08 septembre 2008

Les Scarlet Spiders se démasquent

Un retour attendu dans le Marvel Heroes #11 ainsi qu'une grande place laissée aux jeunes recrues de l'Initiative. Attention si vous n'avez pas encore lu ce mensuel, cet article contient plusieurs spoilers.

Les apprentis Vengeurs sont à l'honneur dans ce numéro puisque l'on peut les retrouver dans deux épisodes : le septième de la série principale et une moitié d'annual (Panini ayant décidé de couper en deux cette publication plus volumineuse qu'à l'accoutumée plutôt que de nous offrir quelques pages en bonus). Cette première partie d'annual est plus qu'intéressante puisqu'elle permet aux auteurs de dévoiler les origines de Gauntlet, Arsenal et Hardball (pourquoi diable n'avoir pas conservé, en VF, le nom original de Gauntlet plutôt que le ridicule "Gantelet" ? Heureusement, Hardball n'a pas été "traduit"...). Les débuts des trois personnages sont présentés de manière nerveuse (en huit planches à chaque fois) et permettent d'étoffer un peu ses nouveaux venus.
L'auteur des récits est Dan Slott mais les dialogues sont signés Christos Gage, un tandem qui perdurera à partir du numéro #8 de la série régulière. Et en parlant de l'on-going, l'épisode de ce mois est centré sur les fameux Scarlet Spiders qui sont en fait des...clones. Si je vous dis qu'en plus, Peter Parker est un élément central du récit, vous allez vous dire que ça sent le réchauffé (Scarlet Spider, clones, on louche sur la fameuse saga qui a failli coûter ses burnes à la Maison des - pas toujours bonnes - Idées), mais en fait, non, ils n'ont tout de même pas osé et l'identité du modèle original est finalement une intéressante surprise. Un petit indice ? Bon, ça tient en trois lettres. Aucune chance de trouver si vous n'avez pas suivi l'Initiative auparavant.

Avec une logique toute paninienne, l'épisode du mois des Mighty Avengers devait se lire avant celui des New Avengers et ce malgré le fait qu'ils aient sorti le Marvel Icons avant le Heroes. Plutôt que d'inverser l'ordre de parution (à deux jours près !), ils préfèrent demander aux lecteurs de patienter avant de lire ce qu'ils achètent...ah ben c'est magnifique le bon sens au pouvoir ! Bref, on dénoue donc cette histoire de contamination symbiotique et l'on apprend que le responsable n'est autre que Fatalis. Du coup, les Vengeurs vont aller le dégommer en Latvérie. Prudence tout de même, la dernière fois qu'une petite opération avait été montée contre ce pays, cela avait coûté sa place à Nick Fury.
Cet arc, en lui-même, n'était guère passionnant, même si le tandem Bendis/Bagley fonctionne parfaitement.

Et on termine par Mighty Thor, la série des ch'tits gars du Nord. On l'attendait depuis le début, eh bien Loki fait son grand retour. D'une manière plutôt osée d'ailleurs puisque le dieu fourbe a dorénavant l'aspect d'une femme ! Straczynski essaierait-il de nous faire passer un message ou de régler ses comptes avec la gent féminine ? ;o)
L'épisode se termine sur un banquet, il ne manque que le barde accroché à l'arbre. Comme quoi, même en Oklahoma, tout finit par un bon gueuleton.
Graphiquement, Coipel s'en sort fort bien malgré le fait que ce qu'il ait à illustrer ne soit pas toujours évident. Que ce soit un vieil escalier de granit ou des paysages désertiques, l'artiste parvient à donner aux lieux une réelle consistance et même parfois une certaine majesté. C'est plutôt joli quoi, pour faire simple.

Un numéro important côté révélations et origines. A ne pas manquer si l'on veut ne pas être trop perdu en ce qui concerne les personnages récents et leur future évolution.