12 juillet 2008

The Hood

Un nouveau vilain, The Hood, débarque en librairie dans la collection Max. Origines et ascension d'un petit truand qui deviendra grand.

Le jeune Parker Robbins est un petit voleur minable qui va de plans foireux en coups plus ou moins réussis. Lorsqu'il se met en tête de cambrioler un entrepôt, suite à l'un de ses "bons" tuyaux, il découvre en fait d'étranges inscriptions sur le sol et une épouvantable créature qui va bien involontairement lui céder ses frusques. Voici notre petite frappe en possession d'une paire de bottes lui permettant d'échapper à l'attraction terrestre et d'une cape qui le rend invisible lorsqu'il cesse... de respirer.
A nouveaux pouvoirs, nouvelles ambitions. Les ennuis ne sont pourtant pas terminés pour autant car celui que les journaux appellent maintenant The Hood va trouver sur sa route un certain Golem, un sympathique polonais du genre Keyser Söze.

C'est Brian K. Vaughan qui signe le scénario de cet arc en six parties. Il peut très largement remercier Bendis puisque ce dernier, en faisant de Hood l'un des plus grands super-vilains du moment dans la série New Avengers, a permis la réédition (et l'édition tout court en VF) de cette histoire passée un peu inaperçue en 2002. Outre son apparition dans le dernier Marvel Icons (où il tient tête à Wolverine), l'on avait pu faire connaissance avec Parker Robbins dans Beyond, une saga publiée en octobre 2007 dans le Marvel Universe #5.
Ce volume nous permet d'assister aux premiers pas du criminel et de rendre le personnage plus consistant. Le côté chaotique de ses débuts et certaines de ses failles le rendent d'ailleurs plutôt sympathique.

Les dessins sont de Kyle Hotz (que l'on a pu voir sur Captain Marvel ou Annihilation : Conquest). Rien à redire, c'est agréable et soigné. Côté traduction, toujours les mêmes faiblesses et les mêmes libertés avec la langue, que ce soit la forme négative absente ou les auxiliaires qui disparaissent. On finit par s'y faire mais ça agresse l'oeil. Niveau guests l'on peut citer le Shocker, Jack O'Lantern et Constrictor. Le trio vient rajouter une touche d'humour bien que Robbins et son acolyte n'en manquent pas.
Voilà en tout cas du vrai bon Vaughan, à mille lieues du décevant Serment du Dr Strange.

Des flingues, des Masques, quelques vannes et un peu de sexe, le cocktail est réussi et permet d'introduire de belle manière un personnage qui risque de durer et de prendre de l'importance dans les prochains mois.

ps : ajout de la scène #59 dans le Bêtisier Marvel.