04 janvier 2011

Spider-Man : Mysterioso

Suite de la confrontation entre le Tisseur et ses plus anciens ennemis dans le Spider-Man #132.

Après les nouveaux vilains (pas toujours très réussis) de Brand New Day, la Maison des Idées fait revenir les adversaires historiques de Spidey sur le devant de la scène. Nous avons eu droit à Electro, l'Homme-Sable, c'est maintenant au tour de Mysterio de revenir taquiner l'araignée.
Rappelons que Quentin Beck est censé s'être suicidé après une dernière machination (cf ce Deluxe de la série Daredevil), mais avec un type passé maître dans l'art de l'illusion, mieux vaut ne pas tout prendre pour argent comptant. Et justement, c'est à un jeu d'esbroufe et de faux-semblants que les auteurs nous invitent, Mysterio tirant les ficelles d'une guerre de gangs opposant les survivants de la Maggia à Mr Negative et ses hommes.

Le scénario est de Dan Slott, les dessins de Marcos Martin. Rien de bien extraordinaire dans ce récit très classique, si ce n'est peut-être un Parker tout traumatisé par le fait de se faire sermonner par sa tantine. Il avoue même que déplaire à sa tante est pire pour lui que de se faire tabasser par Hulk. C'est dire à quel point il va bien psychologiquement...

Un autre moment plus drôle ; Parker au volant, qui fait même allusion à sa tentative avortée de devenir chauffeur de taxi (cf Spider-Man #117). Si vous êtes observateur, vous aurez l'occasion de voir, dans l'épisode final (concernant le fan de Jameson), qu'une autre allusion aux exploits de pilote de Peter est habilement glissée dans la pièce spéciale où le type punaise ses journaux. Heureusement dans New York, conduire n'est pas vraiment indispensable, surtout lorsque l'on peut en plus se balader d'immeuble en immeuble au bout d'une toile.
Pour ce qui est du reste, il n'y a pas vraiment de quoi s'enthousiasmer. L'intrigue est plutôt convenue, les combats ennuyeux et le côté kitsch de l'ensemble (la palme revenant au robot-Silvermane) n'aide pas vraiment à faire décoller le tout.

La revue se termine avec deux courts épisodes, dont l'un est consacré à Mysterio. Ce dernier tente de percer le secret d'un trucage qu'il compte utiliser pour nuire à Spider-Man. Bof, rien de bien folichon encore une fois. Et surtout, contrairement à ce que l'on pourrait penser, cela n'explique en rien les origines du personnage.
La seconde histoire courte est centrée sur Jameson qui, lui, s'en sort plutôt pas mal dans son rôle d'éternel râleur.

Niveau traduction, c'est du Panini, donc on retrouve les bourdes habituelles, du style "numéro n°7" ou encore "c'est du chiquet" (employé deux fois à la place de "chiqué").
Ce début d'année se révèle plutôt poussif pour un Monte-en-l'air qui a perdu son côté dramatique post Civil War et n'a pour autant pas retrouvé l'humour et la fraîcheur de ses débuts.