27 avril 2007

Ultimate Spider-Man en Deluxe

Si vous avez raté le début de Ultimate Spider-Man, pas de panique, les tout premiers épisodes ressortent maintenant en Marvel Deluxe. Et c'est toujours aussi bon ! ;o)

Bien peu de gens croyaient vraiment, au départ, au succès de la gamme Ultimate. Pourtant, cet univers parallèle a su s'imposer comme un véritable renouvellement des grands mythes marvelliens. Le plus célèbre d'entre eux doit sa réussite au tandem Brian Michael Bendis / Mark Bagley. Si le premier a su garder l'âme des premiers épisodes du Tisseur tout en modernisant franchement la narration et les dialogues, le second a su également imposer son style frais et dynamique. Le duo fonctionne d'ailleurs si bien qu'il a battu le record de longévité sur un titre (le précédent était détenu par Stan Lee et Jack Kirby, c'est dire !).

Nous trouvons donc rassemblés ici les treize premiers épisodes d'USM, l'occasion de découvrir les "nouvelles" origines d'un Peter Parker adolescent mais aussi, déjà, ses premiers ennemis comme le Bouffon Vert ou le Caïd. Le récit est rythmé, haletant, non dénué d'humour et prend également le temps de s'attarder sur la vie d'un Tisseur débutant qui doit faire face aux ennuis quotidiens des jeunes de son âge. Quant aux surprises, rassurez-vous, il y en a et l'on s'éloigne parfois très largement des caractères des personnages de la version classique (celle de l'univers 616).
A tous points de vue, une réussite.

Les Bonus
Ah, l'essentiel pour les collectionneurs et ceux qui ont déjà les épisodes en version kiosque. Bon, je ne vais surprendre personne, comme d'habitude, c'est léger. On a les covers originales, quelques croquis parfois agrémentés d'un petit speech sur les personnages, un petit mot de Bill Jemas et une sorte de "scénario" des 6 premiers épisodes (mais sans les dialogues, en fin de compte, ça ressemble à un gros résumé des grandes lignes). Peu de matériel donc et surtout peu d'intérêt dans ce qui est proposé. Je me répète mais, encore une fois, pour une édition aussi chère et ne proposant rien d'inédit, on serait en droit de s'attendre à mieux. Une interview de Bagley aurait été sympa (on a plus souvent l'occasion d'entendre Bendis). On aurait pu imaginer également des fiches de persos (ou pourquoi pas une comparaison entre les versions Ultimate et Classic) ou au moins quelques dessins en plus.
Le comble : là aussi, comme d'habitude, la cover en dur est simplement... uniformément noire. Un peu "cheap" pour une édition qui utilise le nom ronflant de "Deluxe".

ps : arrivée de Crâne Rouge dans les figurines Marvel !

pps : ajout d'un nouveau gag dans le bêtisier (tiré de l'excellente série Nextwave dont je vous avais parlé ici et qui est maintenant disponible en librairie)

ppps : allez, hop, un nouveau combat aussi tiens par la même occasion ! ;o)

25 avril 2007

Déjà-Vu

Nouvelle collection sortant aujourd'hui en kiosque, "Spider-Man : Les Incontournables" se propose de revenir sur les moments forts de la vie du Tisseur et ce pour un prix modique.

Voyons voir ce qu'il en est plus précisément. Ce numéro 1, consacré à Venom, actualité oblige, est vendu au prix de 4,95 € et comprend deux parties distinctes. Tout d'abord un petit fascicule dans lequel l'on retrouve un seul épisode retraçant le retour de Spidey après les fameuses guerres secrètes sur BattleWorld. Il s'agit donc d'une sorte d'introduction au symbiote. Le format fait un peu penser aux comics VO, les tonnes de pubs en moins. L'on avait ici, à l'époque, Roger Stern et Tom DeFalco au scénario et Ron Frenz au dessin. L'histoire date de 1984.
Seconde partie (la plus importante), un livre (avec couverture dure et un papier rappelant celui utilisé en Marvel Premium) regroupant les apparitions marquantes (et anciennes) de Venom, de ses origines (la rencontre symbiote/Eddie Brock) à ses diverses confrontations avec le Monte-en-l'air. On a cette fois David Michelinie qui s'occupe du scénario et Todd McFarlane qui se charge du graphisme (avec Erik Larsen). On passe ici aux années 88/89/90 et à un petit bouleversement du style de Spidey, McFarlane lui donnant un aspect plus "animal", des poses plus exagérées et un masque un peu plus effrayant avec l'agrandissement des yeux. Si à l'époque cela avait marqué les fans, les lecteurs les plus jeunes risquent surtout aujourd'hui de penser (avec raison) que ces épisodes ont pris un petit coup de vieux en comparaison des normes actuelles.

Alors, contournable ou pas ?
Ben, ça dépend serais-je tenté de dire. En fait, pour un nouveau lecteur souhaitant jeter un oeil sur le passé du Tisseur pour un coût raisonnable, c'est sans doute une bonne idée. Pour les collectionneurs, par contre, le risque est de vite se retrouver avec les mêmes histoires en double, triple ou quadruple ! Si l'on prend ces histoires centrées sur Venom, outre les parutions kiosque en mensuels, on pourra aussi les retrouver (d'ici un bon moment, je l'admets) dans les Intégrales Spider-Man. Une partie est d'ailleurs déjà disponible dans la collection Marvel : Les Origines et l'ensemble a naguère été réédité en recueils luxueux (avec papier de qualité et un fort bon contenu éditorial) aux éditions Bethy. On peut donc facilement avoir cinq fois le même épisode si l'on achète toute la production française, ce qui s'appelle tout de même "rentabiliser" une histoire pour le coup !
Cependant, encore une fois, l'élément essentiel qui fait pencher la balance en faveur de l'achat de cette collection est son prix, tout de même très bas et bien loin de ce que l'on peut trouver en librairie ou même parfois en occasion.

Les Incontournables sont au nombre de 8 et paraîtront tous les 15 jours. En voici le détail.

Volume 1 : Le costume maléfique
Volume 2 : L'attaque du Lézard
Volume 3 : La dernière chasse de Kraven
(déjà disponible en Marvel Best-Of mais pour un prix évidemment bien plus élevé)
Volume 4 : La menace du Bouffon Vert
Volume 5 : Dans les tentacules d'Octopus
Volume 6 : Le retour du Bouffon Vert
Volume 7 : Face-à-face avec le clone
Volume 8 : Le secret de Peter Parker
(ce dernier volume devrait reprendre les épisodes de Straczynski dans lesquels May Parker apprend que son neveu est Spider-Man, tous ont déjà été réédités récemment en Premium)

22 avril 2007

Combats d'anthologie

Même si les comics ont énormément évolué ces dernières années, s'il est bien un domaine qui perdure en leur sein, c'est celui de l'affrontement. De la pulsion primitive qui nous pousse à foutre un gnon à nos voisins aux délicates tactiques d'assaut pensées depuis des siècles, bien des paramètres font que la force brute ne suffit plus pour remporter un combat. Plutôt que de faire le compte des fans qui pensent que "untel peut se débarrasser de machin en un tour de main", pourquoi ne pas lister le best-of des affrontements les plus significatifs ?


