31 janvier 2008

Mélodie Afghane

Frank Castle est de retour dans le neuvième tome consacré au Punisher dans la collection Max. Cet arc, intitulé Man of Stone, sera l'occasion de régler quelques comptes...

Avec Castle, on connaît la musique. Des abrutis pensent pouvoir le chercher impunément et, finalement, il bute tout le monde, même si il morfle un peu au passage. Cette fois encore, il nous joue son petit requiem mais avec une légère touche d'exotisme puisque l'action se déroule en Afghanistan. Là où la jolie O'Brien a entrepris de se venger des sévices qu'elle a subis. Là où le général Zakharov a décidé de sauver l'honneur de la Mère Russie. Là où, dans la poussière et la chaleur, les gens sont en guerre depuis une éternité.

On commence a être habitué au ton de Garth Ennis, ici soutenu par les dessins de Leandro Fernandez. Les planches sentent le sang, la poudre et la testostérone et sont peuplées de salauds tous plus haïssables les uns que les autres. Et au milieu, un Castle aussi laconique qu'expéditif rappelle qu'il y a toujours un prix à payer. Au moins dans l'univers Marvel en tout cas.

Six épisodes épicés dans lesquels on bouffe du coco et du taliban. Et même si ce n'est que virtuel, ça fait du bien. ;o)

ps : j'en profite pour vous annoncer quelques chroniques à venir concernant des publications VO un peu spéciales. Dans les semaines qui viennent, je vous parlerai du premier volume d'un tout récent Atlas Marvel permettant, comme son nom l'indique, de découvrir la géographie du Marvelverse, que ce soit à travers la Latvérie ou le Wakanda par exemple. Un prochain article sera également consacré à un magnifique ouvrage dédié au talentueux Greg Horn et, enfin, après atlas et artbook, je vous toucherai deux mots d'un recueil regroupant 500 covers d'Amazing Spider-Man, de 1962 à 2003. Si avec tout ça, vous ne trouvez pas de quoi égayer votre bibliothèque, c'est que vous êtes diablement difficile ! ;o)

pps : ah oui, j'allais oublier, j'ai promis à l'ami Vision de lui faire une petite pub à l'occasion du nouvel habillage de son forum, hop, voilà qui est fait. N'hésitez pas à aller y faire un tour, d'autant que je me suis laissé dire que s'il ne démarrait pas en flèche, Vision s'est juré de procéder à un seppuku capillaire en direct sur sa webcam.

29 janvier 2008

Wolverine chez Bethy et Soleil

L'on a parfois de bonnes surprises en ce qui concerne le marché de l'occasion. C'est toujours pourtant avec circonspection que je me risque à ce genre d'achat, surtout par correspondance, tant les vendeurs ont en général tendance à surestimer l'état de leurs livres. Eh bien, cette fois, je suis épaté, le petit lot de Wolverine que je viens de recevoir est dans un état parfait. Joie et bonheur dans ma chaumière !
Du coup, j'en profite pour vous parler un peu de ces publications déjà anciennes.

On commence par Deathblow & Wolverine, un petit crossover paru aux éditions Soleil en 2001 (les épisodes VO datant de 1996) et réunissant notre bon vieux mutant poilu et un héros Wildstorm. Cette petite aventure (ici en grand format et couverture cartonnée, à l'européenne) s'intitule "Les mystères de Chinatown" et fait un peu penser, pour le côté magie et arts martiaux - mais aussi pour l'ambiance "série B"- à Jack Burton dans les griffes du Mandarin (quoi, vous ne connaissez pas ce film ? Mais où étiez-vous dans les années 80 ? (attention, si vous me répondez, "je n'étais pas né", je préviens tout de suite que ce n'est pas une excuse valable)).
C'est un certain Aron Wiesenfeld qui est crédité pour le scénario et les dessins, sauf qu'il est précisé qu'il s'est fait assister par Ivan Zaidman pour l'histoire et que c'est Richard Bennett qui a assuré les "finitions" du graphisme. De là à penser que le boulot de Aron était pourri et qu'il a fallu embauché des extras pour rattraper le coup, il y a un pas que je ne franchirai pas ! Pas le genre de la maison. ;o)
L'histoire, à base de vieilles légendes et de réincarnations, est plutôt gentillette. Les dessins sympa, avec une colorisation dans des tons pastel qui rappelle un peu celle de NYX.
Deathblow reste cependant assez en retrait dans l'histoire et il est un peu regrettable que l'on n'en sache pas plus sur ce personnage (même pas un petit topo de la part de l'éditeur). Malgré tout, cela reste un arc plutôt récréatif.

Passons maintenant à Jungle Saga, publié par les éditions Bethy en 1997. Il s'agit d'une aventure de 48 planches scénarisée par Walt Simonson et, surtout, dessinée par Mike Mignola (auteur de Hellboy).
C'est ici le contenu éditorial qui force le respect. Onze pages regorgeant d'infos et mettant tout de suite le nouveau lecteur dans le bain. On nous fait l'historique de Wolvie, on nous détaille ses pouvoirs, on fait même un petit point sur les différentes traductions de son nom, le tout avec quelques illustrations. Et ce n'est pas fini, le lecteur, habitué à l'aridité paninienne, découvre ensuite un article très complet, signé Jean-Paul Jennequin, sur Mignola et son oeuvre. On termine par des infos concernant les lieux et persos secondaires intervenant dans l'histoire (en l'occurrence la Terre Sauvage pour l'endroit et Apocalypse et Nick Fury pour les persos).
Si j'ajoute que la couverture est en dur et que malgré la présence d'une jaquette, elle est tout de même illustrée, tout le monde aura compris que du côté de la sandwicherie italienne, il y a de la graine à prendre.
Il est amusant d'ailleurs, à ce sujet, de noter que les quatre premiers épisodes de la série Wolverine (de 1988/89) ont également été publiés par Bethy (sous le nom "Les Mystères de Madripoor") dans la collection Mainstream mais en association avec Panini. Du coup, comme par hasard, la couverture devient souple et le contenu éditorial se limite à...trois pages. Coïncidence ou, déjà, mauvaise influence ? ;o)

Bref, voilà quelques ouvrages sympathiques que l'on peut encore se procurer d'occasion sans se ruiner pour autant. Rien d'indispensable au niveau de l'intérêt des histoires mais les collectionneurs les plus fans de l'ami griffu devraient apprécier la balade hors des terres paniniennes. Quant aux plus jeunes, la lecture de Jungle Saga est presque obligatoire, ne serait-ce que pour pouvoir faire la différence entre vrai boulot éditorial et travail bâclé. Si cela peut éviter les habituels compliments dithyrambiques et injustifiés dont regorgent les courriers de lecteurs, ce sera déjà ça.

Mutations & Monsters

Petit coup de projecteur sur la nouvelle extension Heroclix "Mutations and Monsters".

Après la série "Avengers", voici donc le nouvel arrivage Heroclix. Pour les nostalgiques, sachez que l'on retrouve, dans ces M&M (attention, ça ne se mange pas hein), les X-Men originaux avec leurs premiers costumes. Toujours dans le genre vintage, un Hulk gris tel qu'il est apparu pour la première fois en comic (photo 1). Vous aurez remarqué qu'il est accompagné, ici, d'un Bishop plus moderne que celui qui était déjà disponible.

Les fans des Exilés peuvent se réjouir grâce à quelques personnages comme Morph ou Mimic (photo 2). D'autres équipes continuent à se compléter comme X-Factor (avec Strong Guy) ou Excalibur (avec Pete Wisdom). La photo suivante (photo 3) les montre en compagnie de Dazzler.

