31 mai 2007

Quelques chiffres

Tout d'abord quelques stats pour terminer le mois de mai. La progression continue puisque après les 7000 visiteurs de mars et les 11 600 du mois d'avril, ce sont plus de 21 000 internautes qui nous aurons rendu visite au mois de mai ! Ce qui nous donne tout de même une moyenne, pour ce mois, de près de 700 visiteurs par jour (ah, les amateurs de chiffres se régalent hein !). Niveau localisation, seulement la moitié des visites proviennent de France, 40% sont situées dans une catégorie "autres" qui ne me permet pas de déterminer avec précision le pays d'origine et les 10% restant sont essentiellement centrés, dans l'ordre, sur la Belgique, le Canada, l'Italie et l'Allemagne.

Puisque l'on est dans la catégorie "Infos Blog", justement, hop, j'en profite pour vous donner quelques infos (c'est super bien fichu finalement non ?). Sachez tout d'abord que la deuxième interview (quoi, vous n'avez encore pas lu celle consacrée à Bruno Bellamy ?) est pour bientôt (d'ici un mois) et qu'il s'agira cette fois d'un "frenchie" talentueux ayant un rapport direct avec Marvel. Je n'en dis pas plus pour ménager le suspens. ;o)

D'ici quelques temps, la rubrique "Hors Marvel" s'enrichira elle aussi d'un article sur les deux premiers volumes, parus chez Delcourt, regroupant les débuts de Spawn. Et plus rapidement, pour ne pas dire demain, la sortie du quatrième volet de Civil War sera l'occasion d'un nouvel article consacré à cet évènement.
A bientôt et ne soyez pas trop vilains ! ;o)

29 mai 2007

Just Married

Le X-Men Extra #62 voit s'unir Black Panther et Tornade, une cérémonie nuptiale à ne pas manquer.

La revue porte de nouveau (comme le X-Men Extra #61) le label "Civil War Prologue" ce que je persiste à voir comme une arnaque publicitaire. Bon, ok, Captain America et Tony Stark sont présents, s'engueulent un peu, mais ils quittent finalement le mariage et respectent la neutralité du Wakanda. Pas de quoi inclure ça dans les prologues ! D'autant que l'histoire ne se déroule pas véritablement avant CW mais parallèlement.

A part ça, ces trois épisodes issus de l'on-going Black Panther se suivent agréablement. Nous assistons aux préparatifs, à l'effet que l'annonce du mariage produit dans diverses équipes (Vengeurs, FF, X-Men). Certaines conséquences diplomatiques, notamment avec la Latvérie de Fatalis, se nouent également. Les invités sont nombreux et très connus pour la plupart, cela va de Spidey à Iron Fist en passant par ce brave George W. Bush.
La "Genèse d'une création" revient sur la conception de la robe d'Ororo, confiée à un véritable styliste, Shawn Dudley, qui, d'habitude, travaille plutôt sur des séries TV pour CBS. Amusant de constater que nous aurons bientôt des costumiers cités dans l'équipe créative de nos comics. ;o)
Le tout se termine par une histoire courte tirée de X-Men Unlimited et les covers (en version réduite et non pleine page) des 6 épisodes de la série Storm dont je vous ai parlé ici.

A se procurer donc pour l'évènement que représente l'union de la belle X-Woman et du leader du Wakanda. Pour le côté "Prologue CW" par contre, cet arc est aussi important que le dernier Picsou Magazine, autrement dit, si c'est pour vous le seul motif d'achat, vous pouvez donc économiser 5,20 € sans crainte de rater un élément clé de Civil War.

28 mai 2007

Le mal par le mal

Retour de Garth Ennis et Leandro Fernandez dans la collection Max avec le tome 7 des publications consacrées au Punisher. 6 épisodes survitaminés pour un arc violent et tendu intitulé "Les Négriers".

Des anciens soldats d'Europe de l'Est. Un trafic de femmes, plus rentables que la drogue qui ne peut se vendre qu'une fois. Des flics corrompus. Et au milieu... Frank Castle. Tout commence dans une ruelle sombre avec une jeune fille terrorisée et ivre de douleur. Celle-ci prétend que des hommes ont assassiné son bébé. Mais ce n'est pas tout. Elle a été violée. Souvent. Pour Castle c'est le début d'une plongée dans un monde encore plus noir que celui qu'il a l'habitude de côtoyer.

Si vous aviez du mal avec l'ultra-violence du Punisher, il vaudrait mieux éviter cet arc qui va particulièrement loin dans ce domaine et mérite pleinement le "pour lecteurs avertis" arboré sur la couverture. Le malaise s'installe dès le début, nous prend aux tripes et ne nous lâche plus. Ennis donne dans le médical lorsqu'il fait opérer l'un des trafiquants par Castle, ce dernier lui sortant les boyaux sous anesthésie pour lui montrer que, de toute façon, il parlera. Il donne dans le non politiquement correct et viole tous les codes de l'honneur lorsqu'il fait bastonner à mort une femme par ce Punisher qu'il veut décidemment intraitable. Il fait dans le feu de joie, enfin, lorsque Frank vide un bidon d'essence sur un type attaché à une chaise puis l'allume tout en filmant la scène en guise d'avertissement pour ceux qui voudraient prendre la place du trafiquant.
Si vous pensez que le camp des "bons" doit se composer de gentils bisounours, vous n'en trouverez pas chez Ennis. Même ses flics sont racistes, homophobes, pourris jusqu'à l'os, digne reflet d'une société nauséabonde où les valeurs les plus morales ont disparu. Le monde d'Ennis est sale. Il pue. Il transpire la douleur et la haine. Et lorsque les taches de sang disparaissent sur le trottoir... c'est qu'elles ont été détrempées par les larmes. Mais dans ce monde si effrayant, il reste une justice. Une justice qui exige que ceux qui la rendent se salissent autant que les criminels.

