22 juin 2011

Araña devient Spider-Girl

Petit coup de projecteur sur la nouvelle série Spider-Girl publiée depuis quelques temps aux Etats-Unis.

Le moins que l'on puisse dire est que les titres Spider-Girl n'ont pas eu une énorme carrière en France. Pendant une courte durée, alors que Mayday Parker endossait le costume, seules quelques revues portant son nom verront le jour, la miss "échouant" ensuite pour un temps dans le mensuel du Tisseur. Exit cette fois la pétillante Mayday et place à Anya Corazon, ex Araña, que l'on avait notamment pu voir  aux côtés de Ms. Marvel (cf ce Deluxe pour l'époque Civil War). La jeune fille, sous la plume de Fiona Avery, avait connu des aventures (inédites en France, sauf le premier arc, publié dans le Spider-Man hors série #19) plutôt agréables à suivre et bien dessinées avant de faire ensuite des apparitions dans d'autres séries. Cette fois, Anya a de nouveau le rôle principal et reprend le pseudo de Spider-Girl.

Au scénario, l'on retrouve Paul Tobin (qui s'occupe déjà de la version "kids" des aventures de Spidey), les dessins sont l'oeuvre de Clayton Henry.
Tout commence après que Anya "hérite" du costume noir de Arachne (ex Spider-Woman) des mains de Julia Carpenter et quitte le groupe des Young Allies dont elle faisait partie (là encore, c'est inédit en VF) pour commencer à opérer en solo. Petite précision, suite à divers déboires, elle se retrouve sans pouvoirs. En attendant de les récupérer (on se doute bien que ce n'est pas définitif), elle conserve tout de même des qualités physiques exceptionnelles et une technique issue d'un entraînement poussé. Donc, oui, elle s'occupe des petits malfrats qui sont à sa portée, voire de certains "super-vilains" de seconde zone, comme  Screwball (cf scène #62 du bêtisier).
Après quelques péripéties mineures et une exposition de sa vie quotidienne (peu reluisante, Anya n'ayant guère d'amis), les choses sérieuses commencent avec l'intervention d'un Red Hulk qui va causer la mort de son père...

Il faut se rendre à l'évidence, ces premiers épisodes sont tout simplement très bons. Les scènes en costume sont très bien fichues (il faut dire que la tenue version Carpenter en jette plus que l'originale), il y a de l'action, de l'émotion, un peu d'humour, des guests prestigieux (les FF mais surtout en fait Susan Richards qui fait ici  office de mère de substitution pour Anya, un peu comme Carol Danvers pendant un temps), de bons dialogues, bref, tout ce qu'il faut pour ne pas s'ennuyer et vite rentrer dans l'histoire.
Certains petits éléments narratifs sont également assez originaux. Par exemple, à la place des petits pavés de texte habituels reflétant les pensées ou l'état d'esprit du personnage, l'auteur a opté pour des posts Twitter que la jeune fille adresse à ses fans. Petite astuce éditoriale : le compte twitter de Spider-Girl existe réellement ! Marrant à suivre. ;o)

Au final, le premier arc donne clairement envie de continuer à suivre Anya. Cette dernière apparaît comme une jeune fille sympathique, intéressante (infiniment plus que le Spider-Man actuel) et permettant aux auteurs d'explorer des directions très différentes.
De plus, même si la série n'est pas spécifiquement destinée aux plus jeunes ou aux filles, ce titre pourrait bien permettre à votre petite soeur ou votre copine de s'initier aux joies du tabassage de vilains et du saut d'immeubles en pyjama moulant. Que demander de plus ?

Un personnage attachant que l'on retrouve avec grand plaisir et qui s'avère bien plus fédérateur dans l'âme que bien des têtes d'affiche.
A découvrir si la VO ne vous rebute pas.