1. Duel Sentry/Iron Man
Vainqueur : Iron Man
Dégât(s) pour le perdant : Neutralisé
Zone de combat : zone urbaine
Série : Iron Man
Répercussions : négligeables
Le combat a lieu dans la série Iron Man. Le gouvernement et le SHIELD sont persuadés que Stark est un assassin et ils envoient Sentry pour régler le problème. A priori, c'est plié. Sentry est une sorte de Superman (ou d'Hyperion pour rester chez Marvel niveau comparaisons). Pourtant, non seulement Iron Man encaisse plutôt pas mal, mais surtout il va réussir à mettre son adversaire à genoux. Il infiltre Cloc, l'ordinateur créé par Reed Richards pour planifier les priorités d'interventions de Sentry, et cause un tel "bordel" que Reynolds finit à terre, vivant, invaincu, mais incapable de réagir.
L'on peut noter ici deux éléments bien distincts : d'une part le côté ultra-fragile de Reynolds malgré une capacité théorique effarante, d'autre part l'incroyable capacité d'adaptation de Stark qui, ici encore, fait preuve d'un sang froid peu commun (et qui lui apporte un vrai plus "non-technologique").
Ce combat me semble édifiant à plus d'un titre, non seulement c'est une cuisante défaite pour Sentry, mais surtout, elle est causée par un "simple" humain sans pouvoir. Bon, ok, Stark, ce n'est pas non plus le premier venu. Membre fondateur des Vengeurs, scientifique de génie, capitaine d'industrie, ancien ministre de la défense... ce n'est pas le premier traîne-savate qui passe, on est d'accord. Mais tout de même, vaincre Sentry, j'ai comme l'impression que ça ne sera pas quelque chose que l'on reverra souvent...
Enfin, l'on peut également remarquer que pour chaque protagoniste, la cause est "juste".


2. Duel Sentry/Carnage
Vainqueur : Sentry
Dégât(s) pour le perdant : Mort violente
Zone de combat : prison (le Raft de Ryker's Island) puis espace
Série : New Avengers
Répercussions : peu importantes pour l'instant
Le combat a lieu dans la série New Avengers, alors qu'une évasion massive se déroule au Raft. C'est peu dire que tout est "vite" réglé. Sentry s'empare de Carnage, file direct vers l'espace, puis le "déchire" littéralement dans le vide. C'est l'occasion de voir la puissance de frappe de Sentry mais aussi le peu d'embarras qu'il a à éliminer franchement ses adversaires. Notons que Carnage n'étant pas un vilain de seconde zone, Sentry se pose directement comme quelqu'un avec qui il faut compter.


3. Duel Wolverine/Punisher
Vainqueur : Punisher
Dégât(s) pour le perdant : Multiples mais annulés par le facteur auto-guérisseur
Zone de combat : tunnels, milieu souterrain
Série : mini-série Wolverine/Punisher
Répercussions : ces deux-là ne seront pas les meilleurs potes du monde...
C'est Logan qui lance les hostilités suite à un malentendu (cf "Ennemis Intimes" dans le 100% Marvel : Punisher #6) mais c'est lui qui subit les premiers dégâts : une décharge de fusil à pompe en pleine face. Wolverine va répliquer et blesser superficiellement Castle qui, lui, prendra l'avantage grâce à un coup de batte de base-ball dans les... parties du griffu ! Au final, il achèvera le canadien en le faisant passer sous un rouleau-compresseur.
Le Punisher ne fait pas dans la dentelle et son inventivité, sa détermination et son arsenal font pencher la balance en sa faveur. Ajoutons néanmoins qu'il sait qu'il ne risque pas de tuer Wolvie, ce qui explique pourquoi il ne prend pas de gants. Cette raclée, en regard de la machine de guerre qu'est Logan, paraît tout de même quelque peu "chanceuse".


4. Duel Spider-Man/Morlun
Vainqueur : Morlun
Dégât(s) pour le perdant : Blessures graves entraînant la mort
Zone de combat : zone urbaine
Série : Amazing Spider-Man, Friendly Neighborhood Spider-Man, Marvel Knights : Spider-Man
Répercussions : Peter revient à la vie, plus puissant encore, en acceptant la partie arachnéenne de sa personnalité
Ce n'est pas la première fois que le Tisseur affrontait Morlun (cf les épisodes de Straczynski réédités en Marvel Premium) mais cette seconde rencontre est la plus violente. Elle a lieu pendant le récent crossover The Other. Le combat se déroule en ville, Spider-Man se défend fort bien mais il ne peut lutter contre la puissance et la rage de Morlun. Ce dernier va même jusqu'à lui arracher un oeil (et le manger, beurk). Spidey parviendra tout de même, une fois à l'hôpital, à écarter la menace que représente Morlun. Cet ultime effort lui coûte d'ailleurs (en apparence) la vie.
Même si l'on peut considérer qu'au final, Spider-Man l'emporte, le combat de rue est remporté haut la main par un Morlun déchaîné. Parker est d'ailleurs tellement tabassé que son visage en devient méconnaissable. Et puis, lorsque l'on se fait gober un oeil, on ne peut décemment pas se vanter d'avoir survolé l'affrontement. ;o)


5. Duel Jewel/Purple Man
Vainqueur : Purple Man
Dégât(s) pour le perdant : Choc psychologique important
Zone de combat : zone urbaine
Série : Alias
Répercussions : Jewel met fin à sa carrière de super-héroïne
C'est peu de dire que la première confrontation entre Jessica Jones et Zebediah Killgrave se passe mal. Malgré des pouvoirs non négligeables (super-force, capacité de voler), Jewel se révèle être particulièrement vulnérable aux attaques psi. La jeune femme va ainsi rester huit mois sous la domination mentale de l'Homme Pourpre. Ce dernier l'obligera même à s'en prendre aux Vengeurs (et accessoirement à se prendre une bonne raclée). Le traumatisme psychologique est immense pour Jessica. Si par la suite elle parviendra à vaincre ses vieux démons, notamment grâce à l'aide de Carol Danvers, cette défaite sera fatale à la carrière de Jewel qui abandonne son rôle de super-héroïne pour le métier, somme toute moins risqué, de détective privé.


