous m'entendez ?
Flash Thompson : (revenant difficilement à lui) Le prof a pas dit qu'il y aurait un questionnaire...
Le directeur : Votre prénom est Flash...donnez-nous votre nom de famille.
Flash Thompson : Gordon ?
Le directeur : Seigneur...c'est le procès assuré !

(série : Friendly Neighborhood Spider-Man)

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22. Sur une terre parallèle où tous les héros sont devenus des zombies, certains échanges entre morts-vivants sont parfois assez comiques.

Zombie Spider-Man : J'ai mangé ma femme ! Ma tante ! Pourquoi j'ai fait ça ?
Zombie Hank Pym : (énervé par ces jérémiades) Spider-Man, s'il te plaît. On a tous mangé un être cher. Tous les Vengeurs se sont partagés Jarvis...

Plus tard, Galactus arrive sur cette terre pour s'en repaître. Il s'étonne de l'absence de son héraut, le Silver Surfer.

Galactus : Préparez-vous à être dévorés au nom de Galactus. Votre existence doit prendre fin pour que je vive. Bien que je crie famine, j'ai d'abord une question à vous poser. Où est mon héraut ? Où est mon serviteur le Silver Surfer ?
Zombie Hank Pym : Si tu parles du type rutilant qui volait sur une planche de surf...on l'a mangé.

(série : Marvel Zombies)

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23. Sabra et Micromax reçoivent l'ordre de venir en aide à Bishop et de neutraliser Cyclope lors d'un affrontement entre le SHIELD et les partisans des 198. La situation est très tendue.

Sabra : Micromax, tu prends Cyclope. Je me charge de Bishop.
Micromax : Ça roule Sabra.
Sabra : (voyant que Micromax trifouille un petit dispositif intégré à son équipement) C'est quoi ?
Micromax : J'ai un sound system intégré à l'armure.
Sabra : J'y crois pas. Tu écoutes de la musique ?
Micromax : Primal Scream. Exterminator. Les scènes d'action, c'est mieux avec une bande-son.

(série : Civil War : X-Men)

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24. Angela Del Toro, le nouveau Tigre Blanc, rejoint Daredevil sur le toit d'un immeuble. Elle le trouve en compagnie de la Veuve Noire et d'Elektra et est plutôt surprise de le voir aussi bien entouré.

Daredevil : Qu'est-ce que tu fais là Angela ?
Angela Del Toro : Oh mon dieu. Murdock ?? Tu as des choristes maintenant ?

(série : Daredevil)

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25. Deadpool affronte Captain America et les héros qui l'ont rejoint dans la clandestinité suite à la loi sur le recensement des surhumains.

Deadpool : Combats rapprochés. J'ai l'avantage. Ils n'ont pas beaucoup fait équipe. J'ai l'avantage.

Deadpool, d'un bond, évite les assauts de Cap et Goliath puis, emporté par son élan, effectue une glissade sous Hercule, ce qui lui offre une vue exceptionnelle sur les parties intimes du dieu grec.

Deadpool : Combattre un type en jupette. J'ai l'avantage. Hmmm, attributs divins. Il a l'avantage.

(série : Cable & Deadpool)




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26. Les Heroes for Hire vont demander l'aide d'une étrange créature asiatique. Humbug est étonné des particularités du monstre (rappelons que Humbug suscite parfois le rejet car son pouvoir de contrôle des insectes le met souvent en rapport avec des bestioles répugnantes comme les cafards dont il se sert pour espionner ou encore les pucerons qu'il envoie pondre dans le corps de ses adversaires) .

Humbug : (étonné) Un monstre ancestral chinois qui mange de l'or...
Shang-Chi : Le Pixiu a violé une loi du paradis, alors l'empereur de Jade l'a puni en réduisant son alimentation à de l'or et en l'empêchant de déféquer.
Humbug : Et les gens me trouvent dégoûtant ?

(série : Heroes for Hire)

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27. Le jeune Peter Parker, encore adolescent dans l'univers Ultimate, a passé la nuit à tester la résistance de sa toile. Du coup, le lendemain, il ronfle en cours.

La prof : (hurlant) Parker !

[CRACK] Peter se réveille en sursaut et, super-pouvoirs obligent, brise sa table en s'agrippant à elle.

La prof : Parker bon sang...
Peter Parker : Navré.
La prof : (agacée) Tu as cassé deux bureaux cette semaine !

(série : Ultimate Spider-Man)

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28. Flash Thompson vient en aide à Spider-Man qui était la proie d'une suggestion mentale de Mysterio. Alors que les deux hommes doivent maintenant commencer une course contre la montre pour aller désamorcer une bombe, Flash, connaissant comme tout le monde maintenant l'identité réelle de Spidey, se demande comment l'appeler.

Flash Thompson : Pete ! (Gêné) Est-ce que je peux...t'appeler Pete ? Ou tu préfères Spidey ? Ou alors...
Spider-Man : Flash, tu viens de me sauver la mise...tu peux m'appeler comme tu veux, même Harvey le hamster savant si ça te fait plaisir !

(série : Friendly Neighborhood Spider-Man)

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29. Spidey se retrouve aux côtés des Secret Avengers après avoir fait son mea culpa à la télévision et annoncé publiquement qu'il désavouait le Superhuman Registration Act (merci à Vision qui m'avait déjà signalé cette scène en VO il y a déjà quelques temps). Sam Wilson, alias le Faucon, tient à féliciter Peter...

Faucon : Il faut beaucoup de cran pour changer d'avis après s'être autant engagé. La phrase "j'avais tort" est la chose la plus difficile à dire dans notre langue.
Spider-Man : Non, la phrase la plus dure à dire est "qu'est-ce que tu fabriques avec ma femme ?". Là, il n'y a jamais de bonne réponse.

(série : Amazing Spider-Man)

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30. La rencontre entre X-Men et Runaways est l'occasion pour les deux groupes d'échanger quelques répliques savoureuses. Gert notamment se lamente un peu car Dentelle, le petit dinosaure avec lequel elle partage un lien télépathique, s'est enfuit.

Gert : C'est ma faute, j'ai encouragé Dentelle à m'imiter...il est comme moi maintenant.
Chase : Juif ?
Gert : N'importe quoi ! Dentelle est un fugitif, comme nous tous !

Un peu plus tard, la jeune Molly Hayes fait savoir à Wolverine qu'elle ne l'apprécie guère.

Molly : Fiche-moi la paix Wolverine. Je t'aime plus ! T'as une odeur de poil vomi !

Colossus tente de convaincre les Runaways que Molly serait bien mieux, vu son jeune âge, à l'institut Xavier mais Nico Minoru n'est pas de cet avis !

Colossus : La place de votre camarade est parmi nous. Dans un environnement sûr où elle apprendra à utiliser ses pouvoirs pour bâtir un monde meilleur.
Nico : Vous faites ça depuis que vous êtes gamins, hein ? Résultat, la planète est toujours aussi merdique ! Donnez-moi une bonne raison de livrer Molly à la Ligue des Incapables !

(série : X-Men/Runaways)

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31. Soap est un flic minable qui passe son temps à se mettre la tête à l'envers dans un bar où il a ses habitudes. Il se lamente souvent sur son sort et en vient parfois à se laisser draguer par n'importe qui. Une fois par exemple, il a probablement couché avec sa mère (qui l'a abandonné étant bébé et qu'il ne connaît donc pas) sans se rendre compte qu'il s'agissait d'elle alors que les indices évidents relevés dans la conversation ne laissaient guère de doute. Soap ne se rend jamais compte de rien mais le barman, sobre, n'en perd pas une miette et se paie de bonnes rigolades en se fichant de lui. Cette fois, Soap est abordé par un énorme black portant le doux nom de Bubba. Ils sympathisent en picolant de plus belle.
Il n'y a pas de dialogues dans ce qui suit mais la scène vaut le coup d'oeil quand Soap se réveille le lendemain matin...

(série : Punisher)

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32. Jessica Jones découvre Mattie Franklin (qu'elle ne connaît pas), l'une des quatre Spider-Women (voilà un pseudo fort populaire !), lorsqu'elle rentre chez elle. La jeune héroïne s'enfuit, ne laissant que son masque derrière elle. Plus tard, Jessica parle de cette étrange rencontre avec Scott Lang (l'Homme-Fourmi II), son petit ami de l'époque.

Scott Lang : Elle ressemblait à quoi ?
Jessica Jones : A Spider-Man avec des nénés. Ça m'a fichu les jetons.
Scott Lang : Je hais ces versions féminines de héros connus...
Jessica Jones : Ugh...genre Miss Hulk.
Scott Lang : Jennifer est cool.
Jessica Jones : Soit.

(série : Alias)

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33. Les membres de New Excalibur affrontent l'équipe des Démolisseurs dans un combat de rue. Captain Britain se met alors à hurler des ordres en précisant "qui prend qui", ce qui ne plait guère à l'ami Wisdom.

Wisdom : Ah non, tu ne vas pas remettre ça.
Captain Britain : Quel est le problème ? C'est encore cette ânerie de "qui est le chef" ?
Wisdom : Ce n'est pas une ânerie, c'est toi qui es dur à la détente.
Captain Britain : Ecoute, c'est pas ma faute si tout le monde m'identifie d'emblée comme le meneur et choisit de me suivre au combat.
Wisdom : C'est juste parce que tu la fermes jamais et que tu hurles des ordres comme si tu étais dans un film de John Wayne.
Captain Britain : Tu sais très bien que ce n'est pas une question d'autorité. Tu es encore vexé parce que je ne voulais pas de toi dans Excalibur au départ.
Wisdom : Si tu insinues que tu étais un naze à l'époque et que tu n'as pas changé, tu commences à piger.
Captain Britain : Il est temps que tu dégages de ma vue, pue-la-clope.
Wisdom : Je fume plus, ducon.

(série : New Excalibur)

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34. L'équipe des Champions apprend que Bruce Banner a été repéré non loin d'un lieu où le président (Clinton à l'époque) doit se rendre. Angel part en éclaireur et le trouve très vite. Il contacte alors Iceberg pour le prévenir.

Angel : Ici Angel, c'est bien lui !
Iceberg : Iceberg à l'appareil. T'en es sûr ?
Angel : Bien sûr que j'en suis sûr ! Qui d'autre porte un short violet en semaine ? En plus, il est gros et vert.
Iceberg : Tu veux dire qu'il est en Hulk ?
Angel : Non, qu'il a une réaction allergique à la ciboulette crétin ! Oui, il est en Hulk !
Iceberg : On arrive, retiens-le !
Angel : Ah ouais ? Comment ? En le chatouillant ?

Angel arrive en vue de Hulk et s'adresse alors à lui.

Angel : Bon, Hulk ! Ne bouge pas d'ici ou...
Hulk : Ou quoi homme oiseau ?
Angel : Ben...j'ai pas encore trouvé justement.

(série : Hulk)

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35. Les Secret Avengers sont en plein combat avec les Ninjas de la Main. Certains nouveaux membres sont peu habitués aux vannes qui fusent (le texte n'est pas réellement le même que dans la VF, j'ai réécrit quelques répliques trop mal traduites).

Spider-Man : J'adore les Ninjas !
Wolverine : T'as pas toujours dit ça.
Spider-Man : C'était avant le Jour M et notre petite guerre civile. Avec le recul, j'aime bien latter des Ninjas.
Luke Cage : Moi j'aime bien leur panoplie, on devrait tous en avoir une.
Spider-Man : Comme celle du Dr Strange ? Ça le fait !
Wolverine : Que dalle !
Spider-Man : Cul serré va.
Spider-Woman : Parle pas de cul.
Ronin : Oh Cage, ils jacassent tout le temps au combat ?
Luke Cage : Heu...ben oui.
Iron Fist : C'était pas dans mon contrat si ? C'est pas mon truc les blagues.
Luke Cage : Tu viens d'en faire une Fist.
Iron Fist : Moi ? Non.
Luke Cage : J'ai pas dit qu'elle était bonne.

