31 août 2007

What's new Pussycat ?

Dans l'univers Marvel, les chats se portent bien et Tom Jones est un brave type.
Felicia Hardy a de qui tenir puisque son père était un cambrioleur de haut vol, un "cat burglar" en anglais. Celle-ci a suivi les traces de son géniteur pendant longtemps, mettant à profit ses capacités de gymnaste et sa connaissance des arts martiaux pour entamer une carrière de voleuse aussi agile que charmante.
Black Cat fut également la petite amie du Tisseur - et l'une des rares à connaître sa véritable identité à l'époque - et est toujours restée proche de Peter. Elle n'a plus de réel pouvoir même si pendant un temps elle avait, grâce à un marché passé avec le Caïd, acquis la capacité de "porter la poisse". Elle influait ainsi sur les probabilités, entraînant des évènements fâcheux pour ses adversaires.

Dans l'univers Marvel, Les chats se portent bien et Tom Jones est un brave type.
Notre Chatte Noire, si elle n'a plus de don paranormal, peut néanmoins compter sur un costume confectionné par le Bricoleur. Sa tenue accroît sa force et son agilité, quant à ses gants, ils lui permettent d'utiliser des griffes lorsque le besoin s'en fait sentir.
Ni totalement "vilaine" ni vraiment super-héroïne, la féline a récemment rejoint l'équipe des Heroes for Hire, sans toutefois se départir de son caractère indépendant. Elle a de nouveau fait équipe avec Spidey lors de la mini-série de Kevin Smith, The evil that men do, qui n'était pas spécialement une réussite mais qui avait le mérite d'avoir un titre clairvoyant.
Borderline mais pas complètement immorale, la miss se balade toujours dans les rues de New York avec la grâce et la noblesse des chats lorsqu'ils sont libres.

Dans notre univers, les chats ne se portent pas au mieux et Tom Jones* est un salaud.
Mon ami Loustic en particulier ne va pas très fort. Selon le vétérinaire qui l'a opéré (et qui est habitué aux blessures de toutes sortes), il n'a pas été blessé par une voiture mais par des coups. Des coups si violents qu'il en a perdu un oeil. Je ne sais pas si c'est la position verticale qui rend con, mais pour en arriver à s'en prendre à un bon gros matou placide et gentil comme tout, il faut quand même être une sacrée merde, alors sur le moment, j'ai rêvé de pouvoir retrouver ce lâche et de le chatouiller à coups de batte. Seulement, voilà, comme à l'évidence un tel fumier n'a ni couilles, ni cervelle, ni coeur, ni honneur, que pourrais-je bien lui prendre qu'il n'ait pas déjà perdu ? Rien. Ou pas grand chose.
Si. Un genou peut-être...histoire de laisser une chance au prochain minet qui passera à sa portée.

* Tom Jones n'a rien à voir là-dedans en vrai évidemment, et aucun crooner vieillissant n'a été maltraité pour les besoins de ce post. J'arrive encore à sortir une vieille vanne, ça doit sans doute être dû au fait que je suis arrivé au-delà du dégoût.

29 août 2007

Saga du clone version Ultimate

Le numéro #52 de Ultimate Spider-Man, disponible en kiosque depuis ce matin, marque le coup d'envoi de la saga du clone dans l'univers Ultimate.

Ces deux premiers épisodes, toujours signés Brian Michael Bendis (scénario) et Mark Bagley (dessin), se lisent d'une traite et augurent du meilleur pour la suite. Outre l'entrée en scène d'un nouveau vilain (le Scorpion, avec dans cet univers une particularité plutôt surprenante !) et quelques péripéties amoureuses, cet arc fait la part belle aux autres personnages Ultimate puisque l'on retrouve Nick Fury ou encore les Fantastic Four.
Cette histoire de clone semble plutôt embrouillée pour l'instant mais se révèle passionnante à suivre. Même les moments d'accalmie, entre deux coups de théâtre, ne font pas retomber la tension et sont parfaitement dialogués. Graphiquement, c'est plutôt joli mais on a l'habitude avec Bagley. Un coup d'oeil aux crédits permet de constater qu'il y a eu foule à l'encrage et à la colorisation, jugez plutôt : John Dell, John Sibal, Drew Hennessy, Richard Isanove et Justin Ponsor. Pas encore assez pour monter une équipe de foot mais on s'en approche. ;o)

Il va falloir attendre le mois d'octobre pour pouvoir lire la suite. Le prochain numéro sera d'ailleurs assez spécial puisqu'il contiendra le 100ème épisode de la série. Cet anniversaire sera l'occasion de publier une interview de Bendis et "d'autres surprises". Quand Panini annonce des surprises, il vaut mieux se méfier, m'enfin, je ne vais pas être mauvaise langue, avec une vingtaine de pages supplémentaires annoncées, il devrait y avoir de quoi marquer le coup !

28 août 2007

Verte lueur et sales bestioles

Le mois dernier sortait, dans la collection Reservoir Gods des éditions Wetta, Green Lantern VS Aliens, une nouvelle tentative de rapprochement entre les héros de DC et Dark Horse.