6. Duel Wolverine/Captain America
Vainqueur : Match nul
Dégât(s) pour le perdant : sans objet
Zone de combat : plaine, extérieur dégagé
Série : Wolverine : Origins
Répercussions : négligeables
Dans la série Wolverine : Origins, c'est le président en personne qui demande à Cap d'aller "calmer" notre ami Wolvie. Le combat est violent mais il est difficile de dire si l'un des deux a franchement eu le dessus. Outre des blessures superficielles, Cap parvient notamment à broyer les tendons des avant-bras de Logan, ce qui a pour effet de l'empêcher de se servir de ses griffes. Wolverine réplique durement en blessant Cap à la cuisse, ce qui lui cause un hématome massif dû à un faux anévrisme de l'aorte. Enfin, signalons que Cap blesse également Wolverine à l'aide du sabre Muramasa (ça sent bon le "Kill Bill") qui a la particularité de causer des blessures qui cicatrisent très mal, même lorsque l'on possède un facteur auto-guérisseur.
On reconnaît à la fois ici le sens tactique de Captain America mais aussi les connaissances martiales exceptionnelles de Wolverine. Les deux hommes semblent de force égale, aucun ne l'emportant suffisamment nettement pour que l'on puisse déterminer un vainqueur. En tout cas, les deux savent encaisser et cogner dur. ;o)


7. Duel Spider-Man/Kraven
Vainqueur : Kraven
Dégât(s) pour le perdant : drogué et maintenu dans le coma pendant 2 semaines
Zone de combat : zone urbaine (toits des immeubles)
Série : Web of Spider-Man, Amazing Spider-Man, Spectacular Spider-Man
Répercussions : suicide du vainqueur
Les affrontements entre le Tisseur et Kraven ont été nombreux au cours des ans, mais le plus célèbre reste sans doute leur confrontation finale dans "La dernière chasse de Kraven" (disponible en Marvel Best-Of). Sergei Kravinoff parvient à toucher Spidey à l'aide d'une fléchette empoisonnée. Drogué, le Tisseur ne parvient plus à éviter les coups de Kraven qui le capture et semble l'achever d'un coup de fusil. Mais Spider-Man n'est pas mort, il est maintenu dans une sorte de coma artificiel pendant deux semaines, laps de temps pendant lequel Sergei, aux portes de la folie, va prendre sa place.
Cet affrontement est pathétique à plus d'un titre. Kraven court après un honneur qu'il est persuadé avoir perdu depuis sa fuite de Russie mais surtout, après avoir vaincu son plus terrible ennemi, il décide de mettre fin à ses jours. S'il a retrouvé un bref instant la paix, il ignorait peut-être que c'était sa colère qui le maintenait en vie. Kraven n'a donc pas savouré très longtemps sa triste victoire mais a retrouvé cet honneur qu'il cherchait depuis tant d'années. Sur sa tombe figurent ces mots : "Ci-gît Sergei Kravinoff - Kraven le chasseur - Sa mort fut honorable".


8. Duel Spider-Man/Wolverine
Vainqueur : Wolverine
Dégât(s) pour le perdant : perte de connaissance
Zone de combat : intérieur (tour des Vengeurs)
Série : Marvel Knights : Spider-Man
Répercussions : négligeables
Peu après que Spidey et son épouse (et sa tante, on s'en débarrassera jamais !) aient emménagé dans la tour des Vengeurs, Peter fait quelques remontrances à Logan qu'il trouve trop "intéressé" par MJ. Après cette engueulade, la séance d'entraînement qui suit devient subitement très musclée. Wolvie "plante" même Spidey avec ses griffes. Pour le mutant, il ne s'agit que d'une égratignure (de toute façon, avec Logan, tant que l'on ne repart pas avec la tête sous le bras, il considère que c'est pas grave) mais, évidemment, Spider-Man le prend mal et monte aussi d'un cran niveau riposte (sans pour autant faire grand mal à Wolverine qui, se sentant sans doute quelque peu coupable, se laisse un peu faire). Finalement, après s'être bien défoulé et avoir perdu beaucoup de sang, Spider-Man s'effondre, sans connaissance alors que Wolverine semble aussi frais que s'il sortait de la douche.
Il ne s'agit donc pas ici d'un combat "réel" mais plutôt d'un entraînement poussé voire franchement "viril" pour faire dans l'euphémisme. A noter que l'on peut considérer aussi, à la décharge du Tisseur, qu'il est affaibli à l'époque par un état de santé moyen (annonçant sa future transformation dans "The Other").


9. Duel Spider-Man/Venom
Vainqueur : Spider-Man
Dégât(s) pour le perdant : perte de connaissance
Zone de combat : extérieur & intérieur (maison sur pilotis + milieu aquatique)
Série : Amazing Spider-Man
Répercussions : négligeables
Puisque l'ami Ber râle que son idole perd tous ses combats jusqu'à maintenant (ben oui mais, il est mauvais, il est mauvais c'est tout, lol), hop, enfin une victoire du Tisseur, et pas des moindres puisque décrochée contre Venom.
Spidey semble plutôt dépassé dans un premier temps. Une partie du symbiote se glisse sous le sable et le prend à revers. Pire, Venom ayant la particularité de ne pas déclencher son fameux sens d'araignée, il ne peut pas sentir venir les coups (et en encaisse donc quelques-uns). Spider-Man tente de repousser le symbiote en mettant le feu, mais l'eau toute proche permet à Venom de vite se tirer du mauvais pas. Le Tisseur a pourtant des idées, il essaie ainsi, à l'aide d'un traceur, de compenser la perte de son 6ème sens, mais le symbiote s'en débarrasse rapidement. Finalement, c'est sur un coup de bluff que Spidey s'en sort. Il en appelle au symbiote et lui propose de le rejoindre (il a été son premier hôte). L'alien étant encore "amoureux" de lui (selon les propres termes de Peter) le symbiote tente de fusionner de nouveau avec lui mais il ne peut rompre totalement son lien avec Eddie Brock. L'effort les assomme tous les deux.
La victoire peut paraître tirée par les cheveux mais il ne faut pas oublier que Spider-Man est loin d'être, en force brute, le plus puissant héros Marvel. Il compense néanmoins certaines lacunes par une ingéniosité peu commune qui lui permet de s'adapter et de, souvent, trouver la faille chez son adversaire.


10. Duel Sentry/Wolverine
Vainqueur : Sentry
Dégât(s) pour le perdant : perte de conscience, livré au SHIELD
Zone de combat : intérieur
Série : Wolverine
Répercussions : négligeables
Voilà un combat récent et rondement mené entre un Sentry ultra-puissant et un Wolverine quasiment, sinon invincible malgré ses talents de combattant, du moins presque immortel grâce à son facteur auto-guérisseur. Même si Logan se la joue cool, se permettant même une vanne (il appelle Sentry "Babe" et non "Bob"), la ténacité ne suffit pas devant un tel adversaire. Reynolds n'aime pas ce qu'il fait, signe qu'il apprécie le mutant griffu. Plusieurs fois, il va exprimer clairement ses regrets ou son manque d'enthousiasme à combattre ("je n'ai pas envie de faire ça", "je n'avais pas le choix", etc.).
Wolverine ne peut pas lutter, à aucun moment il ne semble en mesure de contrer Sentry qui va d'ailleurs lui broyer les mains et lui déchirer moult tendons.
Si on avait déjà pu voir la puissance de Sentry à l'occasion du déchiquetage de Carnage (cf duel #2), cette victoire facile, contre un sacré vieux de la vieille, fait presque plus froid dans le dos encore.


