01 janvier 2009

Happy New Year !

Si tout va bien, ce message devrait s’afficher automatiquement ce soir à minuit et vous souhaiter ainsi une bonne et heureuse année 2009 tandis que je serai en train de fêter la nouvelle année dans la « vraie vie », une coupe de champagne (ou plus probablement un verre de whisky) à la main. On ne va tout de même pas se laisser dicter quoi boire par une putain de journée, fut-ce-t-elle la dernière de l’année.

Normalement, je ne devrais pas parler d’alcool, c’est mauvais pour la santé. Tout comme le sel, le sucre et les graisses. Pour bien faire, il faudrait se mettre à l’eau plate et aux légumes, ce qui est définitivement plus sain mais sacrément peu bandant. Heureusement, s’il est un domaine dans lequel les excès sont encore possibles, c’est bien celui des comics. Certains sont bien gras (bah, vous avez déjà vu un Omnibus ?), d’autres piquants et pimentés, beaucoup ont le goût des meilleures friandises et coulent sous nos yeux comme le miel sous la langue. Et la consommation de planches, si elle est certes chronophage, ne risque pas d’avoir beaucoup d’effets secondaires désagréables. Bon, je ne nie pas qu’il est possible que vous vous mettiez à collectionner des figurines de types bizarres, il se peut même que vous en veniez à vous confectionner votre propre costume un jour. Vous maudirez parfois des auteurs parce qu’ils annulent des mariages ou tuent des persos, vous soutiendrez lors des dîners en ville que « non les adaptations ciné n’ont rien à voir avec les comics actuels », il est même possible que vous en veniez à traîner dans les festivals dans l’espoir d’y rencontrer vos auteurs favoris et les gens de votre espèce.

Mais globalement, tout cela n’est pas bien méchant.
Parce que l’art peut énerver, réjouir, choquer, agrandir les horizons ou simplement divertir, mais il ne tue pas, même lorsqu’il est excessif. C’est d’ailleurs l’un des rares domaines où l’on peut laisser libre cours à sa rage ou à ses plus délirants fantasmes sans finir en prison ou à l’hosto. Et certains auteurs économisent même des frais de psy grâce aux comics. Ah, j’avais dis que je ne parlerais plus de Moore, mince. ;o)
Les comics seront en 2009 ce qu’ils ont été en 2008. Une manière de magnifier ce qu’il y a de plus beau dans la réalité, une manière d’en dénoncer les travers, une manière de supporter les légumes et de diminuer l’alcool. Une façon de s’enivrer tout en évitant la gueule de bois du lendemain, c’est plutôt malin non ? C’est en tout cas ce que auteurs et lecteurs ont trouvé pour se retrouver au sein de ce lieu magique qu’est le Livre. Le Papier ressemble beaucoup à l’Homme, il en a la fragilité mais aussi parfois la force. Il peut se déchirer mais aussi faire plier. Voilà peut-être pourquoi nous l’aimons tant et pourquoi nous continuerons encore longtemps à vénérer les pages, l’encre et les contes qu’ils véhiculent…

Je vous souhaite la plus complète des réussites pour vos projets ainsi que de bons moments de lecture. Bonne année 2009 à tous.