Tout d'abord, pour les novices, sachez qu'un Green Lantern est une sorte de protecteur de l'univers, tirant ses pouvoirs d'un anneau magique. Le premier humain à atteindre ce rang fut Hal Jordan. Ce dernier eut naguère à affronter des Aliens mais, refusant d'exterminer l'espèce, il les isola sur une planète inhabitée. Tout irait pour le mieux si un cargo spatial n'avait pas la mauvaise idée, longtemps plus tard, de s'y écraser, livrant l'équipage à la voracité des créatures.
Le seul Green Lantern actuel, Kyle Rayner, est alors contacté pour venir en aide aux rescapés.

Le scénario est de Ron Marz. Si ça vous dit quelque chose, c'est normal étant donné que c'est également lui qui avait signé les Batman/Aliens parus chez Semic. Les dessins sont de Rick Leonardi.
L'histoire est moins simpliste qu'il n'y paraît au premier abord. Quelques petites touches d'humour, des références subtiles à la trilogie Alien (celle du cinéma) et une révélation inattendue sur l'un des personnages font que tout cela se lit sans déplaisir.
Le point faible reste sans doute le graphisme. Il n'est pas moche, loin de là, mais les décors manquent de détails et la colorisation, trop vive et sans réelles nuances, nuit à l'ambiance et nous ramène tout droit aux années 90. Absence également d'effets gore, même les cages thoraciques "ouvertes" par les aliens sont ultra aseptisées et ne rendent en rien l'aspect horrible de leur mode de reproduction. Un peu dommage mais clairement tout public.
La traduction française, sans être parfaite, n'est pas plus mauvaise que celles auxquelles nous sommes habitués chez les petits pains grillés. ;o)

Les éditions Wetta, peu connues en France, prévoient également la publication d'un Superman VS Aliens ainsi que la sortie, le mois prochain, du crossover Aliens VS Predator VS Terminator.

27 août 2007

Les comics de la rentrée

Profitons de cette accalmie au niveau des publications pour jeter un oeil sur ce qui nous attend dans les prochains jours, voire même les prochains mois.

Septembre
On ne peut évidemment pas passer à côté du final de Civil War en kiosque, d'autant que les répercussions de cette excellente série seront nombreuses. Pour une fois, ce n'est pas qu'un coup de pub, l'univers Marvel a vraiment changé.
En librairie, on peut noter la sortie du premier 100% Marvel consacré aux Eternels de Gaiman & Romita Jr mais également un Marvel Monster Edition à ne pas rater, Planet Hulk, une saga contant les mésaventures du géant vert dans l'espace (vous n'avez pas oublié, évidemment, qu'il y a été expédié suite à une décision des Illuminati, cf cet article si vous avez raté le Marvel Icons HS #5) et servant de gros prologue à World War Hulk.
Une autre oeuvre viendra également enrichir la collection Marvel Transatlantique (un label consacré aux artistes européens reprenant les personnages Marvel à leur façon). Là, on peut raisonnablement douter du résultat d'autant que Tito Faraci, déjà responsable du lamentable Secret du verre, est de la partie ! Après Spidey, c'est sur Cap et Daredevil que les italiens se font les dents. A voir donc.
Nous aurons également la suite du Punisher de Ennis, avec déjà le 8ème tome en collection Max, et une réédition, en Deluxe, de la saga 1602. Pour les nostalgiques, une Intégrale Wolverine reprendra la production de 1988/1989 consacrée au griffu. Enfin, un Marvel Graphic Novel d'un genre un peu spécial clôturera la production de ce mois, il s'agit de Haunt of Horror, un ouvrage reprenant des histoires du grand Edgar Allan Poe illustrées par Richard Corben. Vampires, serial-killers, dentistes (lol), tout ce qui fait peur sera présent mais...en noir & blanc. Choix artistique paraît-il. Bon. Mouais.

Octobre
Ce mois réserve aussi son lot de bonnes surprises, notamment le premier tome de New Universal par Warren Ellis et Salvador Larroca. Visuellement, c'est magnifique. Un autre 100% Marvel sera, lui, consacré à la mini-série Spider-Man Reign, une saga hors continuité offrant une vision noire et macabre d'un futur où les Masques ont disparu et dans lequel Parker n'est plus que l'ombre de lui-même. Un nouveau Ghost Rider complètera le tir en ce qui concerne les 100% Marvel.
En Deluxe cette fois, première publication inédite pour cette collection avec la suite des Runaways (des épisodes se situant donc entre les premiers Mini Monster et le tie-in Civil War déjà sorti en VF).
On nous promet également un must avec Spider-Man Strips #1, un livre reprenant, comme son nom l'indique, les strips parus dans la presse US en 1977 et 1978. Ce serait apparemment accompagné d'un gros contenu rédactionnel, ce qui serait franchement une première.
Hors Marvel, signalons également une réédition du chef d'oeuvre de Moore, Watchmen (en savoir plus : click), avec des covers, croquis et textes inédits (dans une nouvelle collection Panini intitulée DC Absolute).

