10 janvier 2009

Astonishing X-Men bascule du côté obscur

X-force se reforme dans l'Astonishing X-Men #44 de ce mois. Une double ration de X-Factor et un épisode d'Exilés complètent l'affiche de la revue mutante.

Cyclope a reformé X-Force. L'équipe est composée de tueurs qui ont déjà eu du sang sur les mains. Ils iront là où les X-Men ne seraient jamais allés, emploieront des méthodes radicales et seront sans pitié. Et pour affronter les Purificateurs et leur fanatisme, il fallait au moins ça... Ce sont Wolverine, Warpath, X-23 et Wolfsbane (Félina en VF) qui ont été recrutés par un Scott Summers enfin débarrassé de ses complexes et de l'ombre encombrante du professeur Xavier. Les élégants costumes sombres du groupe donnent le ton : on discutera morale quand les cadavres seront froids !
Christopher Yost & Craig Kyle, déjà auteurs des mini-séries consacrées à X-23, se chargent de la partie scénario. Clayton Crain (Ghost Rider, Sensationnal Spider-Man) assure, lui, le graphisme. Le tout est léché, violent et ramène sur le devant de la scène un vieil ennemi.

Le plat de résistance est constitué par deux épisodes de l'excellente série X-Factor de Peter David. Les dessins sont l'oeuvre de Pablo Raimondi et Valentine De Landro. Pour l'anecdote, les covers sont réalisées par Glenn Fabry (Neverwhere, covers de Preacher, bars de Lille).
L'équipe part en vrille depuis un petit moment déjà, les évènements de Messiah Complex n'ayant rien arrangé. Cyrène connaît des déboires sur le plan personnel, tout comme Rictor qui est au fond du gouffre, Félina quitte l'équipe, Guido a accepté un boulot officiel et, bien sûr, Layla est toujours prisonnière d'un camp de concentration pour mutants situé dans le futur. Madrox se débat au milieu de la tempête, avec sa maladresse habituelle au niveau des relations amoureuses, et va même être obligé d'affronter le célèbre et facétieux Arcade. Avec lui, sensations garanties.
Le run de Peter David restera en tout cas dans les mémoires, ses deux séries (Madrox devenue X-Factor) étant d'une grande qualité et parfaitement intégrées aux évènements actuels. L'équilibre entre humour et aspect dramatique est fort bien dosé, les personnages très bien écrits (et profondément attachants, même s'ils sont loin d'être les plus populaires du vaste Marvelverse) et les intrigues restent agréables à suivre. Une réussite sur toute la ligne. Et sans Wolvie qui exceptionnellement n'a pas pu intégrer cette équipe malgré son droit de cuissage. ;o)

On termine avec les Exilés, à l'intérêt bien moindre, surtout après les poids lourds évoqués ci-dessus. Le courtier a cette fois réunis un tas de...Wolverine (tiens, quand on parle du griffu !) issus de réalités différentes. Tony Bedard et Paul Pelletier vont avoir du mal à rendre cette énième mission de sauvetage palpitante, d'autant que les dessins du second manquent un peu de charme.

Les mutants débutent bien l'année avec de l'action, quelques larmes et de petits sourires en coin. Mention spéciale pour Monet dont le cynisme et le côté rentre-dedans sont un pur bonheur. Si un jour elle fait équipe avec Emma Frost, je crois qu'aucun mâle ne résistera à ces deux là. ;o)

ps : je plaisante évidemment pour Fabry et son supposé penchant pour les bars, je ne l'ai croisé dans aucun. ;o)