11. Duel Daredevil/Caïd
Vainqueur : Daredevil
Dégât(s) pour le perdant : KO !
Zone de combat : intérieur
Série : Daredevil
Répercussions : Daredevil devient le Caïd de Hell's Kitchen et se met à dos, pour un temps, certains héros qui désapprouvent ses méthodes
Le Caïd reprend le dessus sur le Hibou et tente de retrouver son influence. Il va jusqu'à ordonner froidement, par téléphone, le viol et le meurtre de la femme d'un de ses hommes, qui remettait en cause son autorité, lorsque Daredevil arrive. Les deux hommes ont subi des coups durs. Wilson Fisk a été trahi par son fils, sa femme, ses hommes. Matt Murdock, lui, doit faire face aux pires tueurs et a, en plus, la police sur le dos. Ils sont à bout. Ils sont néanmoins encore prêts à en découdre. Ils sont là, l'un pour l'autre, portés par la haine mutuelle qu'ils se vouent.
Le combat est d'une violence extrême. A l'ancienne. Avec du sang qui coule et des os qui cassent.
Au final, Daredevil reste debout, son pire ennemi à ses pieds. Halluciné, il tient alors un discours particulièrement virulent à l'adresse des petites frappes du quartier et des hommes de main de Fisk.
"Je l'ai battu à mains nues, si j'ai pu lui faire ça à lui, imaginez ce que je vous ferai à vous ! Je ne protège plus ce quartier, je le dirige !"
Un combat à la fois violent et lyrique, amenant Daredevil à assumer son côté sombre. Après bien des coups bas, cette victoire sonne à la fois comme une délivrance mais aussi comme un basculement de l'autre côté du miroir, dans une apocalypse intérieure que n'aurait pas reniée Nietzsche.
A trop regarder l'abîme...

12. Duel Daredevil/Bullseye
Vainqueur : Bullseye
Dégât(s) pour le perdant : nombreux coups, un shuriken dans l'épaule et une blessure par balle
Zone de combat : une église
Série : Daredevil
Répercussions : grosse déprime pour Murdock après la mort de Karen Page
Combat mémorable entre le Diable Rouge et un Bullseye qui n'hésite pas à se servir de ses propres dents cassées comme projectiles ! Sachant à quel point Daredevil est un adversaire dangereux, Bullseye va déroger à ses principes et utiliser une arme à feu. Murdock se défend tant bien que mal mais son adversaire prend le dessus et lui inflige un passage à tabac en règle. Mais le pire reste à venir puisque Karen Page, présente sur les lieux, va être mortellement blessée dans l'affrontement, Bullseye lui transperçant la poitrine avec l'un des bâtons de Daredevil.
Une église n'est peut-être pas le meilleur ring lorsque l'on porte une tenue de diable. Cela n'a en tout cas pas porté chance à ce pauvre Matt qui, en plus de prendre une rouste mémorable, perd son ancienne petite amie. Pour l'anecdote, les derniers mots de Karen, agonisant dans les bras de Murdock, furent : "tu vas me manquer..."

13. Duel Hulk/Silver Surfer
Vainqueur : Hulk
Dégât(s) pour le perdant : KO
Zone de combat : une arène
Série : Hulk
Répercussions : libération du Surfer
Alors que Hulk se trouve encore sur Sakaar comme gladiateur, il doit affronter le Surfer pour retrouver sa liberté. Hulk est aidé par ses Liés en Guerre mais ceux-ci sont vite défaits. Hulk, après avoir encaissé un premier coup très violent, finit par briser le disque d'obéissance qui forçait le Surfer à combattre. Emporté par sa colère, le géant vert assomme le Surfer alors que ce dernier le remerciait.
Signalons, malgré cette victoire, que le Surfer était quelque peu désavantagé en ne pouvant pas employer son pouvoir cosmique à cause du fameux disque.
Un combat qui se termine bien et qui vaut surtout pour le cadre original et l'ambiance peplum.

14. Duel Thor/Iron Man
Vainqueur : Thor
Dégât(s) pour le perdant : une armure détruite, quelques contusions et une grosse frayeur
Zone de combat : New Orleans, extérieur
Série : Mighty Thor
Répercussions : le gouvernement US reconnaît Asgard comme une entité indépendante et Thor n'est plus concerné par la loi de recensement
Thor est très légèrement remonté contre Tony Stark, ce dernier ayant créé une monstruosité, responsable de la mort de Goliath, en lui volant son code génétique. L'asgardien se sent trahi et porte le premier coup. Iron Man riposte mais la technologie de Stark ne fait même pas vaciller le dieu nordique. Non seulement il ne retient pas ses coups mais, en déchaînant la foudre du ciel, il déclenche une décharge électromagnétique qui grille la précieuse armure de Stark.
Entre l'homme coincé dans une coquille métallique devenue inutile et la nature divine du puissant Thor, il n'y a pas photo. Le patron du SHIELD ne peut rien faire et subit là une cuisante humiliation. Après l'avoir tenu d'une main puis laissé tomber comme... une merde, disons-le, Thor promet au pauvre Tony qu'ils finiront plus tard leur "discussion".
Comme quoi, mieux vaut se méfier des blondinets au look heroic-fantasy.

15. Duel Spider-Woman (Arachne)/Ms. Marvel
Vainqueur : Ms. Marvel
Dégât(s) pour le perdant : incarcérée, séparée de sa fille
Zone de combat : une route de Pennsylvanie puis la cour d'une maison dans le Colorado
Série : Ms. Marvel
Répercussions : Carol Danvers s'interroge sur le bien-fondé de sa mission, Julia Carpenter finira par rejoindre Omega Flight
Tout d'abord précisons que la Spider-Woman en question n'est pas Jessica Drew des Vengeurs mais bien Julia Carpenter qui se fait aussi appeler actuellement Arachne. Le combat se déroule pendant la guerre civile et a lieu en deux rounds. Dans un premier temps, Carol Danvers essaie d'intercepter Spider-Woman alors que cette dernière tente de fuir, en voiture, vers le Canada pour échapper à la loi sur le recensement des surhumains. Julia parvient à résister et se débarrasse à la fois de Carol et de Wonder Man mais Ms. Marvel passe à la vitesse supérieure et arrache l'un des pneus du véhicule qui part alors en tonneau et menace de percuter un camion. Julia profite du chaos pour s'enfuir. Aucun avantage n'a été réellement pris d'un côté comme de l'autre pour le moment.
La deuxième confrontation a lieu chez Julia Carpenter à Denver, Colorado. Le SHIELD lance un assaut sur la maison familiale alors que Julia était venu récupérer sa fille avant de partir pour l'étranger. Ms. Marvel est encore appuyée par Wonder Man mais aussi par Araña. Arachne tente de négocier pour éviter que sa fille ne soit blessée mais Carol refuse de la laisser partir. Julia se défend plutôt bien et porte plusieurs coups à ses assaillants, occasionnant ce faisant de nombreux dégâts à l'habitation. Ms. Marvel a finalement le dessus et "allonge" Arachne sous les yeux de sa fille.
Personne ne sort indemne psychologiquement de ce combat insensé : Carol doute de plus en plus de ses choix, quant à Julia, elle ne peut que pleurer amèrement du fond de sa cellule en pensant à sa petite fille qui lui a été arrachée.
Voilà un combat féminin plus pathétique que sexy et qui prouve que les jolies blondes aussi savent cogner.