Novembre
Les mois précédents étaient déjà bien chargés mais attendez de voir celui-là, c'est probablement le plus douloureux pour nos finances. ;o)
Tout d'abord, en kiosque, le second mensuel style Icons sort enfin en novembre. On sait qu'il s'intitulera Marvel Heroes (nom déjà pris voici quelques années m'enfin tant pis) et qu'il contiendra, comme son grand frère, 4 séries : Mighty Avengers, Avengers : The Initiative, New Avengers : Illuminati et Omega Flight (cf l'illustration de cet article pour cette dernière). Menu plutôt alléchant non ?
Niveau librairie maintenant. Attention, c'est du lourd !
Tout d'abord, sortie du deuxième Marvel Omnibus consacré, cette fois, au Tisseur et plus spécifiquement au début de la Saga du Clone. Plus de 900 pages pour 65 €.
On reste dans l'historique puisque c'est également ce mois que sont rééditées les fameuses Guerres Secrètes en Marvel Best-Of. Un Best-Of plus épais et un peu plus cher que d'habitude (30 € - plus de 330 pages). En deux comics, nous en sommes donc déjà à près de 100 euros. Va falloir même peut-être songer à s'en faire offrir quelques-uns étant donné que ce n'est pas fini. Il faut également rajouter un 100% Marvel consacré à la jolie X-23 (une histoire faisant le lien entre le passage de la miss dans le mensuel Wolverine et le Graphic Novel NYX), une Intégrale Spider-Man (1976), la suite de Paradise X (quelques infos ici sur cette très longue saga), le tome #8 de Supreme Power, un Deluxe consacré aux Eternels de Kirby et, pour finir (ouf), un autre comic horrifique (dans la lignée du Haunt of Horror de septembre) avec Dark Side : 28 jours plus tard, inspiré du film de Boyle.

Voilà donc 3 mois plutôt chargés et prometteurs avec quelques rééditions de sagas importantes, une incartade dans les comics d'épouvante et un paquet de nouvelles séries au graphisme fort réussi. Alors, qu'est-ce qui vous inspire le plus ? ;o)

ps : pour ceux qui prévoient déjà leurs commandes de Noël, sachez qu'une réédition librairie, en Deluxe, de Secret War (celle de Nick Fury en Latvérie) est prévue pour décembre.

25 août 2007

Intégrale 1975

Avec la sortie du 13ème volume des Intégrales Spider-Man, c'est la production de 1975 que les fans pourront relire avec nostalgie. En ce qui concerne le scénario, l'on retrouve Gerry Conway, Len Wein et Archie Goodwin. Le dessin est l'oeuvre de Ross Andru et Gil Kane.

Le plus notable pour cette année reste encore le "quasi" retour de Gwen Stacy sous la pression des fans mais heureusement Conway parvient, par une pirouette, à ne pas céder vraiment aux aficionados de la résurrection. Elément important également, le Chacal et sa diabolique machination qui seront, bien des années plus tard, à l'origine de la longue et controversée saga du clone.
Niveau invités, la liste est longue : Man-Thing, le Shocker, le Punisher, le Scorpion, Tarantula, Mysterio, le Lézard et même un héros français assez kitsch (mais à l'époque, qui ne l'était pas ?) Cyclone, l'occasion rêvée pour Peter d'aller tisser un peu au-dessus de la Seine. ;o)

Les covers d'époque constituent le seul bonus de cet épais recueil. La cover en dur est uniformément bleue et ne porte même pas de titre sur la tranche ! Il faut donc se contenter comme d'habitude de la fragile jaquette, ce qui est un peu abusé vu le prix de l'ouvrage (25 € pour une réédition datant de plus d'un quart de siècle, mince, ça méritait quand même une meilleure finition).
L'intégrale 1976 est prévue pour novembre.

ps : vous pouvez également allez jeter un oeil au bêtisier (tout en bas, dans les commentaires) pour y découvrir un gag habilement décelé par John-Do (un petit cop/col, dans votre navigateur, du lien que j'ai laissé suite à son message et vous découvrirez l'image dont il est question). ;o)

22 août 2007

Entretien avec...Aleksi Briclot !

Je l'annonçais un peu en pointillés depuis quelques temps et le bougre, comme tout artiste talentueux avec des tas de projets et de deadlines en tête, a su être en retard mais d'une manière sympathique et pour la bonne cause. Oh, si vous ne le connaissez pas encore vous allez vite en entendre parler tant il est doué. Il est excellent, il a rejoint la famille Marvel et...il est français. Son nom ? Aleksi Briclot. Son art ? Pfiouu...multiple. Au minimum.
L'image qui illustre cet article donne déjà une petite idée du talent de notre invité. Voici une autre de ses covers Marvel histoire de vous en mettre plein les yeux : click.

