29 octobre 2010

Superman & Batman vs Aliens & Predator

Gros casting pour la dernière publication en date de Soleil US Comics, avec Superman & Batman vs Aliens & Predator.

Une équipe de vulcanologues disparaît brutalement lors d'une expédition ayant pour but le Viejo Abuelo, au Pérou. Clark Kent est alors prié de se rendre sur place afin de voir de quoi il retourne. Là, il ne tarde pas à tomber sur Batman. Ce dernier a suivi une piste, depuis Gotham, qui devrait le mener à de dangereux Predators.
En effet, toute une colonie de ces habiles chasseurs semble s'être établie sur terre voici plusieurs millénaires. Enfouis dans les profondeurs de cavernes proches du volcan, personne n'a jamais jusqu'alors remarqué leur présence. Pour corser encore l'affaire, les Predators ont amené avec eux quelques Aliens afin de perpétuer leurs rites d'initiation à la chasse.
Alors que le volcan se réveille et que l'IDT (Initiative de Défense Terrestre) souhaite raser la zone à coups de missiles nucléaires, Superman et Batman vont devoir mener ce qui ressemble fort à une opération de secours pour venir en aide à deux des plus dangereuses espèces de l'univers !

Difficile d'additionner plus de franchises que sur ce titre à l'aspect tout de même très tape-à-l'oeil. Pourtant, la rencontre aiguise forcément la curiosité. Elle est mise en scène par Mark Schultz et dessinée
par Ariel Olivetti (que l'on avait vu à l'oeuvre entre autres sur Cable ou Punisher War Journal). Graphiquement, c'est plutôt joli même si l'on peut regretter un aspect parfois un peu trop "lisse" ou froid. Mais bon, certaines scènes en pleine page font quand même leur petit effet.
Le récit est assez basique et ne s'embarrasse pas de personnages fouillés ou de véritable tension dramatique. Les deux héros ne semblent jamais réellement en danger, et les sales bestioles passent finalement plus pour des espèces en voie de disparition qu'il faudrait protéger que pour une menace ultime. Ou alors ça vient du fait que Sigourney et Schwarzy étaient de gros nullards, parce que eux, ils ont un peu plus galéré quand même. ;o)
Il y a bien une tentative moralisatrice à la fin, où le concept de no kill est récompensé, m'enfin, même Batman semble plutôt ronchonner pour la forme et demeure anormalement conciliant.

On l'aura compris, il s'agit là d'une rencontre soignée esthétiquement mais à l'ambition narrative réduite. Voir des personnages issus d'univers si différents se rencontrer est toujours amusant et presque maintenant une coutume (cf Batman vs Predator ou Green Lantern vs Aliens chez Wetta), mais l'on aurait aimé un peu plus de profondeur ou même d'humour.
Si l'on ne s'ennuie pas réellement, il sera toutefois difficile d'être durablement marqué par cette accumulation de licences.