16. Duel Spider-Woman/Taskmaster
Vainqueur : Spider-Woman
Dégât(s) pour le perdant : une épée dans le bide !
Zone de combat : devant l'Excelsior, une boîte de nuit londonienne
Série : Spider-Woman : Origin
Répercussions : ./.
De nouveau une Spider-Woman mais cette fois elle est brune puisqu'il s'agit de la fascinante Jessica Drew. Le combat est tiré de l'actualisation de ses origines par Bendis (dans une mini-série qui date de septembre 2006 pour la VF). Elle affronte Taskmaster, le maître qui lui a enseigné l'art du combat. Ils sont entourés par des membres armés de l'Hydra. Le Maître de Corvée utilise à la fois une arme à feu et une épée. Il parvient à blesser Jessica au bras mais elle évite le coup de grâce qu'il lui destinait et le fait chuter. Spider-Woman s'empare de l'épée de Taskmaster et, alors qu'il allait l'abattre, le transperce avec sa propre lame.
"J'en rêvais" lui dira-t-elle de manière laconique pendant qu'elle savoure sa victoire, le regard durement planté dans les yeux de son adversaire à l'agonie.

17. Duel Hulk/La Chose
Vainqueur : Hulk
Dégât(s) pour le perdant : KO
Zone de combat : New York
Série : World War Hulk
Répercussions : les héros new-yorkais sont mis hors d'état de nuire et séquestrés par l'armée de Hulk
Voilà un combat qui répond à la traditionnelle question que se posaient certains fans depuis fort longtemps, à savoir, qui est le plus fort de Hulk ou de la Chose ?
Lorsque la lutte commence, Hulk apparaît, majestueux, le corps en flammes. Il vient d'être sévèrement "allumé" par la Torche qu'il a réussi à vaincre. C'est au tour de "l'apollon de Yancy Street" de venir à la castagne. Le choc est d'une violence inouïe, la Chose enchaîne les coups, au visage, dans les côtes, mais le géant de jade ne bronche pas. Au contraire, il riposte en écrasant violemment la tête du pauvre Ben Grimm entre ses poings. La Chose, malgré sa force et sa résistance, n'a rien pu faire contre un Hulk à la puissance phénoménale.
Signalons tout de même que malgré sa rage, Hulk prend garde de ne pas tuer ses adversaires. Ils se souviendront malgré tout de la petite valse en sa compagnie.




20 avril 2007

Vert de Rage !

Alors que nous sommes en plein Civil War, le prochain évènement Marvel est déjà connu aux Etats-Unis et il concernera un certain géant vert quelque peu colérique. Petit retour sur le Marvel Icons Hors Série #5 pour comprendre de quoi il retourne.

Après l'Australie (cf ce tie-in House of M), c'est en Alaska que l'on retrouve Hulk. C'est au fin fond d'un trou paumé où il réside que Nick Fury le contacte pour lui demander de l'aider à détruire un satellite de l'Hydra conçu pour repérer et déclencher l'explosion des armes nucléaires de la planète. Cette arme "intelligente" est difficilement approchable et surtout dispose de contre-mesures terrifiantes, elle serait notamment à l'origine de l'accident de Tchernobyl en 1986. En utilisant Hulk, Fury pense pouvoir passer outre ces systèmes de défenses qui ne verront pas un simple corps organique comme une menace. Restera ensuite au géant vert à tout écrabouiller comme il sait si bien le faire.
Banner accepte, la mission est réussie, seulement, une fois dans une navette du SHIELD, Hulk est volontairement expédié dans l'espace avec la bénédiction des Illuminati.

La méthode peut paraître expéditive mais elle a le mérite de débarrasser la planète d'un risque majeur : Hulk. Sa rage légendaire ayant parfois fait de nombreuses victimes (il a récemment dévasté Las Vegas), Fury et certains héros ont pensé qu'il était temps d'écarter cette menace (certains pensent même que Banner leur en sera reconnaissant, ils vont vite déchanter).
Bien sûr, il arrivera certaines aventures spatiales à notre mastodonte, aventures qui nous seront contées dans Planet Hulk, une saga dont la publication en VF est prévue en Marvel Monster Edition. Le retour de Hulk sur terre donnera, lui, lieu à un crossover intitulé World War Hulk (c'est prometteur). Cela donnera l'occasion d'ailleurs de voir de nouveau des clans se former puisque certains héros prendront le parti de Hulk.

Bref, ces épisodes (de l'Icons HS #5) constituent le prologue des évènements à venir et, si ce n'est déjà fait, il peut donc être intéressant de vous les procurer. Le scénario est signé Daniel Way et les dessins sont de Keu Cha et Juan Santacruz.

ps : ajout de trois nouveaux gags dans le bêtisier !

18 avril 2007

Un polichinelle dans le tiroir

L'Ultimate Fantastic Four #17 est maintenant dans les kiosques et contient la fin de l'arc President Thor ainsi que le début de Frightful, la dernière saga du tandem Millar/Land sur ce titre.

Les arcs ultra courts de Millar ne manquent pas de dynamisme, évidemment, mais le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils laissent peu de place au développement des intrigues, on a parfois l'impression que tout est expédié un peu trop rapidement. L'histoire de cette réalité modifiée dans laquelle Thor est président d'un pays où tous les humains ont des pouvoirs aurait mérité un traitement un peu plus long. Enfin, bon...
Les dessins de Greg Land sont toujours aussi beaux, seul point négatif : la coupe de Johnny Storm. J'ai toujours l'impression qu'il a un plat de spaghetti sur la tête ! ;o)
Le début de Frightful (assez justement intitulé "Alien" en VF, vous allez comprendre pourquoi) est plutôt prometteur. Figurez-vous que la Torche se retrouve avec un organisme étranger se développant à l'intérieur de son corps. La bestiole aurait été récupérée lors de leur voyage dans la Zone-N. Ce brave Johnny enceint(e), fallait oser ! Pour corser le tout, les FF zombifiés détenus dans le Baxter Building sont sur le point de s'échapper et ont une grande envie de se mettre un truc sous la dent.

Les deux planches finales consacrées au contenu éditorial (si l'on peut dire) sont un peu moins nulles que d'habitude. Déjà Panini n'oublie pas de créditer l'équipe ayant bossé sur les épisodes du mois mais en plus Christian Grasse répond même aux questions qu'on lui pose. Cerise sur le gâteau, il y a même une photo d'un buste de Susan Storm (ils suivent mes conseils ou quoi ?). Bon, évidemment, on est encore loin d'un véritable travail mais on part de tellement bas que même ça, c'est un progrès. Comme quoi, tout est possible.

ps : et un petit gag de plus dans le bêtisier !

16 avril 2007

Marvels ou l'avènement des surhumains

Lorsque Kurt Busiek et Alex Ross s'associent pour nous conter l'apparition de "merveilles" dans un monde en pleine mutation, cela donne Marvels, une magnifique histoire parue, voici maintenant quelques années, en Graphic Novel.