(série : New Avengers)

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36. Deux cadres d'une entreprise rencontrent le tueur que leur patron a engagé pour se débarrasser du Punisher. Ils sont forcément impressionnés, le gars, Barracuda, est immense, plutôt barré et franchement effrayant. Stephens, l'un des employés, n'en revient pas. Il ouvre des yeux ahuris en apercevant l'énorme black.

Barracuda : J'me taperais bien un p'tit blanc. Ok ?
Stephens : [terrorisé] Que...que...?
Barracuda : [en riant] Je rigole enfoirés ! Putain, la tronche que vous tirez !
Stephens : [rire jaune] Ha...ha ha...
Barracuda : Les p'tits blancs ont peur que le gros négro leur foute son dard dans le fion ? Vous croyez qu'on est tous pédés ou quoi ? J'vous jure !

Du coup, Barracuda, fier de sa blague débile, se fend d'un énorme sourire en serrant la main de Stephens. Ce dernier aperçoit alors ses dents. Normalement, le tueur se balade avec des dents en or (4 en haut, 3 en bas) sur lesquelles l'on peut lire "FUCK YOU". Seulement, en se battant avec le Punisher...il en a perdu deux (le "o" et le "u"), ce qui ne donne plus le même sens à cette magnifique oeuvre dentaire.

Stephens : F...Fucky ?
Barracuda : Salope, je te conseille de disparaître fissa. J'pourrais bien perdre mon sens de l'humour.

(série : Punisher)

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37. Plusieurs types ayant plus ou moins le même look que Deadpool et portant le même pseudo que lui commencent à se faire connaître au point que l'on en parle même aux infos. Notre brave Wade Wilson assiste au reportage en direct lorsque la présentatrice annonce même la présence en ville d'un "nouveau Deadpool amélioré". Or, le gars qui apparaît à l'écran a surtout l'air d'un abruti complet...

Nouveau Deadpool "amélioré" : Bwaaaahh ! Yiipi ! Cornichon !
Deadpool : [consterné] "Amélioré" ? Faudra revoir mon image.

(série : Deadpool)

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38. James Madrox se retrouve enfermé dans une pièce par des types qui pourraient bien décider d'en finir une bonne fois pour toute avec lui. Il tente alors de profiter d'un moment de répit pour s'échapper à l'aide d'un de ses doubles se trouvant à l'extérieur. Précisons que les fameux doubles ont parfois la fâcheuse tendance de ne posséder qu'une facette - souvent très accentuée - de la personnalité de Jamie. Ou comment tenter de convaincre un autre soi-même de vous sauver la peau lorsque ce dernier est en pleine crise métaphysique.

Madrox : Ouvre-moi la porte. Vite ! [...] T'es là ? Ça va ? [pas de réponse] Pourquoi tu m'ouvres pas ?
Le double : Ça servirait à quoi ? C'est quoi l'intérêt ?
Madrox : Oh, Dieu !
Le double : Tu pensais ça toi-même. Tu pensais que rien ne sert à rien. Alors pourquoi je te laisserais sortir, ça ne ferait pas de différence.
Madrox : Ok, je pensais ça, mais c'était une pensée au milieu de plein d'autres. Et puis t'as surgi. T'es qu'un aspect de ce que j'ai à l'esprit, t'as aucun facteur atténuant dans la tête, mais faut que tu penses que rien n'importe ?
Le double : Quel facteur atténuant ?
Madrox : Plus je resterai ici, plus je serai en danger.
Le double : Mais si rien n'importe, ça sert à quoi que tu vives ? Au fait, pourquoi le baiser de Sheila nous a pas comblés de joie ? On est gays ?
Madrox : J'suis pas fou de joie là non plus. Et je suis pas gay !
Le double : Pourquoi pas ? Si rien ne fait de différence...
Madrox : Jamais dit ça !
Le double : Tu l'as pensé.
Madrox : Pour la énième fois, y'a des nuances !

(série : Madrox)

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39. MJ débarque, après avoir fait quelques courses, dans l'appartement qu'elle partage avec Peter. Ce dernier ne se sent pas bien, et pour cause, il est tout bonnement en train de se transformer en araignée ! Une chute surtout visuelle donc. ;o)

MJ : Peter, c'est moi ! J'ai pris des sushis chez Jack ! [...] Ce qu'il fait noir, tu hibernes ? [MJ se dirige vers la chambre] Chéri, cet appartement ressemble à un champ de mines où on aurait balancé une bombe pour faire bonne mesure. Tu as encore mangé par terre ?
Peter Parker : MJ...la lumière...ne l'allume pas.
MJ : Ça ne va pas ? Tu es malade ?
Peter Parker : Je me sens patraque.
MJ : Oh, seigneur !

(série : Spectacular Spider-Man)

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40. Peu avant la guerre civile entre héros, Tony Stark fournit à Peter Parker un nouveau costume bardé d'innovations technologiques.

Tony Stark : Au fait, j'ai apporté la version 2 de ton costume. J'ai encore fait quelques modifications.
Spider-Man : La version 2 ? Mais...la version 1 ne m'aura pas servi plus de 24 heures !
Tony Stark : J'ai la manie du détail Peter.
Spider-Man : Je comprends pourquoi il y a eu 47 versions de ton armure d'Iron Man.
Tony Stark : 49, en fait.
Spider-Man : Oui...bon.

Plus tard, Peter teste le fameux costume dans sa chambre d'hôtel. Il tente notamment de se servir des sortes d'appendices censés lui servir d'armes mais aussi d'outils pour saisir des objets dangereux. Les appendices répondent à des impulsions mentales mais sont assez difficiles à utiliser lorsque l'on n'a pas l'habitude ! Peter, en ne les contrôlant pas bien, casse son portable puis reste accroché au plafond...
Il rejoint Tony quelques temps après.

Spider-Man : Sois honnête, cette histoire d'appendices, c'était juste pour me faire une blague...
Tony Stark : J'ai pensé que ça t'amuserait.
Spider-Man : J'ai beaucoup ri après m'être décroché du plafond. Je te préviens que les dégâts seront directement portés sur ta note, ça va te coûter cher.

(série : Amazing Spider-Man)

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41. Wolverine, alors qu'il est prisonnier du corps de Spidey (cf scène #5 du bêtisier), tente, avec un succès mitigé, de se déplacer en se servant de la toile du Tisseur. Le résultat en 4 cases :

(série : Ultimate Spider-Man)

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42. Spidey est enlevé et se retrouve perdu sur un aéroport en Amérique du sud. Il tente de rejoindre New York en voyageant clandestinement dans la soute d'un avion. Malheureusement, lorsque l'on n'est vêtu que d'un mince collant, on a vite froid en altitude. Peter décide alors de puiser dans une valise pour trouver des vêtements chauds. Le résultat est assez étrange. Petit montage de notre Monte-en-l'air relooké :

(série : Ultimate Spider-Man)

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43. Tante May s'absente pour un temps et donne quelques recommandations, avant de partir, à Peter et Gwen qui, à l'époque, est hébergée chez eux.

Tante May : Et pas de zizi-panpan, vu ?
Peter : Zizi-panpan ?
Tante May : Tu as très bien compris.
Peter : Je ne comprends pas le langage des années 30 !
[...]
Peter : [goguenard, regardant Gwen] Pas de zizi-panpan.
Gwen : On a le droit de faire panpan sans le zizi ?
Peter : Ou vice-versa ?
Gwen : A mon avis, c'est le zizi le problème.
Peter : Sans le zizi, le panpan m'intéresse pas !
[...]
Gwen : Elle n'a pas dit "pas de teufs"...
Peter : Elle sait qu'on n'a pas d'amis !

(série : Ultimate Spider-Man)

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44. Peter Parker, Ben Reilly, Kaine et Spidercide sont réunis, lors de la saga du clone, autour du Chacal qui ironise, avec son humour si particulier, sur ses "fils" (les différents Spider-Men).

Chacal : C'est merveilleux ! Tous mes garçons réunis ! Fifi, Riri, Loulou et...
[Regardant kaine]
Chacal : ...bon, alors tu seras oncle Donald.

(série : Amazing Spider-Man)

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45. Le sous-secrétaire d'état à la défense a été victime d'un attentat. Les terroristes ont tenté de le tuer à l'aide d'un jouet (un mignon petit éléphant) piégé. Valérie Cooper, de l'O*N*E, en informe Madrox.

Valérie Cooper : Edward Hutchinson, sous secrétaire à la défense, a failli être tué par un jouet.
Madrox : Bombardez Toys R' Us et l'affaire sera close.

Pendant ce temps, Guido est en train de se goinfrer en compagnie de Layla Miller.

Guido Carosella : Pas mal ça, c'est quoi le parfum de cette glace ?
Layla Miller : "Rooty Tooty Fresh and Fruity."
Guido : Y'a pas un nom plus viril ? J'ai une image à préserver tout de même.
Layla : Ok. "Aisselles N°5."
Guido : C'est déjà mieux.

(série : X-Factor)

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46. La tante de Peter Parker est dans le coma. Ce dernier a réussi à lui transfuser un peu de son sang si particulier, pensant que ses propriétés l'aideront à guérir. Malgré la gravité de la situation, Parker parvient encore à plaisanter.

Peter Parker : L'autre jour, on t'a transfusé un peu de mon sang. Je pense que ça te donnera des armes pour te battre. Je ne pense pas qu'il va te pousser huit pattes, mais bon, on ne sait jamais. [...] Me regarde pas comme ça, je blaguais. Il ne va pas te pousser huit pattes ! Vu nos finances, tu n'en auras que six.

(série : Amazing Spider-Man)


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47. Une scène courte mais amusante opposant Bulldozer à US Agent.

Bulldozer : Hé, t'as toujours voulu être Captain America non ? Maintenant, tu vas pouvoir être comme lui...mort !!

(série : Omega Flight)

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48. Les Illuminati sont réunis. Le Dr Strange est peiné du départ de Cléa. Du coup, tout le groupe commence à aborder le sujet délicat de la gent féminine (ce qui suit fonctionne surtout si l'on connaît le passé sentimental de Xavier et les pouvoirs de Black Bolt).

Dr Strange : Peut-on donner suffisamment de soi à une femme ?! Hein?!
Charles Xavier : Pas à ma connaissance.
Dr Strange : Et tu as essayé d'autres espèces.
Charles Xavier : Comment sais-tu ça ?
Dr Strange : Je l'ai lu sur le Net.
Charles Xavier : Tu vas sur le Net ?
Dr Strange : Tout le monde va sur le Net.
Charles Xavier : Mais tu peux quitter ton corps pour le plan astral... Pourquoi irais-tu sur le Net ?
Dr Strange : On ne trouve pas les résultats du hockey sur le plan astral.
[...]
Tony Stark : Ah les hommes mariés, vous avez la vie facile....
Reed Richards : Ah oui ?
Tony Stark : Savez-vous la quantité de temps que je passe à chasser ce que vous avez à disposition à toute heure de la journée ?
Charles Xavier : Black Bolt rit de toi intérieurement.
Tony Stark : Sérieusement. Vous ne connaissez pas votre chance.
Charles Xavier : Black Bolt dit que sa femme Médusa ne lui laisse jamais placer un mot...