L'une des grandes nouveautés de cette collection est la présence de personnages "zombifiés" (tirés de la série Marvel Zombies). Giant Man, Iron Man ou encore Spider-Man se voient ainsi dotés de leur version horrifique. Parmi les nouveaux héros, l'on peut aussi citer The Hood, X-23 et Chamber (photo 4). Quelques seconds couteaux, assez bien réalisés d'ailleurs, font aussi leur apparition, comme Maverick ou Shatterstar (photo 5). Les joueurs qui souhaitent se recréer une petite ambiance style Planet Hulk pourront également compter sur Miek, Korg, un Brood ou le Silver Savage (photo 6).

Voilà une extension qui joue à la fois sur le côté rétro (X-Men, Hulk) et sur des sagas récentes (Planet Hulk, Marvel Zombies). L'ensemble est assez bien réalisé, sauf peut-être X-23 ou The Hood, un peu bâclés. Notons que certains persos uniques, en achat à l'unité, atteignent déjà des prix astronomiques qui incitent à patienter pour mettre la main sur de futures versions moins onéreuses.


27 janvier 2008

Black Hole

Dans une petite ville américaine, des adolescents essaient de tromper leur ennui en faisant la fête, en draguant un peu, en buvant beaucoup. Chaque jour ressemble au suivant. Et puis il y a la crève, cette maladie que l'on se refile par voies sexuelles et qui transforme les corps et les esprits. Les plus atteints vont se réfugier dans la profondeur des bois, à l'abri des regards. Entre monstres.
Comment survivre à ça ? Certains en ont-ils seulement envie ?

Bon, je vous préviens, Charles Burns, ce n'est pas tout à fait l'auteur le plus marrant qui existe hein (ce n'est pas Jo le rigolo dirait un certain Astier). Pas vraiment le genre à être réputé pour ses blagues si vous voyez ce que je veux dire. On s'en rend compte dès que l'on feuillette l'ouvrage. Dessins pas très jolis, plutôt rigides, assez vieillots. En noir & blanc en plus. Pas des niveaux de gris, non, du vrai noir et blanc. Austère le gars.
Du coup, j'avais repoussé depuis pas mal de temps la lecture de cette intégrale de Black Hole, publiée chez Delcourt. Je m'y suis finalement mis, eh bien, le contenu est assez déroutant. Le lecteur demeure presque aussi perdu que les personnages, dans une ambiance glauque de défonce et d'esprits embrouillés. Il y a bien une vague intrigue à base de morceaux de cadavre retrouvés dans la forêt, mais elle est franchement reléguée au second plan tant le mal être et le sexe semblent être les sujets principaux de ce trou noir assez dérangeant.

On ne sait pas trop comment a bien pu se passer la première expérience sexuelle du brave Charlie (pis bon, on s'en fout un peu surtout) mais en tout cas, ça a dû le marquer car tout ici, ou presque, fait office de symbole phallique (amusez-vous à faire la liste de tout ce qui peut faire office de pénis ou même de vagin dans l'histoire, vous allez voir, c'est impressionnant). Et quand le sexe n'est pas évoqué de manière détournée, il est clairement représenté, histoire de ne pas laisser prendre un train de retard aux moins observateurs.
Cela pourrait évidemment glisser vers le graveleux mais le tout est emprunt d'une telle mélancolie, d'une si profonde et noire tristesse désabusée, que l'on finit par se laisser émouvoir par ce malaise adolescent qui, parfois, nous ramène à nos propres craintes passées.
Si Burns a réussi à mettre le doigt sur une chose (non, ce n'est pas une allusion salace), c'est bien sur cette peur panique d'être différent, montré du doigt, isolé. Et à cette envie de se fondre dans la masse, dans la sécurité du nombre et du conformisme, il ajoute la fuite en avant de la pensée, agréablement malmenée qu'elle est par des psychotropes qui l'empêchent de trop longtemps se fixer sur ce qui pourrait faire mal.

Black Hole fait partie de ces comics rares dont l'âpreté fait la force. Pas de couleurs ici, ni de clinquant, ni même un début de suspense, juste une noirceur, une zone d'ombre entre l'enfance et l'âge adulte, un lieu d'où rien ne peut s'échapper, agglutinant les sentiments sans laisser poindre une seule lueur d'espoir. Et quoi de plus normal car, après tout, on le sait bien, de l'adolescence ne ressortent que des adultes. Jamais des enfants.
Si le côté brut peut déplaire, il ne signifie pas pour autant un manque de subtilité, plutôt une volonté de s'affranchir des pansements et autres baumes apaisants afin de pouvoir contempler ces blessures, si horribles et fascinantes à la fois, que l'on s'efforce en général de cacher aux yeux des autres.

Un trait peu engageant et un propos à la fois tendre et douloureux à réserver aux lecteurs souhaitant échapper aux métaphores super-héroïques.

26 janvier 2008

Ultimate Vision

Le Ultimates #32, sorti hier, accueille la suite du crossover Ultimate Power ainsi que le début de la nouvelle mini-série Ultimate Vision.

Les FF, les Ultimates et Spidey sont arrivés sur la terre parallèle abritant l'Escadron Suprême. Ils cherchent à libérer Reed Richards, jugé responsable de millions de morts survenues dans cet univers suite à l'une de ses expériences.
J.M. Straczynski s'occupe du scénario et Greg Land des dessins. Avec un seul épisode, l'histoire n'évolue pas beaucoup. On assiste essentiellement à un gros choc opposant Hyperion à Thor. Le dieu nordique ne la joue pas vraiment à la loyale puisqu'il se fera aider par la Torche et l'Invisible.
On nous promet l'arrivée d'un outsider surprenant pour mars. A voir.

La véritable nouveauté du mois reste donc le premier opus de la saga Ultimate Vision. On pourrait penser qu'il n'y a rien de bien excitant là-dedans a priori, vu le choix d'un personnage central assez secondaire, mais Mike Carey (scénario) et Brandon Peterson (dessin) nous offrent une introduction assez intéressante. Une bande de scientifiques plutôt barrés, opérant depuis un satellite en orbite, a récupéré l'un des modules de Gah Lak Tus, le "décréateur", et souhaite profiter des capacités de communication de Vision pour en prendre le contrôle. Eh oui, on sait bien depuis les déboires d'Ellen Ripley au cinéma que dès qu'un organisme quelconque tombe sur une saloperie alien, il cherche à l'exploiter plutôt que de s'en débarrasser une bonne fois pour toute. ;o)
Le tout sur fond de machination de l'AIM.
Ambiance de thriller technologique donc pour ce qui est présenté comme l'épilogue de la trilogie Gah Lak Tus. Graphisme réaliste et décors détaillés.

Voilà une fournée sympathique pour la première sortie Ultimate de l'année même si le rythme d'un épisode tous les deux mois n'aide pas forcément à rentrer dans l'histoire. Prochaine sortie Ultimate dès mardi avec les X-Men !

24 janvier 2008

Au Nom du Tigre

Angela Del Toro ne vous est pas tout à fait inconnue si vous lisez régulièrement la série Daredevil (ou si vous avez jeté un oeil, l'été dernier, à l'article consacré au Tigre Blanc), eh bien nous allons bientôt avoir de ses nouvelles grâce à la série White Tiger qui sort en VF (en 100% Marvel) le mois prochain.