Neault : Aleksi, te voilà propulsé sur le devant de la scène « marvellienne » grâce à ton travail sur Annihilation : Conquest, pour ceux qui te découvrent, pourrais-tu nous dire comment l’on en vient à se retrouver concepteur des covers d’une saga cosmique ?
Aleksi Briclot : Je vois ça comme une dynamique exponentielle : je suis illustrateur, concepteur/directeur artistique dans le jeu vidéo et je réalise de la BD et du comics (même si ce n’est que plus occasionnellement) depuis un petit moment déjà. Petit à petit, à force de progression, je me suis retrouvé à travailler dans chaque domaine sur des projets de plus en plus grande ampleur, avec de plus en plus de visibilité. La plupart de mes clients à l’heure actuelle sont des clients américains qui me proposent de plancher sur de grosses licences, jeux ou produits. Je suis par exemple l’un des « main artists » de Wizard of the Coast, pour ce qui est du jeu de cartes Magic : The Gathering ou encore Dreamblade. Je travaille également en vrac pour UpperDeck sur le jeu de cartes World of Warcraft, pour Privateer Press, White Wolf, Wizkids sur le jeu de figurines Horrorclix, pour Todd McFarlane Productions ou encore Darkhorse (les covers du comic Hellgate)…Mes travaux sont arrivés jusqu’à des gens de Marvel, à qui ça a plu et qui sont revenus vers moi pour me proposer de réaliser des couvertures. Il s’agissait de cette saga Annihilation : Conquest.

- Ton travail sur Spawn est presque logique lorsque l’on se plonge dans ton univers, très sombre, d’où te vient ce goût pour la noirceur, les ténèbres, les personnages torturés ?
- Effectivement j’apprécie les univers sombres, les ambiances noires, qui effraient et suscitent la fascination. Je ne saurais dire exactement d’où ça vient. C’est cette facette là qui a fait de moi un bon candidat pour travailler sur Spawn. Cela dit, même si c’est un aspect de mon travail qui ressort, il me semble avoir pas mal d’autres facettes, stylistiques et thématiques. J’aimerais beaucoup un jour plancher sur un vrai livre pour enfant par exemple…Du fait de la variété des supports et des sujets sur lesquels j’ai planché, pas mal de monde me collent des étiquettes. Certains ne me connaissent que par mon travail de fantasy (cartes Magic), d’autres pour l’esprit « Arthurien » (Légendes de la Table Ronde, Merlin), d’autres par les sujets d’horreur (Spawn, le jeu vidéo ColdFear, les couvertures HellGate…) ou dans les studios de développement jeux vidéos c’est surtout par mon travail de SF proche, particulièrement sur des armures, costumes et gadgets militaires futuristes (Splinter Cell : Double Agent et Haze…)…Il y a encore mes travaux de jeu de rôles (C.O.P.S…)

- En parlant de Spawn, tu travailles actuellement sur un Graphic Novel lui étant consacré, « Architects of Fear », est-ce que tu peux nous dire quelques mots sur cette histoire ?
- Effectivement, c’est mon gros projet de comic-book actuel. Je planche encore dessus et j’essaie vraiment de me rapprocher des rendus que j’ai développés sur mes travaux d’illustrations, le tout sans perdre de vue les notions de narration. Gros challenge. Le scénario est écrit par Arthur Clare, qui m’a vraiment enthousiasmé avec son histoire, sa vision, sa façon de développer et sa réactivité. J’ai une relation privilégiée avec lui et il s’agit de la première fois ou je me sens réellement impliqué. Ça semble très bien parti mais il me reste du travail sur les pages. Nous avons reçu un accueil très enthousiaste aux USA. Le catalogue Previews, avec lequel tous les libraires américains effectuent leurs commandes, nous a consacré une couverture et attribué le label « Gem of the Month ». Pour moi c’est vraiment le projet BD le plus abouti sur lequel j’aurai planché. Après le précédent Spawn : Simony (datant de 2003 !!), on espère vraiment faire beaucoup beaucoup mieux. Plus de détails sur le projet SPAWN : Architects of Fear ici : http://www.myspace.com/spawnaof

- Nous, simples lecteurs, allons vite à juger une cover, en un clin d’œil, les critiques fusent, mais combien de temps en fait faut-il pour en réaliser une ? Quelles sont les différentes étapes ?
- Je ne travaille jamais sur une seule image d’une traite. Je fractionne et j’alterne tous mes travaux, avec des petites sessions successives de travail. Ça me permet de garder un œil frais, de changer de sujet pour m’aérer un peu et surtout d’éviter de devoir finir une image dans l’urgence la veille de la date de rendu (même si ça arrive). Bref je dirais que le temps moyen pour réaliser une couverture va de 2 à 4 jours, en moyenne. Les différentes étapes sont : réception du pitch (définition du sujet), petits échanges écrits, ensuite réalisation d’un ou plusieurs croquis (pour moi croquis digitaux en couleurs) et ensuite finalisation. Pour les couvertures Marvel, le responsable éditorial était Bill Rosemann, qui coordonne tout et fait un superbe boulot de communication entre tous les intervenants. Il nourrit la machine. Pour la première couverture que j’ai réalisé pour le prologue, il m’a spécifié un maximum d’intention (un feeling Jeanne D’Arc dans l’espace, dimension cinématographique et épique…) en me fournissant des designs maisons (dont les nouveaux travaux de Marko Drudjevic, fantastique nouveau cover artist Marvel, que je connaissais d’ailleurs auparavant, du monde du jeu vidéo), des pages en cours et de nombreuses réflexions et pistes de travail.

