30 juillet 2007

Made in Future

Le Ultimate X-Men #40 de ce mois voit l'introduction de deux personnages bien connus dans l'univers classique : Cable & Bishop.

Pas le temps de souffler pour les X-Men puisque après Magician, c'est maintenant Cable qu'ils doivent affronter. Le type est particulièrement doué pour le combat, bardé de gadgets fort utiles et surtout, il veut occire Charles Xavier. Pour l'instant, ces deux épisodes ne nous apprennent pas grand chose, même l'arrivée - tardive - de Bishop ne nous en dit guère plus sur les motivations des deux mutants venus du futur.

Voilà l'occasion en tout cas pour Robert Kirkman (et Ben Oliver au dessin) d'introduire la version Ultimate de nouveaux personnages. Reste tout de même que le début de cet arc laisse un peu le lecteur sur sa faim. Rien d'extraordinaire disons. Et depuis que l'on sait de quoi est capable Kirkman avec son "The Walking Dead", on est en droit d'attendre un peu mieux de sa part.

Pour ce qui est de l'édito de Christian Grasse, c'est bien simple, c'est de pire en pire. Il nous explique que l'épisode #75 (présent donc ici en VF), aux Etats-Unis, s'est signalé par une cover de Michael Turner (que vous pouvez admirer en cliquant ici), une longueur exceptionnelle et un bonus dont il ne nous dit rien car il fait, ensuite, un point sur la situation mais ne reviendra jamais sur le sujet. Pour la "longueur exceptionnelle", l'épisode #75, publié ici, est tout à fait "normal", soit un classique 22 planches. Pour le bonus, nous n'en savons donc rien, par contre, Panini nous en offre un, à la fin du mensuel : 2 planches issues du deuxième annual des UXM. Rien à voir donc avec le bonus précité qui correspondait, lui, au Ultimate X-Men #75. Rien à voir non plus avec une longueur "exceptionnelle" (deux planches en plus, mazette, on ne recule devant rien chez les paniniens !).

Bon, voilà donc un numéro sympa mais sans plus, dommage, Kirkman avait bien mieux commencé sur les Ultimate X-Men avec un arc plus intimiste qui permettait, au lieu des sempiternels (et souvent ennuyeux) combats de savourer quelques scènes approfondissant le caractère des personnages (après tout, même les héros ne passent pas tout leur temps libre à se battre). Plutôt que les complots, les voyageurs du futur ou les menaces extraterrestres, il est appréciable parfois de suivre les interactions qui peuvent avoir lieu entre les X-Men, ce qui permettrait, par la même occasion, de poser un peu plus des persos fort nombreux qui restent, bien souvent, inintéressants pour le profane par manque d'identification.

28 juillet 2007

Offensives diplomatiques

Le X-Men Extra #63 regroupe 4 épisodes de la série Black Panther et nous permet de constater que le Wakanda semble ne pas vouloir rester neutre dans le conflit qui déchire la communauté des surhumains aux Etats-Unis.

Après leur mariage, Black Panther et Tornade partent en tournée diplomatique et rencontrent les principales puissances opposées à Tony Stark. Le petit périple commence par la Latvérie de Fatalis, puis nos deux jeunes mariés s'envolent pour la lune afin d'y rencontrer Blackagar Boltagon, le roi des Inhumains. Ils continuent en se rendant en Atlantis où Namor propose carrément à T'challa de prendre la tête d'une coalition internationale opposée à la loi de recensement US.
Enfin, le couple royal fait un déplacement plutôt agité à Washington ou un incident diplomatique a lieu lorsque Ororo refuse de se faire recenser (sa nationalité américaine l'obligeant à respecter cette loi malgré son immunité).

Reginald Hudlin signe le scénario de ces épisodes. Les dessins sont partagés entre Scot Eaton et Manuel Garcia. Ce dernier ne semble pas être un maniaque de la finition, certains personnages, lorsqu'ils sont "vus de loin", étant particulièrement ratés, c'est à dire particulièrement laids et avec des proportions approximatives.
Pour ce qui est de l'adaptation française, signalons une nouvelle traduction hasardeuse concernant les brumes tératogènes (cf une explication plus complète ici) ainsi qu'une inversion de texte lors d'un dialogue. Dans le dernier épisode, ce que dit Black Panther est attribué au fonctionnaire qui souhaite faire signer un document à Ororo et inversement.

Voilà une histoire agréable, surfant bien sur les évènements récents, mais souffrant de petites faiblesses graphiques. Les personnages intervenants sont habilement introduits, évitant ainsi l'impression de catalogue un peu confus qu'avait laissé un FF : The End.
La suite est prévue, toujours en X-Men Extra, pour la rentrée.

25 juillet 2007

Ultimates : Independence Day

La deuxième saison des Ultimates se termine dans le Ultimates #29 sorti ce matin. Ce dernier épisode, relativement long (35 planches), voit donc la fin du long run de Mark Millar et Bryan Hitch.

Tout d'abord, sachez qu'en plus des 35 planches mentionnées plus haut, l'on retrouve une octuple - et magnifique - planche au milieu du comic. Christian Grasse appelle ça un "poster" et nous conseille même de l'accrocher dans nos chambres (pourquoi diable pense-t-il toujours s'adresser à des gamins ?). Alors, évidemment, je vous le déconseille. D'une part parce qu'il s'agit d'une scène, grand format, parfaitement intégrée à l'histoire, d'autre part parce qu'au dos des première et dernière pages de cette scène se trouvent des planches "normales" de l'épisode. Autrement dit, à moins de se foutre éperdument d'avoir un livre mutilé, je ne vois pas bien comment même les plus jeunes pourront décorer leurs murs avec ça.