Difficile pour Angela d'oublier son passé d'agent du FBI. Se balader en costume moulant ou quitter précipitamment les lieux d'un crime n'étaient pas précisément dans ses habitudes. Malgré tout, elle apprend les ficelles du métier. Elle a d'ailleurs fort à faire puisqu'elle va affronter le Lézard, le Cobra et la puissante organisation yakuza de Sano Orii.
Dans le Upper West Side, maintenant devenu son territoire, c'est certain, le joli matou aura de quoi se faire les griffes ! ;o)

Le scénario est signé Tamora Pierce et les dessins sont du frenchie Phil Briones. Pour les covers (dont l'illustration présente ici), les plus observateurs n'auront pas eu grand mal à reconnaître l'inimitable style de David Mack (dont je ne saurais trop vous conseiller le sublime Echo).
Bon, mais, qu'est-ce que ça donne tout ça au final ?
Ben... c'est plutôt pas mal. C'est même très bien écrit, on a l'impression qu'elle connaît son affaire notre amie Tamora, les personnages qu'elle utilise étant plutôt conformes à leur personnalité. Et elle puise allégrement dans le marvelverse puisque, même si l'on connaît peu White Tiger, l'on n'est pas du tout dépaysé en retrouvant, à ses côtés, Spider-Man, Luke Cage, Deadpool ou encore Daredevil (enfin, "un" Daredevil). Du coup, nous nous trouvons en terrain connu et on se laisse porter par cette héroïne belle, courageuse mais sans doute un peu effrayée de débarquer ainsi dans le monde des Masques, presque comme une intruse. L'utilisation de grandes figures, comme le Tisseur, devient alors assez habile car, si elles aident Angela à assumer son rôle dans l'histoire, elles permettent également de présenter, en douceur, la nouvelle venue au lecteur.
Visuellement, c'est assez joli, les dessins de Philippe Briones étant mis en valeur par une colorisation (de Chris Sotomayor) très chaude, particulièrement efficace "de nuit" ou dans les effets de lumière.

Un premier arc de 6 épisodes tout à fait réussi qui ancre bien le personnage dans le cercle des héros des "bas-fonds". A noter que l'histoire se déroule avant Civil War.
Sortie française le 14 février selon le calendrier paninien (fait de prévisions fluctuantes, de failles spatio-temporelles, de trous de ver et d'aberrations quantiques, comme chacun sait). ;o)

22 janvier 2008

Cellule X

J'ai un peu délaissé les mensuels kiosque ce mois-ci, rattrapons le coup avec l'Astonishing X-Men #32.

C'est la dernière série de la revue dans l'ordre de lecture mais certainement la première en ce qui concerne la qualité, X-Factor continue sur sa lancée avec toujours Peter David aux commandes (et des dessins de Khoi Pham). C'est un réel plaisir de suivre Madrox et son équipe faire face, cette fois, à un groupe terroriste appelé "Cellule X" et composé d'anciens mutants ayant perdu leurs pouvoirs depuis le Jour M.
Tout ici est très habilement dosé : relations entre les membres du groupe, progression de l'intrigue, action et un humour toujours aussi efficace. Ainsi, non seulement l'on ne s'ennuie pas mais l'on n'a pas non plus la désagréable impression de voler d'un combat à un autre, David prenant le temps d'explorer les nombreuses facettes de tous les personnages.
Bref, du polar super-héroïque très bien réalisé (notons d'ailleurs que les ventes de la série sont en très nette progression aux Etats-Unis).

Suite de l'arc Invincible du tandem Whedon/Cassaday. C'est assez réussi pour du Whedon, on arrive même à comprendre l'histoire. S'il continue comme ça, ils vont même être obligé de le payer. ;o)
Si vous avez suivi le début, vous savez que les X-Men sont en partance pour le Breakworld, pays natal d'une race extraterrestre fort belliqueuse qui s'est mise en tête d'éliminer Colossus afin de faire mentir une sombre prophétie qui présente notre ami russe comme une monstrueuse menace.
Bon, je ne vais pas encore me convertir au whedonisme mais il faut reconnaître que c'est plutôt pas mal. Et visuellement assez joli, ce qui ne gâte rien.

Les deux autres séries d'AXM sont, en comparaison, moins intéressantes. Un final un peu terne pour la mini-série Phoenix Warsong qui ne s'est pas révélée bien passionnante avec, en plat de résistance, l'éternelle resucée du Phénix. Episode assez anecdotique également (et très calme) pour Excalibur avec, principalement, la convalescence de Nocturne (et en cadeau de la part de Panini, le poster de sa radio du coccyx).

Allez, pour terminer sur autre chose que ma petite vanne mesquine sur notre éditeur bien-aimé (non, j'en fais trop là hein ?), hop, un petit ajout dans le Bêtisier avec la scène #45.

20 janvier 2008

Fréquentation des lieux




Le 02 février 2008, ce blog aura deux ans. Après une période significative d'existence et près de 370 articles et dossiers, il est temps de faire un point complet de la fréquentation.
L'on peut voir quelques données récentes sur le graphique qui illustre ce post. Le dernier point correspond à hier (19 janvier donc) et 362 visites. D'une manière générale, le blog affiche plus de 300 visiteurs uniques par jour. J'insiste sur le terme "unique" car il permet de ne pas compter plusieurs fois les mêmes IP (et même d'éliminer, dans ce cas précis, les moteurs de recherche), ce que ne font pas la plupart des blogs ou sites comptabilisant, de manière très large, leurs "lecteurs". Il ne s'agit donc pas d'un compteur de "clicks" mais bien d'un système ayant pour but de dénombrer réellement (avec sans doute une marge d'erreur) le véritable nombre d'internautes venant traîner leurs guêtres par ici.

Sources de Trafic
Ce sont les moteurs de recherche qui constituent, à eux seuls, le gros des "portes d'entrée" sur ce blog, Google se taillant la part du lion puisqu'il est lié à plus de 50% des arrivées. Les accès directs des habitués comptent, eux, pour presque un tiers. Reste donc ensuite les sites "spécialisés" qui redirigent 17% des visiteurs qui viennent fureter sur Univers Marvel.

Pays d'origine des lecteurs
Sur environ 10200 visites/mois, la France fournit le plus grand bataillon de fans avec 8600 visiteurs. La Belgique se classe bon deuxième avec plus de 740 lecteurs par mois. Les 3ème et 4ème place sont occupées par deux autres pays (partiellement) francophones : le Canada (200/mois) et la Suisse (120/mois). Les Etats-Unis égalent la participation suisse tandis que l'Allemagne (65/mois) ou l'Angleterre (35/mois) sont déjà plus anecdotiques.

Les villes en France
Sur un mois, Paris se situe largement en tête (1479 visites) devant Metz (419), Toulouse (213), Lille (211) ou Lyon (175). Cependant, la plupart des régions semblent représentées, même les DOM-TOM. Seule la Corse semble peu intéressée par les comics (mais c'est pas grave hein, j'veux pas d'ennuis moi ! (je plaisante, évidemment, bien sûr que c'est grave !! Bande de bouseux incultes ! Ah, pour poser des bombes, y'a du monde hein, mais pour lire un truc, même avec des dessins, y'a plus personne !! (ben quoi ? Je peux dire ce que je veux puisque je vous dis que y'a aucun corse qui lit ce blog !! (bon, en fait, évidemment que je plaisante, pffff...oh ! j'habite en Moselle ! Vous êtes déjà venus en Moselle ? Si oui, vous savez que l'on envie la Corse, la Bretagne et, de manière générale, tous les endroits sympas. Les seules fois où l'on est sérieux, c'est quand on critique les parisiens, et encore lol)))).
Au fait, Neuilly-sur-Seine se classant en 9ème position, je passe un petit bonjour spécifique à cette sympathique ville (et bonne chance à David M., lol).

Ce que les gens regardent
Si la page d'accueil (qui regroupe les 10 derniers articles) est forcément la plus fréquentée, c'est la liste complète des Figurines qui se classe en deuxième position dans les pages les plus visitées, suivie par le Guide de lecture, la Checklist Civil War (ouf, me suis tellement pris la tête avec ça que j'aurais été plus que déçu de constater qu'elle n'était pas consultée !) et le Bêtisier ! Les costumes de Spidey et les Combats d'anthologie figurent également parmi les dossiers favoris.

