29 septembre 2007

Sur la corniche

La collection des figurines Marvel Heroes s'enrichit de deux nouveaux personnages.

La série régulière tout d'abord. Celle-ci aligne tout de même déjà 44 personnages et le petit dernier est Iron Fist (click), maître du Kung-Fu que l'on a pu voir récemment dans la mini-série Daughters of the Dragon, parue en 100% Marvel. Plutôt une bonne réalisation pour ce personnage secondaire.

Autre sortie, le cinquième Hors Série qui n'est autre que ce bon vieux Spidey mais dans son célèbre et esthétique costume noir. Pas question cependant, comme pour Angel, de se contenter de la version classique avec une colorisation différente, ici, non seulement la pose change mais un élément de décor a même été ajouté. Le résultat est assez joli.











Bien sûr les figurines sont traditionnellement accompagnées de leurs fascicules, détaillant l'historique de chaque héros. Petit plus, le HS dispose également d'un poster (55 par 44 cm) représentant d'un côté la cover du Amazing Spider-Man #300 et de l'autre une fort belle illustration de Alan Craddock (c'est son vrai nom hein, je ne me Castafiorise pas).

La prochaine figurine, dans deux semaines, sera Kitty Pryde, alias Shadowcat, accompagnée de son petit dragon Lockheed.

28 septembre 2007

Désastre à l'italienne

Après les français et leur Wolverine : Saudade, ce sont de nouveau les italiens qui reviennent dans la collection Marvel Transatlantique. Chronique d'un désastre annoncé.

Comme vous ne le savez peut-être pas, la collection Transatlantique permet à des équipes européennes de s'approprier pour un temps les héros de la Maison des Idées. Nous avons donc ici une aventure que se partagent Daredevil et Cap avec, au scénario, le fameux Tito Faraci (qui s'était si bien illustré sur Le Secret du Verre).
Là, on lui a filé un autre dessinateur puisque Cavazzano est remplacé par Claudio Villa qui, ma foi, ne s'en sort pas trop mal. Malheureusement, dans le duo, ce qui continue à ne pas aller... c'est Faraci.

Je suis un peu dur car, visiblement, il a pigé qu'il ne s'agissait pas de réaliser une histoire pour les 5-7 ans (quelqu'un a dû lui expliquer entre temps). Du coup, ça se veut plus adulte que "Le Secret". Voilà, j'ai fait le tour des points positifs. Passons à ce qui ne va pas maintenant.
D'une part, on a la nette impression qu'il ne connaît absolument pas (ou très vaguement) les personnages qu'il met en scène. On pourrait aussi bien prendre Moon Knight et Iron Man à la place, rien ne changerait. L'histoire en elle-même ne casse rien et s'avère étonnamment ennuyeuse. Ce n'est plus une question de place cette fois, puisque, ici, Faraci disposait de 46 planches (plus du double que pour son précédent ratage).
Enfin, les dialogues sont d'une platitude telle que même un épisode d'Hélène et les Garçons paraît, à côté, le sommet de l'inspiration éclairée. Un exemple ?
- Approche Daredevil. A moins que tu aies peur ?
- Pas du tout.
Wow. Magnifique réplique qui transpire le travail, l'imagination et le talent.

Tout le reste est du même acabit, c'est lent, poussif, plat, bref, si mauvais que l'on se demande bien quel intérêt Faraci a pu trouver dans ce projet. On se demande d'ailleurs également pourquoi on continue à lui proposer du travail tant il est visible qu'il n'est absolument pas à l'aise dans ce domaine. Rien n'est en place, il n'y a pas d'ambiance, pas d'âme, pas de parti pris, tout est mou, tiède et insipide. Aussi vibrant qu'une notice Ikea. Peut-être même moins.

Voilà donc un format classique, cartonné et sans intérêt, pour 12,80 €.
La cerise sur le gâteau : quand on lit les crédits, on se rend compte que Faraci a bien scénarisé le tout mais d'après une idée (je la cherche encore) de Marco Marcello Lupoi. C'est presque un gag, il n'y a rien dans cette histoire mais Faraci n'est même pas l'auteur réel du "vide". Hallucinant qu'un tel... truc soit jugé publiable, personnellement, je n'en voudrais même pas dans le cadre d'un fanzine.

Cette tentative de comic (avec, encore une fois, un travail très correct du dessinateur et du coloriste) s'intitule Deuxième Mort, très sincèrement, pour ce pauvre Faraci, c'est une de trop, on avait déjà compris sur Le Secret du Verre que son statut de scénariste sentait un peu le cadavre pas frais, infliger à cet homme un troisième opus serait presque une atteinte à sa dignité.

ps : à noter que sur la quatrième de couverture, Panini avoue considérer Faraci comme un "maître" de la BD italienne, ce qui donne une bonne idée de leur clairvoyance. ;o)

27 septembre 2007

The Number of the Beast

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire tous les titres des albums de Maiden, seulement, cette fois, je ne pouvais pas passer à côté étant donné que je viens de faire l'acquisition de mon 666ème comic. Un nombre qui tombe fort à-propos puisqu'il est question de L'Antre de l'Horreur, inspiré de l'oeuvre d'Edgar Allan Poe. Epouvante donc au menu de cet article puis, pour faire digérer tout cela, quelques produits dérivés récents.

Marvel ne fait pas que dans la baston super-héroïque musclée, preuve en est la récente adaptation de La Tour Sombre de Stephen King. La Maison des Idées s'offre également une incartade dans la littérature sombre du XIXème avec cette première pour le moins originale.
Il s'agit ici d'une sélection de poèmes et nouvelles mis en images par Richard Corben et scénarisés par Rich Margopoulos. La quatrième de couverture nous promet des vampires, zombies et autres tueurs en série histoire d'aguicher le chaland. Description un peu commerciale donc lorsque l'on connaît un peu Poe et son univers pas forcément aisément abordable.
Première bonne idée, le texte original figure à chaque fois après l'adaptation dessinée qui en est issue, histoire de pouvoir se délecter de la plume du grand Edgar. Le tout est traduit par Mallarmé ou encore Baudelaire, bref, on aura rarement eu traducteurs plus prestigieux chez Panini. ;o)

Graphiquement, le style Corben convient assez à l'ambiance même si l'on peut regretter le noir & blanc, pas forcément indispensable, surtout de nos jours où la colorisation a fait de nets progrès et ne diminue plus les dessins d'un artiste.
Les poèmes et nouvelles sont au nombre de dix. Le Masque de la Mort Rouge n'y figure pas pour ceux qui se poseraient la question. L'on peut par contre signaler la présence de Eulalie, avec une adaptation particulièrement glauque, ou encore de Le Ver Conquérant, une des rares histoires dialoguées. Car, si l'on peut faire un reproche à ce GN, c'est sans doute, le plus souvent, de poser des images sur le texte original et non pas d'adapter réellement au sens strict. Et lorsque le scénariste ose aller un peu plus loin que l'auteur originel, ses escapades ne sont pas toujours habiles. Le Coeur Révélateur en est un parfait exemple. Poe y conte l'histoire d'un meurtrier qui, croyant entendre les battements de coeur de sa victime, avoue son crime à des policiers qui n'avaient rien contre lui. Dans l'adaptation de Margopoulos, le narrateur est toujours le meurtrier mais il meurt à la fin, ce qui devrait de facto rendre impossible le récit à la première personne du singulier. Erreur si énorme qu'on la penserait réservée aux débutants, la preuve en est que non.