(série : New Avengers : Illuminati)

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49. Captain, du Nextwave Squad, explique à Aaron Stack les raisons qui l'ont poussé à choisir un pseudo aussi court.

Captain : J'ai été Captain Power pendant un moment. Mais j'ai été traîné en justice. Une sombre histoire de série télé. Je suis alors devenu Captain Ron. Et encore un procès. J'étais Captain Univers mais il s'est avéré qu'il y en avait déjà un. Pareil pour Captain Ultra, un plombier. Tu le crois ça ? Il est rentré chez moi et a laissé une tête de cheval dans mon ballon d'eau chaude en guise d'avertissement. Captain Vengeur, déjà pris aussi, quant à Captain Avalon, laisse tomber.
Aaron Stack : Captain Avalon ?
Captain : Avalon était l'album préféré de ma mère. Roxy Music. Mais non seulement il y en avait déjà un mais ma mère m'a dit que c'est la musique sur laquelle j'ai été conçu. Donc...non. J'ai essayé Captain Marvel.
Aaron Stack : Monica a été Captain Marvel.
Captain : Il a dû y en avoir huit...dont un acteur porno avec un éclair jaune tatoué sur son...bref. Captain Kérosène existait déjà. Pourtant, je touchais le fond avec un nom comme ça. Captain Kérosène...J'ai vraiment pas de bol. J'ai pas poussé jusqu'à Captain Droiture mais j'ai été tous les autres Captains à un moment ou à un autre. Au final, j'ai craqué, j'ai décidé qu'on m'appellerait seulement Captain. Mais un cultivateur de melons à la tête de tueur m'a accusé de lui avoir piqué son nom. J'ai fini par lui filer du fric.
Dis-le moi si je t'ennuie.

(série : Nextwave)

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50. Un gag surtout visuel : Deadpool se sert du Rhino - qu'il a rétréci à l'aide de particules Pym - comme d'un vulgaire porte-clés. Pratique pour régler l'autoradio sans lâcher le volant. ;o)

(série : Deadpool)

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51. Angel semble étonné que le divin Hercule puisse avoir Internet. Ce dernier prend la chose avec ironie.

Amadeus Cho : Tu es venu !
Hercule : Oui. Il est rare que le prince de la puissance reçoive un mail aussi pressant que le tien.
Angel : Tu as Internet ?
Hercule : Oui da, Angel. Et aussi surprenant que cela puisse sembler, je maîtrise aussi le maniement de la chasse d'eau.

(série : Incredible Hulk)

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52. L'équipe de Madrox affronte les Cellules X, des mutants ayant perdus leurs pouvoirs suite au Jour M. Quicksilver tente de leur rendre leurs capacités grâce aux cristaux dérobés aux Inhumains, malheureusement, les effets secondaires sont épouvantables. Cross commence à brûler de l'intérieur avant d'exploser. Du coup, Fatale, qui a récupéré ses pouvoirs de la même façon, panique lorsqu'elle sent une soudaine chaleur envahir son corps alors qu'elle se battait contre Monet.

Fatale : Que...qu'est-ce qui se passe ? Je sue...j'ai si...si chaud...
Monet : Tu as récupéré tes pouvoirs comme lui ? [en parlant de Cross qui vient de mourir en implosant]
Fatale : Oui ! Oh, mon Dieu...oui ! Fais quelque chose !
Monet : Ok.

Monet s'éloigne tranquillement sans un mot.

Fatale : Qu'est-ce que tu fais ?!?
Monet : Je m'éloigne. Ce t-shirt est neuf.

(série : X-Factor)

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53. La Chose remarque que Reed Richards est affairé sur un poste de travail peu confortable. Il ne peut s'empêcher de le questionner sur le côté pratique de ses pouvoirs.

La Chose : Si tu peux tout étirer, pourquoi tu t'assois pas dans un bon fauteuil et tu étires pas tes yeux ? Comme dans les dessins animés.
Reed Richards : Je...
La Torche : Tu rêves. Il a déjà essayé.
La Chose : Et alors ?
La Torche : Ça marche. Mais il fait tellement peur que Jane l'a menacé de coucher six mois sur le sofa.

(série : Silver Surfer : Requiem)













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54. Après avoir affronté Diablo et failli y laisser la vie, la Chose est soignée à l'aide d'un élixir qui lui permet de reprendre connaissance mais ne corrige pas une conséquence particulière de l'attaque qu'il a subie.

Reed Richards : Ben ! C'est chouette de te revoir ! Comment tu te sens ?
La Chose : Bleu.
Reed Richards : Non, sérieusement.
La Chose : Tu trouves pas ça sérieux ? Je suis bleu ! Maintenant, je ressemble à Diablo des X-Men !

(série : Ultimate Fantastic Four)

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55. Les X-Men sont en mauvaise posture face à Hulk. L'équipe de Madrox, X-Factor, arrive pour leur prêter main forte. Hulk, qui ne connaît pas certains des membres du groupe, les prend de haut. La jolie Monet va alors se présenter.

Hulk : Pitoyable. Je ne vous connais même pas tous.
Monet (qui attaque) : Je m'appelle Monet. Et je suis virtuellement invulnérable. Enchantée.
Hulk (ripostant facilement par un énorme coup de pied) : Va être invulnérable dans le New Jersey.

(série : World War Hulk : X-Men)

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56. Les Thunderbolts ont énormément de succès auprès des jeunes dans l'univers 616 et un véritable commerce de produits dérivés est maintenant basé sur eux. Moonstone, elle, a même droit à une luxueuse figurine, quelque peu dénudée, pour toucher le public masculin. Cette dernière est, du coup, un peu la risée du groupe. Elle cherche, dans cette scène, à parler avec Swordman d'un complot visant à faire tuer Songbird en mission.

Moonstone : Swordman ! Je veux te parler !
Swordman (ironique) : Je suis pressé. Je file commander une de tes statuettes.
Moonstone : Très amusant. Je comprends que les allemands soient réputés dans le monde entier pour leur humour.

(série : Thunderbolts)

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57. Henry McCoy et Dark Beast, son double issu de la réalité de l'ère d'Apocalypse, tentent de trouver un remède à l'extinction de la race mutante. Dark Beast pense que les Grey et leur patrimoine génétique peuvent être une piste. Il s'inquiète de leur situation sur la terre 616 et plaisante sur les "résurrections", monnaie courante dans le Marvelverse.

Dark Beast : Parle-moi des Grey. Jean et Nate.
Henry McCoy : Morts. Tous les deux.
Dark Beast : Certes, mais avec cette famille, de fréquentes mises à jour s'imposent. Ils sont très morts en ce moment ?

(série : Endangered Species)

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58. Wisdom briefe son équipe avant de partir pour Avalon, le pays des fées. Les mises en garde sont pour le moins...spéciales.

Wisdom : Si vous rencontrez le roi Arthur : ne l'attaquez pas. Ne lui demandez pas son aide. Ne rejoignez pas la table ronde. Ne mangez rien. Ne retirez rien de quoi que ce soit. N'épousez rien.

(série : Wisdom)

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59. Parker Robbins, alias The Hood, se pointe chez un receleur pour tenter d'écouler des diamants qu'il a volés à Dennis Golembuski, un chef mafieux. Il arrive juste au moment où le Shocker, qui travaille pour Golem, bouscule le receleur afin de retrouver la trace de celui qui a doublé son boss. Parker improvise un bobard sur sa présence ici.

Shocker : Tu regardes quoi ?
Hood : Moi ?
Shocker : Oui, toi. Tu vends quoi ?
Hood : Euh...juste ma montre. Contre...une bague. Pour demander ma copine en mariage.
Shocker : Hé. Je te reconnais.
Hood (inquiet) : Ah bon ?
Shocker : Oui. T'es moi quand j'étais un petit con.
Hood : Ah ?
Shocker : Je me suis casé à ton âge. La pire erreur de ma vie. Les nanas c'est galère. Elles s'empâtent, couchent avec tes potes et se tirent avec ton fric. Tu veux un truc qui dure ? Achète une scie circulaire.

(série : The Hood)

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60. Le Punisher et Spidey font équipe pour venir à bout du Russe, un type plutôt balèze mais qui se retrouve dans un corps de femme suite à diverses "améliorations" dont il a bénéficié. Cela ne semble pas lui déplaire d'ailleurs...il se vante notamment d'être truffé de gadgets et d'avoir le flair d'un épagneul.

Le Russe : Oh oui, le Russe a bien changé ! Il a d'énormes avantages par rapport à la version originale ! Dont deux atouts qui sautent aux yeux ! (rire) Et des accès de mauvaise humeur une fois par mois...mais c'est pas aujourd'hui, t'as de la chance...
Spider-Man : Coucou m'dame Godzilla !

(série : Punisher)

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61. Spidey affronte le Dr Octopus et en profite pour le chambrer un peu. Précisons qu'il s'agit de leur première rencontre dans l'univers Ultimate.

Spider-Man : Primo ton costume vert...j'ai la solution : SOS relookage ! On va les voir et ils te concoctent un look genre "j'ai beau être un tueur qui a tenté de s'emparer d'une centrale nucléaire bordant la ville la plus peuplée du pays, n'empêche...que j'ai du style."
[...]
Spider-Man : C'est quoi ton origine secrète au fait ? Un accident avec un balai à chiottes radioactif ? Si c'est ça, épargne-moi les détails !
Dr Octopus : Qui es-tu ? Un flic ? Un agent du SHIELD ?
Spider-Man : Non, je suis flic capillaire. Je verbalise les coupes de cheveux au bol.

(série : Ultimate Spider-Man)

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62. Spidey poursuit une jeune super-vilaine qu'il n'arrive pas à rattraper. Elle finit par le charrier un peu.

Screwball : Je sais pourquoi tu restes derrière.
Spider-Man : On peut savoir ?
Screwball : Pour mater mes fesses !
Spider-Man : Quoi ? Non, je...
Screwball : Parce qu'avec les filles, ça doit pas trop marcher !
Spider-Man : Hé !
Screwball : Non mais tu t'es vu avec ta grenouillère ? Je suis sûre que tu vis encore au sous-sol chez ta maman !
Spider-Man : Ha-ha ! Tout faux...
[Spidey, qui vient de se faire moucher, pense alors, sans le dire à voix haute : "c'est chez ma tante et au premier... et... ça craint."]

(série : Amazing Spider-Man)

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63. Daredevil et le Tisseur se retrouvent sur le toit d'un immeuble. Spidey en profite pour sortir l'une de ses vannes habituelles.

Spider-Man : Hé, t'as jamais envie de cracher sur les gens d'ici ?
Daredevil : Hmm... ?
Spider-Man : Tu sais... quand tu poursuis un super-vilain, ça t'arrive jamais... d'avoir envie de te pencher et de cracher sur un pauvre passant, en bas ? Le type a la tête en l'air pour voir ce qui se passe et ton crachat lui tombe dans l'oeil...
Daredevil : Nous ne sommes plus des gosses Peter.

(série : Daredevil/Spider-Man : Unusual Suspects)

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64. Cyclope et Spider-Man parlent du cadavre d'un pauvre bougre qu'ils viennent de trouver.

Spider-Man : Mais bon, faut peut-être s'occuper du corps de ce pauvre diable...
Cyclope : C'était un sans-abri. Nous l'enterrerons dans le Jardin de la Mémoire de l'institut Xavier.
Spider-Man : Votre école a un cimetière ? La vache. Et dire que je trouvais que la mienne était dure...

(série : X-Men/Spider-Man)

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65. Spidey fait un petit speech sur les valeurs communes des héros. Wolvie se moque un peu de son ton solennel.