Le point de départ est original. Si nous connaissons tous plus ou moins l'histoire des héros Marvel, il est rare que les scénaristes nous proposent d'explorer la réaction des personnes "normales" (j'entends par là sans pouvoir) à l'apparition de ces êtres aussi fantastiques qu'inquiétants. C'est donc ici à travers le regard humain, tantôt terrifié tantôt fasciné, du journaliste Phil Sheldon que nous revivons des évènements devenus aujourd'hui des classiques, de la venue de Galactus à la mort de Gwen Stacy en passant par le mariage de Reed Richards et Susan Storm.
Mais, bien avant cela, tout commence avec la première Torche Humaine (rien à voir avec les FF), véritable phénomène de foire dont la création fait étrangement écho à Frankenstein et sa créature (c'est tout à fait assumé, Mary Shelley étant même citée). On retrouve également à cette époque un Jonah Jameson jeune et déjà ambitieux mais aussi d'inquiétants bruits de bottes venus de la vieille Europe...

L'ensemble est délicieusement rétro, cette gigantesque analepse étant en plus servie par un graphisme magnifique au réalisme désuet et subtilement nostalgique (je compare un peu ça aux anciens dessins Coca-Cola ou Chevignon, pour vous donner une idée en gros du style). Le tout est peint par Ross lui-même.

Cette vision de l'épopée des surhumains à travers les yeux d'un journaliste fait penser au récent Civil War : Frontline, tout comme d'ailleurs certains thèmes tels que la crainte que peuvent inspirer les métahumains ou encore le sentiment d'impuissance à regarder ainsi s'affronter des forces qui dépassent largement le commun des mortels. Plus qu'un simple retour dans le passé, Marvels s'interroge sur la cohabitation, souvent houleuse, entre des êtres surpuissants et l'homme, enivré de doutes, de craintes et du fol espoir de trouver sa place au milieu des merveilles de son époque.
Cette fresque, en alliant intelligence du propos et esthétique soignée, permettra à la fois aux vieux fans de se replonger dans les grandes dates marvelliennes et aux nouveaux lecteurs de jeter un oeil sur le passé, si riche, de nos héros.

"Je croyais que les Marvels disparaîtraient. Mais ce jour là, j'ai compris. Ils n'étaient pas là temporairement comme les Jeux Olympiques ou la guerre. Mais pour de bon. [...] Sur le toit de l'immeuble, quand le raz-de-marée arrivait, j'ai aussi réalisé qu'ils n'allaient pas s'adapter à nous... mais l'inverse. Aujourd'hui, les règles ont changé. A jamais. Et nul ne sait ce que l'avenir nous réserve. Mais, tu sais quoi ? Le découvrir va être une putain d'aventure !"
Phil Sheldon

ps : fin du troisième sondage et résultats dans la rubrique adéquate, ajout également ce matin d'un nouveau petit gag dans le bêtisier

14 avril 2007

Quoi de neuf ?

Quelques news en vrac pour bien débuter le week-end.

Tout d'abord, sachez que le tome 1 de Moon Knight, dont je vous avais déjà parlé, est disponible en librairie et qu'il serait dommage de rater cette excellente saga qui marque le retour d'un super-héros oublié mais très intéressant. En kiosque cette fois, vous trouverez également le deuxième volume des Marvel Universe avec la saga du Super-Skrull écrite par Javier Grillo-Marxuach. Ce brave homme, en plus d'être pourvu d'un nom à coucher dehors, est surtout connu pour être l'un des scénaristes de la série Lost. Mais vous l'auriez su sans moi vu que Panini nous annonce ça en gros sur la cover. ;o)

Sinon, hop, un nouveau petit gag tout frais de ce matin dans le bêtisier. Et si vous ne l'avez pas remarqué hier, je vous signale l'ajout de Iceman dans les figurines Marvel. Et pour finir, joyeux lecteurs du magazine Comic Box, vous pouvez vous préparer à festoyer car le numéro d'avril/mai est sorti ce matin. Je me rends compte en plus que ce post est déjà le 200 ème ! Wow. Allez, une petite parodie (sûrement déjà connue de la plupart) pour marquer le coup : click.

Portez-vous bien et ne soyez pas trop vilains ! ;o)

11 avril 2007

Execute Program

Après le Graphic Novel Extremis et avant de retrouver plus régulièrement l'ami Tony Stark dans les pages de Marvel Icons, le Marvel Icons Hors Série #9 nous permet de rattraper notre retard en nous proposant les épisodes 7 à 12 de la nouvelle on-going consacrée à Iron Man.

Panini en profite pour estampiller la revue "prologue Civil War". Même remarque que pour le dernier X-Men Extra, s'il s'agissait réellement d'un prologue, il aurait fallu le publier avant CW. Heureusement, ce n'en est pas vraiment un. Par contre, entendons-nous bien, il est évident que plus on lit de séries, mieux l'on comprend les évènements qui touchent l'univers Marvel et les relations entre les divers personnages. De la même façon, avoir lu House of M sert encore aujourd'hui et a des répercussions sur Civil War, mais ce n'est pas une raison pour balancer du "prologue" à la tronche de la première série qui pointe ses pages.

Revenons-en à nos armures. Cet arc en 6 parties, Execute Program, est scénarisé par Daniel & Charles Knauf et dessiné par Patrick Zircher. Le graphisme est tout à fait correct, la colorisation également, pas de mauvaise surprise donc (on pouvait douter après le magnifique travail de Adi Granov sur les premiers épisodes, et puisque j'en parle, je signale qu'il a réalisé les covers tiens). Au niveau du récit, c'est du tout bon aussi. On rencontrera évidemment les New Avengers (Spidey, Jessica Drew, etc.) mais aussi Nick Fury. A noter les premières tensions entre Captain America et Stark sur les méthodes à employer contre les pourritu... heu... les vilains. ;o)

Du 6 x 22 planches de cette qualité pour 5,50 €, voilà qui réconcilie tout le monde avec les parutions kiosque. On a hâte de retrouver Iron Man dans les Icons mensuels (ce qui devrait être pour juin si j'ai bien pigé).

ps : mise à jour de la checklist Civil War avec la sortie d'Astonishing X-Men #23

10 avril 2007

1602 : Inquisition, Templiers & Héros

Imaginez que les super-héros et les mutants n'apparaissent pas au vingtième siècle mais il y a plusieurs centaines d'années, pendant que l'Inquisition espagnole fait rage et que Elisabeth 1ère règne sur l'Angleterre. Voilà le point de départ de 1602, une série dont on peut déjà se procurer trois tomes en VF dans la collection 100% Marvel.

Les deux premiers tomes regroupent les 8 épisodes écrits par Neil Gaiman et dessinés par Andy Kubert. On y découvre Sir Nicholas Fury, au service de la reine d'Angleterre, ou encore le jeune Peter Parquagh, son assistant, fasciné par les... araignées. Alors qu'ils sont chargés de ramener le mystérieux trésor des Templiers, de sombres complots se trament en Europe. L'Inquisition espagnole notamment s'allie à la cour d'Ecosse pour pourchasser et exterminer les "prodiges", des êtres dotés de pouvoirs aussi fabuleux qu'effrayants.
Le troisième tome (5 épisodes) continue l'épopée mais cette fois dans le Nouveau Monde, autrement dit, les lointaines Amériques. C'est Greg Pak qui est passé au scénario et Greg Tocchini au crayon.

