08 avril 2008

Une question de choix

C'est au tour de l'Astonishing X-Men #35 de prendre une teinte verdâtre avec le tie-in consacré aux mutants.

La mini-série World War Hulk : X-Men commence ce mois-ci et recèle d'ailleurs le même spoiler que le Marvel Heroes (concernant l'issue de la rencontre entre Hulk et Black Bolt). Là encore il vaudrait donc mieux lire le deuxième épisode de la série principale avant celui-ci.
On aurait pu penser qu'un tie-in X-Men était un passage obligé, sans grand intérêt, or il se trouve que Chris Gage et Andrea DiVito livrent ici un travail soigné, tant sur le plan des dessins que sur un scénario qui s'attache à faire la lumière sur la position de Xavier vis à vis des derniers évènements. Rappelons que seuls Black Bolt, Iron Man, Strange et Richards ont pris la décision de bannir Hulk, Namor, lui, s'y était opposé, quant au professeur Xavier, il était absent au moment des faits.
Cela ne suffit pas pour l'innocenter totalement aux yeux de Hulk qui va lui demander des comptes pour son rôle au sein des Illuminati. La première ligne de défense, en l'absence des anciens, sera assurée par les plus jeunes élèves de l'institut (que l'on a l'habitude de retrouver dans New X-Men).
Un affrontement classique, certes, mais loin d'être ennuyeux car mené avec habileté.

On poursuit avec X-Factor de notre bon Peter David qui s'offre même le luxe d'une petite scène faisant référence à 300, les doubles de Madrox remplaçant les spartiates. Joli clin d'oeil. Ce n'est pas, malgré tout, le meilleur épisode de la série, la si sympathique touche polar commençant à s'atténuer grandement. On reste ici sur les conséquences de House of M (et Son of M), avec un Quicksilver qui s'enfonce dans une fuite en avant peu reluisante. Un peu moins d'humour que d'habitude également malgré une savoureuse et cinglante réplique de l'adorable Monet (elle va finir par faire partie de mes petites protégées au même titre qu'Emma Frost, Jessica Drew et Carol Danvers elle).

Les deux séries qui complètent le mensuel sont bien en deçà. Excalibur piétine sans que l'on parvienne à tomber sous le charme, Claremont peinant visiblement à insuffler un peu de vie à des persos que l'on finit par contempler froidement, sans rien éprouver pour eux.
Les Exilés, eux, continuent leur World Tour. Après la réalité de House of M, ils sont maintenant dans le Neo-Universe et s'attaqueront, le mois prochain, au monde de 2099. Ce n'est pas le meilleur arc d'une série qui commence à devenir très répétitive et qui a du mal à s'intéresser un peu aux héros qui la composent (ce qui, pourtant, aiderait peut-être à lui donner ce petit charme supplémentaire qui lui fait cruellement défaut).

Voilà en définitive un Astonishing classique (si ce n'est l'absence de la série titre) qui vaut surtout pour X-Factor, véritable pilier de la revue, et l'arrivée des mutants dans la déferlante WWH.

ps : ajout de la scène #52 dans le Bêtisier.