29 mars 2010

Marvel Zombies : Les Fils de Minuit

La nouvelle mini-série consacrée aux Marvel Zombies met en scène les Midnight Sons. Cette technique du Mal par le Mal s'avère-t-elle efficace ?

La Terre 616 est infectée par les zombies ! Bien que l'A.R.M.O.R. (une agence gouvernementale chargée de surveiller les réalités parallèles) ait réussi à repousser l'essentiel de la menace, deux morts-vivants se sont échappés et ont contaminé une race sous-marine.
Cette fois, un groupe bien particulier est mis sur pied afin de partir à la chasse aux zombies. Morbius, un vampire qui a mis au point un vaccin contre l'infection, fait équipe avec la sorcière Jennifer Kale, Hellstorm, fils de Satan, Jack Russel, le loup-garou, et même Man-Thing, la créature des marais.
Ils doivent intervenir sur l'île de Taino, en mer des caraïbes, le repaire de l'Ergot Noir. Ce dernier, régnant sur le plus grand centre de production de cocaïne de cette partie du monde, détient le virus à l'origine de la peste zombie et se propose tout simplement de vendre cette arme biologique à The Hood, criminel ayant la particularité d'être possédé par Dormammu...

Cette suite est toujours scénarisée par Fred Van Lente, auteur qui était déjà en charge du tome précédent. Les dessins, fort bons, sont de Kev Walker.
En gros, même reproches que pour le dernier opus : non seulement on ne peut pas dire que les zombies et la menace qu'ils sont censés représenter soient réellement effrayants mais, en plus, l'on n'a plus du tout le côté transgressif et méchamment drôle des premiers épisodes de Kirkman. Exit Cap, Spidey, Richards, Pym ou Stark et place aux personnages horrifiques du marvelverse. Certains manquent cruellement de charisme, le lycanthrope et Kale en tête. Seul Deadpool, réduit à une simple tête mais toujours aussi cinglé, parvient à insuffler un peu d'humour noir dans ce récit.
Au final, même si ces quatre épisodes ne sont pas complètement ratés, ils déçoivent tout simplement parce qu'ils ne contiennent aucun des ingrédients qui font l'intérêt de ce genre d'exercice. Le côté spectaculaire d'une épidémie et de ses ravages est absent, tout comme l'angoisse sourde que devraient susciter les morts-vivants. Si l'on rajoute en plus l'absence des héros emblématiques de la Maison des Idées, le concept de départ est quasiment vidé de toute substance. Reste une histoire, honnête mais banale, qui aura du mal à passionner les foules.

Attention, l'abus de zombies est dangereux pour l'inspiration.