04 mars 2010

Green Lantern : The Sinestro Corps War

Suite de la "mise à niveau" en ce qui concerne la mythologie Green Lantern avec The Sinestro Corps War, une saga épique faisant office de prélude à l'évènement Blackest Night.

Sinestro fut l'un des meilleurs éléments du Green Lantern Corps. Cependant, après la découverte d'agissements peu en phase avec la philosophie des Gardiens, il est banni et envoyé dans un univers d'antimatière. Aidé par les habitants de Qward, Sinestro va alors fonder son propre Corps et forger des anneaux basés sur la puissance de la Peur, symbolisée par la couleur jaune.
Aujourd'hui, après avoir recruté de nombreux guerriers, Sinestro peut enfin passer à l'offensive. Oa, la planète d'origine des Gardiens, est visée, ainsi que Mogo, la planète vivante sans qui les anneaux des Lanterns ne peuvent plus trouver de nouveaux propriétaires. Le combat fait rage, bientôt, la peur commence à s'instiller partout dans l'univers et le coeur de ses habitants.
Pourtant, le véritable but de Sinestro et du puissant Anti-Monitor n'est pas Oa mais la Terre, centre du Multivers. Alors que les Gardiens modifient le Livre d'Oa afin d'autoriser les Lanterns à utiliser la force létale, une ancienne prophétie semble sur le point de s'accomplir. Un affrontement gigantesque entre les différentes forces émotionnelles de l'univers pourrait bientôt aboutir à la fin de toute forme de vie, plongeant le cosmos dans une nuit noire et éternelle...

Après Green Lantern Corps : Recharge, nous enchaînons donc avec la saga The Sinestro Corps War, disponible en version originale sous forme de TPB. Ceux-ci contiennent les épisodes Green Lantern #21 à #25, Green Lantern Corps #14 à #19 ainsi que le Green Lantern : Sinestro Corps Special. Pour ce qui est du scénario, l'on retrouve Geoff Johns, Dave Gibbons et Peter J. Tomasi. Les dessins sont l'oeuvre de Ethan Van Sciver, Ivan Reis, Patrick Gleason, Angel Unzeta, Pascal Alixe, Dustin Nguyen et Jamal Igle.
Ce crossover est important à plus d'un titre. Tout d'abord, cela permet aux auteurs d'introduire le fameux concept de spectre émotionnel. En gros il s'agit de forces liées à des émotions primaires que divers groupes peuvent utiliser grâce à des anneaux leur permettant de concentrer cette puissance. Par exemple, les Green Lanterns, qui sont au centre du spectre, tirent leurs capacités de la Volonté, une émotion symbolisée par la couleur verte. Plus l'on s'éloigne de ce centre, moins l'utilisateur d'un anneau aura de contrôle sur lui, comme par exemple pour les extrémités que sont la Rage (rouge) et l'Amour (violet). L'on apprend également l'existence d'une prophétie, appelée Blackest Night, on découvre les premiers disciples de l'Espoir (bleu) et l'on aperçoit même une image fugitive présentant une étrange et inquiétante lanterne noire.
Autrement dit, voilà un récit qui semble indispensable si l'on veut suivre par la suite Blackest Night, le gros event DC actuel.

Au-delà de l'aspect purement pratique, car riche en informations, la saga se suit avec intérêt à condition, bien entendu, d'apprécier les gros trips cosmiques. Johns et ses collègues ont bâti une énorme superproduction, avec un tas de personnages (et de morts !), de nombreux combats et des effets de lumière souvent fort beaux (l'avantage de se battre à coups d'énergie lumineuse, ça en jette un peu plus qu'un lance-pierre). L'action n'empêche pas une certaine profondeur et une dimension métaphysique intéressante, le spectre émotionnel et les différents Corps étant un peu à la série Green Lantern ce que la Force et les Jedi furent à Star Wars.
Dans les qualités propres à ces épisodes, l'on peut notamment citer la facilité avec laquelle l'on parvient à suivre les évènements et à bien cerner les différents protagonistes. Ce n'était tout de même pas gagné d'avance. Et enfin, l'on peut noter également quelques petits traits d'humour sympathiques. Attention, ce n'est pas Benny Hill hein, on est d'accord, mais l'incompréhension de certaines races extraterrestres devant l'insubordination et l'ironie typiquement terriennes génère parfois des répliques plutôt amusantes.
Bref, voilà une histoire importante pour la suite et bien écrite.
Le deuxième volume contient en plus un entretien entre les éditeurs et auteurs, avec anecdotes à la clé.