Si vous cherchez des histoires construites et un réel suspens, ce livre risque de vous décevoir. Plus qu'un graphic novel, L'Antre de l'Horreur est une incursion étrange et poétique dans la noirceur de Poe. Les monstres traditionnels de la littérature d'épouvante laissent ici la place à une folie malsaine et omniprésente. Poe dérange plus son lecteur qu'il ne l'effraie vraiment, il demande également un effort nécessaire pour se laisser envoûter par son style âpre au lyrisme pourtant moderne, en cela, Corben a su préserver l'essentiel avec un trait étrange, désagréable presque, duquel surgissent parfois des visages grimaçants issus de toutes les perversités humaines.

A découvrir pour la beauté du verbe et la noirceur de l'âme même si l'on peut se demander à qui est destiné cet essai inhabituel, les fans de Poe n'ayant pas besoin de Corben et les jeunes lecteurs pouvant être plus rebutés qu'attirés par son graphisme volontairement peu séduisant.


Calendrier et Figurines

Bon, avec mes histoires de nombre satanique et de poésie lugubre d'un autre temps, j'ai plombé l'ambiance (mais si, ne dites pas non, je m'en rends compte), du coup, hop, je termine sur un ton un peu plus léger avec quelques babioles destinées à racler nos fonds de porte-monnaie, dès fois que les comics à eux seuls n'y suffiraient pas. Tout d'abord, sachez que Panini a un peu d'avance puisque le calendrier Spider-Man 2008 vient de sortir. Grand format pour de fort jolies illustrations (29,5 x 29,5 cm) de Deodato, Ramos, Dodson ou encore Romita Jr (exemples : #1 - #2 - #3). Chaque mois présente une petite fiche consacrée à un vilain du Tisseur, sympa non ? Moins sympa déjà, le prix : 12,95 €. Ah ben, ça fait cher du calendrier, je vous avouerai que du coup, je vais hésiter à y gribouiller les rendez-vous chez le dentiste du petit dernier.

Autre petite nouveauté (en tout cas, je ne connaissais pas l'existence de ces trucs avant de tomber dessus dans un Carrefour, à mon grand étonnement), une gamme de figurines Marvel en SD (vous savez, quand la tête est disproportionnée par rapport au corps) et à un prix raisonnable (15 € pièce pour une taille de 16 cm de haut et une envergure, niveau support, de 9,5 par 9,5 cm). Pour l'instant, j'ai pu voir Iron Man (photo 1 - photo 2) et le Silver Surfer mais apparemment viendraient également, dans la même série, Venom, Cap ou encore Carnage. Petit détail kitsch, la tête est montée sur ressort et bouge donc, un peu comme les fameux chiens à l'arrière des bagnoles.
A quand un Captain America avec de la moquette sur le bouclier ? ;o)

26 septembre 2007

When Two Worlds Collide

Rien à voir avec le titre d'Iron Maiden, les deux mondes en question sont en fait ceux de l'univers Ultimate et de Supreme Power qui rentrent en collision dans le Ultimates #30, tout fraîchement débarqué dans nos kiosques.

Voici donc enfin les deux premiers chapitres du crossover Ultimate Power dont je vous avais touché deux mots en... juin 2006, oups, déjà !
Brian Michael Bendis, J.M. Straczynski et Jeph Loeb se partagent le scénario, écrivant chacun 3 épisodes, les dessins sont, eux, l'oeuvre de Greg Land. Graphiquement, c'est donc franchement beau, bien que le style très réaliste de Land ne plaise pas toujours à tout le monde.
Et l'histoire dans tout ça ? Eh bien, Reed Richard continue de farfouiller dans les dimensions parallèles, l'épisode des zombies ne l'ayant visiblement pas calmé, et finit par mettre gravement en danger le monde de l'Escadron Suprême. Hyperion, Nighthawk, Dr Spectrum et toute la bande débarquent donc joyeusement sur la terre 1610 où ils sont accueillis par les Fantastic Four (très présents dans cette première partie), les X-Men, les Ultimates et même notre Spidey des familles. Oui, vous avez deviné, on commence par une baston générale.

Enorme casting donc tant pour l'équipe créative que pour les personnages. Cette maxi-série, qui précède la troisième saison des Ultimates, devrait avoir certaines conséquences importantes, tout le monde ne rentrant pas dans sa dimension d'origine par exemple. La rencontre entre les héros de Supreme Power (dont le 8ème volume sort en novembre) et un monde Ultimate particulièrement agité ces temps-ci constitue une excellente idée de départ et permet une foule de suppositions quant aux évènements à venir. Je fais confiance aux trois auteurs pour nous réserver quelques surprises.

C'est beau, ça déménage et ça risque d'être historique, alors autant ne pas rater cette saga qui, en plus, constitue "presque" une opposition JLA/Marvel Teams (le Supreme Squadron étant basé sur les personnages bien connus de DC Comics).

25 septembre 2007

Le Compagnon du Vide

L'univers Marvel regorge de créatures cosmiques aux pouvoirs immenses et à la notoriété aléatoire. Même la Mort, la dulcinée de Thanos, est incarnée dans une sorte d'entité terrifiante dont les capacités (et la psychologie) n'ont que très peu de rapport avec les personnages traditionnels qui peuplent nos comics. Aussi, ces dieux et autres monstres métaphysiques restent-ils plutôt en marge de la terre 616. Tous à part peut-être ce brave Silver Surfer.

Bon, avouons-le tout de suite, ce n'est pas le seul être exceptionnel que les scénaristes aient tenté d'intégrer durablement à la vie quotidienne terrienne. Thor aussi reste un personnage difficilement maniable si l'on veut éviter les anachronismes (ou au moins un sentiment de désarrois chez le lecteur) et le syndrome de la surpuissance (rencontré il est vrai avec des personnages autres, tel que Sentry, mais lui a l'avantage d'être un homme avec des problèmes très concrets et une psyché bien humaine). Mais même Thor a des origines connues de tous et prenant racine dans la mythologie nordique. Le Surfer, lui, arrive donc comme un cheveu sur la soupe, plus habitué qu'il est au vide spatial qu'aux ruelles de New York.

La création même du Surfer ne tient pas à grand chose. L'anecdote est bien connue de nos jours : Stan Lee a l'idée d'une confrontation entre les Fantastic Four et Galactus, un dévoreur de planètes du genre costaud. Jack Kirby, selon le "marvel way" de l'époque, crée de lui-même une bonne partie du scénario dont le personnage du Surfer. Même la fameuse planche, si emblématique, n'est, à l'origine, qu'une facilité, Kirby décidant de ce moyen de locomotion, en grande partie, pour des raisons pratiques (de son propre aveu).
Bizarrement, Lee est emballé par ce personnage. Il lui manque pourtant ce côté humain, réaliste, ces problèmes quotidiens qui ont fait le succès de héros comme Spidey ou les X-Men. Pire, le Surfer se révèle bien vite larmoyant et donneur de leçons (sur wikipedia, source pourtant loin d'être toujours fiable, on peut noter qu'on le compare fort justement à un "hippie des années 60 à qui il doit son caractère pontifiant et moralisateur").
L'accueil est mitigé aux US mais le personnage fait recette en France (ah ben, pensez donc, un type qui donne des leçons au monde entier sans pour autant en comprendre les rouages, ça ne pouvait que fonctionner ici...en fait, on aurait pu l'appeler le French Surfer ;o)).

