05 septembre 2010

Spider-Man : des Chats, des Clones et des regrets

Des personnages bien connus refont surface dans le Spider-Man #128 de ce mois. Voyons si Black Cat et Kaine réussissent leur retour.

La revue s'ouvre sur (seulement) deux épisodes d'Amazing Spider-Man. Peter se retrouve, dès le départ, au milieu d'un quasi "catfight" puisqu'il doit faire face à la rencontre explosive entre Michelle Gonzales, sa colocataire, et Norah Winters, l'une de ses amies journaliste. Même Mary Jane va finir par débarquer et rendre la situation encore plus tendue.
Rassurez-vous, fidèle à sa logique de moine, Parker n'aura que les inconvénients des relations multiples. ;o)
C'est dans ces épisodes que Black Cat fait son entrée (cf cet article pour avoir un petit topo sur la demoiselle). Elle semble toujours aussi accro aux arachnides, quant à Peter, il va nous faire sa chochotte en ressortant son couplet "tu ne dois pas voir mon visage, gnagnagna". De toute façon, ce n'est pas tellement ce qu'il a sous son masque qui intéresse la fougueuse féline. Oups, encore un peu et voilà que je tombais dans le graveleux !
Bref, notre duo bestial va affronter Diablo, un vilain fort kitsch qui donne dans l'alchimie. Le scénario est écrit par Joe Kelly, les dessins sont de Mike McKone. Rien de bien extraordinaire. L'histoire, certainement pas la plus passionnante que l'on ait pu lire ces derniers temps, a tout de même le mérite d'être bouclée en deux chapitres.

On continue avec Web of Spider-Man (vol. 2) #1. La série a été relancée afin de régulièrement balancer un petit coup de projecteur sur l'ennemi du mois dans ASM. Chaque numéro contient également une courte histoire de Spider-Girl (que nous n'aurons pas en VF). Ce premier épisode est signé J.M. DeMatteis pour le scénario, et Val Semeiks en ce qui concerne les dessins. Les auteurs s'intéressent ici à Kaine, un personnage que l'on avait perdu de vue depuis un bon moment. Pour les nouveaux lecteurs, sachez qu'il s'agit d'un clone de Peter Parker (le premier d'une longue série) qui, suite aux manipulations hasardeuses du Chacal, a vu sa condition physique dégénérer rapidement. Il est en effet atteint d'une forme de dégénérescence qui le fait atrocement souffrir. Son parcours a été évoqué dans la célèbre Saga du Clone, dans laquelle DeMatteis officiait déjà.
L'histoire est très courte et constitue surtout une sorte de petit rappel sur le perso, ses origines et son état. Il a tout de même bien changé niveau look, on sent notamment que ça fait un petit moment qu'il n'a pas vu un peigne ou un rasoir (cf la dernière illustration, en bas de cet article).
Là encore, rien de notable, ça se laisse lire dirons-nous.

Enfin, l'on termine avec un épisode tiré de Amazing Spider-Man Family. Je sais, étant donné que l'on a déjà eu de bien mauvaises surprises avec cette gamme, ça fait un peu peur. Pourtant, le reste du mensuel étant plutôt faiblard, le contraste sera donc moins fort. D'autant que les auteurs ne s'en sortent pas si mal. Au scénario, toujours DeMatteis, lui-même encore accompagné de Semeiks aux crayons.
Il s'agit d'un récit se déroulant dans la jeunesse de Parker, alors qu'il vient à peine d'acquérir ses pouvoirs. L'on assiste à une rédemption bien gentillette, dans un trip assez classique, plein de bons sentiments, avec en plus à la fin la touche morale qui va bien. Pour faire plus sucré, il aurait fallu offrir une barbe-à-papa avec, parce que sinon là, on est au top.
Alors, c'est drôle parce que Panini met tout de même un avertissement "pour lecteurs avertis" sur la couverture. Pourtant, à part si l'on a la phobie des tignasses cradingues ou si l'on tourne de l'oeil à la vue d'un simple baiser, je ne vois pas bien ce qui pourrait ici traumatiser les gamins. Si remarquez, à un moment, on voit des fringues entrelacées. Pour les vêtementophiles, j'avoue que ça peut filer la trique...

Une fournée de rentrée bien insipide, que ce soit au niveau des ennemis, des relations entre les personnages ou de la thématique.