Les inconditionnels du Punisher (dont je suis) en ont ici pour leur argent. La violence est portée à son paroxysme, le lecteur étant partagé entre la volonté de vengeance et le dégoût face à des méthodes qui nous renvoient à nos pires démons et à quelques interrogations dont sans doute la plus importante : à force de le regarder, quand donc l'abîme finit-il par nous voir et plonger en nous ? Nietzsche n'est pas loin. La monstruosité non plus. Et c'est tout le dilemme, laisser les monstres agir en toute impunité ou devenir un monstre soi-même pour les combattre.
Désolé de décevoir les plus naïfs mais sachez que c'est le monstre qui gagne à tous les coups.
Une consolation ? Avec des auteurs comme Ennis, le lecteur y gagne aussi. ;o)

26 mai 2007

Plus trop frais mais pas très cher

Tout d'abord, quelques mots sur la collection Marvel Best Sellers que je n'avais fait qu'évoquer jusqu'ici dans le guide de lecture. A la base, cette gamme économique était réservée uniquement aux boutiques MaxiLivres, d'où son peu d'exposition. Par contre, j'ai pu constater dernièrement que Amazon en proposait maintenant à la vente sur son site. Mieux encore, j'en ai même vu dans le centre culturel d'un hypermarché Leclerc. Puisque tout ceci est mieux distribué que par le passé, voici l'occasion de revenir sur un volume dédié à Wolverine : Dette de Sang.

Ce tome regroupe 9 épisodes de la série Wolverine (vol. 2), du numéro #150 au numéro #158, ce qui correspond donc à la production de mai 2000 à janvier 2001.
Le premier arc est signé Steve Skroce, connu notamment pour avoir conçu les story-boards de Matrix, le film des frères Wachowski. Cette histoire voit Wolverine au milieu des manigances de divers cadres d'un clan mongol qui luttent pour le pouvoir. Baston, flingues, découpage de malfrats, au final rien de bien folichon, on finit même par s'ennuyer un brin.

Le deuxième arc, de Rob Liefeld (pour le scénario et les dessins) et Eric Stephenson (pour les dialogues), commence bien mieux avec un Deadpool qui se livre à une joute verbale avec ce bon vieux Logan, tout cela évidemment pendant qu'ils se mettent copieusement sur la tronche. Savoureux et bien dialogué ! C'est d'ailleurs le meilleur moment de cette petite compilation. Malgré, par la suite, l'intervention de Spider-Man lors d'une descente dans les souterrains de Manhattan - et une confrontation avec des Morlocks et l'Homme-Taupe - l'intérêt retombe petit à petit. Le dernier épisode, convenu au possible, apparaît du coup comme la cerise sur un gâteau pas si digeste que cela. Sans être totalement dénuée d'intérêt, cette période du mutant griffu manque visiblement de modernité et d'idées originales en comparaison de ce qui se fait actuellement sur la série. A la limite, certains arcs des années 90 sont parfois plus agréables à relire que ceux-ci, pourtant pas si anciens que ça.

Allez, autre petit bémol, cette collection à bas prix (10€) a un défaut majeur : la taille des planches. Le texte est petit, parfois même difficile à lire, et les dessins souffrent de ce rétrécissement forcé. Des marges blanches, assez désagréables et inesthétiques, viennent encore grignoter le peu de place offert par ce format. Dommage, m'enfin, cela reste un moyen de rattraper son retard sur pas mal de séries pour un coût relativement bas. L'on trouve, dans la même collection, du Spider-Man, Daredevil, Captain America, Punisher, Vengeurs, FF, X-Men, Hulk, Iron Man, etc. De quoi satisfaire tout le monde, ce serait donc bien le diable si vous ne trouviez pas un petit quelque chose à vous mettre sous la dent (ou sous ce que vous voulez d'ailleurs).

ps : hop, histoire de vous donner un aperçu de ce comic, voilà une petite scène promptement ajoutée dans le bêtisier ! ;o)

25 mai 2007

Les fourberies de Loki

Si l'on connaît bien Thor, le dieu nordique, anciennement membre des Vengeurs, on a moins l'habitude de côtoyer son demi-frère, Loki. Le graphic novel de Robert Rodi et Esad Ribic nous conte, pour une fois, une saga du point de vue du dieu du mensonge.

Loki Laufeyson règne sur Asgard, le royaume des dieux. Il a enfin vaincu Thor. Certains le pressent d'ailleurs d'en finir avec lui et de le mettre à mort. Mais est-ce seulement ce que voulait vraiment Loki ? Plus que jamais solitaire, il repense à son enfance, à la mort d'un père, abattu par Odin qui, plus tard, l'adoptera, aux humiliations aussi. Car c'est ainsi que se nourrit la haine d'un être, fut-il un dieu. A coup de quolibets, de railleries et de quotidiennes méchancetés arrosant et entretenant une graine que tous voudraient mauvaise. Mais alors que l'on imaginait le coeur de Loki uniquement rempli de haine et de malice, voilà qu'en fait, il déborde d'une peine enfantine.

Pour une fois, nous avons donc ici le point de vue du dieu malin. Le personnage prend du coup une tout autre stature. Moins monolithique, il en devient émouvant alors que Thor et les siens, Dame Sif surtout, apparaissent parfois terriblement odieux et insensibles. Le final est à l'image du destin de Loki, pathétique et inéluctable. Tout comme Balder le lui dira, il existe de nombreux mondes dans lesquels vivent d'autres Thor, d'autres Loki, tous différents, mais tous unis par la même destinée, telles les branches d'un même arbre.


Les dieux d'Asgard doivent être maniés avec précaution dans l'univers Marvel tant ils peuvent apparaître parfois comme un étrange anachronisme. Ici, l'histoire étant centrée sur eux seuls, elle revêt un aspect fantasy voire onirique. Les peintures de Ribic sont sublimes et méritent que l'oeil s'y attarde longuement.
Ce graphic Novel, fort abordable (14€) et paru en 2005, conviendra parfaitement aux lecteurs ayant envie de quitter un peu New York pour le monde enchanteur de la mythologie nordique.

ps : ajout de Namor dans les figurines Marvel.

24 mai 2007

Tourments

L'on retrouve Todd McFarlane dans le tome 2 de Spider-Man - Les Incontournables, un volume consacré à la saga Tourments.

