01 juin 2011

Blackest Night : tie-ins Superman & Wonder Woman

Un point sur les récits, liés à Blackest Night, contenus dans le DC Heroes #3.

L'évènement DC du moment continue dans nos contrées avec cette revue consacrée à deux mini-séries de trois épisodes chacune. Si vous avez manqué le début, sachez qu'un conflit cosmique a éclaté entre les différents Corps (tous basés, à l'image des Green Lantern, sur une couleur précise, liée à une émotion particulière et à des anneaux de puissance permettant de la manipuler).
Parmi les protagonistes, notons également la présence des Black Lantern dont le corps est constitué de criminels ou héros défunts, revenus à la vie avec leurs anciens pouvoirs mais une personnalité complètement différente.

Le premier arc est intitulé Blackest Night : Superman. Le scénario est de James Robinson, les dessins de Eddy Barrows. Superman, Superboy et même Dagob... heu... Krypto, vont devoir faire face à un Kal-El d'une terre parallèle, ressuscité grâce au pouvoir de l'anneau noir des Black Lantern. Aidé par quelques collègues zombies, l'invité surprise s'en prend à Smallville et commence à semer la mort et la destruction...
La deuxième partie, Blackest Night : Wonder Woman, est écrite par Greg Rucka et dessinée par Nicola Scott. C'est cette fois la jolie Diana qui fait face aux sombres revenants mais aussi à une Mera ivre de rage et, accessoirement, affiliée au Red Lantern Corps.

Sans réelle surprise, ces deux récits possèdent des qualités et défauts à peu près identiques.
Graphiquement tout d'abord, c'est plutôt positif. Jolis jeux de lumière (qui représentent bien évidemment les émotions), postures héroïques au possible, costumes réussis, combats impressionnants, bref, on s'en prend plein la vue et heureusement car, après tout, c'est un peu le but (trouver le moyen de faire du fade avec un tel thème aurait tout de même été un exploit).
Au niveau de l'intrigue par contre, c'est un peu différent. L'on a l'impression de découvrir une (très) jolie coquille qui se révèle finalement vide. Ce sont les manques de lyrisme, d'enjeux dramatiques, de réelle tension qui s'avèrent les plus flagrants. L'on passe d'un affrontement à un autre sans ressentir la moindre empathie, les dialogues sont peu inspirés (la traduction ne doit pas forcément aider) et, tout comme pour les premiers épisodes de la série mère, les immenses possibilités que l'on nous laissait entrevoir dans le pitch de départ ne parviennent pas à se concrétiser sur les planches.
Si l'on devait risquer une métaphore automobile, l'on pourrait dire que Blackest Night possède la carrosserie d'une Ferrari et le moteur d'une Lada. C'est sympa mais, une fois dedans, l'on se rend bien compte que quelque chose cloche quand on appuie sur l'accélérateur.

Contrairement à un Identity Crisis qui avait pourtant eu moins de retentissement mais reste sans doute l'une des meilleures histoires récentes liées à la continuité DC, Blackest Night n'arrive toujours pas à convaincre et à prendre le nécessaire virage narratif qui permettrait d'apporter le petit supplément d'âme nécessaire à ce qui reste, jusqu'ici, un son & lumière lisse et froid.

Une nuit pas si noire que ça et des lumières trop artificielles pour éblouir vraiment une fois passés les premiers regards admirateurs.