13 février 2011

Les X-Women par Manara

Lorsque l'un des maîtres de la bande dessinée érotique débarque chez Marvel, cela donne X-Men : Jeunes Filles en Fuite.

Milo Manara est connu dans le monde entier pour ses représentations sensuelles de jeunes demoiselles dénudées. Et forcément, lorsqu'il s'empare des héros de la Maison des Idées, ce n'est pas pour dessiner Wolvie ou Colossus, mais Marvel Girl, Psylocke, Emma Frost, Malicia, Kitty Pryde et Tornade. Les mutantes, déjà plutôt sexy en général, vont donc être mises en scène de manière très suggestive.
Poses aguichantes, regards langoureux, vêtements très courts (oui, plus courts que d'habitude (sisi, c'est possible)), tout est bon pour charger les miss en sex appeal. Les jupes se relèvent bien malencontreusement (ce vent alors !), les filles s'enlacent (quand la copine tombe, il faut bien la rattraper non ? et si Ororo et Kitty se retrouvent au bout d'une liane dans une sorte de 69 improvisé, ce n'est que le fruit du hasard et de l'attraction terrestre), bref, on est dans le gentiment coquin.

Le scénario, ou plutôt le semblant d'histoire, est écrit par Chris Claremont. Les filles sont en vacances en Grèce où elles batifolent dans l'eau et vont le soir en boîte pour jouer à qui portera la robe la plus courte, lorsqu'elles sont attaquées et que l'une d'entre-elles est enlevée. Les voilà parties sur la trace des ravisseurs, ce qui les mènera à Madripoor et dans les mers du Sud, où elles rencontreront une tribu légendaire qui n'aime pas trop les fringues non plus. Le tout sur fond de complot international visant à faire s'affronter la Chine et l'Inde.
Rien de passionnant, c'est même assez poussif. Il est d'ailleurs regrettable, tant qu'à faire, que Claremont n'ait pas joué la carte du scénario alternatif et inattendu (basé sur l'humour ou simplement les relations entre les personnages par exemple) plutôt que de nous servir une intrigue prétexte et mal fichue à base, encore une fois, de "il faut sauver le monde".
D'autant qu'ici, l'intérêt est visiblement ailleurs.

D'un point de vue plus pratique, l'on a droit à un grand format, avec hardcover. Il y a une petite bafouille de Quesada en intro. Pour l'anecdote, il trouve l'équipe de Panini "fabuleuse"... il n'a sûrement jamais rencontré la branche française. ;o)
Un bon point cependant pour cette édition grâce à la présence d'un petit topo permettant de présenter rapidement les personnages. L'ouvrage se termine sur une petite postface de Nick Lowe.

Voilà une curiosité qui se lit vite et vaut surtout pour la présence de Manara.
Dommage que, contrairement à ce qui est annoncé en quatrième de couverture, l'artiste n'ait pas bénéficié d'un scénario sur mesure et plus adapté aux "circonstances".