Origines spéciales donc. On est loin d'un Daredevil ou d'un Wolverine. L'identification est-elle pour autant impossible ? Difficile à affirmer, mais elle reste au moins peu évidente. Après tout, il s'agit là d'un être dont le quotidien est (ou a été) les voyages intersidéraux. Alors que Spidey est, à l'époque, un ado complexé et que Wolvie est un gros rustre, que faire de cet extraterrestre investi de la conscience cosmique ? Impossible en tout cas de lui filer une identité "civile" et de le bombarder reporter ou avocat.

Les réponses modernes semblent donner deux pistes :

- L'intégration aux grandes sagas cosmiques
Au moins, là, le Surfer est à sa place (même si, justement, il perd de sa spécificité). On a pu le voir jouer un rôle dans Annihilation mais aussi, avec une apparition moins longue mais plus réussie, dans Planet Hulk. Il rejoindrait alors le panthéon des entités "à manier avec précaution" et n'intervenant que très peu dans le destin de la terre 616.

- Le "E.T." de service pour les arcs plus "terriens"
Ce rôle a le mérite d'être original comme on peut le voir dans le relaunch de sa série (le volume IV en fait, paru en France en 100% Marvel) où il apparaît à la fois comme un personnage cosmique, très axé SF donc, et une menace terrienne "traditionnelle" et acceptable, au moins au niveau de l'inconscient collectif ou des légendes urbaines (les premiers épisodes notamment exploitent parfaitement cet aspect étrange et inquiétant).

Ces sagas récentes ne laissent pourtant pas notre grand machin argenté indemne. Il semble finalement bien fragile dans Planet Hulk et plutôt insensible et borné, puis franchement instable, dans Revelation. En gros, voilà le détenteur de la conscience cosmique ne rechignant pas à enlever des gamins à leurs parents (pour leur bien parait-il, ils disent tous ça non ?) puis se transformant en nunucheux éploré parce qu'une terrienne lui rappelle son premier amour...un peu léger pour un type censé avoir assisté à la naissance et (surtout) à la mort de bien des mondes. En fait, il semble n'avoir pas retiré grand chose de tout cela, ni compassion (d'où sa froideur) ni sagesse (d'où sa facilité à se laisser guider par le sentiment dominant du moment).

Voilà où nous en sommes, impossible de faire de Norrin Radd un "Clark Kent" marvellien, sa manière de penser et son passé en faisant un être bien trop à part, mais impossible également de s'en détacher tout à fait tant il semble manifester un intérêt particulier pour les habitants de notre planète. Plutôt les habitantes d'ailleurs pour être exact, comme quoi, l'on peut se la jouer en surfant entre deux galaxies, au final, il ne reste bien que le sexe...enfin, heu, l'amour...heu...ben, en tout cas, il ne semble pas insensible à nos produits locaux disons. ;o)
Sorte de Dr Manhattan du pauvre, ni totalement détaché des aspirations humaines, ni franchement intégré à la pourtant bigarrée communauté super-héroïque, le Surfer reste une sorte d'énigme romantique, personnage tourmenté et esthétiquement séduisant mais au final laissant un goût d'inachevé et un charisme entre deux chaises.

ps : la cover de Paolo Rivera (qui illustre cet article), bien que fort jolie, me semble présenter un défaut évident, saurez-vous trouver lequel ? (lol, je fais des jeux comme dans Mickey Parade maintenant)

19 septembre 2007

Eternels

Mark Curry est interne au Bellevue Hospital Center. Les gardes y sont longues, harassantes, aussi il s'allonge parfois dans un lit vide pour se reposer un peu. Et là, il rêve. D'un monde ancien, d'un pouvoir infini, d'une autre vie.
Lorsqu'un illuminé, du nom de Ike Harris, harcèle le jeune médecin et lui annonce qu'il est un être indestructible chargé de protéger la terre, Mark ne veut pas y croire. Pourtant, il faut se rendre à l'évidence, Harris semble doter d'étranges pouvoirs. Et qui est donc cette jolie Circé qu'il a l'impression de connaître depuis toujours ?

Les Eternels de Kirby sont de retour dans une mini-série scénarisée par Neil Gaiman et dessinée par John Romita Jr. Ce premier tome VF, paru en 100% Marvel, comprend les 4 premiers épisodes, les covers et quelques croquis. Si les variants de Romita ne sont pas trop mal, les couvertures de Rick Berry sont, elles, carrément sublimes (cf l'illustration de cet article).

Mais qui sont donc exactement ces Eternels ? Eh bien, comme on avait déjà pu l'apprendre dans Earth X par exemple, ce peuple (tout comme ses ennemis, les Déviants) doit son existence aux Célestes, des entités cosmiques extrêmement puissantes qui passent leur temps à venir effectuer des manipulations génétiques sur Terre (comme hobby, c'est un peu plus recherché que la pétanque, mais en même temps, être une entité cosmique et se contenter de jouer aux boules pendant son temps libre, ça la ficherait mal).
Ikaris, Thena, Circé et Makkari font partie de ces Eternels, sans le savoir d'ailleurs, la plupart d'entres eux ayant perdu la mémoire. Ce serait le moment idéal de la retrouver pourtant car certaines personnes mal intentionnées vont entreprendre de réveiller le Céleste Rêveur, cette créature noire et immense, enfouie dans les profondeurs de la terre (peut-être une allusion volontaire au mythe de Cthulhu de Lovecraft, certains détails y font penser en tout cas).

Cette version moderne des Eternels est plutôt réussie, intégrée dans la continuité (on y fait référence à Civil War) et non dénuée d'humour (cf une pub pour le recensement tournée par de futurs super-héros issus d'une émission de télé-réalité). Graphiquement, Romita fait du Romita, pour ceux qui ne connaissent pas, le mieux est encore de jeter un oeil à ces deux planches : #1 - #2
Suite et fin de l'épopée dans trois mois.

ps : résultats du dernier sondage ici et ajout d'une nouvelle scène dans le bêtisier.

17 septembre 2007

Mulderisation des Esprits

Alors que nous sommes encore dans les remous de Civil War et que nous attendons avec impatience World War Hulk, aux Etats-Unis, Marvel a déjà annoncé le titre du prochain gros évènement qui touchera toutes les séries : Secret Invasion.

En ce qui concerne l'auteur, c'est Brian Michael Bendis qui s'y colle. L'histoire commence d'ailleurs dans New Avengers, puis Mighty Avengers (deux séries qu'il scénarise) avant de toucher l'ensemble du Marvelverse et de donner naissance à la série éponyme, en 7 parties, qui sera dessinée par Leinil Yu.
Mais qu'en est-il du pitch ? Eh bien, en quelques mots, suite à diverses péripéties, les héros se rendent compte que les Skrulls (les fameux extraterrestres métamorphes) ont infiltré la communauté des surhumains en prenant l'apparence de certains d'entre eux. Pire, ni les sens surdéveloppés de Wolverine, ni, par exemple, la magie du Dr Strange ne permettent de détecter qui est réellement qui il dit être. Depuis combien de temps sont-ils là ? Dans quel but ? Quelle est l'étendue de l'invasion ? Je vous laisse imaginer l'ambiance paranoïaque qui risque de s'instaurer rapidement, n'importe quel gusse ayant des pouvoirs pouvant s'avérer être un "infiltré" skrull.