Les mots clés
Bof, pas de surprise, "comics marvel", "figurines marvel", "marvel" tout court et autres variations sur le même thème. Même pas un "bukkake", histoire de rigoler, alors que pourtant, l'un des articles du blog comprend ce mot très...spécifique. ;o)

Bon, voilà pas mal de chiffres et de stats pour, au final, en revenir à l'essentiel : une passion.
Car finalement, je peux bien l'avouer, si je n'étais lu par personne, je crois que je n'en continuerais pas moins d'écrire. C'est une sorte de vieille habitude, même si le noir artificiel du traitement de texte a remplacé l'encre des pages, mes doigts n'en restent pas moins d'éternels bavards. J'essaie, dans ce cadre particulier qu'est le marvelverse, de respecter les auteurs, de mettre le doigt sur les insuffisances de ceux qui les adaptent, de vous faire partager mes moments d'émotion ou de colère, de vous informer, de vous faire rire même...j'essaie tout bonnement de faire de cet endroit un refuge pour ce que j'aurais aimé lire ailleurs, dans des publications professionnelles qui, parfois, manquent d'âme voire de sérieux.
Par contre, là où les stats (et certains contacts réels) me laissent rêveur, c'est lorsque je constate que grâce à ce blog, que j'ai voulu à la fois rigoureux et facile d'accès, j'en viens à tisser des liens avec de parfaits inconnus résidant partout dans le monde. C'est ma toile à moi. Mon côté arachnéen. ;o)
Bref, allons-nous faire encore un bout de chemin ensemble ?
Ma foi, c'est bien possible.
Parce que l'aventure Marvel continue. Parce que j'ai sans doute un peu besoin de cette fenêtre récréative qu'est ce blog. Et parce que, peut-être, ami lecteur, demain, toi aussi, tu seras là.

Spider-Man Fairy Tales

Oublions l'espace d'un instant les sorties du mois pour jeter un oeil sur une curiosité (en VO) rééditée en TPB le mois dernier : Spider-Man Fairy Tales. Une plongée marvellienne au coeur des contes et légendes du monde entier.

Spider-Man, c'est un concept qui fonctionne. Il fonctionne d'ailleurs tellement bien que Marvel l'a déjà décliné en manga ou dans une version indienne. Cette fois, c'est aux vieux contes de notre enfance que la Maison des Idées s'attaque, avec quatre épisodes fort différents, reprenant chacun un mythe connu (ou pas) à la sauce arachnéenne.
Le premier essai revisite Le petit chaperon rouge avec des graphismes très stylisés (mais assez jolis) et une Gwen jouant de nouveau le rôle de la victime. On ne le dira jamais assez aux petites filles : les bois sont dangereux ! Mais bon, il faut dire que la vieille tante May n'a rien trouvé de mieux que d'aller vivre au milieu de la forêt... ah, elle nous aura vraiment tout fait subir celle-là ! ;o)
La deuxième histoire traite d'un conte africain et met en scène le premier Spider-Man, aux prises avec des élémentaux, le tout dans une très belle ambiance visuelle signée Nico Henrichon. Le troisième épisode est une variation nippone sur les origines du Tisseur avec, pour cadre principal, une légende faisant la part belle aux fantômes et à un esprit plutôt "mordant".
Enfin, tout cela se conclut par une sorte de Cendrillon inversé, avec un mystérieux chevalier séduisant la princesse Gwendolyn et devant s'éclipser avant minuit, en évitant si possible les gardes de la Goblin Brigade. Ambiance médiévale originale mais dessins, ici, parfois un peu pauvres (les visages notamment semblent avoir été dessinés dans les années 60).

L'auteur, C.B. Cebulski, a donc puisé dans les légendes de trois continents pour nous livrer ces fairy tales. Même si le concept peut paraître enfantin, il faut avouer que ce n'est pas désagréable du tout à lire. De plus, les dessinateurs alternant à chaque épisode, tout le monde devrait trouver au moins quelques planches à son goût.
Pour moins de 8 €, port compris, il n'y a pas de quoi se priver de cette petite récréation. Et si vous avez des enfants en bas âge, vous pourrez même les endormir avec un Spider-Man contre le Grand Méchant Loup, histoire de préparer le terrain pour les comics plus classiques auxquels vous ne manquerez pas de les initier plus tard. ;o)

ps : ajout de la scène #44 dans le bêtisier.

18 janvier 2008

La haine pour compagne

Frank Castle revient dans le Marvel Icons Hors Série #12, débarqué ce matin dans nos kiosques, avec la suite de sa nouvelle série, Punisher War Journal. Gare aux balles perdues !

Alors que le SHIELD tente de mettre la main sur le Punisher, ce dernier apprend la mort de Captain America, tous les écrans de Times Square retransmettant l'agonie du héros sur les marches du tribunal où il se rendait. C'est un coup dur pour Frank. Un de plus dans cette longue litanie sanglante qu'est devenue sa vie. Alors quand il voit le Maître de la Haine, chef d'une milice nazie qui sévit le long de la frontière mexicaine, porter un uniforme semblable à celui de Cap, le Punisher voit rouge.
Et si, comme le dit Clarke, la lumière ne faisait qu'éclairer ce qui est dans l'ombre ? Et si les monstres étaient déjà en nous ?

Il faut bien l'avouer, je n'avais guère été emballé par les premiers épisodes (cf Marvel Icons HS #11) de cette série censée être plus ancrée dans la continuité que celle de Ennis (paraissant dans la collection Max, cf notamment cet article). Eh bien, il fallait peut-être laisser un petit temps d'adaptation à Matt Fraction (qui s'occupe du scénario) car cette fois, la magie opère. Même les dessins d'Ariel Olivetti semblent meilleurs, avec des personnages beaucoup moins statiques et surtout de sublimes décors.
Le choix de la milice, composée d'abrutis sectaires, comme adversaire aurait pu vite verser dans le manichéisme le plus caricatural (et d'une certaine façon, sans y plonger complètement, disons que l'on a les pieds qui baignent) mais la psychologie et les actes du Punisher sauvent le tout, le justicier aux méthodes expéditives étant plus que jamais sur le fil du rasoir, entre moments touchants (il risque tout pour que la mémoire de Cap ne soit pas bafouée) et réactions imprévisibles dépassant les limites de la morale.

Six épisodes fort bien écrits et agréables à l'oeil ! 132 planches sur papier glacé pour 5,50 €, voilà qui fait du bien après l'Omnibus et les Deluxe du mois. ;o)
Le prochain Icons HS sera consacré à la nouvelle équipe des New Warriors, le groupe responsable des évènements de Stamford (et indirectement de la guerre civile). Verdict en avril.

ps : ajout du Lézard dans les Figurines Marvel.

17 janvier 2008

De vie à trépas

Johnny Blaze est de retour dans le quatrième tome des 100% Marvel consacrés à Ghost Rider. Deux arcs sont au programme.

Notre joyeux motard tout droit échappé de l'enfer doit faire face au Prince des Ténèbres en personne qui, comme nous l'avions vu dans l'épisode précédent (cf "Cercle Vicieux"), s'est désintégré en 666 morceaux qui ont chacun pris possession d'une personne récemment décédée. Ghost Rider compte bien anéantir ces revenants, malheureusement, à chaque fois qu'il en élimine un, les autres deviennent plus puissants, jusqu'au bouquet final où le dernier "survivant" devrait s'approcher de l'invincibilité. C'est fou comme les gens ont tendance à être encore plus chiants morts que vivants ! ;o)

La première histoire, Hell to Pay (en deux épisodes) commence par un moment assez réussi d'humour noir et possède un graphisme très typé, presque grotesque, qui permet de donner à l'ensemble un goût de folie qui convient bien à la série. On n'échappe malheureusement pas à certains persos dessinés parfois de manière approximative.
Le second arc, The Legend of Sleepy Hollow, Illinois, est estampillé "Casualties of War". Qu'est-ce que les victimes de Civil War viennent faire là-dedans me direz-vous ? Eh bien, tout simplement, Blaze affronte ici Jack O'Lantern, un criminel employé par le SHIELD pendant la guerre civile afin de traquer les rebelles. Notre bonne tête de citrouille s'était faite exploser la trogne par le Punisher mais apparemment, cela ne l'empêche pas d'être de retour !
Les dessins sont ici plus soignés pour ces quatre épisodes.