- Travailler pour Marvel, c’est une opportunité, mais les contraintes sont-elles supportables sur le long terme ? Comment se passent les relations entre un artiste, isolé dans son studio, et la toute puissante Maison des Idées ?
- Ça dépend à mon avis de la qualité des rapports. Egalement des projets et aussi de ce que l’artiste a envie de faire ou non. Il existe différents statuts. Certains se voient offrir une exclusivité chez Marvel, qui en échange d’une assurance financière leur interdit de plancher sur quelque autre projet que ce soit. Ce n’est pas mon cas. Me concernant le rapport est simple et très sain, rien à redire.

- Le trip « saga cosmique » t’a tout de suite mis à l’aise ou bien as-tu eu besoin d’un peu de temps pour vraiment « rentrer » dedans ?
- Je n’y ai même pas réfléchi. :-) J’ai reçu des nouveaux designs d’anciens personnages revus et corrigé. Les autres personnages, au look déjà définis ne sont pas toujours exactement proche de ma vision mais le deal était intéressant : me confronter à ce sujet en y apportant ma touche. Je regrette qu’on ne me demande pas plus d’images de SF, pourtant mon genre favori. Là, le profil Space Opéra de la saga me permettait de m’en rapprocher. Et le pitch de départ « un feeling épique et spectaculaire dans l’espace » m’a de suite séduit.

- Y a-t-il de la place, dans un produit aussi calibré qu’un comic Marvel, pour qu’un dessinateur puisse avoir une marge de manœuvre personnelle ? Je veux dire, est-ce que le premier sentiment qui vient à l’esprit c’est de coller le plus possible à la mythologie d’un personnage, à son aspect presque immuable dans l’inconscient collectif, ou bien est-ce que l’on se dit « wow, je vais imposer ma patte ! » ?
- On apporte toujours sa patte, du fait même de devoir s’approprier le matériau de base. Après, la marge de manœuvre est plus ou moins limitée. Pour Marvel mon rôle n’était pas celui d’un designer mais celui d’un illustrateur, qui doit réaliser des couvertures, c’est-à-dire synthétiser une histoire, en restituer l’esprit et séduire le lecteur. C’est un défi intéressant. Pour d’autres projets, comme pour les derniers sets de Magic : The Gathering, j’ai été amené à créer de nouveaux personnages importants qui seront déclinés par de nombreux illustrateurs. Mais c’est un autre processus.

- Tu as déjà travaillé sur de nombreux supports, jeux vidéo, cartes à collectionner, comics, illustrations de livres, quel est le domaine qui t’offre le plus de satisfaction ?
- J’aime un peu tout ça, la versatilité, me remettre en question, changer de sujet et de support, apprendre des choses, rencontrer des gens…C’est d’ailleurs un choix personnel que de varier ainsi mes activités. Bien sûr au jour le jour, plancher sur la 34ème page d’un comic peut me faire dire que j’aurai envie de faire des concepts de jeux mais l’inverse arrive tout autant. En gros chaque domaine m’offre autant de satisfaction, pour des raisons différentes : en comics = raconter une histoire, pondre un bébé qui soit à moi, en illustration = produire une image qui claque et dont je sois fier, en jeu vidéo = de très gros projets, les échanges et toute une réflexion entièrement axée sur le design.

- Envisages-tu, un jour, de scénariser également ? N’est-ce pas frustrant parfois de se mettre au service d’un auteur, d’une histoire que l’on découvre ?
- Je collabore quelque peu au développement d’Architects of Fear, en rebondissant sur le travail d’Arthur. C’est plus un travail d’échange qui nous permet d’optimiser notre travail à tous deux, de trouver de meilleures idées. Je ne l’ai jamais fait avant, hormis en jeu vidéo ou certaines de mes idées de la même façon peuvent faire avancer le « schmilblick » global et collectif. Et oui la scénarisation me fait envie, mais je ne suis pas encore prêt. Je préfère continuer à apprendre en collaborant plutôt que de me confronter à la page blanche. Peut-être un jour…

- Si Joe Quesada t’appelait demain en te disant qu’il t’offre une série de ton choix à dessiner régulièrement, laquelle choisirais-tu ?
- X-men, Wolverine, Daredevil...? En fait je ne sais pas, ça dépendrait complètement du collaborateur, du sujet et surtout de la façon de le (re)traiter. J’aime assez l’idée de prendre un second couteau, de le relooker complètement et de le redévelopper de façon intelligente, de creuser la question, voire de l’emmener dans des directions inattendues de prime abord…

- Est-ce que tu suis un peu les sagas récentes, Civil War par exemple ?
- Oui, je suis un gros consommateur de comics et je suis cette saga (pas toutes les mini-séries par contre). Un postulat de départ super intéressant. J’apprécie le travail de lifting plus adulte entamé à mon sens avec la gamme Ultimate. J’aime aussi pas mal de chose moins mainstream.