Wolverine : "juré de protéger" ? T'as trouvé ça dans quoi ? Un roman à l'eau de rose ?
Spider-Man : C'est exactement ce que je disais. Parfois, on est hyper désagréables les uns avec les autres. Jaloux même, parce que certains d'entre nous savent tourner de belles phrases... alors que le seul talent de certains, c'est de roter l'hymne national !
Wolverine : L'hymne national canadien ! Et crois-moi, c'est coton !

(série : X-Men/Spider-Man)

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66. Jarvis, accompagné de quelques futurs Vengeurs, va solliciter Hank Pym afin qu'il devienne leur leader. Il remarque la nouvelle tenue de Pym et lui demande quel pseudo lui est associé. La réponse fait réagir - à voix basse - les héros présents.

Hank Pym : Je me fais appeler la Guêpe.
Hercule : Il... il ne se travestit pas tout de même ?
Jocaste : Pourquoi ? Il n'y a rien d'invariablement femelle chez les guêpes. Il y a des guêpes mâles.
Amadeus Cho : Et eux aussi reprennent le nom de leurs ex-femmes mortes ?

(série : Mighty Avengers)

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67. Ms. marvel évoque l'un des épisodes, plutôt ignoble, de la guerre civile qui avait opposé les héros entre eux. La réplique de Spidey est brève mais sa cruauté en dit long sur les jours sombres que connaissent les Vengeurs.

Carol Danvers : Vous vous rappelez quand Stark a utilisé le cadavre de Cap comme appât pour vous piéger ?
Spider-Man : C'était le bon temps.

(série : New Avengers)

10 mars 2007

Vendetta !

Après Spider-Man hier c'est au tour de Wolverine de rentrer dans la tourmente Civil War. A cette occasion, le mensuel lui étant consacré accueille une nouvelle équipe avec Marc Guggenheim au scénario et Humberto Ramos au dessin.
L'épisode d'ouverture, première partie de l'arc Vendetta, est donc une conséquence directe du drame de Stamford. Contre l'avis de Tony Stark et Scott Summers, Logan décide de se lancer sur la piste de Robert Hunter, alias Nitro, responsable de la mort de plus de 600 innocents. Le fugitif a du souci à se faire car, comme le dit si bien Wolvie, il est le meilleur dans son domaine. Et son domaine, c'est buter les gens. Enfin, ceux qui le méritent.
Le second épisode est la suite de la série Origins (ah mince, j'avais cru qu'elle était mise de côté pendant CW moi, mais que nenni apparemment). Wolverine y poursuit sa quête désespérée et semble maintenant être revenu à de meilleures dispositions envers son fils (dont il a appris récemment qu'il était toujours en vie). On a droit aussi à une surprenante révélation lors d'un flash-back : Wolvie était présent à Dallas, au Texas, un certain jour de l'année 1963...le mutant n'a pas le sang du premier venu sur les mains dites donc ! ;o) (si vous n'avez pas compris, c'est que vous avez raté un cours d'histoire dans votre jeunesse ou que vous n'aimez pas Oliver Stone)

L'affreux logo d'hier n'était pas un coup isolé, Panini remet ça (sur le Marvel Icons aussi d'ailleurs) en persistant dans ses agressions à l'encontre des covers. Si vous connaissez Christian Grasse et que vous bossez chez un photographe, je vous propose de lui mettre de grosses pubs sur ses photos de vacances la prochaine fois qu'il viendra vous donner une pellicule à développer. Par exemple la tronche de la Vache qui rit, juste à côté du Mont-st-Michel, ça devrait certainement lui faire plaisir. Mais, avec le bol qu'on a, il s'est sans doute mis au numérique le bougre !

09 mars 2007

War at Home

Le premier tie-in de Civil War est déjà dans les kiosques et concerne Amazing Spider-Man que l'on retrouve dans le Spider-Man #86 de ce mois. Parker doit maintenant décider s'il suit ou non Tony Stark dans sa décision de soutenir le projet de recensement des surhumains, ce qui suppose que le Tisseur accepte de renoncer à sa précieuse identité secrète. Tout cela nous est conté en détail dans War at Home, un arc particulièrement important pour l'avenir du Monte-en-l'air.
Arrivé de Clayton Crain (qui a dessiné le dernier Ghost Rider, récemment paru en 100% Marvel) sur Sensational Spider-Man. L'arc "Feral" prend, du coup, une apparence plus sombre, presque horrifique, et devient plus intéressant. Malgré tout, pas de véritable explication encore sur la vague de rage qui touche les habitants de New York et plus spécifiquement les "monstres".
Très bon épisode de Friendly Neighborhood Spider-Man. Cela commence comme une sorte de what if, avec la mort de May à la place de l'oncle Ben, puis, l'histoire prend une tournure surprenante en rejoignant la réalité que l'on connaît. A noter que nous pouvons aussi voir ici un Parker très différent et pas forcément très sympathique.
Et enfin, toujours le Marvel Team-Up avec d'ailleurs des dessins épouvantables. Comparé à Garney ou Crain, Kuhn semble être dans une autre galaxie. Dommage car les MTU de Kirkman sont en général plutôt agréables à lire.

Précisons que Panini a cru bon de défigurer la cover du mensuel avec une pub pour...un logo pour portable à télécharger gratuitement. C'est clair que ça aurait été dommage de passer à côté d'un aussi fabuleux cadeau et qu'il aurait été pure folie de n'en faire mention qu'à l'intérieur de la revue. Arf.

08 mars 2007

Vengeurs : effondrement et renaissance

Fans des célèbres Vengeurs réjouissez-vous, le premier Deluxe dédié à la plus célèbre équipe Marvel est maintenant disponible en librairie. Cette réédition comprend les épisodes 500 à 503 de la série Avengers, l'épisode Avengers Finale et les 6 premiers volumes de New Avengers, tous parus auparavant en kiosque dans le mensuel Marvel Icons.

Disassembled !
La première partie de ce Deluxe (intitulé "Chaos") est donc consacrée à la séparation des Vengeurs "ancienne version". Tout commence lorsque Jack Hart, alias le Valet de Coeur, semble revenu d'entre les morts pour exploser au beau milieu du manoir des Vengeurs, tuant Scott Lang dans la foulée. Et ce n'est malheureusement que le début des ennuis, pour ne pas dire le début du désastre.
Tony Stark (Iron Man), alors encore ministre de la défense à l'époque, fait un discours devant l'ONU avant de subitement perdre tout contrôle et de menacer le représentant de la Latvérie. Pendant ce temps là, les Vengeurs doivent faire face au retour d'Ultron, à ce qui semble être une invasion Kree et à une She-Hulk qui pète les plombs. La situation empire tandis que les morts se succèdent...

Une fin mythique
Il fallait quelque chose de fort pour justifier la séparation des Vengeurs et obtenir une transition valable avec la nouvelle série leur étant dédiée, l'arc Disassembled s'acquitte parfaitement de ces tâches a priori difficiles. Tout semble aller de plus en plus mal sans que rien ni personne n'y puisse rien. Lorsque finalement, les réponses arrivent, elles sont douloureuses et signent la fin d'une épopée. A cette occasion, dans une ultime réunion, les membres restants évoqueront d'ailleurs avec nostalgie les grands moments qui les ont marqués, avant d'être, une dernière fois, acclamés par une foule venue leur dire sa reconnaissance, voire son amour.
On ne peut qu'être touché finalement par cette fin pathétique et le souvenir mélancolique des absents, tombés pour un idéal qui s'écroule devant nos yeux.

Nouveau départ
Le premier évènement de New Avengers est de taille puisque la série commence par une évasion massive du Raft, le quartier de haute sécurité de Ryker's Island. Nous assistons alors à une mêlée générale impressionnante, une poignée de héros affrontant à cette occasion les pires super-criminels de la pourtant vaste galerie Marvellienne. Ainsi, presque par la force des choses, une nouvelle équipe naît. Captain America et Iron Man en forment le noyau "historique", Wolverine et Spider-Man font figure de "vedettes" ratissant large (au niveau des lecteurs, pas du public de l'univers 616) et le groupe est complété par deux outsiders : Spider-Woman et Luke Cage. On rajoutera même une pincée de Sentry à l'ensemble mais son rôle reste néanmoins mineur.
Vu le nombre de séries dans lesquelles ils jouent un rôle central, les choix de Wolvie et du Tisseur peuvent paraître étranges (on se doute bien que rien de révolutionnaire ne peut leur arriver sans nécessiter une coordination énorme, donc rare). Pourtant, même si le nouveau groupe semble être un assemblage hétéroclite, il ne fonctionne pas si mal et a surtout des conséquences non négligeables sur la vie de certains (Spidey se rapprochant de Stark et emménageant chez les Vengeurs par exemple). On comprend mieux par contre la présence d'autres héros, chers à Bendis, et revenus sur le devant de la scène depuis peu : Luke Cage ou encore Jessica Drew dont les origines ont été récemment réécrites par Bendis en personne (cf le Marvel Icons Hors Série #6 pour la VF).

Les bonus
C'est encore ici l'un des principaux intérêts pour ceux qui possèdent déjà les épisodes kiosque et c'est encore à mon goût bien trop peu ambitieux. On va dire que je suis bien difficile, m'enfin, à 25 euros l'exemplaire de ce qui n'est qu'une réédition, j'estime que l'on peut se permettre de l'être.
Qu'avons-nous donc exactement ? Les traditionnelles covers bien sûr (avec même quelques variantes), une interview de Bendis (je suis certain de l'avoir déjà lue quelque part, en français même, ce qui m'étonne, mais impossible de me rappeler où... si jamais quelqu'un peut m'éclairer à ce sujet, je suis preneur ;o)), quelques mots de Finch accolés à un script détaillant 3 ou 4 planches et... c'est tout. Ah, non, pardon, il y a aussi une "printographie" qui reprend 500 covers de la série Avengers. Wow, super bonus se dit-on ! Sauf que... les 500 couvertures en question tiennent sur 3 planches et mesurent chacune 12 mm sur 18. Autrement dit, si vous voulez admirer longuement l'aspect visuel de plusieurs décennies d'aventures, vous pouvez oublier (à moins de vous munir d'une loupe ou d'accepter de perdre rapidement 8/10ème à chaque oeil). Du coup, ce qui était une bonne idée et un bonus vraiment sympa devient un truc sans intérêt.
Au final, à part les covers (les covers normales hein, pas les miniatures) et l'interview de Bendis, on n'a donc rien de bien folichon, ni en qualité ni en quantité. Dommage... quand donc aurons-nous des rééditions en librairie, supposées luxueuses, à la hauteur de notre investissement financier et des prétentions de la collection ?
Pour couronner ma déception, la couverture en dur (bien que recouverte d'une jolie jaquette) est uniformément noire. Donc, moche. En d'autres mots, va falloir préserver à mort la fragile jaquette si l'on veut que ce Deluxe continue à avoir un aspect acceptable.

En conclusion
Brian Michael Bendis nous livre une histoire dont il a le secret, de celles que l'on est obligé de lire d'une traite tant les dialogues, le développement narratif et les interactions entre les personnages sont réussis. Les dessins de David Finch figurent parmi ce qui se fait de mieux à l'heure actuelle et sont ici, en grand format (enfin, "grand format", on doit gagner un centimètre en largeur et 1,5 ou un poil plus en hauteur par planche je dirais), pleinement mis en valeur. Certaines doubles pages sont d'ailleurs clairement magnifiques.
L'achat n'est pas indispensable si vous avez déjà lu les histoires dont il est question ici. Par contre, si vous êtes du genre à simplement piocher de temps en temps dans les librairies, n'hésitez pas, cette "compilation" est une réussite. Bien entendu, comme souvent, plus l'on sera familier avec l'univers Marvel et les nombreux personnages qui composent ou flirtent avec les Vengeurs, plus l'on sera sensible aux évènements qui les touchent. Néanmoins, même si vous n'avez aucune idée de qui peuvent bien être Hank Pym ou Wanda Maximoff, ce volume peut être une excellente introduction aux évènements récents qui l'ont suivi, notamment House of M qui est une conséquence directe de ce qui est relaté ici.