L'histoire est bien menée, le graphisme de Hitch est somptueux et, bien sûr, l'épopée continuera avec cette fois Loeb et Madureira aux commandes même si, dans un premier temps, ce ne sera pas la troisième saison que nous pourrons lire dans Ultimates mais le crossover Ultimate Power qui verra les membres de l'Escadron Suprême débarquer dans l'univers de nos héros. Une rencontre que l'on nous promet explosive et qui est écrite par Bendis, Straczynski & Loeb et dessinée par Greg Land.

Notons qu'en bonus nous avons droit à toutes les covers (en mini format) des deux saisons écoulées ainsi que deux pleines pages reprenant les covers des Official Handbooks consacrés à l'univers Ultimate.

ps : Je signale également qu'un numéro hors série de Comic Box est sorti aujourd'hui et qu'il contient un what if de 36 planches consacré aux X-Men et contant ce qui se serait passé si l'équipe de Vulcan (le frère de Cyclope) avait survécu après le petit séjour sur l'île de Krakoa, le tout par David Hine et David Yardin. Bon gros dossier sur Heroes également.

23 juillet 2007

Sea, sex and Hulk

Bon, autant être franc, je n'ai rien préparé. ;o)
J'ai essentiellement, ces jours-ci, écrit, corrigé, lu et relu des textes mais...pas pour ce blog. Du coup, je me rabats sur les chiffres de ventes, histoire d'avoir quand même un truc à vous dire (en même temps, j'ai l'impression qu'il n'y a de toute façon pas grand monde ici pendant les vacances). Ah, j'ai oublié de le signaler, le binz dont je me servais auparavant pour les statistiques ne fonctionne plus. Non seulement je n'ai plus de chiffres de fréquentation depuis début juin mais en plus, le script que j'utilisais me fichait un foin pas possible dans l'affichage des pages, j'ai même dû supprimer le petit compteur qui affichait le nombre de connectés en temps réel. Bah, tant pis.

Ouais donc, les ventes de comics pour le mois de juin (aux US hein).
C'est bien simple, le top 5 est 100% Marvel.

1. World War Hulk #1 - 178 408 exemplaires
2. New Avengers #31 - 160 911
3. X-Men #200 - 136 672
4. Fallen Son : Spider-Man - 133 956
5. Dark Tower : Gunslinger Born #5 - 132 090

Joli carton non ? En même temps, toutes les recettes idéales sont là : un bon gros crossover, les Vengeurs, un numéro anniversaire, Spidey et Stephen King. En face, tu peux toujours t'aligner...
DC arrive quand même 6ème avec la JLA et 129 265 ventes. Amazing Spider-Man défend chèrement sa place en 8ème position avec 108 284 acharnés !
Iron Man et Ultimate Spider-Man marchent bien également (plus de 70 000 exemplaires écoulés chacun) mais sont déjà 20ème et 23ème. 40 000 pour Ms. Marvel, 37 000 pour X-Factor, tout cela se maintient plus ou moins.
29 000 pour le premier Avengers Classic dont je vous avais touché un mot, début mai, ici (depuis, l'on sait que le second mensuel généraliste VF - ou Icons bis - sera appelé Marvel Heroes...tiens, ça me dit quelque chose, ça carbure hein chez Panini ?).
Tout le palmarès est disponible en détails sur icv2.com, le site des gens qui sont gentils, intelligents et beaux. ;o)

Hmm, sinon, au cas où ça se verrait trop que je fais des compliments idiots quand je n'ai rien à dire, je rappelle que l'excellente série Heroes a débuté sur TF1 et que ça n'empêche pas de suivre Koih Kiya?, se déroulant cette année sur l'archipel de Jailadal. Je rappelle le principe : une personne peut gagner son poid en tickets de bus demi-tarif si elle parvient à ne manger que des vers pendants 8 semaines. En parallèle, vous pouvez également suivre Chelou Story, une émission de l'extrême dans laquelle des gens peuvent gagner 10 millions d'euros en citant la constellation (inconnue jusqu'àlors) du "Petit Ourson" ou en se déhanchant d'une manière vulgaire sur une barre de strip-tease dans des postures aussi excitantes et évoluées que les dernières manoeuvres de l'armée albanaise.
Truc de ouf* non ?

* Truc de ouf TM - © tous droits réservés - "Truc de ouf" est une expression déposée réservée aux call-girls, chippendales, hommes de compagnie, escort-girls, strip-teaseuses et ass-shakers. Son utilisation, en dehors des stricts abrutis ayant un QI inférieur à celui d'une soupe à la tomate, même tiède, est strictement réglementée sauf sur les plates-formes pétrolières où, là, franchement, c'est la zone et on a le droit de dire ce que l'on veut, même des trucs de pignoufs de plage ayant arrêté leur scolarité avant d'avoir eu leurs premières dents de lait.

19 juillet 2007

Penance

Attention : gros spoiler à l'intérieur !