- Dans ton travail, quels sont les domaines qui t’inspirent le plus ? La musique ? Les balades en forêt ? Les rêves ? Les expos ? D’où penses-tu puiser l’inspiration ?
- Question difficile. Je dirais un peu tout, difficile d’analyser et de faire le tri. Cinéma, série télé, lecture bouquin et comics, magazines, expo, parfois l’actu…Peut-être avant tout les échanges avec d’autres, ce qu’on appelle avec des potes les « discu-cafés », des brainstorms. J’aime beaucoup les travaux qui me font avancer intellectuellement, particulièrement les concepts jeux vidéos qui me demandent pas mal de recherches. J’ai toujours sur moi un carnet de notes que je remplis constamment, en fonction des idées et informations qui m’arrivent.

- Y a-t-il un artiste qui t’a particulièrement impressionné lorsque tu en étais à concevoir tes premiers dessins ?
- Un paquet. Jim Lee, Silvestri, Arthur Adams… au tout début. J’ai du oublié pas mal de noms concernant mes premières découvertes. Simon Bisley m’a donné envie de peindre, de façon frénétique. Plus tard Dave MacKean et Phil Hale sont venus me scotcher, pour des raisons différentes. Je pourrais citer et remplir des pages et des pages sur les artistes qui m’inspirent actuellement, dans différents domaines.

- Quels sont tes projets futurs, chez Marvel et en général ?
- Dans le désordre : 6 couvertures d’Annihilation : Conquest chez Marvel, encore des travaux pour Magic : The Gathering, World of Warcraft aussi. Finir surtout ce graphic novel SPAWN : Architects of Fear duquel j’attends beaucoup et le beau livre illustré MERLIN, aussi ambitieux. Cet ouvrage est réalisé à quatre mains côté graphique avec JS Rossbach. Ensuite il y aura peut-être un retour vers le jeu vidéo qui pourrait me permettre de plancher sur du comics, voire encore sculpter et faire différentes choses qui me titillent…Mais chut, il est encore trop tôt ;) On verra…

- Bon, c’est seulement la deuxième fois que je pose cette question mais cela va devenir un peu la tradition qui termine les entretiens, si tu avais un super-pouvoir, ce serait lequel ? ;o)
- Immortel ? Nan on doit vite s’emmerder et c’est pas tout à fait un super-pouvoir. Le pouvoir de Medusa, l’Inhumaine ? (elle fait des trucs fantastiques avec ses cheveux). Je préférerais ne pas choisir et je ferais avec, en fonction. Sauf si c’est un truc vraiment trop naze ou embarrassant…Si ça m’arrive je te tiendrai au courant ;)

- Merci beaucoup Aleksi d’avoir bien voulu répondre à mes questions, et bonne continuation pour la suite ! Nous allons en tout cas te suivre avec grand plaisir. ;o)
- Merci à toi ! Et hop je retourne à mes graphs : SPAWN : Architects of Fear et MERLIN

Les sites d'Aleksi Briclot :
Les magnifiques visuels de Spawn : Architects of Fear

21 août 2007

Extension Heroclix : Avengers

J'ai déjà évoqué plusieurs fois le célèbre Heroclix (et son principe de jeu). La sortie relativement récente de la nouvelle extension, intitulée Avengers, nous donne l'occasion de faire un petit point sur les nouveaux arrivants.

Alors, que trouve-t-on dans ces nouveaux boosters ? Tout d'abord, quelques personnages version Ultimate comme Cap, Iron Man ou Vision (photo 1). Ceux qui ont été choisis sont suffisamment différents de la version classique pour ne pas donner l'impression de recycler le même costume en changeant juste l'équipe de rattachement.
On continue avec les Young Avengers (photo 2), Patriot, Stature, Hulkling ou encore Iron Lad sont plutôt nouveaux sur la scène marvellienne mais ils ont déjà rencontré un certain succès en comics. On peut regretter l'absence des Runaways, avec eux, les petits "jeunots" auraient été au complet (hmm...et avec Araña peut-être). Enfin, bon, ils ne sont pas là, faudra attendre la prochaine fournée avec un peu de chance. Viennent ensuite quelques bons gros vilains tels que Crossbones, le Baron Zemo ou Crâne Rouge (photo 3).
Une petite satisfaction personnelle, Luke Cage en version moderne (photo 4). Son ancienne apparence (avec sa superbe chemise jaune fluo) était plutôt ridicule, on peut maintenant le jouer sans passer pour un fan des Bee Gees. ;o) On notera également la présence, à ses côtés, de US Agent et Ronin (avec ce dernier, les New Avengers sont donc maintenant tous jouables).

Un petit groupe hétéroclite (photo 5) avant de passer à l'incontournable de cette série. En vrac : Stingray, Darkhawk, le Laser Vivant, Lionheart et la Gargouille. Bon, passons au must véritable, le rare et déjà surcoté Spider-Man Red Armor (photo 6). Il est ici entouré de Shang Chi et Spitfire. Comme c'est quand même le Tisseur, on va pas se gêner, on va carrément faire un gros plan rien que pour lui (photo 7). Plutôt bien fichu à part peut-être les extrémités des pattes mécaniques, trop grosses.

