08 novembre 2008

Les Chroniques de Conan

Un nouveau volume des Chroniques de Conan, édité par Panini, compile de nombreuses aventures publiées en 1976. Vous reprendrez bien un peu de barbare ?

Etre un guerrier cimmérien n'est décidément pas de tout repos. Conan va devoir faire face à l'imposteur qui a usurpé son trône, sauver quelques princesses ou esclaves en détresse, infiltrer un repaire de brigands et affronter un tas de créatures toutes plus dangereuses les unes que les autres.
Dans ce dur monde où seules règnent magie, épées et fureur, il est un homme dont le courage et l'habileté sont devenus légendaires. Roi, pirate, soldat ou simple voleur, cet homme à la stature imposante et au regard bleu acier est plus qu'un guerrier... c'est un mythe.

Voici donc un nouveau tome consacré aux rééditions de The Savage Sword of Conan. Ce volume, essentiellement basé sur la production de l'année 1976, est d'ailleurs le premier que j'ai l'occasion de découvrir. Couverture en dur, joliment illustrée ; l'aspect extérieur est plutôt attrayant. Le contenu l'est tout autant, avec notamment deux articles fort intéressants (de Lin Carter et Fred Blosser) sur les rencontres féminines de Conan ou encore l'origine et la pertinence des noms choisis par Robert E. Howard. Une galerie de covers - en couleurs - est également présente.

Mais qu'en est-il de l'essentiel, c'est à dire des aventures de Conan ? Les scenarii (qui ne constituent pas nécessairement une histoire linéaire) sont de Roy Thomas. Le dessin, lui, est partagé entre plusieurs artistes dont John Buscema qui impose ici un style puissant et dynamique (qui a beaucoup mieux vieilli que ses travaux "super-héroïques"). Le travail de Neal Adams est assez semblable, celui de Gil Kane par contre fait un peu pâle figure en comparaison. L'ensemble est assez séduisant, d'autant que le noir & blanc nous évite la colorisation d'époque qui n'aurait pu qu'enlaidir les planches.
Les histoires se suivent avec plaisir, pour peu bien sûr que l'on ne soit pas allergique à l'Heroic Fantasy, et l'on trouve ici le côté sauvage de l'ère hyperboréenne qui manquait tant à la série Red Sonja actuelle.

Des lames qui s'entrechoquent, du sang qui coule et une petite pincée de sorcellerie pour un recueil au charme certain. Une petite carte en prime et cela aurait été parfait.