24 janvier 2009

Spider-Man and his Amazing Friends

Final de la saga Mort d'un Bouffon et début d'un nouvel arc sont au menu du Ultimate Spider-Man #62 sorti hier en kiosque.

Nous découvrons ce mois-ci la conclusion de Death of a Goblin qui se termine par... une mort, évidemment. Vu le titre, pas grand risque de vous gâcher la surprise. Brian Michael Bendis supprime donc encore une fois l'un de ses personnages. Certains s'en plaignent, un certain Christian G. en premier, mais c'est pourtant une bonne chose que tout ne soit pas figé dans le marbre, surtout dans l'univers Ultimate. Rappelons qu'à l'époque, ce dernier avait été créé pour permettre à de nouveaux lecteurs de s'embarquer sur des séries Marvel en étant débarrassés de la pesante continuité de la terre 616. Quelques années après, l'idée a montré ses limites puisque, bien évidemment, l'univers Ultimate a généré sa propre complexité. Son seul intérêt réside donc dans le fait que les auteurs sont censés pouvoir y faire ce qu'il serait impossible d'imaginer dans le 616 classique. On nous promet d'ailleurs de gros changements à venir avec le crossover Ultimatum, souhaitons qu'ils soient réels et un peu plus conséquents que ceux du décevant Ultimate Power.

Si le premier épisode est centré essentiellement sur l'action, avec gros bras du SHIELD et Bouffons déchaînés, le second est beaucoup plus calme. Spider-Man and his Amazing Friends s'attache plus au côté "parker" du héros et de nombreux invités sont présents : Kitty Pryde, la Torche des Fantastic Four, Iceberg des X-Men, tout ce petit groupe rassemblé autour du lycée de Peter rend d'ailleurs ce dernier très nerveux (il a peur que les quelques personnes qui ne connaissent pas encore son identité secrète l'apprennent !). L'auteur développe également un peu le personnage de Kenny "Kong" McFarlane, l'un des rares de la bande à n'avoir pas de pouvoirs.
Sentiments et vie quotidienne prennent donc le pas sur l'action, ce qui permet une pause agréable entre deux vilains à corriger. L'on a tout de même droit à une petite révélation finale qui change la donne pour l'un des élèves de Midtown High School.
Stuart Immonen, très à l'aise dans les scènes d'action ou avec les décors, a plus de mal avec les visages, notamment celui de la pauvre MJ qui était tout de même plus séduisante sous le crayon de Bagley. Snif.

La troisième de couverture contient des extraits d'un entretien avec Bendis. Le scénariste nous confie que USM sera maintenant mieux intégré au reste de l'univers Ultimate et que l'on sentira plus dorénavant, dans la série, les contrecoups des grands évènements. Il affirme notamment que le fameux Ultimatum devrait avoir un certain impact sur la vie du Tisseur et celle de ses connaissances. Peter devrait également bientôt avoir une "bande" car, comme le dit Bendis, "même le plus nul des nuls finit par avoir sa bande de copains". Voilà une orientation un peu différente du Parker classique qui, à quinze ans, était plutôt solitaire et très loin d'être un fêtard (sans son costume, Parker est tout de même un type aussi chiant qu'un gnou dépressif, le gnou n'ayant déjà pas, même lorsqu'il est joyeux, une vie sociale des plus trépidantes).
Bref, du changement et du spectaculaire semblent à l'ordre du jour, l'on ne demande pas mieux.

Du bon Spider-Man, toujours très agréable à lire.