Robert Baldwin a connu un destin étonnant.
Lorsqu'il débute sa carrière, au sein des New Warriors, il n'est guère qu'un héros secondaire, peu connu et doté d'un pouvoir relativement mineur. En effet, alors qu'il officie sous le nom de Speedball, il peut créer un champ d'énergie lui permettant d'absorber l'énergie cinétique (et non "kinétique", comme je le vois souvent sur certains sites et qui ne veut rien dire en français) dirigée contre lui. Son look de jeune encapé, entouré de bulles et oeuvrant dans un costume bleu et jaune très flashy n'en fait guère quelqu'un d'impressionnant.
En fait, il est voué à disparaître tellement il est plat et sans intérêt, d'autant que son équipe n'est pas non plus la plus passionnante.
Lorsque Civil War survient, cela change tout pour Robbie. Les évènements de Stamford le placent au coeur d'une des plus grandes tragédies civiles que les Etats-Unis aient connus. Alors qu'on le croyait mort, le voilà retrouvé vivant mais sans pouvoir, puis incarcéré.
C'est à ce moment que le héros, le vrai, de la trempe de ceux qui créent les légendes, se révèle alors.

Baldwin refuse tout d'abord de troquer sa remise en liberté contre ses principes et s'obstine à ne pas signer le Superhuman Registration Act. Abandonné par ses propres parents, considérés comme l'homme le plus haï d'Amérique, Robbie affronte avec courage des conditions de détentions épouvantables. Là où il va rejoindre - bien involontairement - l'histoire, c'est quand Reed Richards va lui proposer de s'exprimer publiquement devant le congrès et qu'il sera abattu durant son transfert. L'assassinat reprend, point par point, les circonstances du meurtre, bien réel, de Lee Harvey Oswald et prend, tout à coup, une résonance aussi malsaine que fabuleusement inventive.
On s'imagine alors que l'on en reste là. Un héros de seconde zone sacrifié avec beauté. Pourquoi pas, c'est sans doute ce que l'on pouvait rêver de mieux pour le personnage de Speedball. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises...

Alors que Baldwin est sur le point de mourir, voilà qu'on nous le ramène sur le devant de la scène.
On pourrait facilement penser que cette résurrection de plus, nullement fondée par l'importance du personnage, est une preuve de faiblesse mais... heureusement, non !
Car Speedball n'est plus et laisse la place au bien nommé Penance, la nouvelle identité d'un Baldwin aux limites de la folie et incorporé dans les nouveaux Thunderbolts (avec, entres autres, Venom, Bullseye, le Bouffon Vert ou encore la jolie Songbird). Son nouveau look est déjà original mais ses capacités récentes encore plus. Figurez-vous qu'il tire son nouveau pouvoir de la douleur physique qu'il éprouve. Plus il souffre, plus il devient puissant. D'où son costume hérissé de pointes et très tendance "sado-maso".

D'un personnage insipide et insignifiant, voilà que Baldwin devient subitement un héros torturé et très politiquement incorrect, dans le plus pur style d'un Spawn, les démons en moins. Les démons infernaux en tout cas, car les démons intérieurs sont bien présents chez Baldwin, ce dernier souffrant autant de la mort de ses anciens compagnons que de sa responsabilité dans le massacre des innocents de Stamford.
Ou comment faire d'un Speedball que personne ne connaissait un Penance prometteur que l'on pourra suivre dans le mensuel Spider-Man, la nouvelle série des Thunderbolts prenant bientôt la place de Marvel Team-Up.

ps : ajout du Dr Strange dans les figurines Marvel

18 juillet 2007

Le retour du Bouffon Vert

Le 6ème volume de Spider-Man : Les Incontournables est sorti en kiosque aujourd'hui, on y retrouve notre Tisseur aux prises avec son vieil ennemi le Bouffon.

Le fascicule contient un épisode de 1971 écrit par Stan Lee et dessiné par Gil Kane. Bizarrement, il n'y est pas question du Bouffon mais d'une émeute dans une prison. On y voit également Peter filer le parfait amour avec la jolie Gwen Stacy.

Le livre contient, lui, 6 épisodes d'Amazing Spider-Man (du #96 au #98 puis du #121 au #123). Toujours Lee au scénario ainsi que Gerry Conway. John Romita Sr et Gil Kane se partagent les dessins.
Cette fois, le Bouffon Vert rentre en scène et fait des dégâts puisqu'il enlève la jolie Gwen avant de la balancer du haut du pont George Washington. Oui, vous l'aurez compris, nous avons ici la scène mythique qui a traumatisé toute une génération de fans. Outre ce moment important dans la vie de Spidey, on notera également l'apparition de Luke Cage (à l'époque où il portait encore des chemises d'un jaune fluo du plus bel effet).

Bon, pas de surprise, tout cela est très vieillot tant sur le plan du graphisme que de la narration (ça date quand même du début des années 70). Pour ceux qui l'auraient ratée en Intégrale (ou même à la grande époque), voilà tout de même l'occasion d'assister à la mort de la pauvre Gwen. Un moment important donc et un comic qui doit être pris comme une pièce de collection, désuète et nostalgique, plus que comme un récit indémodable.

15 juillet 2007

Top 5 des héros malchanceux

Voilà l'idée du site officiel Marvel pour célébrer le dernier vendredi 13, nous concocter un mini classement des héros ayant le plus la poisse. En voilà une idée étrange. ;o)

On commence par Bucky, de son vrai nom James Buchanan Barnes, vous savez, le jeune freluquet (il a bien changé depuis, avec notamment un look plus moderne, cf la photo qui illustre ce post) qui accompagnait Captain America à ses débuts, lorsqu'il bottait le cul des nazis pendant la deuxième guerre mondiale. Il est vrai qu'il n'a pas eu tellement de bol puisqu'il est mort, du moins le croyait-on, dans l'explosion d'un avion téléguidé bourré d'explosif. Au lieu de passer réellement l'arme à gauche, le petit a eu la (mal)chance d'être récupéré par les soviétiques qui en ont fait le Winter Soldier, un assassin à leur botte. Le pauvre était en plus congelé entre chaque mission. C'est vrai que ce n'est pas le type le plus chanceux du monde.