Tout cela est très dépaysant et l'ambiance historique est plutôt bien rendue. De nombreux personnages, non inconnus des fans, interviennent dans cette saga : le Dr Strange, Quicksilver, Cap, Fatalis, les Fantastiques, Thor et bien d'autres. Tous sont d'ailleurs fort bien employés dans le contexte. Les dessins ne sont pas en reste et sont agréables tout en gardant un côté lugubre et ancien. Bref, ça change de Manhattan !
Evidemment, l'on peut déplorer le fait qu'il s'agisse - encore - d'une réalité parallèle (la terre 311) mais il est vrai qu'ici, il ne s'agit pas seulement d'exploiter un gros what if ou de réinventer des origines mais surtout de se servir d'un contexte historique réel, et très riche, pour y plonger des surhumains perçus, du coup, d'une façon très différente.

A moins d'être totalement allergique aux histoires ne se déroulant pas à notre époque, ce "1602" devrait vous faire passer un fort bon moment de lecture.

08 avril 2007

Sentry, le plus puissant héros Marvel ?

La création de Sentry part d'une idée originale : faire comme si ce personnage avait été inventé par Stan Lee dans les années 60 et laissé inexploité depuis tout ce temps. En réalité, ce héros est né très récemment de l'imagination fertile de Paul Jenkins, son véritable "pôpa". Par contre, certaines planches très "rétro" étant intégrées parfois dans les comics contant les aventures du héros doré, certains fans en sont encore à croire qu'il s'agit d'un perso datant de... 1961 ! ;o)

Au niveau des ouvrages VF étant consacrés au personnage, l'on peut citer les deux tomes parus en 100% Marvel (regroupant 10 épisodes) et les Marvel Mega Hors Série #26 & #27 (regroupant 8 épisodes). Tous ont pour scénariste m'sieur Jenkins, le gredin en profitant pour installer son personnage et, déjà presque, radoter sur les (la ?) rares saloperies qui le menacent.
Car, voilà le problème numéro un d'un tel perso : sa trop grande puissance. Le type dispose d'une force si phénoménale qu'aucun vilain ne peut réellement se mesurer à lui. On le voit lors de l'évasion massive du Raft où Sentry prend Carnage sous le coude et va le... déchirer (littéralement) dans l'espace, comme si c'était un simple post-it ou un putain de burger ! Robert Reynolds a donc généré son propre ennemi, un autre lui-même : Void. L'on peut y voir bien des choses, la dualité Bien/Mal, Dieu/Satan par exemple, ou autrement dit, un élément si puissant qu'il ne peut être détruit mais engendre forcément son exact contraire. Cela explique pourquoi le gars ne va que très peu intervenir au sein des New Avengers, dont il fait pourtant (plus ou moins officiellement) partie.

Dieu peut-il avoir des problèmes existentiels ? La réponse n'est pas évidente, mais en tout cas, pour Sentry, y'a intérêt à lui créer un maximum de spleen vu que les adversaires à sa hauteur ne vont pas courir les rues. Sans sa femme et son côté sombre, il ressemblerait assez étrangement à un Dr Manhattan, totalement, de par sa nature même, détaché du moindre sentiment humain. Lorsque ce vieux Bob se bat, c'est avant tout contre lui-même et une schizophrénie dévorante. Cela finit par nous plonger, même si ce n'est pas assez, dans les méandres de la psyché et pourquoi pas dans ceux de l'hallucination négative * ?

Nous n'en sommes encore pas là et Sentry reste un "Superman" que les scénaristes peuvent sortir quand bon leur semble, ou plus exactement, qu'ils sont bien en peine d'employer. ;o)

* Les schizophrènes ont une profonde altération du "Moi", ils sont "dans" le monde, fondus en lui, et éprouvent les pires difficultés à avoir une réelle représentation de l'extérieur. Ainsi, beaucoup ont du mal à utiliser un miroir par exemple, et se coupent en se rasant ou se cognent en l'approchant.
Bien plus intéressant encore, certains ne se voient pas du tout dans les miroirs. L'on appelle alors cela une hallucination négative. Psychologiquement, l'on peut l'expliquer par le fait que sans un Moi structuré, il n'y a pas de reconnaissance possible. Re-co-naissance, trois fois la naissance dans le même mot. Le processus du miroir se déroule également en trois étapes :
- de l'individu au miroir
- du miroir à l'individu
- puis, enfin, un processus interne psychologique qui fait que l'esprit de l'individu analyse son reflet comme étant une représentation extérieure de lui-même, une sorte de nouvelle naissance du "moi", une re-co-naisssance donc.
Ces hallucinations négatives, où une personne ne peut plus voir son propre reflet dans un miroir, sont probablement à l'origine d'un des mythes fondateurs du "vampire" : l'absence de reflet.

07 avril 2007

Emeutes

Le Marvel Icons #24 sorti aujourd'hui consacre une large place aux séries parallèles à l'évènement Civil War. Le premier tie-in est celui des New Avengers de Bendis et Howard Chaykin, pas très convainquant. L'épisode se concentre sur Captain America qui tente de monter une équipe avec l'aide de Sam Wilson, alias le Faucon, pour contrer les pro-SRA.
L'épisode des Fantastic Four est également lié à l'affrontement qui divise la communauté super-héroïque. Les FF sont plutôt divisés eux-mêmes. Si Reed fait partie des légalistes, son épouse est, elle, plutôt hostile au recensement des surhumains. Johnny Storm est toujours dans le coma, quant à Ben Grimm, même s'il est plutôt contre cette loi, il n'a aucune intention de s'opposer aux autorités de son pays. Tandis que des émeutes éclatent dans Yancy Street (certains civils se rangeant du côté des héros rebelles), un mystérieux inconnu récupère le marteau de Thor en Oklahoma...

Tout n'est pas complètement lié à Civil War dans ce mensuel. La série Captain America, notamment, se déroule encore, pour l'instant, avant ces évènements, tout comme le dernier épisode des Young Avengers qui clôture l'arc Family Matters ainsi que la première saison de la série.
Le mois prochain, Marvel Icons accueillera deux épisodes des New Avengers ainsi que les traditionnelles Fantastic Four et Captain America, puis, dans deux mois, ce sera le retour de l'on-going consacrée à Iron Man.

ps : mise à jour de la checklist Civil War et ajout des visuels des différentes revues

06 avril 2007

Conflit Interne

L'excellent 87ème numéro de Spider-Man est disponible en kiosque et affiche un menu alléchant.
Dans Amazing Spider-Man (de Straczynski et Garney), Peter doit maintenant affronter les conséquences de son "coming out" (heu, il n'est pas gay hein, il a juste révélé son identité au monde entier). Il n'est d'ailleurs pas devenu populaire pour autant et se fait même poursuivre en justice par un Jameson ivre de rage. Pire encore, Spidey doit maintenant traquer les héros anti-recensement aux côtés de Stark, Pym et Richards. Un épisode historique donc.
En ce qui concerne le Sensational Spider-Man, l'on découvre maintenant la raison du déchaînement de violence qui a secoué New York. Vincent Stegron a en fait découvert et utilisé la "roche de vie", un fragment d'astéroïde source de toute vie sur terre et pouvant inverser le processus d'évolution ou modifier les lois de la nature. Toujours de fort beaux dessins de Medina.
Le Friendly Neighborhood Spider-Man nous montre un Bouffon Vert de 2211 responsable de la collision de deux réalités, ce qui a notamment engendré le retour d'un oncle Ben alternatif (par opposition à l'oncle Ben continu, haha, les amateurs de blagues électriques se régalent hein ?). Le tandem Peter David / Mike Wieringo fonctionne plutôt bien, l'histoire de cette énième réalité parallèle étant suffisamment originale pour ne pas nous lasser.
Et enfin, un Marvel Team-up fort bon mais souffrant malheureusement d'un manque de qualité flagrant au niveau des dessins. Cet Andy Kuhn doit être le neveu de Quesada ou un truc dans le genre, c'est pas possible autrement !