07 mars 2007

Une certaine vision de l'excellence...

Le 122ème numéro du mensuel X-Men est sorti aujourd'hui en kiosque. Il contient 8 pages spéciales consacrées aux 10 ans de Panini Comics, l'occasion pour la rédaction de se balancer un paquet de fleurs pas vraiment méritées. Ils commencent notamment en affirmant qu'ils ont "atteint un niveau d'excellence très largement mérité". Si "excellence" est synonyme de traductions bourrées de fautes et de méconnaissance flagrante de l'univers Marvel, alors, oui, je suis d'accord, c'est mérité.
Les paniniens ont ensuite l'idée de nous faire un historique de Marvel et là, boum, ils se plantent dès le premier paragraphe en affirmant que la maison d'édition s'est d'abord appelée Atlas puis Timely alors que c'est exactement l'inverse. Un détail me direz-vous ? Oui, sauf que des détails comme cela, ils nous en pondent par milliers depuis des lustres. Entre Andrea DiVito dont ils parlent comme d'une dessinatrice (c'est un homme), l'insertion de résumés concernant des épisodes non encore parus, ou encore le 09/11 qu'ils traduisent par 09 novembre, à force, les petits détails insignifiants finissent par prendre toute la vue.
Et ça continue dans ce numéro où l'on retrouve un "classique", l'emploi du présent du conditionnel à la place du futur de l'indicatif. "Je ne tomberai pas sans me battre" devient ainsi "je ne tomberais pas sans me battre". Réussir à se faire bombarder traducteur en étant incapable de conjuguer correctement un verbe du premier groupe au futur simple, voilà qui est un véritable exploit qui relève, en effet, d'une certaine forme d'excellence.
Aussi, pour cela et tout le reste, du fond du coeur : joyeux anniversaire Panini !

Bon, les guignols, c'est fait, passons maintenant à ce qui nous intéresse vraiment, le contenu marvellien de notre revue.
On commence par la suite de l'arc Le Sang d'Apocalypse qui finit par traîner un peu en longueur. Cette impression n'est peut-être pas étrangère au fait que l'histoire ne brille pas par son originalité et sent un peu le recyclage. Heureusement, les dessins et la colorisation sont magnifiques, ce qui permet de faire un peu passer le tout.
Le gros du mensuel est consacré à la conclusion, en deux épisodes, de La Saga des Foursaken. On y retrouve une entité cosmique, le Premier Déchu, qui serait l'exact contraire du Phénix. Si ce dernier consume des univers et permet aussi d'en faire renaître d'autres dans une sorte de renouvellement sans fin, le Déchu vise, lui, à établir un monde stable et figé dans une perfection idéale. Plus de haine ni de guerre pour les différentes espèces qui suivent le Premier Déchu mais un bonheur perpétuel que rien ne trouble. Evidemment, il y a un hic et c'est Betsy (Psylocke) qui découvre le coup fourré.
Notre fournée X-Men du mois de mars se termine, comme d'habitude, par un épisode de la très bonne série New X-Men que j'apprécie de plus en plus. Le scénario est signé Craig Kyle et Christopher Yost et les dessins sont de Paco Medina.
Les jeunes recrues de l'institut Xavier sont plutôt malmenées ces derniers temps et doivent affronter bien des épreuves. Après le Jour M qui a vu leurs rangs se réduire considérablement, elles ont également dû faire face à un attentat meurtrier qui visait d'anciens élèves ayant perdu leurs pouvoirs. Les répercussions psychologiques sur les jeunes mutants sont nombreuses, Elixir notamment a du mal à accepter son impuissance devant le carnage auquel il a assisté, mais surtout, les coups durs sont loin d'être du passé puisque le révérend Stryker continue à s'acharner sur l'école. Ainsi, un nouvel élève tombe encore ce mois-ci et s'ajoute à la longue liste des victimes du fanatique.

L'ensemble est donc plutôt bon. Quant au mois prochain, il verra le lancement de l'excellente mini-série X-Men : Civil War (eh oui, les mutants n'allaient tout de même pas échapper à leur propre tie-in) que je vous conseille vivement de ne point rater.

06 mars 2007

Le Tisseur dans le Mangaverse

Je n'avais jusqu'ici fait qu'évoquer de temps en temps le Mangaverse Marvel, voici l'occasion d'en parler un peu plus longuement en revenant sur le déjà ancien Spider-Man hors série #13 intitulé "La légende du clan de l'Araignée".

Evidemment, l'on se doute bien que le terme mangaverse désigne l'un des univers parallèles de la Maison des Idées, revisité à la sauce nippone (ni mauvaise, arf, je vais devoir reverser des droits sur cette vanne je crois tant elle est éculée). Le petit Peter Parker est donc ici un adepte des arts martiaux et son senseï n'est autre que l'oncle Ben qui va, dans cet univers aussi, se faire lâchement assassiner (y'en a qui ont la poisse hein, même dans un autre plan d'existence, faut qu'il passe l'arme à gauche celui-là). On retrouve en fait tous les personnages bien connus qui peuplent nos comics mais dans des emplois très différents. Le Dr Octavius est ainsi devenu le prof de biologie de Peter. Daredevil, lui, s'appelle maintenant Devil Hunter et utilise une sorte de kusarigama, un système de kama reliés par une chaîne (Quoi ? Vous ne vous êtes jamais battus à coups de faucilles ? Après quelques verres de sake, ça peut être fun mais faut faire attention aux doigts qui traînent). En parlant de charcutage à l'aide d'outils agricoles, Félicia Hardy (alias Black Cat) se voit, elle, implanter des membres cybernétiques après s'être laissée négligemment découper en deux par les fameux kama. Quant à Venom, il est en fait... le fils de May !

Est-ce que cette nouvelle version de la jeunesse du Tisseur était indispensable ? Probablement pas. Faut-il pour autant passer complètement à côté ? Pas forcément. Le scénario de Kaare Andrews apporte une certaine dose de fraîcheur dans sa façon de mélanger les rôles et origines des personnages. La touche japonaise n'est pas désagréable non plus même si l'on n'échappe pas aux traditionnels clichés (ou références suivant que l'on voit cela positivement ou non). Graphiquement, c'est fort réussi. Le style de Skottie Young est très cartoony, parfois bizarrement anguleux, mais cela change agréablement des dessins en général très réalistes dont on a maintenant l'habitude. On a recherché, à l'évidence, l'exotisme jusque dans l'aspect visuel.
Nous avons donc là un honnête produit, surfant sur la mode manga, et qui est suffisamment bien fichu pour intéresser les fans hésitants qui ne seraient, a priori, pas conquis d'emblée par ce Tisseur au parfum asiatique. D'un autre côté, les puristes se passeront sans doute fort bien de ce qui ne reste qu'une énième déclinaison "locale" des héros classiques ou préfèreront se tourner vers la très réussie (et maintenant bien fournie) gamme Ultimate.

04 mars 2007

Nick Fury, l'homme de l'ombre

Soldat d'élite, ancien agent de la CIA, ex-directeur du S.H.I.E.L.D. et spécialiste des coups fourrés, Nicholas Joseph Fury est de ces personnages cultes qui font partie intégrante de la mythologie marvellienne.
Si Nick Fury est respecté (souvent) et craint (toujours) par la plupart de ceux qui croisent sa route c'est que le gusse a bourlingué, c'est le moins que l'on puisse dire. Entre sa participation aux grands conflits mondiaux (s'il a l'air de ne pas vieillir c'est à cause d'une potion qu'il a ingurgitée et qui, effectivement, ralentit son vieillissement. Pratique pour garder la pêche et résoudre certains problèmes scénaristiques), sa lutte contre le terrorisme et son habitude de côtoyer et gérer des surhumains bardés de pouvoirs, le type impressionne. Calme, sûr de lui, il a l'apparente froideur de ces gens qui survivent à tout.

Ses méthodes ? Celles qui sont efficaces. La fin justifie souvent, chez lui, la plupart des moyens. Le président ne souhaite pas prendre en compte son avis ? Peu importe, il recrute une équipe et mène une guerre secrète jusqu'en Latvérie. Il doit récupérer un virus en Russie ? Pas de problème, il y envoie le Punisher. La loi, il la respectera lorsqu'il aura le temps, lorsque les problèmes seront réglés, lorsqu'il fera beau. Un jour peut-être.
Malgré tout, il ne fait peur qu'aux véritables salopards, pas vraiment au lecteur qui lui garde une certaine sympathie malgré son statut de barbouze aux solutions expéditives. Et en effet, il est difficile de le prendre en grippe le bougre, tant il incarne ce type de héros "larger than life" qui peut s'affranchir des petits règlements intérieurs puisqu'il se bat pour le Bien, un Bien à l'ancienne qui ne s'embarrasse pas de détails ou de teintes de gris. Pour incarner le grand Nick, on imagine facilement un Clint Eastwood vers la cinquantaine, cabossé mais cognant dur.
Si récemment il a perdu son titre de directeur du puissant S.H.I.E.L.D., Fury continue d'être influent même dans la clandestinité. C'est ainsi lui qui, invisible mais efficace, va fournir un abris à son vieil ami Steve Rogers et aux rebelles dans Civil War. Car, bien sûr, en espion prévoyant, il a toujours un coup d'avance, un repaire sous la main et quelques ficelles à tirer. Et entre l'organisation d'un putsch et la destruction d'un nid de terroristes, il a encore de l'énergie à revendre. Une preuve ? Le lit king size dans lequel reposent, à côté de lui, pas moins de trois demoiselles, apparemment endormies et satisfaites (cf "Mère Russie", le tome 4 du Punisher dans la collection Max). Eh oui, quand on est un homme, un vrai, les gonzesses, on se les tape par brochettes de trois ! ;o)

Evidemment, ce genre de clichés, volontairement excessifs et assumés comme tels, renforce encore plus le côté "énorme" du personnage. Si Fury n'a pas le fan club d'un Spidey ou d'un Wolverine, il faut reconnaître qu'il est l'un des rouages importants du marvelverse. Présent dans les coulisses d'un pouvoir qu'il ne respecte pas vraiment, il agit dans l'ombre pour, à sa façon, arranger les choses. Il a son propre code de l'honneur, sa propre vision de ce qui est juste ou non et un certain sens de l'amitié et de la droiture. Il est entier. Rassurant par son côté tranché. Inventif, présent lorsqu'il le faut, c'est lui que l'on appelle lorsque l'on est dans une situation désespérée et que les moyens habituels de se sortir du pétrin ne fonctionnent plus. Le genre de mec que l'on est prompt à condamner dans l'absolu mais que l'on aimerait connaître dans la réalité, sans trop oser se l'avouer. Et si vous le croisez dans le hall d'un aéroport, que vous lui faites remarquer qu'il n'a pas le droit de fumer ici et qu'il vous répond d'un sobre '"va chier", excusez-le, lorsque l'on est occupé à sauver le monde, l'on n'a pas toujours le temps d'en suivre les règles.

