14 avril 2009

Foolkiller : Au paradis des fous

Un nouveau personnage ultra-violent débarque dans la collection Max. Il a pour nom Foolkiller.

McBride imaginait qu'il avait une jolie carrière devant lui en tant qu'homme de main. Mais lorsque l'on joue les encaisseurs pour le compte d'un bookmaker en ligne, il y a parfois des tentations auxquelles l'on ne peut résister, comme d'empocher une partie de l'argent que l'on est censé récupérer. Très vite les anciens collègues de McBride le traquent et lui font comprendre ce qu'il en coûte d'arnaquer un arnaqueur. Sa femme et l'une de ses filles sont exécutées, lui est torturé et il a maintenant un mois pour rembourser sa dette s'il ne veut pas que sa fille aînée soit abattue également.
Le seul espoir pour l'ancien encaisseur vient d'un tueur fou, un justicier qui se ballade avec une épée et un molosse. Lui seul est de taille pour affronter les pires tueurs. Le seul problème : ce Zorro urbain est complètement taré.

Voilà une série très noire, en cinq parties, signée Gregg Hurwitz. Ce scénariste est également romancier et c'est notamment lui qui reprendra la suite de l'on-going Punisher après la fin du run de Ennis. Seulement là où Ennis tempère son côté trash et violent par un humour décalé et acide, Hurwitz, lui, reste résolument dans l'horreur et le premier degré.
Et l'on assiste à une vraie boucherie. Membres coupés, doigts passés au broyeur, visages déchiquetés, viols, meurtres d'enfants, le tout avec de grosses giclées de sang qui éclaboussent tout, bref, on ne fait pas dans la dentelle et c'est finalement un sentiment de malaise qui prédomine, d'autant que l'histoire en elle-même n'a rien de bien originale et est même parfois quelque peu confuse.

Au niveau des dessins, Lan Medina fait ce qu'il peut et nous montre toute une galerie de gros durs entre deux séances de découpage. Les réflexions des personnages principaux, présentées sous la forme de petits pavés de texte, viennent alourdir souvent inutilement l'ensemble sans pour cela les rendre plus consistants. Au final, le Punisher ou Moon Knight passeraient presque pour des séries soft en comparaison de ce Foolkiller. Malheureusement, si ce dernier dépasse en violence les titres cités, il est loin de les égaler en matière d'intérêt.
Les personnages restent finalement bien fades et le fait de les recouvrir de litres d'hémoglobine ne les rend pas plus épicés pour autant.

Un polar plutôt ennuyeux malgré une surenchère dans le massacre et le démembrement. Une nouveauté Marvel plutôt décevante donc, sauf peut-être pour les amateurs de puzzles humains. ;o)
Sortie le 15 avril.