02 octobre 2008

Le Freak, c'est chic

Encore un nouveau vilain au menu du Spider-Man #105, sorti hier. Après le "back in black", ce "back to basics" tient-il ses promesses ?

Après Slott/McNiven et Guggenheim/Larroca, c'est maintenant le tandem Bob Gale/Phil Jimenez qui débarque sur un Amazing Spider-Man quasiment hebdomadaire (rappelons que nous aurons droit, en VF, à trois épisodes chaque mois à partir de 2009). Maintenant que l'on a une petite vue d'ensemble sur ces trois équipes, l'on peut constater que toutes ont scrupuleusement suivi les consignes visant à rendre à Spidey ses fondamentaux (ou à le dépouiller de ses évolutions les plus récentes si l'on voit cela d'un autre oeil).
Finis donc les moments de déprime, les idées noires et la vie de fugitif, notre araignée bleu et rouge retrouve son humour décapant (avec un maximum de vannes par planche) et ses problèmes d'argent. Notons que chaque équipe créative à introduit un nouvel adversaire pour le Tisseur. Après Mr Negative et Menace, c'est maintenant Freak qui fait son entrée en scène (d'une manière délicieusement cradingue d'ailleurs).
Même si l'on peut regretter l'éviction violente de MJ et les entorses à la continuité, il est vrai que les arcs actuels sont plutôt bons et que le Monte-en-l'air, s'il a perdu une certaine profondeur, gagne une seconde jeunesse.
Reste à savoir si cette cure à la DHEA lui sera bénéfique sur le long terme et quels effets secondaires elle aura sur le lectorat.

Nouvelle épisode bouche-trou tiré de Spider-Man Family. C'est signé Jeff Parker (X-Men : First Class) et c'est très mauvais. Il y a bien des références à la période Timely Comics et Atlas, mais ça ne suffit pas pour pondre un bon scénario. Non seulement l'histoire n'a aucun intérêt mais la manière de la raconter frise l'incompétence. Bref, un épisode vite lu et encore plus vite oublié, d'autant que ce n'est pas le graphisme fadasse d'un Leonard Kirk qui va rattraper le coup.

Les évènements virent au drame chez les Thunderbolts. Non seulement Venom et Osborn semblent péter les plombs au même moment mais, comme si ça ne suffisait pas, Swordsman en profite pour monter un petit complot et lancer une attaque avec l'aide de quelques gardes corrompus. Il faut dire que l'équipe était explosive et qu'il fallait s'attendre à quelques dérapages.
De l'action et du sang avec toujours Warren Ellis au scénario et Mike Deodato Jr au dessin. Aucune baisse de régime pour cette excellente série.

Une revue au contenu appréciable si l'on excepte le Spider-Man Family, complètement à la ramasse comparé au reste.

ps : petit record d'audience pour le blog le 30 septembre avec 629 visites dans la journée. Avec plus de 15 000 visiteurs uniques le mois dernier, la rentrée aura donc été plutôt bonne. ;o)

pps : j'ai oublié de signaler que Panini avait avancé la sortie du Astonishing X-Men #41 (sorti hier en même temps que le X-Men #141) afin que les lecteurs puissent avoir la deuxième partie de Messiah Complex avant la troisième. Houla, du bon sens maintenant ! Vont faire un malaise... ;o)