Vient ensuite Warren Worthington III, alias Angel ou Archangel. Bon, lui c'est un peu exagéré. D'une part, il est riche, d'autre part, comme "malédiction" mutante, il se voit doté d'une paire d'ailes et de la capacité de voler, ce qui doit bien être le rêve d'une bonne partie de la population. Comme manque de bol, on a déjà vu pire. Il est vrai qu'il a eu pourtant son lot de coups du sort, notamment en devenant l'un des Cavaliers d'Apocalypse, m'enfin, c'est risqué d'être un héros hein, on le savait à la base.

Ant-Man figure également dans le classement. Il s'agit de Scott Lang bien sûr et non Hank Pym qui avait également porté ce pseudo. Lui effectivement, ce n'est pas la peine qu'il joue au loto. D'une part, il s'est fait tuer par le Valet de Coeur (pas un adversaire donc au départ) lors des évènements qui ont précédé House of M. D'autre part, il n'est pas plus verni sentimentalement. En effet, il a eu une petite aventure avec Jessica Jones avant d'apprendre qu'elle était finalement...enceinte de Luke Cage ! Ah ben, quand ça veut pas...

Le Tisseur, tiens tiens. Bon, ok, déjà, Peter Parker traîne sa tante depuis des lustres. Dans les années 60, on pensait qu'elle allait rendre l'âme à chaque planche, 40 ans après, elle pète la forme et se tape Jarvis (après avoir flirté avec Octopus pour compliquer les choses). Oui, bon, y'a pas que la tantine. Effectivement, le pire coup du sort qu'ait subi notre Spidey est sans doute la perte de Gwendolyn Stacy, son grand amour de jeunesse. Le fait que le père d'un de ses potes de fac soit le Bouffon Vert, ce n'est pas de bol non plus. Et puis, se faire buter son oncle par un gangster qu'on a laissé filer quelques temps avant, bon, ok, ça commence à faire beaucoup. Il a donc sa place dans le clan des malchanceux.

Et on termine par Daredevil. Effectivement il n'a pas de veine, mais ce sont surtout ses petites amies qui devraient avoir du souci à se faire. Elektra a été tuée par Bullseye et est morte dans les bras de ce pauvre Matt. Son grand amour, Karen Page, a également été assassinée par le même vilain après être devenue accro à la drogue et actrice...de films pornos. Quant à sa récente épouse, Milla, elle a eu également son compte de menaces et d'émotions fortes. Outre ses gonzesses qui tombent les unes après les autres, on peut également convenir que la révélation de son identité secrète, la traque des media et les accusations dont il a fait l'objet ne sont pas une preuve de chance extraordinaire.

Voilà donc les cinq élus "grands compagnons de la patte de lapin et du trèfle à quatre feuilles". Bon, on aurait pu y ajouter Wolverine ou d'autres m'enfin, le choix est fait.
Quant à toi, noble lecteur, tu es plus que chanceux puisque voilà rien moins que trois nouveaux gags ajoutés dans le bêtisier, pour ton plus grand bonheur ! ;o)

14 juillet 2007

Fantastic Four : The End

Voilà un moment que l'on n'avait plus vu les Fantastic Four au format 100% Marvel, le tome 3 de la collection les accueille pour une mini-série au nom révélateur : La Fin.

Dans un lointain futur, les Fantastic Four ne sont plus une équipe ni même une famille. Reed est le maître d'oeuvre d'une utopie technologique flottante, petit bout de paradis dans l'espace où les hommes vivent en paix. Johnny Storm, lui, a rejoint les Vengeurs qui traquent des anarchistes au fin fond de l'univers. Quant à Susan, elle effectue des fouilles archéologiques dans l'Atlantique, berceau de la nation Atlante...

Alan Davis est ici seul aux commandes puisqu'il signe histoire et dessin. Le graphisme n'est pas désagréable mais rappelle un peu le style des années 90, la colorisation, assez "flashy", n'étant pas étrangère à cet état de fait.
Un grand nombre de noms ayant compté pour les FF sont présents ici. Galactus, Namor, les Inhumains, Fatalis bien sûr, mais aussi Uatu, Strange, le Silver Surfer, She-Hulk, les Vengeurs, sans parler des différentes races extraterrestres ou encore de Ronan, l'Homme-Taupe et bien d'autres, bref, si le but était de passer en revue la grande galerie de personnages qui peuplent habituellement la série, l'objectif est atteint.
Cette saga, alimentée par une foule de figurants plus exotiques les uns que les autres, a un fort goût de science-fiction. L'on peut reprocher la facilité de l'absence de continuité, un mode de récit où tout est possible mais dans lequel rien n'a de conséquence, tout en reconnaissant la grande liberté de ton de Davis, visiblement plutôt heureux de n'avoir aucune contrainte.

Bref, voilà une histoire bizarrement positionnée car se voulant accessible à tous en étant en dehors de l'univers principal mais se révélant sans doute un peu ardue, de part les multiples intervenants, pour les nouveaux lecteurs. Un bon gros what if, original mais dispensable.