Voilà, tout cela est disponible à l'unité chez nos amis texans de Strike Zone. Je rajoute, pour les fans de Bucky, qu'il est également présent en version Soldat de l'Hiver. Bref, une extension sympathique, axée sur les comics récents, et qui n'affiche pas de défaut majeur (à part le visage de la pauvre Cassie Lang, loin d'être un modèle de réussite, surtout à cette échelle).

ps : rien à voir mais je profite de l'occasion pour poster cette photo des membres de la "Spider Family" actuellement en ma possession. L'arachnide est très tendance cet été. ;o)
pps : supplément symbiotes. ;o))

19 août 2007

Plus que l'écume

L'écume, et quelques cadavres, voilà tout ce qui reste après le passage de la vague d'annihilation. La saga cosmique se termine dans le volume #4 de la revue Marvel Universe. On retrouve Keith Giffen au scénario et Andrea DiVito au dessin.
Bon, rassurez-vous, le final est bien meilleur que le tome 3 qui m'avait semblé bien poussif. On rentre ici en plein space opera avec ce qu'il faut de combats titanesques et de tension dramatique pour maintenir le lecteur en haleine. Le graphisme, très réussi, arrive même à toucher au somptueux à l'occasion de certaines planches. Galactus notamment est superbement représenté (remarquez, "dévoreur de monde", à la base, ça en jette déjà comme boulot).

Niveau personnages l'on retrouve bien sûr notre bon vieux Nova, Drax, Ronan, le Surfer, Thanos, bref, toutes les pointures sont là (et toutes ne vont pas forcément être au mieux de leur forme à la fin de l'épopée).
Au final voilà une histoire qui a un peu traîné en longueur mais qui se rattrape bien pour la conclusion.

Le bimestriel ne s'arrête pas pour autant avec la fin d'Annihilation, dès octobre Marvel Universe accueillera un nouvel arc - toujours à la sauce cosmique - intitulé Beyond. L'histoire ? Neuf héros (dont Spidey, Venom, Hank Pym, Firebird, Gravity, etc.), sont enlevés et se retrouvent sur...Battleworld. Tiens, voilà qui constituera un bon produit d'appel pour la prochaine réédition, en Best Of, des fameuses Guerres Secrètes.
L'écriture a été confiée à Dwayne McDuffie et les dessins sont signés Scott Kolins.
Impatient je suis. ;o)

Un type qui s'en va...



Comment peut-on rendre hommage à un inconnu ?
Pour une personne proche, déjà, ce n’est pas toujours facile de trouver les mots. L’on en revient toujours aux mêmes stéréotypes éculés qui, à force, paraissent presque froids. Et puis, à un moment, l’on en vient à penser que ne rien dire serait peut-être pire encore.
Mike Wieringo est mort.
Je ne connaissais pas ce type et pourtant, nous nous étions rencontrés. Dans ce lieu étrange et magique où lecteurs et auteurs se côtoient. Ce lieu où les artistes peuvent influer un peu sur nos âmes.
Paul Auster a dit : « un livre, c’est le seul lieu au monde où deux étrangers peuvent se rencontrer de façon intime. »
Je crois que c’est dangereusement et magnifiquement vrai.
Je ne peux pas vraiment pleurer car Mike était un étranger pour moi. Je ne le connaissais pas et ne me souciais pas plus de lui que lui se souciait de moi. Et pourtant, nous nous étions rencontrés. Et il est vrai que lorsqu’un regard lèche des traits nés de mains étrangères, un lien se crée. C’est l’intimité dont parle Auster. Quelque chose qui perdure au-delà de tout lorsque, dans un moment parfait, les deux parties qui font vivre les histoires s’unissent dans une symbiose malhabile mais réelle.
Ceux qui connaissaient l’homme vont sans doute pleurer, ceux qui ne connaissaient que l’artiste peuvent au moins se réjouir à l’idée qu’à travers son œuvre, jamais il ne disparaîtra totalement. Dans les deux cas, larmes et sourires paraissent bien futiles mais il
s sont l’expression d’une même chose : l’importance d’un être dont le départ ne laisse pas grand monde indifférent.
Il avait 44 ans et un coup de crayon connu dans le monde entier. Le partage est bien injuste maintenant, car la douleur ira à sa famille et à nous, fans et lecteurs, reviendra la simple nostalgie...

Hommage à Mike Wieringo sur le site Marvel

17 août 2007

Des tours et un masque

Le huitième et dernier volume des Incontournables Spider-Man est sorti hier et s'intitule Le secret de Peter Parker.

Le fascicule contient un numéro historique puisqu'il reprend l'épisode de J.M. Straczynski et John Romita Jr en hommage aux victimes du 11 septembre. En VF, cette histoire avait été publiée dans le Spider-Man #32 de septembre 2002, une revue - à la maintenant célèbre cover noire - qui est particulièrement bien cotée, et recherchée, pour un comic si récent.