Evidemment, on nous promet quelque chose d'énorme, un peu comme à chaque fois, il faut bien le dire. Hmm, mieux vaut donc faire preuve de circonspection (vous êtes circonspects là ? oui ? un peu plus quand même...encore...encore...top ! C'est bon, on peut continuer) si on ne veut pas être trop déçu. En tout cas, Bendis semble enthousiaste, c'est le moins que l'on puisse dire. Il ne sait même plus quel superlatif utiliser pour décrire son beau projet : "This will be the biggest, greatest most amazing super colossal event in the history of fiction". En français, il y a plusieurs façons de traduire cette phrase. "Je viens de toucher une grosse avance et j'ai intérêt à assurer niveau promo" par exemple. Ou encore "Après c'truc là et tous les méga-évènements que l'on vient de se manger, il ne restera plus rien à faire ! Après nous le déluge !!". ;o)

Plus sérieusement, seules deux petites infos (des infounettes quoi) ont filtré jusqu'ici (de la bouche du même Bendis, visiblement très excité en ce moment). D'une part, Elektra est l'une de ces Skrulls infiltrés, d'autre part, c'est pendant Secret Invasion que nous assisterons au retour de Nick Fury. Bendis appelle ça "the big, big, big return of Nick Fury", on a l'impression que, parti comme il est, il pourrait s'extasier pour un peu n'importe quoi..."je viens de manger une tarte aux pommes mec, c'est bien simple, c'était la plus incroyable, délicieuse, magnifique et surprenante tarte que j'ai mangée de toute ma vie. D'ailleurs, après ça, je refuserai d'en déguster une autre, je serais forcément déçu. C'était juste...énorme tu vois, et mon estomac en a été changé à jamais ! Je ne suis même pas sûr d'avoir envie de l'évacuer un jour par des voies naturelles. Pour la garder avec moi à tout jamais, je vais peut-être même me faire recoudre le...heu...non, je m'emballe là, non ?". Ben, oui, un peu quand même. ;o)

Bref, voilà en gros le binz (ah, et puis peut-être une idylle entre Tony et Jessica si on se réfère à l'illustration).
En attendant, TRUST NO ONE !! (on se croirait revenu à la grande époque de X-Files, pas vrai ?)

15 septembre 2007

Liés en Guerre

La première partie de la saga servant d'introduction au prochain gros évènement Marvel est enfin sortie en Monster Edition. On y retrouve un Hulk gladiateur sur une planète hostile mais culturellement riche. Bienvenue dans Planet Hulk !

Il pensait qu'ils étaient ses amis mais eux pensaient qu'il était un monstre. Une menace. Alors, ils l'ont banni. C'est ainsi que Hulk, expédié dans l'espace sur décision des Illuminati, échoue sur un monde technologiquement avancé mais culturellement proche de l'ancien empire romain. On y pratique notamment les jeux du cirque et Hulk, surnommé la Balafre Verte, fait un parfait guerrier pour divertir les foules.
Il n'est d'ailleurs pas seul, on va notamment lui associer un insecte au destin étonnant, un homme de pierre, une Ombre déchue et même un Brood. Bientôt, les victoires de l'équipe se transforment en légende. Les parias grondent. Il ne leur manquait qu'un cri pour se lever...

Hulk en Spartacus des aliens opprimés, il fallait oser. C'est ce que Greg Pak (au scénario) et Carlos Pagulayan (au dessin) ont fait avec une rare intelligence et un indéniable talent. Un autre scénariste, Peter David, a travaillé sur les épisodes présents dans ce recueil (les deux derniers sont des one-shots indépendants) ainsi que pas mal d'autres dessinateurs dont Aaron Lopresti, Jae Lee ou encore Michael Avon Oeming.

Tout, dans cette histoire, sonne juste et est parfaitement pensé. Des personnages extraterrestres pour le moins originaux mais jamais ridicules, des civilisations crédibles possédant des coutumes, légendes et technologies fascinantes, une situation dramatique qui monte crescendo, bref, une pure merveille. L'ambiance elle-même est plus proche du peplum que de la saga cosmique. A travers les aventures d'un Hulk trahi, ivre de rage et de souffrance, ce sont les péripéties d'un groupe hétéroclite que nous suivons. Les personnages qui le composent, malgré leurs différences profondes, sont particulièrement unis car, comme ils le disent si joliment, ils sont liés en guerre, à jamais frères et solidaires dans la lutte, quelle que soit son âpreté. Ou comment des monstres se découvrent un code d'honneur qui fait d'eux non plus des gladiateurs destinés à apaiser les tensions sociales mais bien des guerriers, nobles et chevaleresques, animés par un idéal, une foi presque : combattre les uns pour les autres.
Que dire des ennemis ? Le Roi Rouge d'abord, empereur mégalomane et cruel n'hésitant pas à massacrer ses propres troupes, est délicieusement haïssable. Les Piques restent longtemps une énigme avant que l'on ne découvre quelle menace ces spores représentent réellement. Quant à l'Ombre de l'empereur, loyale stratège liée par un serment qu'elle ne peut briser, elle est aussi redoutable à elle seule qu'une armée de Gardes Crânes.

Voici donc un récit incontournable, même pour les lecteurs qui, en général, n'apprécient pas le monstre vert. A elles seules, les différentes races ou castes présentes ici (Piques, insectes, Ombres...) pourraient facilement inspirer l'univers d'un jeu de rôles tant leur monde est crédible et passionnant.
Epique, furieuse, la saga Planet Hulk nous plonge dans un maelström d'acier, de sang et de sentiments. Ne soyez pas les seuls à ne pas connaître la fabuleuse légende de la Balafre Verte qui, un jour, osa défier le Roi Rouge et fit des esclaves des êtres libres !

"Des signes sur des signes, montrant le chemin. Comment ne pourrions-nous croire ? Ce sont les jours du fils de Sakaar, qui sera notre salut, ou du destructeur des mondes, qui sera notre perte. Mais le prophète nous a dit de chercher en nous le fils de Sakaar. Dans nos coeurs. De nos mains. Par notre sang. Il n'y a ni destin ni apocalypse annoncée. Nous faisons notre propre choix. Nous sauver ou nous détruire nous-mêmes."
Hiroim le Honteux, Ombre de Guerre et Prêtre du Saka.



* Une autre cover de la saga *
* Le trailer du site Marvel *



ps : ajout de la superbe Medusa dans les figurines Marvel.

13 septembre 2007

Psychothérapies

Depuis hier en kiosque, l'Astonishing X-Men #28 accueille le début de la saga Phoenix Warsong (à la place de l'on-going de Whedon et Cassaday) et les trois autres séries habituelles. Voyons quelle mélodie nous réserve ce chant de guerre.

La mini-série Phoenix - Warsong, de Greg Pak, fait suite à Endsong que l'on avait pu lire pendant l'été 2006. Bon, on nous rebombarde la menace du Phoenix, mais cette fois, l'originalité semble au rendez-vous, notamment parce que les Stepford Cuckoos y jouent un rôle central. Les Trois-en-Une (qui auparavant étaient d'ailleurs cinq, les deux autres ayant passé l'arme à gauche) avaient été plutôt sous-exploitées jusqu'ici, malgré un potentiel assez intéressant (au rythme où elles périssent, autant les utiliser avant qu'elles ne deviennent les Deux-en-Une ou, pire, l'Unique).
Ce premier épisode, dessiné par Tyler Kirkham, est plutôt sympa même si, pour un nouveau lecteur n'ayant aucune référence Marvel, certaines ellipses vont paraître ardues (le cloisonnement psychologique d'Emma Frost sur les trois soeurs, matérialisé "physiquement" dans le récit, ou encore l'intervention de la Sentinelle nouveau modèle).