Nouveaux outils

L'ancien système que j'utilisais pour les statistiques ayant rendu l'âme lorsque je suis passé à la version 2.0 du blog, je ne disposais plus d'infos sur la fréquentation des lieux depuis un bon moment. Ce petit vide est maintenant comblé par l'intermédiaire de Webmasteroo.com, un excellent site proposant de nombreux services gratuits et faciles d'utilisation. Premier avantage auquel je tenais, l'utilisation d'un compteur invisible (j'ai horreur des petits machins qui clignotent partout et autres pubs). Deuxième avantage un peu "gadget" mais assez sympa, la possibilité d'insérer maintenant de petits sondages thématiques. Le premier, auquel vous pouvez déjà participer, est basé sur Civil War.

Voilà donc, lecteur, les dernières nouveautés en ce joli et calme dimanche ensoleillé. ;o)

Edit (20:35) : Oups ! Je viens d'aller jeter un oeil sur les fameuses stats et le chiffre est ahurissant, même pour un week-end : plus de 270 visites ! Alors, évidemment, il faut relativiser. Il y a là-dedans les gens qui reviennent plusieurs fois, quelques robots sans doute et moi évidemment, mais tout de même, j'en étais resté aux 35 visites quotidiennes (comptabilisées dans les mêmes conditions) d'il y a quelques mois !
Bon, il est vrai que depuis j'ai fait l'effort de me référencer dans quelques annuaires et que Google a l'obligeance de me positionner pas trop mal en ce moment (mais bon, ça varie avec le temps comme on le sait). Par exemple, en tapant "blog" + "marvel", l'animal a le bon goût de me faire apparaître en première position de la première page de résultats. Je suppose que cela joue, d'autant que 31% des visites proviennent de moteurs de recherche (et de Google à une écrasante majorité (plus de 97%)).
Pour ceux que cela intéresse, presque la moitié des visites sont liées à des liens et environ 1 sur 5 est une arrivée "directe" (par le biais d'un favori par exemple).
Sinon, je constate avec plaisir que nous avons des visites de Belgique, du Canada et même (plus surprenant là du coup) du Japon (par contre, certains pays sont bizarrement classés dans une rubrique "autres" qui ne me permet pas de voir la provenance exacte de certains visiteurs...dommage) ! Voilà qui est plutôt encourageant en tout cas. Je vous donnerai des nouvelles de l'évolution du trafic de temps à autres. Merci à vous en tout cas, ô fans marvelliens. Pis, merci à moi puisque tout ici est gratuit, sans pubs, sans caféine, waterproof (ou presque) et avec de gros morceaux de snikt sans sucre ajouté. ;o))

03 mars 2007

Entretien avec... Bruno Bellamy !

Lorsque j'ai commencé ce blog, il y a maintenant un peu plus d'un an, l'un des projets qui me trottait dans la tête (non, ce n'est pas douloureux, c'est juste que ça avance doucement mais sûrement ;o)) était, à terme, de pouvoir présenter, de temps en temps, des interviews d'auteurs et artistes issus du monde des comics ou de la BD en général. Voilà qui est chose faite puisque Bruno Bellamy, dessinateur et scénariste, a eu la gentillesse de bien vouloir débuter le bal et répondre à mes questions. Le timing est d'ailleurs parfait, le premier tome de Showergate venant tout juste de sortir en librairie !

Neault : Bruno, ceux qui, comme moi, te connaissent depuis un certain nombre d’années déjà t’ont découvert dans Casus Belli et se souviennent avec nostalgie des fameuses « bellaminettes ». Comment a commencé ta collaboration avec ce magazine ?
Bruno Bellamy : De façon assez saugrenue... Je débutais, et j'essayais d'obtenir des rendez-vous auprès de magazines pour proposer mes services en tant qu'illustrateur. Mais Casus Belli, j'osais pas. C'était vraiment un magazine mythique, et j'étais convaincu que je me ferais jeter. Alors j'ai d'abord modestement tenté ma chance auprès d'un obscur magazine de jeux de rôle un peu minable, où les illustrations étaient assez moches, en me disant « eux, au moins, ils prendront le temps de regarder mes dessins ». Au lieu de ça, en voyant mon travail, ils m'ont traité comme si je leur faisais perdre leur temps, et m'ont fichu dehors. Alors je me suis dit « quitte à me faire jeter, autant me faire jeter par Casus ! ». Alors je me suis pas dégonflé, j'ai été à Casus, mais au préalable, j'ai fait un dessin très « heroic fantasy », avec une pin-up en armure, un dragon, et une épée fichée dans un crâne. Chez Casus, l'accueil de Didier Guiserix pour ce dessin a été mitigé. Mais il m'a demandé ce que j'avais d'autre dans mon carton. J'ai dit que c'était juste des pin-ups, rien de très intéressant. « si si, montre... » qu'il m'a dit. Il a vu les premières bellaminettes, et ça lui a beaucoup plu. Un quart d'heure après, il me commandait la couverture du n°38. Et je me suis incrusté pendant 14 ans... :)

- Certaines bellaminettes seraient parfois presque « polémiques » de nos jours, comme cette touareg au visage voilé mais aux seins nus. Pourtant, on sent plus une liberté artistique, une originalité, une tendresse presque pour le personnage et son mystère, qu’une volonté de choquer. Cela serait encore possible aujourd’hui ?
- J'espère bien ! Je crois que quoi qu'on fasse, il y aura toujours quelqu'un que ça risque d'énerver, ce qui m'incite à croire que le problème est dans la tête des énervés, pas dans celle des artistes. En cherchant bien, tu trouveras toujours un fou-furieux qui estime que « Oui-Oui et la voiture jaune » est une oeuvre polémique ! ;)
La recherche de la beauté ne doit en aucun cas être entravée par des critères sociaux, culturels, religieux, politiques, ou je ne sais quoi, elle doit transcender tout ça, sinon ça n'a aucun sens. L'expression « liberté artistique » est un pléonasme (encore que dans ce cas on devrait dire « périssologie », je pense); l'art DOIT être libre, sinon ce n'est pas de l'art, c'est au mieux de la décoration, au pire de la publicité. De toute façon, il me semble que je n'ai jamais fait dans la caricature, la satyre politique, ou l'extrémisme de quelque sorte que ce soit. Ou alors dans l'extréme-tendre, ou l'extréme-doux, mais là j'ai du mal à y voir quelque chose de polémique. ;)

- Le premier tome de Showergate, dont tu es l’auteur, vient de sortir ce mois-ci. Peux-tu nous dire quelques mots du personnage principal et de l’histoire ?
- Ludivine, l'héroïne de Showergate, est une jeune fille un peu romantique. Elle vit dans un monde futuriste où les rideaux de douche ne sont pas des rideaux en plastique mais des champs magnétiques (c'est trivial, comme futurisme, mais ça explique le titre ;)). Or le sien tombe en panne, un soir, et en entrant dans sa douche, elle se retrouve sur un monde parallèle (et habillée comme pour prendre sa douche, c'est à dire pas !). Évidemment, il va lui arriver des trucs incroyables, mais je ne vais quand même pas te raconter la suite. ;)
Bon, dit comme ça, ça ressemble à un prétexte un peu idiot pour dessiner des bellaminettes en petite tenue, mais en fait il y a plusieurs niveaux de lecture, et en cherchant bien, il y a des histoires un peu plus subtiles cachées dans l'histoire de base...

- Comment s’est passée ta collaboration avec Delcourt ?
- Très bien ! J'ai été vraiment bien accueilli, j'ai l'opportunité de travailler avec des gens formidables, très professionnels (et sympa, en plus, ce qui ne gâche rien), et surtout depuis le début j'étais convaincu que Delcourt était l'éditeur rêvé pour ce projet là, je suis donc ravi que ça ait pu se concrétiser avec eux, et j'espère qu'on fera plein de beaux albums ensemble. :)

- Quels sont tes projets futurs ?
- Continuer à raconter des histoires intéressantes avec de jolies images, chez un bon éditeur... :)
En fait, je prends continuellement des notes pour tout un tas de projets, et je bosse sur plusieurs scénarios en parallèle. J'espère pouvoir développer d'autres séries que Showergate, dans différents genres, parce que j'ai envie de faire plusieurs choses différentes, du moment que c'est toujours en bande dessinée. L'illustration, ça a toujours été plus ou moins une activité « temporaire » en attendant de pouvoir faire de la BD, mais pour tout un tas de raisons, ça a duré super longtemps. Il est largement temps que je me consacre pour de bon à ma passion première, même si je continue à faire un peu de dessin de presse, par exemple pour Mana Rouge.

- As-tu encore le temps de lire des BD ? Si oui lesquelles ?
- Je suis un grand consommateur de BD ! De toute façon, si j'ai toujours eu envie d'en faire, c'est à la base parce que j'adorais en lire, et que ça m'a donné l'envie de faire ça aussi.
Récemment, j'ai beaucoup aimé Valamon, notamment pour le dessin de Reno, que j'admire beaucoup (mais l'histoire a l'air cool aussi, j'attends le développement de la suite), j'aime aussi beaucoup Tao Bang (Cassegrain est génial !). Mais en fait, je me rends compte que je lis sensiblement plus de manga que de BD franco-belge. Ah! My Goddess reste ma série de référence, mais je me suis découvert une passion récente pour l'oeuvre de Mitsuru Adachi, Kei Toume, etc...

- As-tu une préférence en matière de comics, que ce soient des auteurs, dessinateurs ou personnages ?
- J'ai longtemps lu des adaptations françaises (Strange, etc) quand j'étais gamin, mais au bout d'un moment j'en ai vraiment eu marre des histoires de super-héros, j'ai décroché. Longtemps, longtemps après, j'ai découvert les dessins d'Arthur Adams, de Bill Sienkiewicz, qui m'intéressaient parce qu'ils avaient un graphisme vraiment personnel, pas tellement « main stream ». Et lorsque j'ai lu des trucs parus chez Semic comme SteamPunk, Out There, ou l'Heure des Sorcières (Chris Bachalo), là j'ai vraiment réalisé que plein de choses avaient changé dans le comics, et qu'il y avait des productions vraiment savoureuses. Mais ça reste encore minoritaire dans mes lectures, à tort sans doute.

- Si demain Marvel t’appelait pour travailler sur une de leur série, quelle serait ta réaction ? En tant que dessinateur et scénariste, quel rôle préfèrerais-tu que l’on te propose ?
- C'est peut-être prétentieux de ma part, mais j'ai tellement de projets dans la tête que je n'ai pas tellement envie de me voir proposer de mettre mes compétences au service d'un univers plus ou moins pré-établi. Mais peut-être que ce qui m'amuserait le plus ce serait sans doute de bosser en tant que scénariste. En règle générale, je pense que si on a des histoires à raconter, et des choses à dire, ou en tout cas à évoquer, à faire vivre, à travers ces histoires, eh bien il vaut mieux développer son oeuvre personnelle, quitte à n'avoir que des résultats modestes, plutôt que de jouer les mercenaires. Mais bon, c'est aussi parce que je ne suis pas très sûr de moi, et que ça m'angoisse moins de me vautrer avec un projet perso que si c'était sur une série connue. Les grands mythes populaires, ça intimide... ;)

- Quelles sont les œuvres ou auteurs qui t’ont marqué dans ta jeunesse ?
- En général ? Heu, beaucoup de choses... J'ai été très marqué par l'oeuvre de Moebius, principalement, mais j'ai été aussi, bien sûr, un grand lecteur de SF. Philip Dick Robert Heinlein, des gens comme ça... Lewis Carroll, Douglas Hofstadter, heu... ça part un peu dans tous les sens, en fait. ;)
Et puis du cinéma, SF et fantastique avant tout. Star Wars, Alien, Blade Runner, Dark Crystal, et bien sûr les productions Ghibli.