12 juillet 2007

Le rapport Murdock

Le run de Bendis et Maleev sur Daredevil s'achève dans le 13ème tome des 100% Marvel consacrés au héros de Hell's Kitchen.

Bien que le Caïd soit en prison, ce dernier constitue encore une menace pour Matt Murdock. Le criminel a en effet proposé au FBI de lui fournir un dossier complet sur Daredevil en échange d'une immunité couvrant ses activités passées. Alors qu'il se pensait à l'abri, Murdock se retrouve de nouveau la cible des media et des autorités...

Voilà encore 6 bons épisodes qui viennent clôturer le long passage de Brian Michael Bendis sur ce titre. Les personnages secondaires présents sont nombreux : Luke Cage, Iron Fist, la Veuve Noire, Elektra et même, bien que sa présence soit anecdotique, le nouveau Tigre Blanc dont je vous parlais il y a peu de temps. Niveau ennemis, Bullseye est toujours de la fête, plus odieux et menaçant que jamais.
Pour ce qui est du graphisme, c'est du Alex Maleev, autrement dit ça a son charme mais cela risque de ne pas plaire à tout le monde bien que ce style convienne parfaitement à l'ambiance polar de l'histoire.

Pour le prochain tome des aventures de Daredevil, c'est cette fois Ed Brubaker qui sera en charge du scénario, prenant ainsi la relève après le passage d'un Bendis que l'on n'est pas près d'oublier.
Et pour fêter cette conclusion avec un petit clin d'oeil, hop, un ajout dans le bêtisier. ;o)

11 juillet 2007

Sous l'armure

Le Marvel Icons #27 est enfin sorti hier, mieux vaut tard qu'à la date prévue selon le célèbre dicton en vogue chez Panini. ;o)

L'épisode des New Avengers tourne autour de Stark et Maria Hill, la directrice du SHIELD. On commence à en apprendre un peu plus sur les raisons probables de sa nomination. Iron Man, lui, doit faire face à l'intrusion, dans la Stark Tower, d'un de ses anciens employés, partisan de Captain America. Les autres Vengeurs étant absents, on a presque l'impression de suivre un épisode de l'ongoing Iron Man. Et puisque l'on en parle, sachez que la série régulière de notre tête de fer favorite revient sur l'agression dont Happy Hogan a été victime. Une bonne occasion de voir ce qui se cache sous l'armure du chef des pro-gouvernementaux. Le Stark de Millar est ici bien loin et nous retrouvons avec bonheur un Iron Man plus humain, écrasé par les responsabilités qui pèsent sur lui, hanté par les morts récentes et rêvant plus que jamais de retomber dans ses anciens travers en noyant sa souffrance dans l'alcool.

Au niveau de l'épisode des Fantastic Four, on change complètement de registre. La Chose ayant décidé de quitter les Etats-Unis, on suit Ben Grimm dans ses premières aventures parisiennes et...houlala, que c'est mauvais ! Straczynski devait probablement être en petite forme. L'histoire se veut sans doute légère, voire drôle, mais se révèle vite plutôt ennuyeuse qu'autre chose. Une équipe de héros parisiens (parodiant - encore - la Ligue de Justice de chez DC) doit faire face à une menace (ridicule) et demande l'aide de Ben. On se demande bien à quoi sert cet épisode si ce n'est l'occasion de balancer quelques poncifs éculés sur la passion pour la bouffe des frenchies (on n'échappe pas bien sûr au fameux béret également). Même les dialogues sont à la ramasse. Voilà longtemps que l'on n'avait pas vu un tel ratage, bah, c'est plutôt rare donc passons sur cet écart. ;o)

Nick Fury oeuvre toujours dans l'ombre dans l'épisode de ce mois de Captain America. Il dispose d'ailleurs de l'aide du petit Bucky, récemment revenu d'entre les morts. Brubaker et Perkins mettent également en scène une sinistre rencontre entre Fatalis et Crâne Rouge. Il faut dire que la guerre civile qui ravage les rangs de la communauté super-héroïque est plutôt propice au développement des activités des criminels en tout genre.

On termine enfin sur une courte histoire issue de Civil War : Frontline et faisant un nouveau parallèle historique entre la guerre civile marvellienne et, cette fois, César et ses hommes franchissant le Rubicon pour contrer un Sénat corrompu. Ces petits voyages dans le temps (guerre de sécession, deuxième guerre mondiale, etc.) particulièrement bien pensés et permettant de mettre en lumière certains ressorts présents dans quasiment tous les conflits apportent un éclairage nouveau sur les évènements récents. Brillant.

ps : pour demain, si la date de sortie est respectée, tir groupé en librairie avec la fin du run de Bendis sur Daredevil, le 3ème volume des Fantastic Four en 100% Marvel et le Marvel Monster Edition consacré à Civil War dont je vous avais déjà parlé début mai. Pour les nostalgiques du dieu asgardien, la première Intégrale de Thor (1983-1984) est également prévue.