Toujours Daniel Way au scénario, accompagné, au crayon, par Javier Saltares, Mark Texeira et Richard Corben (qui avait illustré récemment L'antre de l'horreur). Voilà une ambiance démoniaque et horrifique qui change un peu des combats de Masques dans New York. La série commence à prendre ses marques, nous baladant à travers l'Amérique profonde et nous faisant découvrir ses spécialités locales et autres criminels en tout genre.
Sympathique (et bien plus réussi que le précédent tome) même si le personnage principal n'est pas, et de loin, le plus charismatique de l'univers Marvel.

16 janvier 2008

Liens Commerciaux "testés et approuvés"

J'avais annoncé depuis un moment que j'établirais, à l'occasion, une liste de sites commerciaux "testés et approuvés" (pour leur sérieux, leur rapidité, etc.), voilà qui est fait. Attention, il ne s'agit pas d'un accord entre une boutique et moi mais simplement de mon avis, en tant que client.

Herostore : commençons par une boutique locale, Herostore se situe à Thionville et est tenue par Eric, un sympathique passionné de cinéma et de comics, avec qui il est agréable de deviser un peu. Accueil excellent, on se sent "en famille". ;o)
Et si vous ne trouvez pas votre bonheur sur place, il se propose de commander ce dont vous rêvez. Très pratique pour les gens qui n'aiment pas acheter sur le Net ou à l'étranger.
[Edit 19/10/2008 : cette boutique a depuis, malheureusement, fermé ses portes]

Strike Zone : LE site à voir pour les collectionneurs de Heroclix. Enormément de disponibilités, prix à l'unité (intéressants vu le niveau de l'euro) et livraison rapide. J'ai dû passer en tout une dizaine de commandes sur ce site texan, elles sont toutes arrivées à bon port malgré mon choix de colis sans numéro de suivi (le moins cher donc). Ne pas se fier à l'aspect un peu "rustique" du site, c'est du tout bon.
Comics My Way : un site de vente en ligne de comics VO qui offre parfois - même pour des commandes peu importantes - des exemplaires de séries peu connues en cadeau (ce n'est pas systématique non plus hein). Le site ne semble plus poursuivre son activité que par l'intermédiaire de ebay, pourtant, il possédait un domaine indépendant il y a encore peu de temps.

Midtown Comics : autre site sérieux sur lequel l'on peut se fournir en VO. Mieux vaut évidemment privilégier les commandes groupées pour ne pas se ruiner en frais de port.

Ludibay : un site français proposant jeux de plateau ou cartes à collectionner. Frais de port offerts pour toute commande supérieure à 50 € (valable pour la France et la Belgique). Expédition très rapide, bonne communication du responsable.

Amazon : ah ben, ça, vous devez connaître, mais bon, je m'en voudrais de ne pas citer cet excellent site qui, de plus, n'hésite pas à vous renvoyer votre commande quand la poste la perd (c'est très rare ça, je vous assure (pas que la poste perde un truc, que le site vous en renvoie un deuxième)). Et puis, c'est le moment de leur filer un coup de main, injustement attaqués qu'ils sont par le SLF (cf ce post) qui a gagné en première instance (Amazon paie actuellement une amende de 1000 euros par jour pour pouvoir maintenir la livraison gratuite sur les livres).
Cette liste sera mise à jour de temps en temps. N'hésitez pas à poster en commentaire vos bonnes (ou mauvaises) expériences.




Démarches en cas de litige
Puisque j'en viens à conseiller des sites commerciaux, je souhaite également accompagner ma démarche d'une mise en garde et de quelques pistes pouvant aider en cas de conflit (bah oui, tous les sites ne sont pas aussi honnêtes que ceux dont je fais l'éloge plus haut).
Tout d'abord, n'hésitez pas à vous renseigner sur un site peu connu avant de passer une commande. Il est très souvent possible de consulter des avis d'internautes avant de se lancer à l'aveuglette.
Si malgré tout, un problème survient, sachez que dans la plupart des cas, vous arriverez à vous arranger avec une personne de bonne foi. Malheureusement, il n'est pas toujours évident de reconnaître une escroquerie pure et simple d'un site ayant l'apparence de l'honnêteté. Ayant personnellement connu quelques déboires (et contribué à faire fermer le site manga-collection (cf ces commentaires, édifiants, de clients)), je me propose de vous donner quelques conseils (simples, je ne suis pas juriste) en cas de problème.
- Si vous avez la certitude de la mauvaise foi du vendeur, la première chose à faire est de lui envoyer une mise en demeure par lettre recommandée. Cette démarche vise non pas tellement à l'impressionner mais plutôt à établir, par la suite, votre bonne foi devant une juridiction.
- Si rien n'avance et que vous n'obtenez ni remboursement ni votre commande, il convient de faire valoir vos droits devant un tribunal d'instance. Vous devez alors aller chercher un formulaire au tribunal le plus proche (expliquez votre cas à l'accueil, mais en général, il s'agit d'une injonction de payer) et l'envoyer au tribunal dont dépend la société que vous mettez en cause (là, ça se complique un peu, d'autant que les adresses physiques réelles sont parfois difficiles à obtenir, mais même lorsque rien n'apparaît sur le site, il est possible d'enquêter un peu).
- Lors de la constitution de votre dossier, n'hésitez pas à fournir de nombreuses pièces justificatives (factures, extraits de compte, e-mails, copie et récépissé du recommandé, etc.). Si le formulaire type ne vous permet pas d'expliquer dans les détails la complexité de votre cas, vous pouvez joindre un courrier où vous détaillerez précisément vos déboires. N'oubliez pas qu'il s'agit d'un jugement basé sur les éléments que vous fournirez (vous ne serez pas physiquement présent), donc il faut être précis et complet.
- Cette démarche juridique est gratuite, donc il ne faut pas hésiter à y recourir si vous êtes victime d'une arnaque, cependant, n'en abusez pas et veillez à bien rentrer dans le cadre prévu par la loi (une fausse déclaration est passible de poursuites). Attention notamment à ne pas confondre erreur involontaire ou délais de livraison un peu longs avec une véritable volonté de voler le client.
- En plus de cette démarche, si vous pensez pouvoir constituer un dossier solide, dans les cas extrêmes, vous pouvez également porter plainte pour escroquerie (dans les faits, menacer le margoulin avec en main une injonction peut déjà pas mal débloquer la situation).
- Tout agissement crapuleux se doit d'être signalé auprès de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation, et de la Répression des Fraudes), pour vous, ça ne changera pas grand chose, mais c'est un moyen d'éviter que d'autres ne puissent tomber dans le même panneau.

Iron Man remporte le Tournoi des Capes !

La finale du Tournoi des Capes est maintenant terminée. Contre toute attente, c'est Tony Stark, alias Iron Man, qui remporte l'ultime confrontation (18 à 14) face à un Spider-Man qui partait pourtant favori.
Dans le match pour la troisième place, c'est un Wolverine en pleine forme qui vient à bout (13 à 9) d'un Captain America qui s'octroie donc une quatrième place amplement méritée. Pas mal pour un mort ! ;o)

Malgré les retombées négatives de la vision "millarienne" du héros, notre tête de fer garde donc une certaine popularité (au moins chez les lecteurs de ce blog). Il faut dire que les frères Knauf ou même Paul Jenkins ont permis de rétablir un peu la balance en décrivant un Stark plus humain, plus noble, bref, plus fidèle à la psychologie du personnage.
D'ailleurs, même en admettant que ce vieux Tony se découvre subitement l'envie de devenir le dernier des salauds, d'un point de vue narratif, cela serait assez intéressant et ne justifierait donc pas les cris de certains qui rêvent en secret de voir le nouveau directeur du SHIELD rejoindre Steve Rogers six pieds sous terre.