Si ce vieux Todd se contentait de signer les dessins dans le tome 1, il s'empare ici également du scénario, ce qui nous vaut un "pour lecteurs avertis" sur la quatrième de couverture. Un poil exagéré quand même, enfin bon. L'attaque du Lézard se décompose ici également en deux parties. Le fascicule, comme le mois dernier avec Venom, sert de petite introduction et propose la première apparition du Dr Connors dans un épisode d'Amazing Spider-Man signé par Lee et Ditko. Rien d'autre qu'une mise en bouche avant de passer au plat de résistance : le livre et ses 5 épisodes constituant la saga "Tourments", un arc datant de 1990.

Première constatation, l'histoire, malgré ses 17 ans, n'a pas trop mal vieilli. L'on y retrouve une sorcière vaudou ayant pris le contrôle du Lézard afin de se venger de Spider-Man. Le graphisme est sombre, travaillé, torturé même, frisant presque parfois le trop-plein de détails. L'ambiance est résolument noire, McFarlane laissant déjà ici pleinement libre cours à son goût pour l'horrifique et la saleté des bas-fonds.
L'ensemble donne une belle impression de maîtrise, le style rappelant parfois celui d'Alan Moore dans Watchmen, que ce soit dans la symétrie de l'ordonnancement des cases ou parfois l'emploi d'un zoom arrière, partant d'un détail du décor pour élargir le plan à l'ensemble de la scène.

Ce volume se termine par une histoire courte du Rôdeur (dont les traits font clairement penser au futur Spawn) que l'on avait déjà eu l'occasion de lire, mais sur papier glacé cette fois, dans Masques (du même McFarlane) paru aux éditions Bethy. Le mois prochain, la collection atteindra son prix réel (8,95€) mais, pour cette fois encore, l'on bénéficie d'un tarif réduit (6,95€), une raison de plus pour ne pas passer à côté d'un arc intéressant qui permettra aux plus jeunes de découvrir le style McFarlane quand celui-ci est seul aux commandes.

23 mai 2007

Le goût du sang

C'est par cette chaude matinée de mai que vous pourrez découvrir dans vos kiosques le numéro #50 de Ultimate Spider-Man intitulé "Morbius".

Nous avons le droit, pour la cover, à une variant du USM #100 de la VO. Panini ayant eu l'idée saugrenue d'intégrer les annuals à la numérotation normale, nous sommes donc décalés par rapport aux publications américaines et, du coup, l'affirmation de Christian Grasse ("nous fêtons aujourd'hui le 50ème numéro d'USM, ce qui pour un bimestriel équivaut au 100ème numéro d'un mensuel"...wow, il a fait un stage de math !) est fausse. ;o)

Les deux épisodes de ce mois constituent un arc complet et introduisent la version Ultimate de Morbius (on a même l'occasion d'apercevoir l'ami Blade un petit moment). Les vampires sont plutôt réussis (il faut dire que le Morbius de la version classique était aussi effrayant que Carlos chantant tirelipimpon sur le chihuahua) et l'ambiance sombre et gothique, avec cuir et chauve-souris à l'appui, convient parfaitement à l'histoire. On apprend notamment ici que le pôpa de Morbius n'est autre qu'un certain Dracul.
Pour contrebalancer ce côté terrifiant (ouais, bon, j'exagère ok), on continue à suivre les péripéties sentimentales de Peter. Alors qu'il fait la une des magazines people avec Kitty Pryde (suite à leur escapade sur l'île de Krakoa), il se rapproche un peu de son ex, la jolie MJ.

Très bon USM donc, avec une histoire rythmée, bien découpée, qui est largement supérieure au dernier arc. Le mois prochain, nous aurons droit au deuxième annual (le premier avait vu la relation Peter/Kitty se nouer) avec en guests Daredevil, le Punisher et Moon Knight, quant au numéro #52, il accueillera le début de la saga du clone !

ps : sont également sortis aujourd'hui le numéro #28 de Ultimates (un annual en fait) et le deuxième tome des Incontournables Spider-Man. Je vous parlerai de tout ça plus en détails dans les jours qui viennent. Et pour rester dans USM, hop, une petite scène entre Kitty et Peter ajoutée dans le bêtisier ! ;o)

19 mai 2007

Devine qui vient tisser ce soir ?

Si la belle Jessica Drew n'est pas la seule héroïne à porter le nom de Spider-Woman, c'est actuellement celle qui fait le plus parler d'elle. Voyons un peu qui se cache sous ce costume rouge et or.

Cette jolie araignée a une actualité plutôt chargée et une vie mouvementée. Membre des New Avengers, elle a également joué un temps un rôle d'agent double (voire triple) pour l'Hydra et s'est récemment rangée aux côtés de Captain America dans la lutte qui l'oppose au SHIELD et aux héros soutenant le Superhuman Registration Act.

Ses origines ont été réactualisées par Brian Michael Bendis (et les Luna Bros) dans le Marvel Icons Hors Série #6. L'on y découvre son enfance, plutôt horrible, dominée par un père qui la considère plus comme un objet d'expérimentation que comme un être humain. Récupérée par l'Hydra après la mort de ses parents, elle est entraînée par le Maître de Corvée (Taskmaster) avant d'effectuer ses premières missions pour le compte de l'organisation terroriste qui lui ment depuis des années.
C'est de cette époque que date sa première rencontre avec Nick Fury, le directeur du SHIELD (du moins, avant les évènements de Latvérie qui ont conduit à son éviction), avec qui elle entretiendra un lien si particulier qu'il sera longtemps le seul à connaître son statut d'agent double.

Ses pouvoirs sont plutôt étendus. Comme notre vieux Spidey, elle possède la force proportionnelle d'une araignée et peut adhérer aux parois. Elle peut également lancer des décharges vénéneuses bioélectriques et même, sans réellement voler à proprement parler, "glisser" sur l'air (encore que, depuis qu'elle a perdu puis retrouvé ses pouvoirs grâce à l'Hydra, elle semble pouvoir voler réellement). Elle est en outre immunisée aux poisons ou aux radiations et peut émettre des phéromones qui attirent et séduisent les "mâles" qui passent à sa portée. ;o)
Ajoutons à cela que c'est une combattante expérimentée et un agent du SHIELD et on aura compris que la miss ne joue pas dans la catégorie des seconds couteaux.