On poursuit avec X-Factor de Peter David et Pablo Raimondi. Toute l'équipe se retrouve chez le psy ! Cela donne lieu à des séances assez folkloriques, entre humour et émotion. Monet notamment apparaît bien plus "humaine" que d'habitude. Olivier Jalabert, dans son édito, compare cet épisode aux Sopranos (à cause de la psychothérapie de Tony, le boss mafieux du New Jersey) et j'avoue que c'est assez pertinent. Quant à Madrox, il va vite apprendre que le fait de sortir avec plusieurs filles en même temps peut poser problème, surtout quand les dites filles sont bardées de pouvoirs. ;o)

New Excalibur maintenant ! Même si ce n'est pas la meilleure série de la revue (et que leur dernière excursion à Camelot m'a laissé finalement assez froid malgré un thème historique intéressant mais mal exploité) là, on accroche assez vite. Je serais même tenté de dire qu'il s'agit du meilleur épisode depuis le début de la série. On démarre avec des scènes (et des dialogues) assez drôles (j'ai mis un exemple dans le bêtisier, mais j'aurais pu choisir plusieurs autres scènes) et on finit par une note plus grave avec un Fléau en proie au doute et à ses vieux démons. Le scénario est de Frank Tieri et les dessins de Jim Calafiore.

On termine avec les Exilés. C'est le début d'un nouvel arc que nous proposent Tony Bedard et le nouvellement arrivé Paul Pelletier. La petite équipe est censée ramener Bec chez lui (sur la terre 616 donc) mais, malheureusement, ils arrivent en pleine période House of M, la réalité altérée par Wanda Maximoff et dominée par les mutants. Cela pourrait être sympa sauf que dans ce monde, Bec n'a plus ni femme ni enfants et qu'un étrange et dangereux serial-killer tourne autour du groupe.
Petit retour marrant à HoM donc et graphisme correct. J'en finirais presque par m'habituer à Bec et sa mutation ridicule.

Une fournée sympathique qui oscille agréablement entre second degré et propos plus graves, certains personnages sont ici dépeints avec finesse et en deviennent touchants et profondément humains, que ce soit les membres de X-Factor ou le pauvre Cain. La traduction, elle, reste toujours aussi médiocre, la concordance des temps étant un concept qui, visiblement, échappe totalement à Nicole Duclos...

ps : sortie du Monster Planet Hulk et des Eternels (version moderne) en librairie. Je les détaillerai bientôt mais je peux déjà vous dire qu'il y a du très bon là-dedans. ;o)

11 septembre 2007

Le Règne de Thor

Avant le retour prochain de Thor dans le mensuel Marvel Heroes, il n'est peut-être pas inutile de revenir sur les deux Monster Edition qui lui sont consacrés.

Après la mort d'Odin, Thor accède au trône d'Asgard. Seulement, l'ex-vengeur a perdu la partie humaine de son âme. Il n'est plus qu'un dieu, certes bon, mais froid et manquant cruellement de sagesse. Alors que la noble Asgard flotte au dessus de New York, l'humanité se déchire entre partisans et détracteurs du dieu nordique tandis que ce dernier intervient de plus en plus dans les affaires terriennes jusqu'à régner sur le monde entier, les opposants étant alors maintenus hors d'état de nuire à coup de lobotomie magique...

Ces deux volumes se déroulent bien entendu avant le Ragnarok (conté dans le Marvel Icons hors série #1) ou le vrai-faux retour de Thor en Marvel Mega (dont j'avais parlé ici) et regroupent pas moins de 23 épisodes (de 2003 et 2004). On retrouve principalement Dan Jurgens au scénario. Les dessinateurs sont, eux, assez nombreux (Paco Medina, Scot Eaton, Joe Bennett, Max Fiumara...) mais l'ensemble ne souffre pas vraiment de cette alternance.

Le Thor décrit ici n'a rien d'un sombre dictateur mais sa toute puissance et son manque d'humanité en font une entité déconnectée de la réalité et perdue dans les traditions asgardiennes. Bizarrement, le sort des autres super-héros est vite scellé. Cap et ses troupes, s'opposant à la volonté de Thor, ne peuvent lutter contre un dieu. On ne peut s'empêcher de penser qu'il y avait là presque matière à un Civil War avant l'heure.
L'histoire est agréable, le graphisme souvent fort beau et quelques astucieuses trouvailles parsèment l'oeuvre, comme le mont Rushmore (en illustration de cet article) à la sauce Asgardienne ou encore la majestueuse New Asgard. Voilà en tout cas une saga efficace et relativement récente que vous devriez pouvoir, maintenant, trouver d'occasion, histoire de flirter un peu avec cette ambiance heroic-fantasy.

09 septembre 2007

Le Feu sous la Glace

L'expression femme fatale aurait pu être inventée pour elle tant Emma Frost représente à la fois le charme et le danger. Petit éclairage sur la plus glaciale des mutantes.

Née dans une riche famille de Nouvelle-Angleterre, Emma a dirigé, très jeune, l'entreprise familiale, Frost International, un puissant conglomérat spécialisé dans l'électronique et le transport. La miss est donc plutôt aisée, elle a le sens des affaires, est fort jolie et particulièrement intelligente. Pour la plupart des gens, ce serait largement suffisant, mais Emma, en plus, a un don. Elle est télépathe.
Dans un premier temps, elle va officier dans le très élitiste Club des Damnés (dont elle deviendra la Reine Blanche), aux côtés de Sebastian Shaw, puis elle dirigera l'Académie du Massachusetts et ses fameux Hellions qui d'ailleurs finissent mal (ils meurent tous). Elle est ensuite, pendant un temps, à la tête d'une nouvelle équipe, Generation X, mais elle sera forcée de la dissoudre et de fermer son école. Sa carrière de mutante commence plutôt mal et du mauvais côté de la barrière donc.

Après le génocide perpétré par les Sentinelles sur l'île de Genosha, Emma rejoint les X-Men et l'institut Xavier. Très rapidement, comme si sa véritable place avait toujours été là, elle va en devenir la co-directrice et séduire Scott Summers, alias Cyclope (elle deviendra même sa compagne après la mort de Jean Grey).

Froide, manipulatrice, parfois d'une insensibilité qui flirte avec la cruauté, Emma Frost a l'âme d'un leader. C'est d'ailleurs elle qui annonce à Tony Stark, pendant la guerre civile qui suit le SRA, que les X-Men resteront neutres (ce n'est pas le premier venu, tout de même, qui parle d'égal à égal avec Iron Man). Son expérience et son caractère bien trempé font d'elle un élément central des X-Men, voire même l'une des plus puissantes télépathes au monde, surtout depuis que Charles Xavier se retrouve sans pouvoir après les évènements de House of M. Ajoutons qu'en plus de lire les esprits, de créer des illusions ou de prendre le contrôle mental des individus à qui elle s'attaque, Emma peut également revêtir une forme s'approchant du diamant qui la rend quasiment indestructible (elle ne peut plus utiliser de pouvoirs psi sous cette forme par contre).
Rarement une héroïne, chez Marvel, aura été autant l'incarnation de la femme "forte", parfaite, n'ayant aucunement besoin d'aide masculine pour mener sa vie ou se défaire des pires situations. En devient-elle irritante pour autant ? Non. Elle fait partie de ces rares personnes à qui l'autorité donne du charme. Heu, oui, les tenues vestimentaires doivent jouer aussi, c'est sûr, mais bon... en son temps, la sexy Jessica Rabbit n'avait-elle pas dit "je ne suis pas mauvaise, je suis juste... dessinée comme ça." ? ;o)
Un exemple sexy ici, issu du site comicvine.com sur lequel vous pouvez retrouver notamment pas mal de variations en N&B sur le thème de la sulfureuse Emma.