09 juillet 2007

Enlèvements

Denise Waters vit à New Orleans en Louisiane. Pour gagner sa vie et pouvoir subvenir aux besoins de sa fille Ellie, elle arnaque les touristes en jouant à la prêtresse vaudou. Pas très glorieux comme boulot mais comment faire autrement quand l'on est seule ? Une solitude encore plus amplifiée par le fait qu'Ellie ne parle jamais. Elle est autiste et se contente de dessiner, toujours les mêmes visages, les mêmes yeux insondables, la même créature.
Lorsque Ellie dit enfin "maman" pour la première fois, c'est dans les bras d'un autre, cet étranger qu'elle a tant dessiné et qui vient l'enlever. Pour Denise commence alors une longue quête pour comprendre et retrouver les autres parents de victimes. Car les enlèvements sont nombreux.

J'avais ce premier opus du Silver Surfer en 100% Marvel dans ma bibliothèque depuis un bon moment et je n'y aurais pas forcément touché avant encore un certain temps sans les habituels retards paniniens. Le personnage m'inspire peu, les sagas cosmiques encore moins, bref, c'est en étant plus que circonspect que j'ai abordé cette histoire. Et le moins que l'on puisse dire c'est que mes doutes n'étaient pas fondés !
Il s'agit ici des 6 premiers épisodes de la quatrième série du Surfer. Pour ce relaunch, il y a du monde aux manettes : Dan Chariton et Stacy Weiss au scénario, Lan Medina, Milx et David Yardin aux crayons, le studio Avalon pour l'encrage (numérique) et la colorisation. On ne sait qui était préposé aux sandwiches, il n'est malheureusement pas crédité ici. ;o)

Que dire ? Déjà, c'est tout sauf du "cosmique" classique. Rien à voir avec Annihilation par exemple. Au contraire, on a ici une histoire très "terrienne", employant de façon assez habile des stéréotypes qui nous parlent à tous (les enlèvements extraterrestres, la nature qui se rebelle quand on la maltraite, etc.) et qui donnent une saveur bien particulière à cette histoire.
L'introduction, émouvante et originale grâce à cette petite évocation des mythes vaudous, nous rend tout de suite la protagoniste principale très attachante. La suite est tout autant réussie. Le Surfer notamment est perçu, pour la première fois peut-être (à charge aux spécialistes du beach boy de l'espace de me démentir), comme ce qu'il est vraiment : un extraterrestre. C'est d'ailleurs logique, lorsqu'on le voit pour la première fois, il inspire plus la peur éprouvée face à un alien que l'attrait pour un héros "classique".

Outre cette vision enthousiasmante du Surfer, le début de cette saga (la suite est déjà disponible dans le tome 2) nous offre quelques petites réflexions métaphysiques bien senties ainsi que des images spatiales parfois magnifiques. Le tout bien ancré dans une réalité et un point de vue suffisamment humains pour que l'on soit sous le charme. Il n'y a pas ici ce côté "too much" de la SF lorsqu'elle bouleverse tous nos repères, l'histoire est plutôt construite comme une intrigue réaliste saupoudrée de paranormal. La détresse de la mère face à la perte de son enfant constitue un fil conducteur, mais elle affrontera plus que cela, comme ces visions terrifiantes, la peur de devenir folle ou encore le scepticisme des autres, ceux qui ne souffrent pas ou qui veulent rationaliser jusqu'à nier les évidences.
La métaphore est habile et auréolée d'un mystère élégant, le ton est juste, l'écriture sincère.

Belle, originale et émouvante, cette saga du Surfer (relégué presque au second plan) constitue non seulement un excellent conte moderne mais permet également d'aborder ce personnage sous un angle peu usité. A découvrir sans a priori.

White Tiger

Parmi les très nombreux personnages secondaires qui peuplent l’univers Marvel, il en est parfois certains qui marquent plus que d’autres et dont on garde un souvenir ému en attendant leur prochaine apparition, Angela Del Toro est l’un d’entre eux.

A priori, Angela, agent du FBI, n’a rien d’une héroïne encapée destinée à se balader au dessus des immeubles pour filer une trempe au premier criminel qui passe. Pourtant, lorsque l'on sait que son oncle n’est autre que Hector Ayala, aujourd’hui décédé et anciennement White Tiger, on commence à se dire que la jeune femme pourrait faire un digne successeur. C’est d’ailleurs ce qui arrive lorsque les fameuses amulettes du pouvoir(1), à l’origine des capacités du Tigre Blanc, lui tombent entre les mains.

A l’époque, elle enquête sur Matt Murdock et c’est vers lui qu’elle va se tourner pour lui faire part de ses interrogations. Car évidemment, endosser le rôle de son défunt oncle n’a rien d’évident pour elle. Et surtout, cela engendre une série de questions liées finalement à bien des carrières super-héroïques : pourquoi fait-on ça ? Pourquoi certains en arrivent à se déguiser et à risquer leur vie ?
Et lorsque l’on hérite d’amulettes augmentant force, agilité et endurance, que doit-on en faire ?

La première réponse viendra en haut du toit de l’église Sainte Catherine. C’est là que Daredevil donne rendez-vous à la jeune femme afin de la tester. Celle-ci, bien qu’effrayée, va avoir un premier aperçu du lot quotidien des Masques, et après l’escalade, c’est une petite baston à laquelle la chanceuse a droit. Chanceuse car, finalement, tout le monde ne peut pas se vanter d’avoir eu Daredevil comme coach.
La réponse finale viendra lorsque l’ancienne flic déjouera, seule, une tentative de cambriolage et se verra remercier par un commerçant terrorisé mais reconnaissant. Le Diable Rouge conclura de la plus belle manière qui soit : « Et voilà. Tu sais tout. L’habit est un symbole. Bon vent. »
L’indicible était contenu dans le « merci » de la victime. Un merci bien pâle, discret, fragile, mais contenant bien plus dans sa sobre émotion qu’un long et froid discours sur le pouvoir et les responsabilités.