Dernièrement, Jessica Drew a été arrêtée par le SHIELD sur ordre de Tony Stark qui souhaitait mettre fin au jeu trouble qu'elle entretenait avec l'Hydra. Libérée justement par cette organisation dans une attaque d'une rare violence, on lui a proposé d'assumer le rôle de Madame Hydra, rôle précédemment tenu par Vipère (qui n'a plus trop la cote chez les cadres du mouvement). Proposition que notre Jess s'empressera de refuser tout en anéantissant la base sur laquelle elle avait été amenée. C'est ainsi qu'elle arrive, en pleurs, dans le repaire secret de Cap (un repaire si secret que visiblement, tout le monde ou presque le trouve) et lui demande de l'accueillir parmi ses hommes, ce qui, du coup, la replace dans le camp de l'invisible mais efficace Nick Fury.

Ambiguë, jouant souvent sur plusieurs tableaux à la fois, Jessica a montré que même si elle avait quelques faiblesses, elle savait faire la part des choses et être fidèle à ses vieux amis plus qu'à un camp prédéterminé. Son implication dans la rébellion risque d'en faire néanmoins, à tout jamais, une héroïne de l'ombre et, en tout cas, signe la fin de sa carrière au sein des New Avengers de Stark.

Allez, hop, pour compléter le tableau, une petite scène avec notre spiderounette ajoutée dans le bêtisier ! ;o)

18 mai 2007

Gros plan sur X-Factor Investigations

Tout d'abord détective solitaire, Madrox a aujourd'hui réuni une solide équipe autour de lui. Mais qui sont exactement ces étranges détectives qui hantent les ruelles de Mutant Town ?

Monet Yvette Clarisse Maria Therese St. Croix
Le nom est long mais, rassurez-vous, en général on l'appelle Monet ou, mieux encore, "M". Belle, intelligente, cultivée, sûre d'elle, la miss dispose d'une super-force, de la capacité de voler (dans les airs hein, pas dans les magasins), de sens ultra-développés et, comme si cela ne suffisait pas, elle est également télépathe et perçoit les auras mutantes. Autant dire que dans un groupe, M se révèle vite être une alliée précieuse. Froide, voire parfois carrément hautaine, Monet est la fille de l'ambassadeur Cartier St. Croix qui exerçait ses fonctions à Sarajevo, là où elle est née. Elle reste, après le Jour M, une des mutantes de premier plan.

Guido Carosella
Connu sous le pseudo de Strong Guy (ou Malabar en VF, mais bon, ça me fait toujours penser au chewing-gum), Guido eut une enfance agitée et fut longtemps maltraité par ses camarades jusqu'au jour où il fut frappé de plein fouet par un bus et s'en releva sans le moindre dommage. A partir de ce jour là, bizarrement, on l'embêta beaucoup moins. ;o)
Doté d'une force et d'une endurance exceptionnelle, Guido peut absorber l'énergie cinétique mais ne peut la stocker indéfiniment sous peine de graves dommages. Ancien garde du corps, c'est un ami fidèle de Jamie Madrox. Son humour constant et son côté jovial cachent mal les blessures psychologiques dont il souffre depuis que sa nature mutante s'est manifestée et que son aspect physique a changé.

Theresa Rourke Cassidy
Cette flamboyante rousse irlandaise est la fille de Banshee (le Hurleur) et porte le surnom de Cyrène. Ses pouvoirs lui viennent de sa voix. En la modulant, elle peut notamment déclencher une frappe sonique destructrice ou encore une énergie suffisante pour lui permettre de voler. Elle peut aussi, toujours grâce au son de sa voix, séduire son interlocuteur au point parfois d'en prendre quasiment le contrôle (c'est elle qui, de cette façon, apprend la vérité sur le Jour M en faisant parler, après l'avoir séduit, Spider-Man). Elle a récemment été enlevée et violentée par un ennemi de X-Factor et a ensuite dû faire face au décès de son père, des évènements qui pourraient fragiliser encore plus cette ancienne alcoolique.

Julio Esteban Richter
Ce mutant ayant perdu ses pouvoirs lors du Jour M, il est le seul être sans capacités spéciales de l'équipe (ce qui ne le rend pas inutile pour autant, c'est lui notamment qui sauvera Cyrène des griffes de son kidnappeur). Très déprimé après la perte de ses pouvoirs, Rictor a même songé au suicide avant d'accepter la proposition de Madrox de rejoindre son agence. Il entretient une profonde amitié avec Rahne pour qui il eut autrefois des sentiments amoureux.

Rahne Sinclar
La jeune femme a dû récemment quitter son poste d'enseignante à l'institut Xavier après que sa relation avec Josh Foley (Elixir), l'un de ses élèves, fût révélée au grand jour. Wolfsbane (Félina en VF) a ensuite rejoint l'agence de Madrox. Elle peut se transformer en loup et, sous cette forme, disposer des sens aiguisés et de la rapidité de cet animal. Sa lycanthropie n'est pas soumise aux cycles lunaires. D'origine écossaise, elle est aujourd'hui naturalisée américaine.

Layla Miller
C'est la plus étrange membre de l'équipe. La jeune fille est apparue pendant les évènements de House of M et a joué un rôle important dans le rétablissement de la réalité "normale". Elle avait la possibilité de déclencher, chez les personnes de la réalité altérée par Wanda Maximoff, une réaction leur permettant de se souvenir de leur véritable passé. Aujourd'hui, elle dispose d'importantes capacités précognitives, bien que certains pans du futur puissent parfois lui échapper. Elle a annoncé à Madrox qu'ils finiraient tout deux par... se marier !

Voilà donc un drôle d'assemblage de personnalités fort différentes mais foncièrement sympathiques. Si certains disposent de capacités impressionnantes, d'autres sont simplement "powerless" et tous ou presque trimballent leur lot de peines cachées et d'histoires sombres. Sous la direction de Peter David (scénariste des séries Madrox puis X-Factor), le groupe a su gagner une popularité totalement méritée. En France, les aventures de Madrox et de ses équipiers sont contées dans le mensuel Astonishing X-Men.

16 mai 2007

Chamber & New Excalibur

Bien que l'Astonishing X-Men de ce mois soit floqué aux couleurs de Civil War, une seule série est directement liée au crossover. Voyons tout de suite le détail de ces 4 épisodes.