Notons que pendant un temps, une série, scénarisée par Karl Bollers, est consacrée à la jeunesse d'Emma Frost. L'on suit la jeune fille alors qu'elle est encore à l'université. On y découvre une Emma plus innocente, plus fragile et très attachante. Malheureusement, la série s'arrête, aux Etats-Unis, au bout de 18 épisodes. Les deux derniers ont été édités en France dans le X-Men Extra #51.
Plusieurs dessinateurs s'étaient succédés sur le titre mais il convient de surtout retenir les magnifiques covers de Greg Horn, réalisées pour l'occasion (exemples : cover1 - cover2). Emma y perd alors en mystère et en froideur ce qu'elle gagne en charme naturel et en réalisme.

Je termine avec une petite anecdote. Un ami relançait récemment le débat sur les mensurations (toujours avantageuses) des héroïnes Marvel (ce n'est pas toujours vrai mais bon), du coup, j'ai jeté un oeil aux données "techniques" des encyclopédies que j'avais sous la main. Et là, on va de surprise en surprise. Selon l'encyclopédie Semic parue cette année (oui, ils ont encore des droits qui traînent), Emma Frost mesure 1,67 m et pèse 38 kg (elle est anorexique en gros), par contre, selon la 4ème encyclopédie Marvel (consacrée aux X-Men) publiée par Panini, sa taille est de 1,55 m et son poids grimpe à 65 kg (ah ben du coup, elle s'est bien lâchée niveau bouffe on dirait hein). Selon les données présentes sur le site officiel Marvel (5'10" et 144 lbs.), en convertissant (à moins que je ne me sois planté), c'est Panini qui l'emporte. Mais du coup, heu... il faudrait peut-être prévenir les artistes parce que si la fille qu'ils dessinent fait 1,55 m et 65 kg, les comics ont un sacré effet déformant alors (et plutôt en bien). ;o)

Bref, les données chiffrées varient toujours d'une source à l'autre (et dans le temps), du coup, comme vous l'aurez remarqué, je préfère m'attacher, dans les articles consacrés aux personnages, à parler d'eux comme de vraies personnes (je ne sais pas vous mais moi, quand je parle d'une personne que je connais, je la décris rarement avec des chiffres ("salut, je te présente Patrick, force : 6, intelligence : 4, habileté : 2, et je tiens à signaler qu'il a un bonus de +2 en engloutissement de lasagnes tièdes" (bah, ça pourrait être drôle remarque (hou, les amateurs de parenthèses multiples se régalent hein ?)))) et donc (ah mais oui, fallait suivre, je continue ma phrase) à tenter de transmettre l'idée que je me fais d'eux plutôt qu'un résumé technique sans signification.

ps : nouvel ajout dans le bêtisier avec une scène issue de la série Alias de Bendis.

08 septembre 2007

Preacher

Lorsque le révérend Jesse Custer se met à révéler les secrets des habitants de la petite ville dans laquelle il officie, cela a deux conséquences : il se prend une bonne raclée et fait le plein de fidèles pour son sermon le lendemain matin. Il n'a pourtant pas vraiment le temps de profiter de ce regain d'affluence car un être fabuleux, appelé Genesis, et issu de l'accouplement coupable d'un Séraphin et d'une créature démoniaque, va prendre possession de lui.
Ainsi débute une longue cavale en compagnie de Tulip, une fille sexy maniant plutôt bien le flingue, et Cassidy, un vampire irlandais à l'humour ravageur.

On connaissait déjà le tandem formé par Garth Ennis et Steve Dillon pour leur collaboration sur la série Punisher mais, avec Preacher, nous avons ici probablement leur meilleur boulot commun. Visuellement, c'est du Dillon, donc ce n'est pas parfait mais, malgré des visages toujours semblables, c'est un poil au-dessus de ses travaux plus récents sur Wolverine : Origins. Le graphisme est pourtant presque secondaire tant l'intérêt véritable de ce comic est surtout basé sur l'originalité de l'histoire, l'humour omniprésent et les dialogues percutants.

Preacher est plutôt violent, parfois gore même, les dialogues sont crus, mais la drôlerie des répliques et l'originalité des situations permettent de faire passer tout cela sans aucun problème (avec tout de même un avertissement "pour lecteurs avertis" à la clé). La galerie de personnages est l'une des plus savoureuses que l'on ait pu admirer dans une série. On passe du vieux shérif texan bourru et plein de préjugés aux anges pas si angéliques que ça et maniant mieux le juron et les expressions fleuries que les références bibliques. Certaines répliques sont excellentes, même sur le Punisher Ennis n'avait pas fait aussi bien. Quant au trio principal, qui se débat au milieu des envoyés du Ciel, des flics et des cinglés en tout genre, on s'y attache rapidement malgré son côté déjanté.

Le tome 1 est disponible en tpb et édité par Panini dans la collection Vertigo. En plus des 7 épisodes regroupés ici, on a droit aux covers (commentées par l'artiste), à une postface de Glenn Fabry (le cover artist en question) ou encore à une longue (et fort drôle) introduction de Ennis (où l'on apprend que lorsque l'on voyage en train, il vaut mieux éviter d'en...tomber).
Papier glacé et hardcover font honneur à cette série devenue culte et dont on attend la suite avec impatience. A ne pas rater si l'on veut passer un bon (et joyeux) moment de lecture.

ps : ajout d'une nouvelle scène (la 31ème, classée X presque), dessinée par Dillon tiens justement, dans le bêtisier (ainsi que quelques illustrations pour les scènes plus anciennes qui n'en avaient pas encore).

07 septembre 2007

Crimes de Guerre

Le Marvel Icons #29 est enfin sorti après quelques jours de retard. Son contenu se déroulant avant Civil War #7, il aurait cependant été préférable de pouvoir le lire avant...

On commence par la série Fantastic Four dans laquelle les motivations profondes de Reed Richards sont plus clairement dévoilées, ce que n'avait pas fait Millar dans Civil War. Comparé à l'épisode de juillet avec les tribulations improbables de la Chose à Paris, on a ici quelque chose de bien plus intéressant. La théorie de Richards notamment, inspirée de la psychohistoire d'Asimov (une branche fictive de la science permettant de prédire l'avenir à l'aide de modèles mathématiques), est fort bien pensée. Les dessins sont de Mike McKone mais le scénario est maintenant signé par Dwayne McDuffie. Le remplacement de Straczynski n'est pas une mauvaise chose, son travail sur les FF n'étant pas, et de loin, sa plus grande réussite.

On poursuit notre lecture avec War Crimes, un arc relatant l'implication de la pègre dans les dessous de la guerre civile. L'on retrouve le Caïd, Hammerhead, les Exécuteurs et tous les mafieux habituels de l'univers Marvel. Là encore, cette histoire offre un éclairage supplémentaire sur les méthodes employées par Tony Stark mais aussi par Captain America, ce dernier se révélant d'ailleurs beaucoup moins à cheval sur les principes que ce que l'on aurait pu croire.
Le tout est signé Frank Tieri (scénario) et Staz Johnson (dessin).