Pour être encore plus complet, l'on peut également se procurer un troisième TPB, intitulé Tales of the Sinestro Corps. Il n'est pas indispensable pour comprendre l'histoire mais propose des épisodes qui viennent enrichir des parties sur lesquelles l'on est passé un peu vite précédemment. Et surtout, ce volume contient Green Lantern/Sinestro Corps : Secret Files #1, qui est en fait une sorte de mini-encyclopédie. Au menu : des fiches de persos (très nombreux Lanterns et membres du Sinestro Corps) et des explications, assez limpides, sur les Gardiens, les entités comme Ion et Parallax, les anneaux et leur fonctionnement, Oa, les Star Sapphires, bref, une base de données fort utile et à laquelle vous pourrez vous référer par la suite en cas de besoin.
Dernière petite précision, ces recueils sont disponibles en deux versions, avec cover souple ou cartonnée. Personnellement, j'ai opté pour le choix le plus économique, mais c'est à vous de voir.

Du très bon cosmique, dépaysant et très agréable à lire.



Pendant ce temps là, ailleurs sur la toile...

Inauguration d'une nouvelle mini-rubrique, à la parution très irrégulière, dans laquelle je donnerai de temps en temps des liens vers des articles ou dossiers. Alors pourquoi ne pas juste mettre des liens sur le côté ? Ben déjà parce que bien souvent, on ne les regarde pas, et ensuite parce qu'il me paraît plus agréable pour le lecteur de présenter un peu ce que l'on conseille. Et puis cela permet d'ajouter des choses un peu insolites, vous allez voir. ;o)

On commence tout de suite avec le blog de l'ami Yannzed et un sujet sur Etoile du Chagrin, une série que je ne connaissais pas du tout mais qui a l'air originale et intéressante. Le début est dispo en .pdf, n'hésitez pas à aller jeter un oeil.
On poursuit avec un dossier John Byrne sur Watchtower. Personnellement je connais assez mal les sagas plutôt anciennes, du coup je me suis plongé avec plaisir dans cette revue de runs mythiques ou plus anecdotiques.
Je vais également vous conseiller Culture en Pagaille, un blog où j'ai découvert récemment qu'un livre sur Jerry Seinfeld venait de sortir en VF, et donc forcément, boum, j'ai dû le commander... mais vous verrez que Geoffrey traite d'autres domaines, notamment les comics ou les séries TV. Le tout fort bien illustré.

Et je termine avec une anecdote incroyable sur les deux compères d'Arkham Comics, LA boutique où il faut aller si vous êtes sur Paris. Parce que oui, ce sont des commerçants et il faut bien qu'ils gagnent leur vie, mais ce sont aussi des passionnés et des puits de science en ce qui concerne les comics. Et des gens très sympathiques. Mais passons à l'essentiel avant d'être submergés par l'émotion. Figurez-vous que Philippe et Philippe existent dans l'univers Marvel ! Ils ont joué les figurants dans le run de Bendis et Maleev sur Daredevil. La preuve ici. Alors maintenant, quand vous irez leur rendre visite, vous pourrez leur demander plein de trucs, du genre "eh il est vraiment sympa Matt Murdock ?" ou "il fait pas un peu plus petit en vrai Bullseye ?" ou encore "il a beaucoup saigné quand Daredevil l'a défoncé ? Vous avez gardé du sang dans un bocal ? Je peux le boire s'il te plait ?"

C'est tout pour aujourd'hui.
Bonne journée et soyez hydrobloquants. ;o)