24 avril 2008

X-Campus : l'adolescence des mutants

La collection Marvel Transatlantique accueille un nouveau titre, X-Campus, qui revisite l'adolescence de certains mutants bien connus. Nouveau désastre pour un label qui n'a jamais vraiment brillé ou bonne surprise ?

Une oeuvre publiée sous le label Transatlantique est toujours synonyme d'appréhension tant les essais précédents étaient navrants. Rappelons que le principe veut que des équipes européennes s'essaient à donner leur version des plus illustres personnages de la Maison des Idées (qui n'est pas très rancunière). Si encore le Wolverine : Saudade des frenchies ne s'en tirait pas trop mal, Le Secret du Verre et Deuxième Mort avaient été, eux, de parfaits ratages. Et si je vous dis que ce X-Campus a également, comme ces deux titres, été confié à une équipe italienne, j'en vois certains frémir à l'idée du retour de l'inimitable Tito Faraci (qui est au comic ce que Diam's est à la musique et à la féminité).
Heureusement, non, ce n'est pas lui qui s'y colle cette fois. Voilà, on peut souffler.

Le scénario a été confié à Francesco Artibani. Autant le dire tout de suite, il est largement plus doué que Tito (ce n'est pas bien difficile m'enfin, quand même). L'histoire met en scène certains personnages très connus (Malicia, Wolverine, Cyclope, Emma Frost, Xavier, Magneto, etc.) mais dans un contexte totalement différent. Ils sont en fait tous très jeunes (ou professeurs pour Magnus ou Jean Grey) et étudient à l'institut Worthington. Evidemment, tous ces gamins ont des pouvoirs, mais plus de noms de code ou de costumes, tout le folklore habituel étant remisé au placard pour faire place à un cadre scolaire (presque) normal.
Dans l'ombre, évidemment, des complots déjà se trament et certains professeurs malintentionnés vont tenter de rallier les élèves à leur sinistre cause.

Les dessins, eux, sont l'oeuvre de Denis Medri, fort bien secondé à la colorisation par Sergio Algozzino. On a ici un graphisme moderne et très doux qui fait un peu penser à celui de NYX, en plus enfantin. On est d'ailleurs, d'un point de vue narratif, à mi-chemin entre cette oeuvre et un titre Marvel Age (comme Emma Frost ou Spider-Man loves Mary Jane). Malgré tout, si le public visé semble jeune, ces premiers épisodes sont suffisamment bien réalisés pour intéresser un lecteur avide de changement, quel que soit son âge.
Si des éléments importants de la mythologie X-Men sont conservés, le ton est, lui, plus léger et s'adapte au jeune âge des héros.

Ce premier tome est donc plutôt positif dans l'ensemble et lave l'affront qu'avaient subi nos amis italiens après le fiasco de leurs précédentes équipes. ;o)
Pour une fois qu'un titre Transatlantique est bon et, en plus, quelque peu novateur, on ne va pas s'en priver, surtout pour 10,50 €.