Enfin, la revue se termine par Winter Kills, un arc consacré à Bucky Barnes, connu maintenant sous le nom de Winter Soldier. On y retrouve Nick Fury, une partie des Young Avengers, l'Hydra et même Namor. L'histoire utilise les habituels flashbacks souvent liés à Cap ou Bucky mais on évite ici de tomber dans les rengaines habituelles. Barnes en devient même émouvant lorsqu'il se retrouve, la veille de Noël, sur la tombe de son vieil ami "Toro". Il sera rejoint par Namor et formeront alors un drôle de duo : deux légendes vivantes, seules, au milieu d'un cimetière, se remémorant une époque lointaine que peu de leurs contemporains ont vécue.
Ed Brubaker nous livre là quelques planches pleines de sensibilité et parfaitement mises en images par Lee Weeks.

En conclusion, un très beau numéro de Icons, permettant d'approfondir la psychologie de certains personnages et de découvrir les dessous mafieux des évènements récents de Civil War. Septembre est un très bon cru mais octobre s'annonce encore plus spectaculaire...si vous ne savez pas de quoi je parle, ne vous inquiétez pas, il suffit de lire la preview de Christian Grasse (ou plus exactement de voir les illustrations qui vont avec) pour se prendre un méchant spoiler en plein dans l'oeil ! ;o)

ps : tiens, c'est étrange, Panini a annoncé la sortie du nouveau mensuel Marvel Heroes pour novembre, or, là, on nous parle de son arrivée pour...2008. Wait and see.

06 septembre 2007

Sondages, statistiques & commentaires

Un petit point, en cette rentrée, s'impose sur les changements techniques liés au blog.

Les sondages
Auparavant, j'utilisais les services d'un site externe qui, par l'ajout d'un script, me permettait d'insérer des sondages. Malheureusement, ce système s'est dégradé avec le temps et finissait même par ralentir l'affichage du blog (ou carrément le bloquer). Heureusement, Blogger propose maintenant, en local, son propre module de sondage (dont je n'ai pas tardé à faire usage d'ailleurs).

Les statistiques
Pendant longtemps, j'ai utilisé les services du même site dont je parlais plus haut (je ne le cite pas pour ne pas lui faire une mauvaise publicité en fait, car finalement, peut-être que le ralentissement dont je parle n'est pas généralisé, et puis, de toute façon, je ne vais pas vomir sur un dispositif gratuit). Je suis passé depuis quelques temps à Google Analytics. Ce service est non seulement plus pointu mais il a la particularité de ne prendre en compte que les visiteurs uniques (et en plus, de ne pas comptabiliser, apparemment, les robots des moteurs de recherche). On obtient donc un chiffre bien plus proche de la réalité.
Alors qu'avec l'ancien outil dont je disposais, j'en étais resté à environ 700 visiteurs par jour (toute personne qui revenait plusieurs fois était de nouveau comptabilisée), j'en suis maintenant, depuis la rentrée, à un peu plus de 200 visiteurs uniques par jour (pour l'instant le record se situe le 03 septembre, avec 320 visiteurs, c'est le point le plus haut du petit graphique qui illustre ce post, le point le plus à droite (hier) correspond à 258 visites, le point le plus à gauche est, comme indiqué, le 27 août, et correspond à 210 visites quotidiennes).
J'ai également maintenant plus de détails sur la provenance des lecteurs (auparavant, bien des pays étaient situés dans une catégorie générique, et bien peu précise, intitulée "autres"). Les internautes nous rendant visite proviennent en majorité de France, évidemment, les pays suivant sont la Belgique, le Canada, les Etats-Unis, la Suisse, le Maroc, l'Allemagne, le Brésil, la Grande-Bretagne et le Mexique. Les différences sont évidemment grandes entre la Belgique par exemple, qui représente plus de 500 visiteurs par mois, et le Mexique qui, lui, n'aligne qu'un vingtaine d'égarés (expatriés ?) mensuels. ;o)

Les commentaires
Un petit module (non officiel mais fort bien réalisé) a été ajouté dans la sidebar du blog afin de faire apparaître les derniers commentaires. Cela a surtout une utilité pour les commentaires postés sur des sujets anciens, que j'étais seul à "voir" auparavant, et sur lesquels personne ne pouvait éventuellement rebondir. Tant qu'à laisser la possibilité de commenter, autant que les interventions soient au moins un peu visibles un temps.

Voilà pour ces petites nouveautés encore à l'état de test. L'avenir nous dira si ces outils fonctionnent sans nuire à la consultation du blog.

First Blood

Arrivée du tandem Loeb/Bianchi sur le 164ème volume du mensuel Wolverine et suite de la série Origins.

Jérémy Manesse prend les devants dans son édito et nous annonce avec fierté que Simone Bianchi est un homme. Tiens, la rédaction a acheté le dictionnaire des prénoms italiens ? En tout cas, ça change de la fois où ils nous annonçaient l'arrivée de Andrea Di Vito en le présentant comme "une dessinatrice". On en rit encore. Il faut dire que les femmes ne sont pas très courantes chez Marvel, mais alors, une femme avec un bouc et le crâne rasé, cela aurait fait encore plus sensation que Spidey se démasquant. ;o)

Bon, début donc de l'arc First Blood avec Jeph Loeb au scénario et Simone Bianchi au dessin (il signe également la fort belle cover de ce mois, en grand format d'ailleurs puisqu'elle se poursuit sur la quatrième de couverture). Première constatation (moi, en tout cas, ça m'a tout de suite sauté aux yeux, ça doit faire partie de mes obsessions), le traducteur n'est pas cité dans les crédits de cet épisode. Encore un oubli ou bien ils finissent par ne plus assumer et préfèrent garder l'anonymat ? ;o)
Pour l'instant, l'histoire ne fait pas dans l'original puisque Logan affronte Dents de Sabre, son plus vieil ennemi. Vous savez, si vous suivez le mensuel X-Men, que ce dernier est maintenant hébergé à l'institut Xavier, ce qui plaît moyennement à notre ami griffu.
Le graphisme est plutôt réussi et renforce habilement l'ambiance sombre et la violence des personnages. Les décors sont détaillés, les visages expressifs, bref, c'est du tout bon.

Pour la suite de Wolverine : Origins (dont la traductrice est créditée cette fois), c'est un peu moins bien. Les dessins de Steve Dillon notamment ne sont décidemment pas au top. Il faut dire que réaliser 22 planches en n'utilisant qu'un seul et même visage pour tous les personnages, ça ne doit pas être évident...
L'on retrouve ici le fils de Wolvie mais on ne peut pas dire que le scénario de Daniel Way soit une grande réussite. Le rejeton est tout de même assez caricatural ("je suis l'héritier de la terre, gnagnagna", on l'a entendue cent fois celle-là) et la scène d'ouverture, avec le SHIELD poursuivant Logan, sent un peu le réchauffé. On s'ennuierait presque même. Si j'osais, je me risquerais même à dire que ça manque d'âme.

Bien, en conclusion, voilà une revue qui commence bien mais qui s'essouffle un peu avec le deuxième épisode pourtant censé être captivant puisque révélant le passé du griffu. A conseiller tout de même pour l'arc de Loeb & Bianchi, plus beau et finalement plus prenant malgré des ingrédients anciens.