Ces évènements sont relatés en VF dans le 100% Marvel Daredevil #11. White Tiger dispose également de sa propre mini-série (encore inédite en France), assez récente, écrite par Tamora Pierce et dessinée par Philippe Briones. Ces derniers temps, entre la récente Jessica Jones de Bendis, le retour en force de Ms. Marvel avec sa série régulière ou encore l'arrivée de Spider-Woman (et de ses origines réactualisées) chez les Vengeurs, les personnages féminins connaissent un certain succès. Espérons qu'il en soit également ainsi pour cette prometteuse féline. ;o)

(1) Ces amulettes, selon la légende, faisaient partie d’un tigre en jade sculpté dans l’ancienne cité de K’un Lun et furent données, par un puissant Senseï, à ses trois meilleurs élèves. Chaque possesseur d’amulette se trouvait ainsi investi des pouvoirs combinés des deux autres. Par la suite, Hector Ayala les trouva et apprit à contrôler leur pouvoir.

08 juillet 2007

Vulcan's Progress

Toujours pas de Marvel Icons dans les kiosques hier, mais nous sommes habitués aux sempiternels retards paniniens. Heureusement, on a de quoi faire avec le X-Men #126.
Tout d'abord, pour changer un peu, j'ai laissé de côté la cover civil war (qui était passablement moche) pour illustrer cet article avec celle du X-Men #190, présente dans ce mensuel. Elle est signée Chris Bachalo. Plutôt jolie non ? Et puis on se demande bien pourquoi Mystique roule une pelle à ce brave Iceberg surtout. Il en fond le pauvre. ;o)
Vous aurez la réponse dans la suite de l'arc Supernovas, scénarisé par Mike Carey, dans lequel nos héros affrontent les Enfants de la Voûte.

L'épisode d'Uncanny X-Men de ce mois est uniquement concentré sur la progression de Vulcan, toujours à la recherche de l'empereur Sh'iar. Le voyage est assez bien rendu, avec de forts beaux décors cosmiques et même quelques références SF comme ces stargates permettant de franchir de considérables distances.
Ed Brubaker s'en sort donc pas mal, rendant attrayante une partie de l'histoire qui aurait pu être poussive. Bon graphisme également de Clayton Henry.

Les choses bougent pas mal dans la troisième partie du tie-in Civil War consacré aux X-Men. Entre le combat opposant les forces de Bishop et celles de Scott et la lutte d'influence se jouant entre Valérie Cooper et le général Lazer, les évènements se précipitent. D'autant qu'en plus, la base dans laquelle ont trouvé refuge les 198 se révèle être plutôt un lieu de confinement pour des armes de destruction massive. Pas forcément l'endroit rêvé pour être en sécurité donc.
David Hine au scénario et Yanick Paquette au dessin réalisent ici une saga rythmée, agréable à suivre et saupoudrée de personnages secondaires parfois amusants (cf à ce sujet le petit ajout de ce matin dans le bêtisier).

On termine avec les New X-Men et leurs déboires. Ils se sentent passablement abandonnés puisque le corps professoral s'est barré au mariage de Tornade, les laissant seuls se débrouiller avec Nemrod, une saloperie robotisée exterminant les mutants. Forge est très présent dans cet épisode. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas bien, il s'agit d'un mutant ayant le pouvoir de créer intuitivement toutes sortes de machines et d'équipements fort complexes grâce à une compréhension quasi instantanée des systèmes électroniques ou encore de l'énergie mécanique. Une sorte de Mac Gyver en quelque sorte, mais sans le bricolage avec une punaise, un bout de chewing-gum et un vieux lacet. ;o)

Tout cela nous donne un mensuel de bonne qualité avec des histoires variées et bien mises en images, de quoi donner à tous le goût des mutants.

06 juillet 2007

Damage Control

Logan poursuit sa croisade personnelle dans le Wolverine #162 fraîchement débarqué en kiosque. L'épisode de ce mois, intitulé Payback, tourne essentiellement autour du rôle sombre que joue la société de Walter Declun. Damage Control est une entreprise spécialisée dans la gestion des risques et le nettoyage des dégâts engendrés suite aux combats entre héros et vilains. Seulement, apparemment, Declun fait tout pour que ces affrontements se multiplient (notamment en ayant fourni du MGH à Nitro), une bonne façon d'engranger les contrats et les bénéfices qui vont avec.
Personne ne sera surpris si je dis que ces magouilles ne sont pas du tout du goût de notre mutant querelleur et qu'il va tout faire pour y mettre fin, et ce malgré les réticences - voire même les engueulades - de Scott et Emma.

Le second épisode nous offre une petite apparition du fils de Wolverine. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas l'air commode. On voit également une Jubilé en bien mauvaise posture puisque grièvement blessée. Après la perte de ses pouvoirs suite au jour M, elle n'avait pas besoin de ça. Toujours une faiblesse niveau dessin, Dillon n'étant pas forcément au top ici (il s'en sortait mieux sur le Punisher à mon goût). Bien qu'il soit critiqué pour ses proportions proches de la caricature, je préfère largement le Wolvie de Ramos.

Le mois prochain, le mensuel du griffu sera entièrement dédié à son tie-in Civil War puisque les deux épisodes finaux seront publiés en même temps (on fait donc une pause sur Origins).

ps : mise à jour de la Checklist Civil War et ajout de Mystique dans les figurines Marvel.