Whedon est à peine revenu qu'il retombe déjà dans ses travers, ou du moins dans ce que je n'aime pas chez lui. Son arc sur AXM est plutôt décousu, froid et a un fort goût de déjà-vu (même si certains diront que c'est fait exprès). Les dessins de Cassaday ne cassent rien n'ont plus même s'ils sont loin d'être horribles. Les décors notamment souffrent d'un manque de détails et les visages ne sont pas toujours réussis (Scott, sans ses lunettes, a l'air d'avoir 15 ans !). Bref, même si c'est cette série qui donne son nom à la revue, c'est pour moi la moins aboutie. Malheureusement, j'ai comme l'intuition que l'on n'est pas encore près d'être débarrassé du tandem whedonien-cassadonique.

Après ça, X-Factor n'en est que plus savoureux. Toujours Peter David au scénario et Dennis Calero au crayon. L'équipe de Madrox doit faire un choix quant à son positionnement par rapport au SRA (cf le lexique pour ceux qui sont en retard). Ce n'est pas tout, maintenant qu'ils sont au courant des évènements à l'origine du Jour M, les voilà plutôt en froid avec les X-Men qui leur avaient caché la vérité. Mutant Town risque fort de devenir un quartier plutôt agité !
Excellent graphisme, assez sombre, très polar, qui rehausse encore l'ambiance plutôt tendue. Ce tie-in n'est pas crucial pour la compréhension de Civil War mais vu la qualité de la série (depuis Madrox d'ailleurs), il serait dommage de s'en passer.

Un épisode sympathique de New Excalibur, par Frank Tieri et Scott Kolins, prend la suite. Le tout est centré autour de Chamber, un mutant ayant perdu ses pouvoirs au lendemain du Jour M et qui va être convoité par le clan Akkaba, une sorte d'amicale des descendants de "celui qui ne meurt jamais", j'ai nommé le jovial En Sabah Nur, alias Apocalypse. Le brave Jonothon (non, non, ce n'est pas une faute de frappe, c'est son prénom), qui avait eu la mâchoire inférieure arrachée lors de...l'explosion de son torse (sic), se retrouve du coup avec un look très Apocalypse Junior, comme il le dit lui-même. Si avec ça il arrive encore à rentrer en boite, c'est à désespérer des physionomistes ! ;o)
Que dire, c'est tout le contraire d'un épisode de Whedon, autrement dit c'est fluide, limpide, bien dialogué, bref, ça fonctionne tout de suite. Certaines planches sont d'ailleurs très belles, ce qui ne gâte rien.

Et on clôture tout ça avec les Exiles de Bedard et Sakakibara. C'est l'heure du combat final dans le Panoptichron, un observatoire des réalités situé hors du temps et de l'espace. Nos exilés y affrontent un Hyperion maléfique que Bec se propose de combattre à l'aide de...deux autres Hyperions venus d'univers parallèles. Il faut aimer le rose hein, c'est l'ambiance générale qui se dégage du "palais de cristal", mais l'histoire ne se déroule pas trop mal avec un affrontement final plus digeste qu'on n'aurait pu le penser. Evidemment, le retour de Barnell ne me comble pas de joie (surtout par ces temps de grippe aviaire) mais on va faire avec, d'autant que le reste de l'équipe, avec des membres comme Blink, Mimic ou Dents de Sabre, reste plutôt bien vu.

Voilà pour cet Astonishing #24 qui mériterait de s'appeler X-Factor. ;o)
Les complétistes auront à coeur de ne pas rater la guerre civile vue par Madrox et ses équipiers, pour les autres, pas de crainte à avoir si vous faites l'impasse sur ce numéro, vous pourrez tout de même pleinement suivre l'intrigue principale.

14 mai 2007

Séparations

C'est avec un bon retard que le Marvel Icons #25 est finalement sorti en kiosque samedi dernier. L'on y retrouve essentiellement du Civil War avec 2 épisodes des New Avengers et l'habituel Fantastic Four (la revue est complétée par Captain America dont l'arc qui se termine se déroule un peu avant les évènements qui touchent la communauté super-héroïque).

L'on revient ici en détail sur Luke Cage et sa famille (il ne vous aura pas échappé qu'il est maintenant avec Jessica Jones avec qui il a d'ailleurs un enfant). Si Jessica part pour Toronto afin d'échapper aux représailles du SHIELD, Cage, lui, souhaite rester chez lui et assumer ses choix. Du côté de chez notre sympathique Jessica Drew (l'une des si nombreuses Spider-Women), tout ne va pas pour le mieux non plus. Sur les conseils d'Iron Man, qui a dévoilé son statut d'agent triple (c'est un coup à ne plus savoir pour qui l'on bosse ça !), elle est arrêtée par le SHIELD puis libérée par l'Hydra (ça me fait penser à une blague datant de la guerre froide, "quelle serait la pire situation pour la Pologne, être envahie par les américains ? Non, être "libérée" par les russes). Quoi qu'il en soit, voilà encore une recrue de plus qui rejoint les rebelles, ce qui sonne définitivement le glas de l'équipe des New Avengers, au moins sous leur ancienne forme.

Pour Ben Grimm des Fantastiques, la situation est délicate. Il ne souhaite ni soutenir réellement le Superhuman Registration Act ni combattre le gouvernement de son pays. Il décide finalement de quitter les Etats-Unis, incapable de choisir un camp et surtout choqué par les dommages collatéraux de l'affrontement. Après les tensions entre Reed et Sue Richards, le départ de la Chose a, là encore, comme un goût de dissolution pour les FF...

On reste toujours dans du très bon avec ce vingt-cinquième Icons. Il est nécessaire de suivre maintenant un peu toutes les séries si l'on veut s'y retrouver dans la guerre qui ravage l'univers Marvel. Par exemple, le transfert de prisonniers dont il est question dans l'épisode des FF trouve son origine dans le Spider-Man # 88. Pour le clin d'oeil, signalons que les dessins du second New Avengers sont signés du "frenchie" Olivier Coipel.
Le mois prochain, c'est un Marvel Icons 100% Civil War que l'on retrouvera avec notamment le grand retour de la série Iron Man. Les débuts de cette nouvelle on-going ont été publiés en Graphic Novel pour les épisodes 1 à 6 et en Marvel Icons hors série pour les épisodes 7 à 12.