- Les Manga connaissent un incroyable succès, en Europe et même aux Etats-Unis, qu’est-ce qu’ils ont que la BD franco-belge ou les comics n’ont pas ?
- Les personnages de beaucoup de mangas sont (d'après moi) des êtres humains, au lieu d'être des « héros ». En franco-belge ou en comics, souvent, le héros n'est là que pour assurer le déroulement de l'histoire, il n'a pas de vie propre, il est une fonction, pas un être vivant. En manga (dans les BONS mangas, en tout cas), tout l'univers de l'histoire n'est là que pour contribuer à rendre le personnage VIVANT, à permettre de révéler ses sentiments, ses peurs, ses désirs. C'est pour ça aussi que la narration, en manga, prend plus de place (plus de pages, quitte à ne pas avoir de couleur et être en petit format). Le manga est donc moins spectaculaire, et plus narratif. Ce n'est pas systématique, et on peut trouver ça en franco-belge ou en comics, ou ne pas le trouver en manga, mais c'est une chose que j'ai beaucoup plus souvent et mieux ressentie dans le manga. Il y a aussi, parfois, une forme de narration « contemplative » qui est très souvent absente de la BD occidentale, ces instants magiques où il ne se passe rien du tout, mais avec une intensité incroyable. Et puis ces histoires dont le propos semble totalement dérisoire, a priori sans intérêt (des récits banals, de petites vies, de choses du quotidien), mais qui sont racontées avec tellement de talent, qu'on arrive à percevoir, à travers les choses les plus simples et les plus ordinaires, des « trucs » qui parlent de ce qu'il y a de plus essentiel, de plus important, de plus grandiose dans l'être humain, mais pour lesquels il n'y a pas de mots. J'admire cette façon de dire les choses sans en parler vraiment. J'espère que je saurai faire ça, un jour, quand je serai grand. ;)
Et en tout cas, pour l'instant, je trouve ça plus dans le manga que dans le comics ou le franco-belge, même si je trouve aussi des choses passionnantes dans la BD occidentale. Heureusement qu'il y a le choix. :)

- Aux Etats-Unis, l’aspect graphique des comics est un travail d’équipe très compartimenté, le dessinateur se voyant attribuer, la plupart du temps, un encreur et un coloriste. Que penses-tu de cette façon de procéder, toi qui travaille plutôt en solo ?
- Pour l'instant, ça me convient de bosser seul, parce que je ressens le besoin d'apprendre ces métiers (scénariste, story-boardeur, etc) que je n'avais pas vraiment pratiqué jusqu'ici, et que je veux maîtriser. Et pour ça, la seule bonne méthode, c'est de s'y mettre ! ;)
Mais je pense que le travail en équipe est vraiment intéressant, à condition de bien s'entendre avec le restant de l'équipe, bien entendu. Sur un travail de création (donc très subjectif, ce qui peut à l'occasion générer des conflits, faut en tenir compte) à long terme (la BD c'est beaucoup de boulot, et il faut s'accrocher jusqu'à la fin), une grande entente et une grande souplesse sont nécessaires, c'est pas toujours évident.

- Le rythme habituel d’une série US est de 22 planches par mois, c’est un peu un rythme de fou pour les européens non ?
...et un rythme dérisoire pour des japonais, ah ah ! :D
C'est une question de culture, de tradition. En franco-belge, on travaille généralement en toute petite équipe (scénariste/dessinateur), voire tout seul, depuis longtemps. Mais le manga et le comics représentent une vraie concurrence, avec leur rythme de parution totalement différent. Au rythme où moi je produis mes planches, il est clair que je ne peux pas lutter sur le même terrain. Mais pour certains types d'histoires, je pense qu'il serait plus pertinent de faire davantage de pages en moins de temps, quitte à déléguer une partie du boulot. Ce n'est pas forcément pertinent pour TOUS les types de récits, mais parmi mes projets il y en a qui s'y prêteraient bien. J'espère pouvoir faire ça, un jour.
Il y a aussi une question de statut, c'est pas juste un aspect « culturel ». Il n'est pas forcément évident, en France, de faire bosser des assistants pour leur sous-traiter une part plus technique que créative, comme ça se pratique massivement au Japon, donc c'est un sujet assez compliqué, en fait.

- Le genre « super-héros » fonctionne relativement mal en Europe, au contraire de la SF ou de l’Heroic-Fantasy par exemple, pourquoi selon-toi ?
- Je crois qu'on ne se rend pas bien compte à quel point les USA sont sur une autre planète ! Par bien des côtés leur univers et le nôtre se ressemblent, parce que l'Europe et les USA sont des sociétés dites « occidentales », qu'il reste des fondements européens dans les racines du « nouveau monde » et qu'une bonne partie de notre quotidien est importé de là-bas, mais ce n'est qu'une ressemblance de surface, et en profondeur il y a des différences culturelles gigantesques, et les différences de BD n'en sont qu'un symptôme. Après, dire pourquoi tel genre fonctionne mieux ici que là-bas et inversement, franchement, je sais pas... Et puis il ne faut peut-être pas trop se vautrer dans les généralités. Après tout, moi je n'aime vraiment pas l'héroic-fantasy, et pourtant je ne suis pas américain. ;)

- En France, lorsque l’on est un artiste débutant, dessinateur ou auteur, il existe peu de moyens de se faire connaître. Les magazines publiant des premières œuvres (nouvelles ou BD) sont très peu nombreux, les fanzines, eux, n’ont pas le même impact et ne rétribuent pas les auteurs. Quelle est la meilleure façon de procéder selon toi, à part « harceler » les éditeurs ?
- Ben, en fait, je ne suis pas d'accord. Le web est un moyen extraordinaire de faire connaître ses créations, et moi qui ai débuté à une époque où ça n'existait pas, je ne trouve vraiment pas qu'il existe maintenant « peu de moyens de se faire connaître ». En fait, il n'y en a jamais eu autant !
En tout cas c'est un bon moyen de se faire connaître auprès du public (et ça ne paye pas plus que les fanzines, mais il faut savoir ce qu'on veut... gagner des sous ou faire un métier créatif ? Parce que pour gagner des sous, il y a des moyens autrement plus sûrs que de faire de la BD, hein ! ;)). Après, je ne suis pas sûr que les éditeurs aillent souvent fouiner sur les sites web des jeunes auteurs, mais là c'est peut-être aux auteurs, une fois qu'ils se sont aguerris, justement, en développant leurs projets sur le web, d'aller démarcher (et non « harceler » ;)) ceux qui leur permettront peut-être de passer au stade professionnel. Et même à ce stade, pour espérer en tirer de quoi gagner sa vie, il faut s'accrocher pendant des années et compter autant sur la chance que sur l'acharnement au boulot.

- Lorsque tu travailles, te faut-il une ambiance particulière ? Musique, solitude absolue, nuit ou petit matin, etc. ?
- Je travaille n'importe comment, avec une absence totale d'organisation, ce qui est probablement très mal ! Il m'arrive de passer toute une partie de la nuit, sous la couette, à écrire un scénario... dans ma tête ! Quand mon cerveau est plein, je me lève, des fois à 4H du matin, pour faire ma « sauvegarde », en tapant au kilomètre mon texte sur l'ordinateur, et je peux alors l'oublier tranquillement. :)
Des fois, je bosse pendant des semaines de 6H à 23H, W.E. compris, pour aligner des pages en couleurs.
D'autres fois, je bosse dans le train. Les idées, texte ou images, viennent parfois d'autant plus facilement que je ne suis pas dans un contexte de travail, alors j'ai toujours un carnet et des crayons sur moi, c'est le seul élément vraiment rigoureux dans ma « non-méthode » de travail. ;)
La musique ? Oui, ça dépend quoi... En ce moment, je suis accro à Rachmaninov. :)

- Tu es présent sur le Net, l’on peut même te contacter. Penses-tu que le web soit un passage obligé pour un artiste actuel ou est-ce seulement une passion personnelle ?
- Le web n'est qu'un outil de communication, un support. L'intérêt, c'est qu'une oeuvre exposée sur un site est accessible à tout le monde, dans cet espace où on est tous à égalité. Un auteur inconnu peut montrer ses travaux de la même manière qu'une vedette. Il n'y a rien d'« obligé » en cela, mais c'est une possibilité très intéressante.
En revanche, si ça devient une « passion », alors probablement, je crois qu'on peut dire qu'on y passe trop de temps. ;)

- Utilises-tu certains logiciels comme Photoshop pour tes dessins ? Qu’est-ce que cela t’apporte ?
- L'outil n'apporte rien. C'est l'auteur qui fait le boulot, et donc qui apporte tout. Alors oui, j'utilise des outils pour la 2D, la couleur, la 3D, parce que ce sont les outils appropriés pour les usages que j'en ai. De même qu'un crayon est bien pour dessiner, une règle pour faire des traits droits, un compas pour faire les ronds... Mais avant tout c'est moi qui fais le boulot. Je pense que pour d'autres auteurs, d'autres oeuvres, ces outils ne sont pas forcément adaptés. Mais par exemple je n'utilise presque jamais d'effets, de dégradés automatiques, de machins comme ça. Essentiellement, assembler les éléments d'une page sur écran permet de ne pas se mettre de la colle plein les doigts, et la couleur numérique, sur un écran bien calibré, permet d'être absolument sûr du résultat à l'impression. J'accorde une très grande importance à la fidélité des couleurs parce que je trouve que la couleur a, autant que le dessin, le texte, ou la mise en page, des choses à raconter, alors employer les outils les plus adaptés me semble un minimum vital.

- Pour qu’un perso remporte la faveur du public, il faut d’abord une bonne histoire ou de bons dessins ? Personnellement, tu pars d’un univers graphique ou tu trouves d’abord une histoire ?
- Oui, et oui. :)
La logique m'impose de considérer que l'histoire doit obligatoirement précéder le dessin, et prévaloir sur celui-ci, mais les faits me prouvent le contraire, puisque pour Showergate, qui a commencé en 2001, comme une improvisation on-line, tout a démarré par un petit dessin fait « au pif », qui m'en a inspiré un autre, puis un autre, jusqu'à ce qu'une histoire se développe à partir de là.
Je crois qu'en réalité, même lorsqu'on ne réalise qu'un seul dessin, si on a quelque chose à dire, cette chose va s'insinuer dans le dessin, va essayer de vivre à travers lui. Et les histoires viennent souvent dans le désordre, il y a tout un travail d'écriture et d'organisation qui suit la prise de notes, pour bâtir un vrai scénario, car un scénario c'est beaucoup plus qu'une histoire. Et écrire une histoire c'est souvent décrire des images mais avec des mots, de même que dessiner quelque chose c'est généralement raconter une histoire, même sans les mots.
Tout ça, c'est la même chose, je crois. Il y a l'inspiration, d'abord, puis un gros boulot pour organiser tout ça, pour le rendre lisible. Mais ce n'est pas une histoire puis les dessins, ou l'inverse. Et surtout, pour qu'un personnage soit bien accueilli par le public, je crois qu'avant tout il faut lui donner la vie, c'est à dire lui créer son historique, sa sensibilité, sa façon de réagir, de prendre des décisions, lui imaginer des peurs, des désirs, des espoirs, des blocages, des ambitions... En fait, une fois qu'un personnage a atteint ce stade, il suffit généralement de le « laisser vivre », et l'histoire s'écrit pour ainsi dire toute seule... ;)

- Si tu avais un super-pouvoir, ce serait lequel ? ;o)
- Celui de taper au clavier très vite sans jamais faire de fautes de frappe. Je tape déjà très vite, mais je fais souvent des fautes de frappe, ça m'énerve. Bon, d'un autre côté, faut avouer que pour sauver le monde c'est sans doute pas très utile... ;)

- Il me reste à te remercier de t’être prêté au jeu et à te souhaiter toute la réussite possible pour la suite ! ;o)
- Merci à toi ! :)

Les sites de Bruno Bellamy :

Showergate, tome 1 : "La Reine Sombre" est disponible en librairie aux éditions Delcourt, dans la collection Série B. Le dessin qui illustre cet article est une "bellaminette", © Bruno Bellamy, reproduite avec l'aimable autorisation de l'auteur.

