26 septembre 2010

Marvel Monster : Dark Reign, volume 3

Troisième et dernier Marvel Monster consacré à Dark Reign. Au sommaire : Ms. Marvel, Arès, Hercule et quelques seconds couteaux.

C'est Carol Danvers, la jolie blonde, qui ouvre le bal. L'on sait que depuis l'avènement de Norman Osborn, Opale a usurpé le rôle de Ms. Marvel, cette dernière ayant d'ailleurs connu un sort tragique. Fort heureusement, dans le marvelverse, être mort n'est pas forcément très grave (et c'est encore moins définitif). Carol et Karla vont donc s'affronter et, ce faisant, occasionner quelques dégâts collatéraux.
A ce sujet, lors du combat, elles détruisent l'un des réacteurs d'un avion de ligne, et la réaction des pilotes est assez drôle. L'un deux s'étonne du fait que l'avion ne tombe pas et l'autre, pas plus dégourdi, lui demande comment ça se fait. Les pauvres n'ont donc visiblement aucune idée de ce qu'est la finesse d'un appareil.* Dans le récit, c'est Sentry qui est censé les empêcher de chuter, mais dans les faits, c'est tout simplement la portance. Mieux vaut éviter cette compagnie aérienne en tout cas. ;o)
Brian Reed au scénario, Sana Takeda et Philippe Briones au dessin. Plutôt visuellement joli, l'ensemble reste assez classique sur le plan de l'histoire, cette idée de "dédoublement" n'apportant au final pas grand-chose.

L'on poursuit avec Dark Avengers : Ares. Osborn a chargé le dieu de la guerre de sélectionner quelques types dans les rangs du HAMMER afin d'en faire une sorte de corps d'élite. L'entrainement est à l'image de l'olympien ; musclé et violent. Le petit groupe a ensuite l'occasion de faire ses preuves en allant investir une ancienne base du SHIELD. Là, ils affronteront l'un des rejetons de leur chef : Cycnos. Le fiston est de mauvaise humeur à cause d'un petit séjour forcé dans le royaume d'Hadès.
Le scénario est de Kieron Gillen, les dessins sont l'oeuvre de Manuel Garcia. Trois bons épisodes mélangeant trip mythologique et forces spéciales dopées à la testostérone. Le résultat est très sympa et le final nous laisse admirer un Arès réellement impressionnant. Même Osborn finira par faire profil bas, c'est dire.
Une anecdote amusante : à un moment, Hera vient rendre visite à son fils, Arès. Ses hommes sont là et l'un deux risque une vanne et souligne le côté sexy de la môman en demandant si c'est une MILF. Là, le traducteur renvoie à une note et explique l'acronyme par "Mère Inspirant Les Fantasmes". Bien trouvé, et jolie façon d'éviter le sens original, plus direct, de l'acronyme. ;o)

L'on continue avec Dark Reign : Made Men. Il s'agit en fait de courts récits, de huit pages chacun, qui se focalisent sur des personnages ou groupes secondaires. Le casting est composé de Spymaster, Attuma, Jack O'Lantern, l'Escadron Gamma et l'Exécuteur.
L'écriture de l'ensemble a été confiée à Frank Tieri. Côté dessin, il y a plus de monde : Khoi Pham, Rafa Sandoval, John Paul Leon, Ben Oliver et Antonio Fuso. Rien de bien indispensable, même si cela permet d'avoir quelques infos sur des protagonistes que l'on avait perdu de vue depuis un moment (ou sur leurs "héritiers" d'ailleurs, certains reprenant en fait le flambeau de leur prédécesseur). L'on retrouvera l'incontournable Osborn mais aussi Hood et Fatalis. Agréable à lire et très efficace malgré la brièveté des histoires. Le tout est assez ouvert et devrait donc avoir des conséquences à moyen terme.

Enfin, on termine par Incredible Hercules, avec deux épisodes assez ternes scénarisés par Fred Van Lente & Greg Pak et dessinés par Dietrich Smith. En gros, les remarques sont les mêmes que sur la saga Assault on New Olympus (des mêmes auteurs). Les personnages ont beau être célèbres, et même divins, ils manquent singulièrement de charisme. L'intérêt est fort mince. On parle de vieilles rancunes, on se menace, on se castagne un peu, le tout sans suspens, sans humour, sans émotion ni enjeux. Du coup, difficile d'accrocher vraiment.
Autant Arès impressionnait, autant Hercule semble faire office de canard boiteux de la famille.

Trois Monster rien que pour le Dark Reign, c'est énorme. Aucun autre event (ou aucune autre période pour être plus précis) n'avait eu droit jusqu'ici à un tel traitement. Etant donné le prix très élevé des ouvrages (27 euros tout de même, pour 12 épisodes, le rapport n'est pas génial), difficile de les conseiller tous.
Et s'il ne faut en choisir qu'un, le deuxième semble bien supérieur.



* Un avion, même avec une panne moteur, est conçu pour planer. Il ne chute pas comme une pierre lorsqu'une panne survient mais continue de voler grâce à la portance induite par l'écoulement de l'air au niveau des ailes. Les avions de ligne, du fait qu'ils volent à très haute altitude, peuvent parcourir de très longues distances avant d'être obligés de tenter un atterrissage. Ce rapport entre l'altitude et la distance pouvant être parcourue s'appelle la finesse. En gros, un appareil ayant une finesse de 20 et se trouvant à 2000 mètres d'altitude pourra donc parcourir... 40 kilomètres ! En réalité, cela dépend aussi d'autres facteurs, mais cela suffit pour comprendre qu'un avion qui perd ses moteurs ne peut en aucun cas tomber comme une masse, car ce qui le maintient en vol, ce n'est pas l'hélice ou le réacteur mais bien les ailes et le vent relatif.