25 juin 2011

Transformers : Une Nouvelle Ere

Sortie d'une nouvelle revue Panini dédiée aux célèbres Transformers. Les robots roulent-ils toujours autant des mécaniques ?

La guerre est terminée depuis longtemps entre les Autobots et les Decepticans, les humains se remettant lentement des dégâts occasionnés. Des Transformers demeurent néanmoins sur terre, traqués impitoyablement par Skywatch, une organisation utilisant des moyens militaires et scientifiques importants pour neutraliser les indésirables. Des inhibiteurs, permettant aux humains de rendre les transformers inoffensifs, ou encore des exosquelettes de combat permettent de faire jeu égal avec la technologie cybertronienne.
Dans ce contexte, la dissension règne chez les autobots. Après la mort de l'un d'eux, Optimus Prime, dont l'autorité était remise en cause, abandonne son poste de commandement et se livre aux humains. Deux factions opposées s'affrontent alors : certains souhaitent rester sur terre pour protéger ses habitants d'un éventuel retour de Megatron, d'autres estiment qu'il vaut mieux quitter cette planète hostile.
En ces temps incertains, l'impossible risque même de se produire : une alliance entre autobots et decepticans !

Si vous ne connaissez pas encore la fameuse gamme de jouets dont est tirée la série, rassurez-vous, avec la sortie prochaine de Transformers 3 au cinéma, vous allez bouffer du robot à tous les repas. Panini a d'ailleurs prévu la sortie de deux albums librairie servant de prologues au film, ainsi que d'un hors série kiosque qui reprendra son intrigue. En parallèle, nous avons ici droit à une nouvelle série, scénarisée par Mike Costa et dessinée par Don Figueroa.
Contre toute attente, ces deux premiers épisodes se révèlent plutôt intéressants et bien fichus, malgré quelques petits défauts. Tout d'abord, il n'est pas très facile de différencier les nombreux tas de ferra... heu... les personnages. Ensuite, la colorisation de James Brown, aux teintes assez vives, donne aux machines une apparence enfantine qui n'aide pas à les prendre au sérieux. Bon, en même temps pour un mec mort et qui à la base est chanteur, il ne se débrouille pas si mal (oui, bah, c'était difficile de pas la faire celle-là).

Reste que l'on suit l'intrigue sans déplaisir et que, même si l'on ne connaît pas bien l'univers de Transformers, l'on en comprend rapidement les fondements et le rôle de chacun. Quant au conflit dont il est question, il s'avère plus subtil qu'il n'y paraît, les auteurs rendant les frontières entre les camps relativement floues. Autre bon point, les robots apparaissent moins froids que l'on pouvait le craindre, certaines scènes parvenant à très bien rendre compte de leur psychologie et de leur statut d'êtres pensants (ne serait-ce que la crainte exprimée de finir comme "une bête de somme, avec un humain dans le ventre").
Tout cela donne un bilan plutôt positif pour ce bimestriel qui devrait ravir les fans de la première heure et peut-être convaincre quelques nouveaux lecteurs.

Des robots qui se castagnent mais ont aussi des états d'âme.
A découvrir.