L'on retrouve Straczynski et Romita dans le livre qui, lui, reprend 6 épisodes d'Amazing Spider-Man dans lesquels on fait la connaissance d'Ezekiel et de Morlun, un adversaire redoutable (cf le duel #4 dans les combats d'anthologie) qui est réapparu récemment dans The Other. Outre une nouvelle et intéressante lecture des origines de Spidey (qui ne devraient rien au hasard), cette saga permet enfin à la vieille tantine de découvrir le secret de son bien-aimé neveu.
Ces épisodes avaient déjà été réédités en Marvel Premium, ceux présents ici correspondent aux deux premiers tomes. Pour ceux qui souhaitent lire la suite (la réaction de la tante May ainsi qu'une longue conversation entre elle et Peter), vous pouvez donc la trouver en librairie dans le Marvel Premium #3.

Le collection des Incontournables se conclut sur des évènements récents et importants, que ce soit dans l'Histoire ou la vie personnelle de Parker. Probablement le volume le plus intéressant des huit.

15 août 2007

Le retour de l'Homme-Taupe

Le deuxième annual de la série est au menu du Ultimate Fantastic Four #19, sorti hier en kiosque.

Les FF n'ont qu'un rôle assez secondaire dans cette histoire. Dans un premier temps, on va surtout en apprendre plus sur le parcours mouvementé de Molekevic, alias l'Homme-Taupe, et des expéditions qui, avant lui, ont tenté de découvrir la Lémurie. Même le dénouement est en grande partie dû à un groupe de jeunes surdoués et non à l'équipe de Richards.
Le scénario est de Mike Carey, le graphisme, lui, est signé Stuart Immonen.

Comme toujours, alors qu'un annual, aux US, est un comic plus "copieux" que d'habitude, avec Panini, on perd quelques planches (un épisode de 36 planches au lieu des 2 x 22 habituelles). Je n'ose même pas qualifier de "bonus" les machins présents à la fin pour meubler :
- deux planches de croquis par Greg Land. Mais attention, non seulement les dessins en question sont relativement petits mais en plus, en fait de croquis, ne vous attendez pas à un beau crayonné stylisé, on a ici vraiment ce qui s'appelle une première ébauche, dessinée à la va-vite sur un coin de table.
- 5 covers dont une n'est même pas inédite en VF. Faut le faire ! En tout cas, si un jour Panini met la clé sous la porte, on pourra toujours recycler facilement son équipe. Avec un tel amour du travail bien fait, on pourra les caser sans peine à la CPAM. Peut-être même comme chefs de secteur. ;o)
- heu...ah ben c'est tout ! On peut remballer les gaules.

Bon, le principe de l'annual est complètement dénaturé par la ligne éditoriale absurde de Panini et les bonus* sont risibles. Reste tout de même une histoire agréable à suivre avec un Immonen aux traits moins anguleux que sur Nextwave. Le mois prochain, début d'une nouvelle saga avec cette fois Pasqual Ferry au crayon.

* La sélection des bonus chez Panini
- Heu, bon, les gars, il faut qu'on trouve des trucs parce qu'il reste des pages à remplir.
- Y'a qu'à faire un courrier des lecteurs non ?
(rires)
- Non, sans déconner, ça va se voir à force. Faut trouver aut' chose.
- Eh Christian, regarde, à la cantine à midi j'ai dessiné ça sur ma serviette.
- Et alors ?
- On le scanne, on le rétrécit un peu, on fout "Greg Land" à côté, et hop, ça nous fait gagner deux planches !
- Mmm...c'est tellement gros que ça risque de passer. Ok.
- Pour le reste, on leur fout des covers, comme d'hab, et basta.
- Quelles covers on met ?
- Oh, écoute, t'es chiant aujourd'hui, prends les premières qui te tombent sous la main, il est déjà 14h00, on va quand même pas rester au bureau jusqu'à pas d'heure non ? Déjà hier, je suis parti à 14h30 parce que j'avais paumé mes clés.
- Bon, on fait comme ça. Par contre, pour l'édito, j'ai pas trop d'idée, du coup je vais quand même me servir de deux ou trois courriers de lecteur...

13 août 2007

Le Big Boss du Marvelverse

En général, je réserve les fiches* de personnage à des noms peu ou pas connus du grand public. En effet, je ne vois pas bien l'intérêt de vous expliquer qui est Spider-Man ou Wolverine tant ces personnages sont maintenant presque passés dans l'inconscient collectif. Je vais faire toutefois une exception pour une figure énorme mais parfois méconnue : Iron Man.

Tony Stark est un héros. Il a vaincu bien des menaces, dont l'alcool. Il est également le patron d'une entreprise florissante et, en prime, c'est un génie. Autant dire que n'importe quel traîne-savate venu a au moins deux ou trois raisons de le haïr, ce qui ne risque pas de s'arranger avec la saga Civil War si l'on s'en tient à ce que ce bougre de Millar lui a collé sur le dos.

Pourquoi le big boss ?
Parce que ce type est à part.
Premièrement, alors qu'il n'a aucun pouvoir (c'est un peu faux de nos jours mais les "pouvoirs" acquis sont très ré