10 mai 2007

Filles du Dragon

La mini-série Daughters of the Dragon, maintenant disponible en VF dans la collection 100% Marvel, nous plonge dans une ambiance "tarantinesque" et remet sur le devant de la scène deux filles au caractère bien trempé : Misty Knight et Colleen Wing.

Misty est une ex-flic ayant eu le bras arraché lors d'une explosion. L'ami Tony Stark a eu l'obligeance de lui en fournir un artificiel, pratique pour ouvrir les conserves récalcitrantes ou latter du vilain. Colleen, elle, pratique les arts martiaux depuis sa plus tendre enfance et manie le sabre comme personne. Les deux miss se sont associées et s'occupent maintenant de garantir les cautions de criminels en les retrouvant s'ils décident de prendre le large au lieu d'aller bien sagement se faire juger.
Seulement, cette fois, elles vont devoir faire face à une adversaire particulièrement redoutable, à une bande de voleurs un peu ringards qui se font dessouder les uns après les autres et à une vente aux enchères assez mal fréquentée à laquelle participent de joyeux drilles tels que les hommes de l'AIM, l'Hydra ou encore la Main.

Ambiance très "tarantinesque" donc pour ces 6 épisodes à mi-chemin de Kill Bill pour le Wushu et de Jackie Brown pour l'ambiance polar. Les filles sont sexy, les répliques cinglantes et les guests nombreux : Stark fait une apparition rapide, Frank Castle (le Punisher) va jouer le fournisseur d'armes entre deux séances de torture et Iron Fist filera même un coup de main aux deux demoiselles pour la castagne finale.

Le scénario de Justin Gray et Jimmy Palmiotti (ce dernier s'est également occupé de l'encrage) rend donc plutôt hommage aux films de kung-fu et à la blaxploitation. Les dessins de Khari Evans, parfaitement mis en couleurs par Christina Strain, sont franchement réussis et mettent en valeur aussi bien les combats que la plastique des protagonistes. Action, humour, esthétique des combats, tout y est et cette excellente série, même si ses héroïnes ne sont pas les plus connues de l'univers Marvel, mérite une place de choix dans votre bibliothèque !

Pour l'anecdote et la suite des bourdes paniniesques, il est écrit sur la quatrième de couverture "les chasseuses de primes Misty Knight et Colleen Doran". Ah, pas de bol (quelle idée aussi de faire rédiger les résumés par le boulanger du coin), le personnage s'appelle Colleen Wing. Colleen Doran existe bien par contre, mais c'est une dessinatrice de comics. D'ailleurs, elle n'a rien à voir dans cette histoire mais je suppose qu'elle doit être flattée qu'on la considère maintenant chez Panini comme un personnage Marvel à part entière. ;o)

Edit 11/05 : ajout de Gambit et Thanos dans les figurines Marvel

08 mai 2007

Ororo

Le X-Men hors-série #28 nous livre les premiers épisodes du relaunch de la série consacrée à la belle Ororo Munroe, alias Storm (ou Tornade en VF). Une façon, en parallèle de son futur mariage conté en X-Men Extra, de mettre un coup de projecteur sur ses origines, histoire de rafraîchir les mémoires.

Ororo est la fille d'un journaliste américain et d'une princesse africaine. Après avoir quitté les Etats-Unis pour Le Caire, ses parents meurent lors du crash d'un avion sur leur demeure, dommage "collatéral" du conflit israélo-arabe. Ororo parvient à survivre, piégée sous des décombres qui lui laisseront en souvenir une terrifiante claustrophobie. Seule au monde, elle est recueillie par un groupe de voleurs et devient l'une des leurs, montrant une grande habileté à crocheter les serrures ou faire les poches des touristes. Mais, Ororo a quelque chose de spécial. Lorsqu'elle a peur, le ciel gronde. Lorsqu'elle pleure, la pluie accompagne ses larmes. Et le vent, partout, suit ses pas...

Le scénario est signé Eric Jerome Dickey, un romancier américain membre de la IBWA (International Black Writers & Artists). J'ai toujours eu du mal à comprendre comment l'on peut se plaindre du racisme et dans le même temps militer dans des associations revendiquant spécifiquement une couleur de peau bien précise pour ses membres. Enfin bon, du coup, cela donne un peu le ton du personnage, ne vous étonnez pas si vous trouvez dans ses écrits le stéréotype ultra-radoté du "méchant blanc". L'inverse serait évidemment immédiatement taxé de "racisme", mais apparemment ce défaut ne fonctionne que dans un sens. Malgré tout, l'histoire est bonne, rehaussée même par les dessins de David Yardin (je n'ai pas trouvé son nom d'ailleurs dans la VF publiée par Panini, à moins que cela m'ait échappé, c'est encore un de leurs oublis).

Bien évidemment, il est aussi question de T'challa (Black Panther) et de sa première rencontre avec Tornade, du coup, ce récit est à conseiller si vous comptez suivre le fameux mariage. De plus, cette remise en avant de Storm est loin d'être inutile, ce personnage ayant un potentiel énorme et étant doté de pouvoirs plutôt agréablement poétiques (et hyper pratiques pour éloigner les averses lorsque l'on a prévu un barbecue). ;o)


07 mai 2007

Un Monster consacré à Civil War

De nombreuses séries parallèles content les conséquences de l'affrontement entre pro-gouvernementaux et rebelles dans des mensuels tels que Marvel Icons, Astonishing X-Men ou encore Spider-Man. Pourtant, tout ne peut pas être publié dans les revues régulières. Pour palier à ce manque de place, un Marvel Monster Edition, prévu pour juillet, regroupera des tie-in issus de 4 séries "secondaires" ou, en tout cas, moins connues.

Tout d'abord, Ms. Marvel. Celle-ci a fait son grand retour récemment aux US dans une nouvelle on-going plutôt réussie. Carol Danvers ayant pris très nettement position en faveur de Tony Stark, elle doit maintenant faire appliquer la loi, notamment en traquant Spider-Woman (attention, pas Jessica Drew des Vengeurs mais Julia Carpenter). L'histoire est excellente, absolument pas manichéenne, assez émouvante et, en prime, l'on y retrouvera, avec plaisir, la trop rare Araña.