04 juillet 2007

Retour à la clandestinité

Sale temps pour le Tisseur dans le Spider-Man #90 sorti hier. On ne peut pas dire qu'il sera resté longtemps du côté des héros "officiels". Le voici qui troque la luxueuse tour Stark - où sa famille était également hébergée - pour un sordide motel fréquenté essentiellement par des demoiselles qui vivent de leurs charmes. Le changement de standing est plutôt fulgurant !
Toujours le tandem Straczynski/Garney aux commandes de cet Amazing Spider-Man #536. Cet épisode contient une petite ellipse sur la fuite de Spidey, elle sera comblée si vous lisez le Civil War #5 dont je vous parlais hier. On revient en tout cas à un Parker plus proche du poissard torturé que nous connaissions, je suis curieux de voir ce que son nouveau statut de fugitif va avoir comme influence sur sa petite vie qui n'était pourtant déjà pas si tranquille.

Le Friendly Neighborhood Spider-Man et le Sensational Spider-Man continuent de s'intéresser aux vieux ennemis du Tisseur. Mystério, Electro, l'Homme de Métal, le Caméléon, tous tentent de profiter de la révélation de l'identité secrète de notre pauvre Spidey des familles. Leurs cibles ? Mary Jane bien sûr et puis la célèbre May "Jeanne-Calment-à-côté-de-moi-c'était-un-flan-aux-pruneaux" Parker.
Notons une apparition de Black Cat à qui Peter demande d'assurer ses arrières. Voilà au moins une ex pas rancunière.

Enfin, on termine avec le Marvel Team-Up de Kirkman. Conclusion de l'arc L'anneau de la liberté et petite intro concernant le retour de Titannus. Cette série touchant bientôt à sa fin (ce qui nous permettra de mettre fin aux agressions visuelles perpétrées par ce bougre de Kuhn), elle sera remplacée au sein du mensuel par la nouvelle on-going des Thunderbolts ! Si je vous dis que l'équipe remaniée comptera dans ses rangs le Bouffon Vert et même Venom, vous comprendrez pourquoi c'est la revue du Monte-en-l'air qui l'accueille.
En attendant, vous pourrez vous faire une idée sur ces joyeux drilles grâce au Marvel Monster Civil War qui sort dans quelques jours et qui sera consacré en partie à ces fameux Thunderbolts.

Voilà, on a fait le tour de cette fournée de juillet, toujours aussi agréable à suivre, et mettant en scène un Spidey abandonnant confort et légalité pour un retour aux galères et aux problèmes d'argent, comme au bon vieux temps !

03 juillet 2007

Civil War #5

C'est déjà le cinquième volet du mensuel Civil War qui sort ce matin dans les kiosques. Le Punisher y fait d'ailleurs une entrée remarquée tandis que notre Tisseur tente d'échapper aux sbires du SHIELD, la traque se terminant dans des égouts étonnamment fréquentés.
On continue de voir apparaître toute une galerie de personnages secondaires parfois presque oubliés. Une bonne occasion de faire une sorte de petit inventaire des héros ou vilains qui étaient restés au placard depuis un moment.

Un épisode plutôt émouvant ensuite avec la septième partie de The Accused. On sait que ce pauvre Baldwin s'est fait descendre le mois dernier, comme le premier Oswald venu, et l'on assiste à ce qui pourrait bien être ses derniers instants lors d'une évacuation en ambulance plutôt mouvementée pour ne pas dire catastrophique.

La troisième partie de la revue est consacrée à Sleeper Cell, un arc un peu moins intéressant que les précédents. On y voit néanmoins les relations entre humains et atlantes prendre une bien mauvaise tournure.

Bref, la guerre civile suit son cours avec toujours autant de rebondissements et une ambiance qui vire à la paranoïa générale tant les arrestations ou les revirements sont nombreux. Graphiquement, on reste dans du très bon, surtout en ce qui concerne McNiven, admirablement secondé par Morry Hollowell pour la colorisation.

02 juillet 2007

Diablo & Dazzler

Le Ultimate X-Men #39 est particulièrement fourni puisqu'en plus de la fin de l'arc "Magical", il contient le deuxième annual consacré aux mutants.

On en termine donc avec Magician, l'ado pouvant remodeler la réalité à volonté. Ce final est un peu facile, laissant d'ailleurs la porte ouverte à un éventuel retour. On avait déjà vu mieux. L'annual quant à lui est bien meilleur. Il est centré sur Diablo, ancienne recrue de l'Arme X, qui va enlever la pauvre Dazzler(1) dont il est amoureux. Voilà une façon plutôt abrupte de déclarer sa flamme mais il faut dire que lorsque l'on est bleu et pourvu d'une queue de diablotin, il ne doit pas être évident de draguer. ;o)

Les deux histoires sont signées Robert Kirkman, les dessins sont de Tom Raney pour l'épisode de l'on-going et de Salvador Larroca pour l'annual. Tout cela est donc graphiquement correct. Dans le numéro #40, qui sortira ce mois-ci, ce sera au tour de la version Ultimate de Cable de rentrer en scène.

(1) Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce personnage, il s'agit de Alison Blaire, une chanteuse punk/rock ayant le pouvoir de convertir le son en lumière ou en énergie. Elle est la petite amie d'Angel, au grand désespoir de Kurt.