Bah, l'essentiel, après tout, c'est bien que l'on continue de se passionner pour nos héros, même (et surtout) s'ils sont confrontés à des choix parfois douloureux. Car, imaginez un marvelverse sans vengeurs sulfureux, sans super-vilains, sans Tony Stark et sa rigueur, sans Cap et son idéalisme...ce serait bien ennuyeux et l'on suivrait les aventures d'un Peter Parker qui jardine et se demande, car il a un grand sens des responsabilités, si il s'occupe suffisamment de ses poireaux. Parallèlement, l'on pourrait frémir pour un Wolvie parti faire la tournée des maisons de retraites afin de divertir les personnes âgées en leur chantant un peu de country...se trompera-t-il dans les paroles ? Fera-t-il une aussi grande carrière que Dolly Parton ? Le suspens est insoutenable ! Et que dire de Jessica Drew, Emma Frost et Carol Danvers, toutes en col roulé et bas de jogging, militant pour la fin des costumes sexy et pas pratiques au combat ?

Non, heureusement, nous n'en sommes pas encore là et avant que le jardinage ne soit le sujet de la polémique du moment, nous aurons encore d'autres Civil War, d'autres moments d'émotion bien réelle, d'autres partis pris qui divisent mais font aussi l'intérêt des comics que nous lisons. Et tant que cela durera, ce sera surtout nous les grands gagnants. ;o)

Merci à tous de votre participation et bravo Tony !

14 janvier 2008

Deuxième étoile à droite...

Après avoir été annoncé en novembre puis repoussé pour décembre, c'est finalement en janvier que sort l'Omnibus Marvel consacré à la controversée Saga du Clone. Petite plongée au coeur du mythe.

L'histoire
Alors que le Tisseur est infecté par un virus, que sa tante May est (encore) à l'article de la mort et que rien ne va plus avec Mary Jane, un autre Peter Parker débarque dans la vie de Spider-Man. Si ce premier clone, se faisant appeler Ben Reilly, semble amical et résolu à ne pas attirer d'ennuis aux Parker, d'autres surgissent bientôt, tous issus des manipulations génétiques d'un Chacal plus pervers que jamais !
Bientôt, les cartes vont être si brouillées qu'il sera bien difficile pour "les" Peter Parker de définir qui est l'original. Notre vieux Monte-en-l'air vole de drame en drame : accusé de meurtre, faisant face à la mort de sa tante, essayant de comprendre ce que veulent d'étranges êtres, tel Judas Traveller qui semble le considérer comme un sujet d'expérimentation.
Décidément, c'est un sale temps pour les araignées !

L'Omnibus
Ne rêvons pas, même si la bestiole est épaisse, il en faudra deux pour venir à bout de la saga. Et encore, il s'agit ici d'une sélection destinée à couvrir la trame principale, certains épisodes secondaires sont donc absents. Le crossover couvrant les quatre séries de l'époque (Amazing Spider-Man, Spectacular Spider-Man, Web of Spider-Man, Peter Parker : Spider-Man), elles sont donc toutes représentées ici.
Les auteurs sont nombreux, au scénario l'on retrouve, entre autres, Howard Mackie, Terry Kavanagh, J.M. DeMatteis ou encore Tom De Falco. Les dessins, eux, sont l'oeuvre de Sal Buscema, John Romita Jr, Tom Grummett, Steven Butler ou même... Mark Bagley (qui a battu récemment le record de longévité, aux cotés de Bendis, sur Ultimate Spider-Man).

Points forts et petits défauts
Tout d'abord, il faut remettre cette histoire dans son contexte (c'est à dire 1994 et 1995 pour ce premier tome). Les graphismes, notamment la colorisation, ont pris un sérieux coup de vieux en comparaison des standards actuels. Malgré tout, ils ne sont pas vilains pour autant et on éprouve même un certain plaisir à découvrir les traits imparfaits d'un Bagley qui se cherche encore.
La narration, surtout pour les premiers épisodes, est caractéristique de l'époque, avec de nombreux pavés de texte, souvent redondants, décrivant, de manière très emphatique, les affres du héros. On ne peut s'empêcher de songer parfois à Spawn et à son côté verbeux. Cependant, il ne faut pas croire que cette saga du Clone s'avère ennuyeuse, elle parvient même à passionner le lecteur après une longue mise en place. Certains arcs s'offrent même le luxe d'être émouvants et pas uniquement pleurnicheurs. La mort de May Parker (ce n'est pas un spoiler hein, vu qu'elle est toujours là de nos jours...) est notamment très touchante et les dernières paroles de Peter constituent un joli moment de poésie ("Pars. Vole. Deuxième étoile à droite... puis tout droit, jusqu'au matin."). Bon, il faut avoir lu l'un des épisodes précédents pour être vraiment dans l'ambiance, mais la scène est plutôt efficace. Et surtout, qu'il est bon de voir les larmes couler dans un silence absolu après des introspections aussi bavardes !

La Polémique
Pour ceux qui l'ignoreraient encore, les têtes pensantes de Marvel avaient, à l'époque, décidé de remplacer le Parker original (en fait un clone) par le nouveau venu. Cela permettait de faire table rase de près de 20 ans de continuité et d'insuffler au Tisseur une profondeur inégalée (et, accessoirement, de régler le "problème" de son mariage avec MJ). Malheureusement, les lecteurs accueillirent la nouvelle d'une manière plutôt houleuse. Cela peut se comprendre, on leur expliquait, en gros, que depuis 1975 (cf cette Intégrale), ils suivaient les aventures d'un imposteur et que l'on repartait quasiment de zéro. Or, si dans l'univers 616, seulement cinq années s'étaient écoulées, c'est tout bonnement près de vingt ans de production que l'on demandait aux fans de passer à la trappe. Le tollé est si immense que la Maison des Idées fait machine arrière. C'est probablement une deuxième erreur (ou la seule), car si l'idée de départ est discutable, il est inconcevable pour moi que les lecteurs puissent en venir à décider de l'orientation artistique d'une série. Dans une politique éditoriale, c'est tout bonnement ce qu'il y a de plus désastreux : la vue à très court terme.
Comprenons-nous bien, que le lectorat puisse critiquer la forme d'une série ou mettre en cause des auteurs si la qualité n'est pas au rendez-vous, c'est tout à fait normal (et la sanction se ressent d'ailleurs dans les ventes), par contre, que la masse décide du fond de la trame d'une série, c'est épouvantable, car l'on peut alors dire adieu aux prises de risque, à l'originalité et au domaine réservé de l'auteur, responsable qu'il est du processus créatif dont il maîtrise, seul (ou avec les rédacteurs en chef dans ce cas précis), tenants et aboutissants.
Bah ! C'est du passé et le Tisseur est toujours là et bien là, c'est le principal. ;o)

Historique ?
Cet ouvrage est-il indispensable ? En essayant de rester objectif, je suis tenté de répondre "oh, putain, oui !"
D'une part, l'on y découvre tout de même la naissance de Scarlet Spider, un type profondément attachant, d'autant qu'on ne l'a pas ressuscité cent fois lui. On suit également avec intérêt le destin tragique de Kaine. D'autre part, si l'on veut vraiment comprendre la psychologie du Spider-Man actuel (et les innombrables - et presque indécelables pour le profane - clins d'oeil à cette époque dans les arcs récents), il faut en passer par là et imaginer le profond traumatisme qu'ont été les clones pour Peter (et pour l'équipe éditoriale lol). Au point qu'à un moment, Peter ne savait plus s'il était lui-même (bah oui, imaginez un clone qui a vos souvenirs et pense être vous, si vous étiez le clone, vous aussi penseriez être l'original... comment alors faire la différence ?).
Enfin, bien que plus anecdotiques, certaines scènes méritent le détour, comme celle ou un très célèbre ennemi du Tisseur lui sauve la vie et lui fait même du... bouche à bouche ! Collector je vous dis ! ;o)

Conclusion
Voilà un ouvrage qui s'est fait attendre mais vaut le coup. Bon, ce n'est pas donné (65 €), mais vu l'épaisseur, le lecteur n'est pas volé. Un joli moment de nostalgie pour les anciens et une porte d'entrée appréciable pour les nouveaux venus dans l'univers arachnéen. La suite est prévue pour fin 2008, donc, dans la logique paninienne, comprenez début 2009.

ps : petit ajout dans le dossier sur les Costumes de Spidey (entre la version 2099, tout en bas, et la conclusion)

11 janvier 2008

Opération Clandestine

Bien avant Civil War, lorsque Nick Fury dirigeait encore le SHIELD, une opération impliquant plusieurs héros bien connus et visant un pays européen a été montée dans le plus grand secret. Si cela vous avait échappé à l'époque, pas de panique, Secret War (à ne pas confondre avec Secret Wars) débarque en Marvel Deluxe.