Les Thunderbolts ensuite. Ces anciens super-vilains, revenus (plus ou moins) du côté de la loi ont toujours eu un rôle plutôt ambigu. Cela ne risque pas de s'arranger avec l'utilisation, parfois limite, que Stark va en faire. Cette équipe n'a pas énormément de publications récentes à son actif, on peut juste signaler un précédent Monster qui reprenait des épisodes (pas forcément indispensables) de 2002. Là encore, récemment, l'équipe a été remaniée suite aux évènements de Civil War et compte maintenant dans ses rangs Norman Osborn ou encore Venom, des arrivées plutôt intéressantes qui devraient fournir un regain de popularité à la série.

Le groupe, très féminin, des Heroes for Hire est également présent dans ce Monster. L'on y retrouve Black Cat ou encore Misty Knight et Colleen Wing. Ces deux dernières sont d'ailleurs à l'affiche d'un 100% Marvel, "Filles du Dragon", prévu pour ce mois et sur lequel je reviendrai à l'occasion. L'équipe, bien que composée de seconds couteaux, est plutôt sexy et profite des dessins de William Tucci (secondé par Tom Palmer pour l'encrage). Stark, Richards et même Spider-Man font des apparitions dès le premier épisode, normal vu le sujet.

Et pour terminer, la série la plus décalée, Cable/Deadpool. Tout commence par un Deadpool déchaîné qui attaque, par erreur, les Great Lakes Avengers (renommés d'ailleurs Great Lakes Champions) en pensant qu'ils sont dans le camp des rebelles...alors qu'ils ont déjà signé le Superhuman Registration Act ! Mais Deadpool ne se plante pas tout le temps puisqu'il aura l'occasion d'affronter par la suite Daredevil (qui lui est hors-la-loi pour de bon). Bref, c'est du Deadpool, ceux qui connaissent déjà devraient aimer et les autres peuvent en profiter pour découvrir ce sympathique taré. ;o)

Voilà, maintenant, la grande question : est-ce indispensable pour la compréhension de Civil War ? La réponse est clair et nette : non, absolument pas. Si vous êtes un peu juste côté budget, vous pouvez tranquillement passer à côté sans vous morfondre. Par contre, si vous avez envie d'avoir une vue exhaustive du conflit, il est certain que ce Monster est un plus, les Thunderbolts jouant tout de même un rôle non négligeable dans l'histoire, tout comme Ms. Marvel dans une moindre mesure.
Petit bémol, le choix de la collection. Les Marvel Monster Edition restent tout de même la plus chère des collections (avec les Best-Of et Deluxe) librairie tout en étant la moins luxueuse. Papier de qualité médiocre, couverture souple, aucun bonus, collage vieillissant mal, c'est sans doute le pire rapport qualité/prix des collections existantes, ce qui, pour 25 €, devrait faire passer leur chemin aux plus indécis.

05 mai 2007

My science teacher is Spider-Man !

Maintenant que le Tisseur a révélé son identité au grand public, comment vont réagir ses ennemis, voire même ceux qui le côtoyaient au jour le jour sans se douter de la double vie de ce banal professeur ? C'est ce qu'explorent maintenant, dans Sensational Spider-Man, Roberto Aguirre-Sacasa (scénario) et Clayton Crain (dessin). L'occasion, notamment, de retrouver ce bon vieux Doc Ock, pour le coup plutôt énervé.

Civil War reste bien évidemment toujours au menu de ce Spider-Man #88, avec une confrontation directe entre Captain America et Parker. Ce dernier commence à avoir de sérieux doutes sur le sens (et la légitimité) de son engagement en faveur du Superhuman Registration Act. Il faut dire que se battre contre un ami, un symbole même, que l'on admire depuis longtemps, ne rend pas les choses très faciles pour Spidey.

Fin de l'arc "Un autre chemin" dans Friendly Neighborhood. Rien d'extraordinaire à part peut-être un oncle Ben dont les actes sont franchement surprenants. Il faut dire qu'il a du mal à encaisser le choc de voir May avec Jarvis (nous aussi remarquez ;o)). Il est d'ailleurs poussé à agir comme il l'entend lorsqu'on lui explique une théorie sympathique : chaque choix que l'on fait dans la vie crée une nouvelle dimension, à chaque moment clé, si l'on va dans une direction, un autre "nous-même" fait le choix opposé. Ainsi, bien et mal n'ont plus aucun sens puisque, quoi que l'on fasse, ailleurs, nous faisons le contraire. Un trip métaphysique plutôt jouissif (ça veut dire que dans une autre réalité, je m'apprête à voter Royal ?? Beurk !! ). ;o)

Le marvel Team-Up est toujours aussi mal dessiné par le désespérant Andy Kuhn (lui, j'ai l'impression qu'il va devenir célèbre mais pas pour les bonnes raisons) et ne rend vraiment pas honneur au scénario de Kirkman. Ce dernier ramène le Stark alternatif qui était apparu avant l'affrontement contre Titannus et se sert également de l'espèce de cyborg ultra-sophistiqué qui avait pris l'apparence de Diamondback dans la série Captain America (publiée dans Marvel Icons).

Voilà donc une bonne fournée dont on retiendra surtout le tie-in Civil War, toujours aussi prenant, et les magnifiques dessins de Crain. Tiens, à propos de la "super figurine Marvel" (sic) qui est fournie en cadeau avec le mensuel, non seulement la qualifier de "super" est une sacrée preuve d'optimisme (ou de vue qui baisse) tant cela ressemble plus à un jouet Kinder qu'à une figurine, mais surtout, il s'agit exactement de la même qui était généreusement filée avec le dernier Ultimate Spider-Man. Quelle bonne idée d'offrir plusieurs fois la même chose ! Comme ça, on peut en perdre une. Ou la brûler. Ou l'enterrer au fond du jardin avec le porte-monnaie Panini, le cordon pour portable Panini et le service à raclette Panini (attention, un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu le retrouver ?).

03 mai 2007

Les X-Men dans la tourmente

La guerre civile avait épargné jusqu'ici les X-Men mais l'affrontement les frappe de plein fouet dans le X-Men #124 sorti en kiosque hier.