04 septembre 2007

Du gratuit... payant !

Pas de trace dans les kiosques du Marvel Icons prévu pour ce matin mais, heureusement, le X-Men #128 est bien là, lui.

Le titre français de ce 128ème opus, "Libre", vient en fait du one-shot X-Men/Runaways, présent ici, et intitulé "Free". Seulement, en fait, il s'agissait, à la base, d'un jeu de mot (free signifiant également "gratuit") concernant le Free Comic Book Day aux Etats-Unis. Cette rencontre entre mutants et fugitifs était donc distribuée gratuitement à cette occasion, ce qui n'empêche nullement Panini de s'en servir comme matériel payant. ;o)
Une bonne occasion en tout cas de faire - rapidement - le tour des personnages pour ceux qui ne connaissent pas encore les jeunes Runaways.

Passons aux autres épisodes de ce mois. Les New X-Men en terminent enfin avec Nemrod, non sans dégâts d'ailleurs, X-23 ou Santo morflant sérieusement. Pour les Uncanny X-Men, la menace est bien différente puisqu'ils affrontent Korvus et une épée à manier avec précaution, la lame de Rook'shir, qui a la particularité de renfermer une portion infinitésimale de la force du Phénix. Enfin, les Enfants de la Crypte se révèlent au monde dans la suite de l'arc Supernovas. Ils souhaitent visiblement liquider les mutants mais aussi les humains (pas de jaloux !) pour pouvoir, en toute simplicité, hériter de la terre. Autant dire que l'équipe formée par Malicia ne compte pas les regarder faire sans réagir.

Question graphisme, on en prend plein les yeux avec les dessins de Billy Tan ou Chris Bachalo. Ceux de Scottie Young, sur la rencontre X-Men/Runaways, sont clairement caricaturaux (cf l'illustration de ce post) mais pas désagréables pour autant. Entre les équipes mutantes (déjà bien fournies), la relève assurée par les New X-Men et les Fugitifs récemment débarqués dans le mensuel mutant, voilà un bon paquet de personnages qui pourrait éventuellement dérouter le nouveau lecteur. Pour les habitués, pas de problème particulier, les scénaristes étant plutôt en forme !

ps : ajout de quelques répliques dans le bêtisier. J'en profite pour vous signaler que, grâce à un module (non fourni par Blogger mais qui semble fonctionner plutôt bien quand même), l'on peut maintenant voir les derniers commentaires postés, il suffit pour cela de jeter un oeil à gauche, juste en dessous des sections Zoom et Archives.

02 septembre 2007

Le retour de Ben Reilly

Sortie hier du Spider-Man #92 contenant notamment la fin du tie-in Civil War. Avec le titre de cet article, je me doute que certains ont peur que l'on retombe dans les fameuses histoires de clones... bah, qui sait ? ;o)

On commence par le Sensational Spider-Man. Le Tisseur lui-même en est étrangement absent d'ailleurs, même s'il est bien question de lui la plupart du temps. Cet épisode met en scène une Mary Jane s'interrogeant sur son avenir avec son héros de mari. Devra-t-elle faire un choix entre l'homme et l'araignée ?
C'est le Friendly Neighborhood Spider-Man qui arrive en deuxième position dans la revue. L'ancien lycée de Parker est toujours la cible de bien des vilains qui trouvent là un bon moyen de faire pression sur lui. Mais plutôt que de quitter définitivement les lieux, Peter parvient à se faire embaucher sous une fausse identité comme... assistant de Flash Thompson. Mieux encore, il a choisi Ben Reilly comme faux nom. Cela donne lieu à une réplique savoureuse lors de l'entretien d'embauche. Alors que Ben/Peter expose sa vision de l'enseignement, le directeur, enthousiaste, lui répond ainsi :
- J'adore votre façon de voir, il faudrait vous cloner.
Les lecteurs les plus récents ne la pigeront pas celle-là. ;o)

On en arrive à la fin de The War at Home dans Amazing Spider-Man. Episode un peu longuet dans lequel le tueur envoyé par le Caïd parvient à toucher le vieux taud... heu... la gentille tante May. Avec le bol que l'on a, elle va s'en tirer. Dans le cas contraire, voilà qui permettrait d'en finir une bonne fois avec un personnage lourdingue que les scénaristes se contentent de remettre sans cesse dans les mêmes situations.
On termine avec deux histoires courtes tirées de Spider-Man Unlimited. Clairement du remplissage en attendant l'arrivée de la nouvelle série des Thunderbolts. La première est encore passable, la seconde est tout bonnement hideuse (tiens, on dirait du Kuhn pour les dessins mais ils sont en fait commis par Cory Walker et Scott Hanna).

Une fournée sans trop d'action mais agréable à suivre. Certains épisodes peuvent éventuellement irriter les fans du Monte-en-l'air vu le manque de présence de ce dernier, et l'aspect contemplatif presque des histoires, mais l'ensemble se suit avec plaisir, d'autant que le graphisme (mis à part celui des Unlimited) est de qualité. Une mention spéciale d'ailleurs pour les dessins de Scot Eaton, franchement somptueux (ou en tout cas très à mon goût).

ps : voilà longtemps que je n'avais pas mis de petit sondage en ligne, la future sortie du nouveau mensuel Marvel Heroes me donne l'occasion de vous interroger sur ce que vous pensez de sa composition. Au départ, les 4 séries seront Mighty Avengers, Avengers : The Initiative, New Avengers : Illuminati et Omega Flight. Puis, les deux dernières laisseront rapidement leur place à Mighty Thor et Incredible Hulk.

pps : quelques petites mises à jour concernant la Checklist Civil War, le guide de lecture et le lexique.

01 septembre 2007

Civil War : Conclusion



Nous en sommes arrivés au septième et dernier volet de la série principale du crossover Civil War. Tout le monde est donc réuni pour la grande empoignade finale qui décidera de l'issue de la guerre. Mais plus qu'une réelle conclusion, il s'agit ici de commencer à dessiner ce que sera le futur univers Marvel. L'Initiative, notamment, est clairement mise en place. Il s'agit d'un projet gouvernemental instaurant une équipe officielle de super-héros par état. D'autres changements sont également rapidement évoqués comme la constitution d'Omega Flight au Canada ou encore le choix de certains de se maintenir dans la clandestinité.
Bref, on le voit, il est question de poser les jalons d'un univers Marvel profondément bouleversé. Les suites de la guerre civile se feront bien sûr sentir dans les différents mensuels, comme Marvel Icons ou le futur Marvel Heroes (qui accueillera justement les séries Omega Flight et Avengers : The Initiative entres autres).

En ce qui concerne Frontline, l'arc The Accused prend également fin ici. Le moins que l'on puisse dire c'est que Jenkins n'aura pas été tendre avec ce pauvre Speedball. Ce dernier va d'ailleurs connaître une évolution radicale et incarner un personnage bien plus sombre (déjà évoqué en détails ici).

Voilà donc une série de qualité - et visuellement fort belle - qui s'achève mais qui donne lieu à de nombreuses conséquences s'intégrant parfaitement dans la continuité. Cet arc n'est donc pas plus indépendant que les autres et l'aventure continue car, comme chaque fan le sait bien, sur la terre 616, rien ne se termine jamais vraiment. ;o)

ps : ajout de Diablo dans les Figurines Marvel.