De nombreux criminels de second plan utilisent depuis fort longtemps un matériel relativement coûteux sans aucun rapport avec leurs revenus. Si l'on sait que le Bricoleur joue un rôle important en ce qui concerne l'équipement high-tech des super-vilains, le SHIELD vient, lui, de découvrir que le financement provient en fait directement de Latvérie (précisons qu'à l'époque, ce n'est plus Fatalis qui dirige le pays mais Lucia von Bardas).
Le président des Etats-Unis refusant d'engager une action directe contre l'état latvérien, Nick Fury décide d'agir clandestinement et, pour cela, recrute quelques Masques. Spidey, Wolvie, Daredevil, Cap, Luke Cage et la Veuve Noire se retrouvent ainsi impliqués dans une vaste opération, aussi illégale que dangereuse, consistant à renverser un gouvernement officiellement allié.

L'histoire avait déjà été publiée en kiosque dans la collection Marvel Mega (je vous en avais déjà parlé ici il y a maintenant presque... deux ans ! bigre, le temps passe !) mais il faut reconnaître que les somptueuses peintures de Gabriele Dell'Otto méritaient bien une réédition librairie. Quand en plus on lui associe Bendis au scénario, on suppose déjà que la qualité est au rendez-vous. Petit problème, un Deluxe (qui coûte 25 €) contient en général douze épisodes, comment alors remplir le binz avec une saga en seulement cinq chapitres ? Tout d'abord, il existe du matériel additionnel, représentant les dossiers secrets du SHIELD, qui complète l'histoire. On a donc des retranscriptions d'interrogatoires, des fiches (assez nombreuses) sur les personnages, des articles de journaux, des e-mails, le tout sous une forme très informatisée qui convient bien au sujet et renforce l'ambiance "barbouzarde".
Malgré tout, Panini était quand même encore trop juste niveau planches, du coup pour une fois, il y a pas mal de bonus : covers, croquis, synopsis, études sur les nouveaux costumes des persos (trop peu mis en valeur dans l'histoire d'ailleurs), ainsi que diverses infos sur la conception du projet. On a donc vraiment l'impression de faire le tour de la question même si l'histoire en elle-même est vite avalée.

Avec ses personnages de premier plan, une équipe créative talentueuse et une intrigue moderne puisant largement dans l'actualité, Secret War s'affirme très probablement comme l'un des incontournables de ce mois (avec la Saga du Clone dont je vous parlerai plus longuement bientôt). L'investissement reste néanmoins conséquent, surtout pour ceux qui possèdent déjà les épisodes kiosque, mais le graphisme mérite sans nul doute les quelques millimètres glanés en hauteur et largeur.

09 janvier 2008

L'Initiative

L'après Civil War continue à se décliner dans les mensuels Marvel et plus spécifiquement dans le Marvel Heroes de ce mois, une nouvelle revue qui en est déjà à son troisième numéro.

Avengers : The Initiative est vraiment la bonne surprise du moment. Moins attendue que le Mighty Avengers de Bendis, elle est d'aussi bonne qualité voire plus innovante. Dan Slott (scénario) et Stefano Caselli (dessin) ont vraiment réussi leurs premiers pas sur ce titre. Il faut dire que les ingrédients sont habilement dosés : nouveaux persos (assez intéressants, un peu dans le style Runaways), anciens héros de seconde zone (Justice par exemple, que personnellement j'aime beaucoup), vieux de la vieille (Hank Pym) et invités de prestige (le Tisseur et la Chose ce mois-ci) permettent de planter un nouveau décor qui ne rebutera pas les lecteurs fraîchement débarqués dans le marvelverse tout en insérant des références plus "parlantes" pour les vieux fans.
Le côté paranoïaque post-CW est bien sûr conservé avec, dans cet épisode, la présentation d'une nouvelle arme destinée à contrôler les surhumains : la technologie N.I.S.P.
En fait, il s'agit de nanobots inhibiteurs de super-pouvoirs. Ces sympathiques saloperies sont injectés à l'aide d'une munition spéciale à pointe d'adamantium. Coût de la cartouche : un demi-million de dollars. Y'à intérêt à viser juste ! Et c'est notre bon Spidey des familles qui joue le rôle de la proie.

Si le Mighty Avengers de Bendis et Cho se suit avec intérêt (avec ce mois-ci une scène assez drôle entre Tigra et Pym, une Veuve Noire qui monte en puissance et un Sentry particulièrement actif), l'Omega Flight est, en comparaison, un peu en deçà, avec des personnages moins charismatiques et une intrigue qui peine à trouver sa vitesse de croisière.

Pas d'Illuminati pour cette fois (ils reviennent le mois prochain). Ces derniers sont remplacés par une histoire..."gentillette" (je dirais débile si j'étais méchant) des FF tirée du Marvel Holiday Special 2005. Une gaminerie sur le père Noël et l'homme taupe, très mal dessinée, dont on se demande en plus pourquoi elle n'a pas été publiée plutôt en décembre. A force de prendre du retard sur tout, Panini fête Noël en janvier ! ;o)
La seconde histoire courte, plus intéressante celle-là (mais pas très bien dessinée non plus) met en scène Justice et Firestar et revient sur la complexité de leur relation sentimentale. Bon, pas indispensable mais, au moins, il y a un rapport lointain avec l'Initiative.

Le courrier des lecteurs (ce truc est une telle arnaque que ça finit par me fasciner, quand je crois que le pire est passé, Panini parvient à repousser encore les limites) est un des plus navrants que j'ai pu lire (et pourtant, y'a du choix hein). La première lettre est une question quant à l'éventualité d'un nouveau mensuel axé "heroes" (quel intérêt de publier ça ? on la connaît la réponse puisqu'on l'a entre les mains le nouveau mensuel...c'est comme la pub pour la TNT sur la TNT ça, jamais pigé l'intérêt...) et la deuxième est en grande partie consacrée...aux héros DC (dans une revue Marvel, c'est vraiment un choix très habile).

Bref, les deux séries vedettes méritent amplement le détour et retrouvent même un brin d'humour fort bienvenu dans un marvelverse devenu plus sombre depuis quelques temps (entre les héros emprisonnés et la mort de Cap, l'ambiance n'était pas à la franche rigolade).

ps : petite info de dernière minute : l'Omnibus Saga du Clone et le Deluxe Secret War sont enfin disponibles (en commande sur Amazon, pas vus en librairie par contre encore).

pps : j'ai oublié de vous signaler deux petites choses. D'une part l'ami Ber passe modérateur sur Agape (et essaiera de vous proposer de petits trucs sympas dans la lignée du tournoi des Capes), d'autre part, je voulais signaler l'interview de Wetta (sur ce forum et ce blog) réalisée par l'ami Biaze qui pourrait bien, à l'avenir, devenir le premier chroniqueur officiel du blog (chargé, entre autres, d'aller farfouiller dans les festivals). Je tiens d'ailleurs à le remercier de sa proposition d'ajouter cet entretien à ceux que j'ai déjà réalisés (dans la rubrique dédiée) mais, le texte étant déjà posté dans un autre lieu, je préfère ne pas faire doublon et citer la source.