Tout commence par un assaut mené par Domino et Shatterstar. Ceux-ci sont venus "délivrer" les 198 et ils rentrent en force dans l'institut Xavier malgré la présence des Sentinelles. Une partie des mutants parvient donc à s'enfuir alors que Cyclope refuse d'engager le combat avec les fuyards pour éviter de faire des victimes inutiles. Si Bishop est chargé par Tony Stark de retrouver les fugitifs, les X-Men, eux, reformant l'équipe historique de leurs débuts (à un membre près), décident de tout tenter pour les retrouver avant le SHIELD.
Les mutants rentrent ici dans la tourmente de Civil War sous la houlette de David Hine au scénario et Yanick Paquette au dessin. Pour avoir déjà lu l'intégralité de cet arc en VO, je peux vous dire qu'il est assez agréable à suivre et promet un bel affrontement final.

Mais il n'y a pas que la guerre civile dans la vie ! Il y a aussi les menaces cosmiques, les prédicateurs fous et autres joyeusetés du même genre. C'est ce que l'on retrouve dans les 3 autres séries du mensuel. Nous pouvons ainsi voir le professeur Xavier former une équipe pour intercepter Vulcan, ce dernier s'étant mis en tête de filer dans l'espace pour administrer une trempe aux Sh'iars (rien que ça !). Quant aux New X-Men, après Stryker (et de nouvelles victimes au passage) c'est maintenant Nemrod qui les menace. Notons la belle prestation de la jolie X-23 qui n'a rien à envier à Logan lorsqu'il faut sortir les griffes et faire le ménage.
Tout cela est plutôt bon. Avec 3 arcs commençant dans ce numéro, c'est le moment de prendre le train en marche si vous n'avez encore jamais cédé à l'appel des mutants de l'univers Marvel.

ps : mise à jour de la checklist Civil War (d'autres suivront bientôt puisque les Spider-Man, Wolverine et Marvel Icons sont attendus pour demain et samedi)

02 mai 2007

Mêlée générale

Le troisième volet de Civil War, sorti aujourd'hui, est particulièrement violent puisqu'il voit les deux camps (rebelles et pro-gouvernementaux) s'affronter dans une mêlée générale. Tony Stark a en effet réussi à faire tomber Captain America et ses alliés dans un piège. Si au départ le ton semble être plutôt à la négociation, les choses dégénèrent très vite.
De leur côté, les X-Men ont fait savoir à Stark, par l'intermédiaire d'Emma Frost, qu'ils resteraient neutres. Mais seront-ils vraiment gardés hors du conflit pour autant ? Rien n'est moins sûr...

Suite également des mésaventures de ce pauvre Speedball qui risque fort de se faire trucider s'il reste en prison. L'enquête sur la "cellule dormante" de Namor continue, le SHIELD faisant cette fois appel à Wonder Man pour en savoir plus. Et enfin, la revue se termine sur quelques planches proposant un parallèle historique entre les évènements actuels et la véritable guerre civile américaine (que l'on connaît sous le nom de guerre de sécession).

Tout cela reste passionnant et monte franchement en intensité avec un Iron Man prêt à tout (et un Cap tout aussi décidé d'ailleurs). Signalons également le début du tie-in Civil War concernant les mutants dans le mensuel X-Men. Je reviendrai sur le début de cette histoire plus en détail dans un prochain post.

01 mai 2007

Les Vengeurs ont le vent en poupe

Si pendant un long moment ce sont les séries X-Men qui se sont multipliées, la tendance semblerait aujourd'hui s'inverser en faveur des titres "labellisés" Avengers.

Nous connaissons plutôt bien en France les New Avengers et les Young Avengers, deux équipes qui ont contribué pour une bonne part au succès du mensuel kiosque Marvel Icons. Eh bien, les fans des Vengeurs peuvent se réjouir car pas moins de 3 autres séries concernant les "plus puissants héros de la terre" ont vu le jour aux Etats-Unis.
Mighty Avengers tout d'abord. Après les évènements de Civil War, l'on se doutait bien que l'équipe actuelle des New Avengers ne pourrait rester en l'état. L'on retrouve du coup deux équipes différentes qui pourraient bien s'affronter un jour...pas si lointain !
Avengers Classic, dans un style bien différent, proposera à la fois des rééditions d'aventures anciennes mais aussi quelques inédits, l'occasion de placer ici ou là diverses révélations ou de lever le voile sur d'éventuels pans du passé de nos héros. Sur le papier en tout cas, l'idée est alléchante.
Enfin, il semblerait que New Avengers - The Initiative devienne également une on-going, ce qui nous ferait donc 5 titres réguliers et non limités dans le temps consacrés aux Vengeurs. Et tout cela sans compter bien évidemment les diverses mini-séries qui ne manqueront pas de voir le jour. Un exemple ? La sortie en juillet (en VO) d'un crossover New Avengers/Transformers en partenariat avec IDW (l'éditeur des comics Transformers, Idea and Design Works Publishing).

Et où qu'on va caser tout ça ma bonne dame ? Hmm ?
Justement, Panini, dans son habituelle clairvoyance (rhoo, quel déconneur je fais !) s'est rendu compte que tout ne tiendrait pas dans ce pauvre Icons et, apparemment, un nouveau mensuel devrait rapidement faire son apparition, ce qui, malgré tout, risque de faire un peu "juste". Autrement dit, certaines séries passeront probablement à la trappe avec une mise à jour massive de temps en temps en Marvel Monster. Mais bon, ce n'est qu'une supposition. Avec New Avengers, FF, Captain America et Iron Man, on remplit pourtant déjà notre bon vieil Icons. Le nouveau mensuel devrait donc absorber les 3 nouvelles séries plus éventuellement la future deuxième saison des Young Avengers...peu probable étant donné que certaines séries non "Avengers" (même si les personnages en font partie) sont en concurrence pour gagner leur place (Ms. Marvel, Thor, les titres potentiels ne manquent pas).
A suivre de près donc ! ;o)

ps : fin du sondage sur vos héroïnes préférées, les résultats sont ici.

pps : un petit mot sur la fréquentation du blog, après les 7000 visiteurs du mois de mars, c'est une progression de 67% qui est enregistrée pour avril, la barre des 11 000 visites/mois ayant été largement dépassée. Même si le nombre de visiteurs n'est pas un but en soi, voilà qui est tout de même encourageant. ;o)