Bref, une bonne fournée d'épisodes bien construits et agréables visuellement (sauf le dernier, on l'aura compris). Pour ceux qui suivent Civil War, le tie-in consacré au Tisseur se révèle quasiment indispensable, l'épisode d'Amazing de ce mois s'inscrivant dans la droite ligne de CW 2.

04 avril 2007

Démasqué !

Sortie ce matin du deuxième volume de Civil War. Les deux camps sont désormais clairement identifiés et le premier affrontement a lieu alors que Captain America et les résistants/rebelles (suivant le point de vue) attaquent un convois du SHIELD qui transportait les Young Avengers. Du côté des légalistes, l'on ne perd pas de temps non plus puisque la chasse aux surhumains non recensés a déjà commencé.
La revue est complétée par trois petits épisodes de CW Frontline : 2 consacrés à la suite de The Accused et un autre contant le début de Sleeper Cell. Pour le pauvre Robert Baldwin, alias Speedball des New Warriors, tout va plutôt mal voire très mal. Le gouvernement lui a proposé de travailler pour lui et de reconnaître sa responsabilité dans le drame de Stamford, ce que Baldwin refuse. Il est du coup considéré comme un combattant clandestin et se voit incarcéré dans une prison très dure, au beau milieu de détenus qui ne songent qu'à lui faire la peau ! Privé de ses pouvoirs, il est sans défense et même Jennifer Walters (She-Hulk), son avocate, ne peut pas grand chose pour lui...

On commence à rentrer dans les choses sérieuses donc avec surtout un The Accused particulièrement réussi. Une petite phrase de Speedball ("Je ne suis qu'un bouc émissaire") prendra tout son sens dans peu de temps. Pour ce qui est de la série principale, elle est menée tambour battant et nous montre un Peter Parker renonçant à son identité secrète tandis que les premières tensions entre Reed et Sue Richards se font sentir. On attend la suite avec impatience !

03 avril 2007

Toxin

Profitons de cette période d'accalmie avant l'arrivée en kiosque des premiers comics d'avril pour faire un petit retour sur le dernier né en date de la famille des symbiotes : Toxin.

On entend parler de Toxin et de son hôte, Patrick Mulligan, pour la première fois dans le Spider-Man Hors Série #18 consacré à la saga "A child is born". A l'époque, l'histoire est dessinée par un jeune artiste quasiment inconnu du nom de Clayton Crain (qui oeuvre depuis, entre autres, sur Ghost Rider) et elle nous conte l'affrontement entre Venom et Carnage qui se disputent leur nouvelle progéniture (vous verrez, le système de reproduction est beaucoup moins fun chez les symbiotes que celui des humains).
Mais c'est surtout "The devil you know", paru dans le tome 6 des 100% Marvel consacrés à Spider-Man, qui va installer le personnage avec Peter Milligan au scénario et Darick Robertson au crayon.

On le sait, les symbiotes ont tendance à se comporter violemment, pourtant, leur attitude dépend en grande partie de la personnalité de leurs hôtes. Venom a ainsi, pendant un temps, été plus un anti-héros qu'un véritable "vilain". Carnage, lui, boosté par son serial-killer d'hôte, a vite donné libre cours à une folie meurtrière assez épouvantable. Pour Toxin, c'est très différent. Essentiellement parce que son hôte est un brave type, flic de surcroît, du nom de Patrick Mulligan.
Toxin se range donc du côté des Héros, non sans quelques conséquences malheureuses sur la vie de Mulligan. Celui-ci doit notamment abandonner sa femme et sa petite fille afin de les préserver. Mais surtout, un symbiote ne se contrôle pas comme la première Twingo venue et, plus que d'une symbiose harmonieuse et pacifique, il s'agit, entre le parasite extraterrestre et l'humain, d'une cohabitation agitée, faite de compromis et d'âpres négociations. Les deux êtres sont liés, ils ont besoin l'un de l'autre, mais sont loin d'être les meilleurs amis du monde. Et si Toxin aide Mulligan lorsqu'il s'agit de mettre une raclée à un Razorfist, il exige en retour des plages horaires où il sera "seul aux commandes" et pourra agir à sa guise.

Si être un super-héros n'est pas toujours facile, rarement surhumain aura eu à endurer plus que Patrick Mulligan. Outre les sacrifices personnels qu'il a su s'imposer, la présence en lui d'une entité particulièrement envahissante le plonge presque aux limites de la folie. Cela en fait un personnage complexe et attachant, non dénué d'ailleurs d'un humour noir propre à la confrontation entre ces deux personnalités opposées. Si aucun projet le concernant n'est actuellement en préparation, il nous est permis d'espérer le revoir au moins en guest dans l'une des nombreuses séries régulières Marvel. Il serait en tout cas dommage de se priver trop longtemps d'un Toxin, tant son potentiel est énorme.

ps : ajout de deux petits gags dans le bêtisier ;o)

01 avril 2007

May Parker intègre les Vengeurs !

On l'avait vue récemment revêtir l'armure d'Iron Man dans le crossover The Other et, apparemment, cette brève incursion dans le monde des super-héros a dû plaire à cette brave Tante May puisque Joe Quesada a annoncé à demi-mot que la tante de Peter Parker allait voir son rôle évoluer de manière spectaculaire au sein de l'univers Marvel.

"On ne peut pas côtoyer une foule de gars costumés et bardés de pouvoirs sans, un jour, avoir envie de rentrer dans le bain. Et puis, avez-vous remarqué que nous n'avons encore aucun héros représentant le 4ème âge ?" - Joe Quesada

Reste à lui trouver un costume (sexy ?) et un bon scénariste pour expliquer comment May "je-suis-à-l'article-de-la-mort" Parker se retrouve tout à coup propulsé au sein des Vengeurs. La mini-série lui étant consacré, Second Youth, devrait sortir en VO en juillet et, selon l'accueil qui lui sera réservé, donner ensuite lieu à une série régulière.
Evidemment, ça ne vaudra pas une Jessica Drew ou une Carol Danvers m'enfin, il en faut pour tous les goûts...