Civil War en DVD

Pour ceux qui ne sont pas rebutés par le fait de ne pas avoir de papier sous les doigts ou de ne pas pouvoir humer l'odeur de l'encre, signalons la sortie de l'intégrale de Civil War en DVD-Rom.

Cette initiative risque de vous faire gagner de la place sur vos bibliothèques puisque ce DVD, édité par Graphics Imaging Technology, regroupe la totalité de la saga Civil War, tie-ins compris, plus les prologues et épilogues, soit au total 199 épisodes ! En sachant que, personnellement, j'en suis arrivé à 135 épisodes VF répertoriés (cf la checklist du blog), l'éditeur doit être assez large au niveau des épilogues. Sans doute certaines sagas, qualifiées de spin-offs, sont-elles présentes, comme par exemple le mariage de Black Panther et Tornade (publié dans les X-Men Extra #61 et #62 en VF).
Voilà en tout cas une galette bien remplie.

Niveau prix, c'est très variable, de 35 $ sur certains sites à seulement 20 $ sur Tales of Wonder.com (site non testé) ou 29 $ sur Midtown Comics (site testé personnellement, délai de livraison et emballage corrects).

Un produit intéressant dont le prix est dérisoire en comparaison du nombre de planches scannées. L'idéal pour les lecteurs qui voudraient ne rien rater de l'évènement 2007 sans pour autant se ruiner.

07 janvier 2008

Marvel Comics Guide to New York City

Je viens enfin de recevoir le Marvel Comics Guide to New York City, dont je vous avais déjà parlé en prévoyant même de le chroniquer en décembre. Mieux vaut tard que jamais ! Et puis pour une fois, Panini n'a rien à voir dans ce retard. ;o)

Alors, comment se présente la bestiole ? Il s'agit d'un petit guide (15 x 18 cm), assez épais (236 pages) et bénéficiant d'une couverture souple, en couleur, avec même le "Marvel" en relief. Petit, pratique, plutôt joli extérieurement, voilà qui augure du meilleur, d'autant que l'investissement est minime (9,35 €).

Malheureusement, l'on déchante vite en parcourant l'intérieur. Les photos sont peu nombreuses, très petites (aucune pleine page, certaines occupent difficilement 1/6 d'une page) et en noir & blanc. Bizarrement pour un ouvrage censé être un guide, il y a même plus d'illustrations tirées de comics que de vues de la ville. Mince alors.
Prenons un exemple concret avec le Baxter Building. Ce dernier n'existe pas vraiment mais il est censé être situé à un endroit bien précis, entre Grand Central (la gare) et la NY Public Library, sur la 5ème avenue. Du coup, on aimerait jeter un oeil aux alentours, eh bien que nenni, malgré les sept pages consacrées à l'immeuble imaginaire, aucune prise de vue des environs ne vient enrichir l'article. De la même façon si vous comptiez admirer le Madison Square Garden, le Rockfeller Center ou L'université de Columbia, il faudra vous contenter du Net, Peter Sanderson n'ayant pas, apparemment, estimé utile de compléter ses articles par un visuel des lieux. Même Harlem est illustré par... une cover de la série Captain America !

Heureusement, les articles sont, eux, plutôt réussis. On apprend, relativement succinctement tout de même, l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur un lieu précis (situation dans NY, date de construction, fonction, etc.) avant qu'il ne soit ensuite éclairé par son utilisation faite dans l'univers Marvel. Par exemple, l'on nous détaille l'historique de l'Empire State Building, ce qu'il représente, à quoi il sert (on apprend notamment qu'il accueille l'essentiel des installations de retransmissions radio et télé de tous les media de NY) puis l'on nous décrit, dates et séries à la clé, quels sont les personnages Marvel qui ont déjà tâté du vilain dans ce lieu prestigieux.
Le tout est classé par "quartiers" (Lower Manhattan, Hell's Kitchen, Upper East Side...) et est complété par "The Spider-Man Tour", une sorte de récapitulatif (vierge de toute photo) des endroits particulièrement importants dans la vie du Tisseur (avec d'ailleurs une distinction bienvenue entre comics et films).
Hélas, il faut encore noter un défaut majeur, l'absence d'un index qui aurait pourtant été bien pratique dans un tel livre.
Pire encore, aucun plan global ne vient situer les différents lieux ou zones. Sans aller jusqu'à la carte présente dans l'encyclopédie Marvel consacrée à Spidey, on aurait apprécié un petit quelque chose, cela paraît même une évidence pour un "guide".

Le concept était alléchant mais il est donc gâché par une réalisation bâclée et la cruelle absence de vues des hauts lieux de New York. L'ambiance s'en ressent fortement, on a plus l'impression de lire un journal que de parcourir un guide censé retranscrire un minimum l'ambiance des rues de la ville "qui ne dort jamais".
Décevant mais pas cher.

ps : ah oui, évidemment c'est en anglais, donc si cela vous rebute, inutile d'espérer vous consoler avec les images !

05 janvier 2008

Le meilleur d'entre nous

Le titre de cet article, dans notre univers, désignait un certain Alain J. de Bordeaux, dans l'univers 616, il s'agit tout simplement de Captain America, décédé récemment, mais dont la série continue dans le Marvel Icons #33.

Une série qui continue à se vendre malgré l'absence de son héros principal, voilà qui est quand même rare. C'est le cas de Captain America. Il faut avouer que c'est très bien écrit par un Ed Brubaker qui s'intéresse au sort des proches de Rogers. Sharon Carter tout d'abord, hantée par le rôle qu'elle a joué dans la mort de Cap, le Faucon également, aujourd'hui légalement enregistré et protecteur de Harlem. Enfin Bucky, évidemment, lui plus que tout autre est traumatisé par la perte de son compagnon d'armes. Et puis tous les autres, car finalement, quel que soit le camp, peu de héros restent insensibles à la perte de celui qu'ils considéraient comme un modèle, mieux encore, un symbole.
Quant aux tensions entre les deux camps, elles restent vives malgré la fin officielle de la guerre civile.

L'on continue de voir comment l'homme le plus détesté du moment (bien à tort d'ailleurs) s'en sort comme directeur du SHIELD. L'on-going Iron Man a toujours plus ou moins flirté avec la politique (l'ami Stark était bien ministre de la défense pendant un temps), les frères Knauf continuent sur cette voie avec les implications des recherches sur Extremis ou encore la lutte anti-terroriste qui conduit Tony et ses hommes jusqu'en Mongolie.

Les Fantastic Four se taillent la part du lion dans ce mensuel avec l'épisode du mois de leur série régulière plus un one-shot sans trop d'intérêt. Toujours autant de mal pour ma part à me faire à la présence de l'irritant Black Panther dans le groupe. Sinon, notons que l'on retrouve Gravity, un héros que l'on avait découvert dans l'arc Beyond, sorte de séquelle de Secret Wars.

Un numéro qui vaut surtout le détour pour Captain America et Iron Man, des séries bénéficiant de somptueux graphismes signés Steve Epting, Mike Perkins (avec l'excellent D'Armata à la colorisation) et Roberto de la Torre (accompagné par Dean White, qui n'est pas un manchot non plus). En comparaison, les FF conservent un ton plus enfantin, que ce soit dans le scénario ou les dessins.
Et pour ce qui est des Vengeurs, on les retrouve dès le mois prochain en compagnie d'Elektra.

ps : ajout d'une nouvelle confrontation (et pas des moindres !) dans les Combats d'Anthologie.