02 mars 2007

Frères contre Frères

C'est parti ! Le coup d'envoi de Civil War vient d'être donné avec la sortie, ce matin dans les kiosques, de la revue éponyme. La série principale est signée Mark Millar (scénario) et Steve McNiven (dessin) mais, bien évidemment, l'évènement est tel que bien d'autres on-going seront touchées (Wolverine, Amazing Spider-Man, New Avengers...). Nous aurons également droit à Civil War Frontline, une saga relatant notamment l'affrontement selon le point de vue des journalistes, et qui sera publiée principalement dans Civil War Extra (par contre, l'une des histoires de Frontline, "L'accusé", est publiée en accompagnement dans le mensuel sorti aujourd'hui, ce qui nous fait 11 planches supplémentaires).

Mais intéressons-nous plutôt à ce premier épisode. Sachez tout d'abord qu'il fait 33 planches au lieu des 22 habituelles (sans parler de frontline hein, on a donc 33 planches de CW + 11 de CW frontline). Tout débute lorsque les New Warriors, un groupe de jeunes super-héros de seconde zone, tentent d'appréhender quatre vilains planqués dans la petite ville de Stamford, tout cela pour faire gonfler l'audimat de l'émission de real-TV à laquelle ils participent.
L'intervention se passe extrêmement mal puisque l'un des criminels, Nitro, déclenche une explosion qui fait plus de 600 morts dont de nombreux jeunes enfants qui jouaient dans la cour d'une école toute proche. Suite à ce drame, l'opinion publique est évidemment très remontée contre tout ce qui porte un masque ou possède un pouvoir. Le gouvernement et le sénat décident alors de faire passer le Superhuman Registration Act, une loi qui était depuis un moment à l'étude et qui vise à encadrer les surhumains en les recensant et en les entraînant à la manière des forces de police traditionnelles.
La communauté des super-héros est, elle, divisée sur la conduite à tenir. Si Tony Stark, Reed Richards ou Hank Pym sont plutôt favorables à la loi, d'autres comme Captain America, Luke Cage ou Daredevil y sont violemment opposés. La tension monte rapidement entre les deux camps...

Tout se met en place assez rapidement dans cette première partie et l'on sent déjà que l'affrontement qui se profile risque d'être poignant. Cependant, mieux vaut être plutôt au moins un peu familier avec l'univers Marvel tant les intervenants sont nombreux : Vengeurs, X-Men, Fantastiques, New Warriors, Thunderbolts, Runaways, Daredevil, Spider-Man, Ms. Marvel et j'en passe, héros de premier plan ou personnages méconnus, tous sont happés dans la tourmente. L'histoire est bien pensée, adulte, plutôt sombre, à mille lieues donc des poncifs que l'on entend parfois sur les comics. Nous sommes ici en présence d'un futur classique, peut-être même de la trempe des fameux Watchmen.
Que vous dire de plus si ce n'est que manquer cette saga serait une grave erreur tant elle est réussie (malgré une petite réserve dont j'ai déjà parlé sur l'impartialité de l'auteur au niveau de l'un des camps) et tant elle va avoir de conséquences à de nombreux niveaux. Oui, je sais, on est habitué au fameux "plus rien ne sera comme avant, cette série va bouleverser l'univers Marvel, blablabla" mais cette fois-ci, je vous assure, c'est vrai. En plus, graphiquement, c'est impeccable, les dessins de McNiven sont parfaitement réussis, toujours dans le style réaliste et moderne qu'on lui connaît. Des guerres civiles comme ça, on en redemande !

ps : Je signale aussi la mise à jour de la checklist et l'ajout de Black Panther dans les figurines, le tout étant accessible dans la partie Zoom, juste à votre gauche. ;o)

Résultats des sondages

Une petite page pour garder une trace des sondages effectués et eventuellement les commenter un peu. ;o)

1. Civil War
Durée du sondage : environ 9 jours
Participation : 56 votants
Pas de réelle grosse surprise ici (à part la participation, je ne m'attendais pas à autant). La plupart d'entre-vous s'apprête donc à suivre le fameux crossover, et plutôt dans son intégralité d'ailleurs.
Le premier épisode VF a été plutôt bien perçu (avec plus de 94% d'opinions positives) et les déçus sont fort peu nombreux. Néanmoins, ils démontrent tout de même que rien ne fait jamais l'unanimité dans ce difficile domaine qu'est l'art de raconter des histoires. Heureusement d'ailleurs, je serais assez effrayé de me rendre compte qu'il existe des recettes pour plaire à tout le monde.
Bon, ben c'était plutôt sympa ce sondage, on va donc continuer sur cette lancée. ;o)

2. Habitudes d'achat
Durée du sondage : environ 11 jours
Participation : 26 votants
Une baisse de participation pour ce deuxième sondage et surtout pas vraiment de tendance générale. L'on peut tout de même noter que la majorité des lecteurs achètent plus de 3 revues kiosque. En librairie, le prix d'achat jouant certainement, les lecteurs semblent être plus stricts dans leurs choix.

3. Teams Marvel
Durée du sondage : environ 9 jours
Participation : 68 votants
Record de participation pour une question classique mais qui laisse rarement les fans froids.
Pas de surprise, les trois équipes majeures arrivant en tête (bien que je soupçonne très fortement une personne d'avoir voté une dizaine de fois pour les FF, ce qui du coup, mettrait les X-Men et les Vengeurs plus en tête). Bonne popularité des Young Avengers dans les équipes "secondaires", un peu normal étant donné qu'ils ont bénéficié d'une belle exposition en Marvel Icons. Je suis un peu déçu par le score des Runaways (que je trouve bien supérieurs personnellement aux YA), mais il faut dire que eux, à l'inverse, n'ont pas eu trop de chance niveau publication VF (3 Mini Monster peu visibles et basta).
Puisque l'on parle d'équipes, hop, une petite info piochée dans le dernier Comic Box : les New Warriors (dont on parle beaucoup depuis Civil War) ont bien failli s'appeler, à l'époque de leur création, les...Young Avengers ! C'était le nom de code de la série lors de sa conception.

4. Des filles et des comics
Durée du sondage : environ 8 jours
Participation : 92 votants
Nouveau record de participation pour ce sondage qui mettait à l'honneur les personnages féminins des séries Marvel. Le trio de tête : Jean Grey, Tornade et Elektra. Sue Richards se classe quatrième mais est assez nettement distancée. Notons que toutes ces héroïnes ont été incarnées au cinéma récemment (et par des actrices à la plastique plutôt avantageuse), ce qui explique peut-être, en partie, leur popularité.
Psylocke, Kitty Pryde et Jessica Drew ne s'en sortent pas trop mal. La seule qui ne récolte aucune voix est Shanna, mais il faut dire que c'était probablement la moins connue et la moins exposée du lot.
Si l'on devait faire un classement par équipe, les X-Women se taillent la plus grosse part du gâteau, les Vengeurs en jupon étant, elles, franchement à la ramasse, une tendance qui pourrait peut-être se rééquilibrer avec la multiplication prochaine des titres Avengers.

5. La gamme Ultimate
Durée du sondage : environ 7 jours
Participation : 91 votants
C'est la série de Bendis et Bagley qui remporte haut la main ce sondage sur la popularité des versions Ultimate des principaux héros Marvel. Spider-Man parvient même à obtenir, à lui seul, plus de voix que les trois autres séries réunies. Les Ultimates et UXM font presque jeu égal alors que les UFF sont les grands perdants, loin derrière tout le monde, malgré pourtant des publications de qualité. Notons enfin que près de 11% d'irréductibles n'ont pas encore cédé à l'appel de cette gamme et restent fidèles aux séries classiques.


6. Que pensez-vous du choix des séries pour le nouveau mensuel Marvel Heroes ?
Durée du sondage : environ 8 jours
Participation : 97 votants
Bonne participation pour cette question qui, pourtant, s'adressait un peu aux "spécialistes". Le menu du futur Marvel Heroes (que j'avais détaillé ici) semble satisfaire une grande majorité de lecteurs, il faut dire qu'avec 2 séries dédiées aux Vengeurs, et basées sur les conséquences directes de Civil War, Panini table sur des valeurs sûres.
Notons que ceux qui n'ont pas du tout entendu parler de cette nouvelle revue sont même plus nombreux que ceux qui déclarent d'ores et déjà ne pas céder à un achat mensuel supplémentaire. Un bon accueil devrait donc être réservé à cet Icons bis.


7. Quelle est votre revue préférée en ce qui concerne l'univers Marvel classique ?
Durée du sondage : 8 jours
Participation : 125 votants
Voilà un sondage qui nous permet de dépasser largement la barre des 100 votes.
Ce sont les mensuels Marvel Icons et Spider-Man qui arrivent très largement en tête, rassemblant à eux seuls 73% des avis exprimés. Les revues "mutantes" arrivent loin derrière avec 15 voix pour X-Men et 10 pour son petit frère Astonishing. Reste que c'est tout de même Wolverine, personnage pourtant apprécié, qui se prend la plus belle claque avec un petit 3%, un score identique à celui du Marvel Universe qui ne s'en sort pas si mal pour un bimestriel spécialisé dans un genre ne faisant pas forcément l'unanimité (et n'ayant que 4 numéros à son actif).
En gros, ce bon vieux Spidey confirme sa grande popularité tout comme les Vengeurs grâce au succès d'un Icons accueillant, très régulièrement, des séries de fort bonne qualité.


8. Faut-il tuer Tante May ?
Durée du sondage : 8 jours
Participation : 110 votants
Il n'y a pas photo, à mon grand soulagement, la majorité (60% tout de même) vote pour que la tantine soit flinguée, noyée ou jetée du haut de l'immeuble des Vengeurs. Seul 21% d'acharnés pro-May tentent de lui sauver la mise mais sans succès. Avec un peu de chance, les scénaristes appliqueront la sentence à l'avenir. ;o)


9. Votre attitude face au nouvel évènement World War Hulk ?
Durée du sondage : 10 jours
Participation : 168 votants
Bonne participation pour ce sondage concernant WWH. Une grande majorité (64%) se déclare prête à suivre l'évènement. 23% d'entre-vous préfèrent tout de même voir la couleur du premier numéro avant de se lancer. Notons que seulement 4 lecteurs annoncent se lasser des crossovers. Les anti-Hulk sont à peine plus nombreux et ne devraient pas beaucoup jouer dans le succès de la future série. Voilà qui devrait faire plaisir à nos paniniens préférés. ;o)


10. Etes-vous satisfait de l'évolution actuelle de la série Amazing Spider-Man ?
Durée du sondage : 8 jours
Participation : 219 votants
Les internautes ont été nombreux à donner leur avis sur le virage éditorial drastique pris par la série phare du Tisseur depuis One More Day. Une nette majorité (55%) n'approuve pas cette nouvelle orientation et seuls 25% des lecteurs qui se sont exprimés ici semblent du même avis que l'illustre Quesada. Il semble donc que le lectorat n'ait guère apprécié les libertés prises avec la continuité et ce qu'elle avait apporté au personnage. Il fallait s'y attendre.
Pour un développement plus important du sujet, consulter cet article.