14 septembre 2011

Best Comics - Spider-Man : La Grande Alliance

Nouveau détour par la collection à "petit prix" lancée par Panini avec Spider-Man : La Grande Alliance.

Peter Parker a bien des ennuis. Sa tante est à l'hôpital, sa maison a été détruite, il doit annoncer à sa petite amie qu'il la quitte et, en plus, Daredevil vient de le contacter pour lui demander de faire partie d'un groupe destiné à liquider le Caïd.
Le Tisseur ne peut évidemment pas se résoudre à cautionner un meurtre, aussi, il va tout tenter pour raisonner ses collègues masqués. Une tâche d'autant plus complexe que parmi eux se trouve Moon Knight, dont on connaît la schizophrénie galopante...
Mais comment Peter réagira-t-il lorsqu'il apprendra que le Caïd possède maintenant les droits des produits dérivés estampillés "Spider-Man" ? Ou, pire encore, quand le chef de la pègre de New York s'en prendra à son école ?
Car maintenant pour Spidey, il ne s'agit plus d'affronter quelques cinglés costumés mais la mafia.

L'on avait déjà jeté un oeil sur la collection Best Comics avec l'ouvrage, fort bon d'ailleurs, consacré à Green Lantern. Cette fois, c'est de notre bon vieux Tisseur qu'il s'agit. Attention toutefois, bien que cela ne soit pas précisé sur la couverture, les six épisodes présents ici sont issus de Ultimate Spider-Man, et non d'une série se déroulant dans l'univers principal (616) du marvelverse. Après les publications kiosque, le format poche et les Deluxe, USM est donc de nouveau décliné sous une autre forme (ne ratez surtout pas la réédition du premier épisode, sous forme de strips autocollants à collectionner dans les boîtes de Vache qui Rit).
Tic habituel chez Panini, dès le petit speech d'intro, l'on s'adresse plus aux cinéphiles qu'aux lecteurs (en supposant que l'achat de ce comic a été précipité par le cinéma et en avouant à la fin que le choix de cet arc a été dicté par... l'orientation des futurs films de la licence !). Par contre, pas un mot pour expliquer ce qui différencie l'univers Ultimate du 616 ou essayer d'expliquer en quoi cette histoire ne peut se rattacher aux évènements contés dans Amazing Spider-Man. La routine quoi.

Cet arc est scénarisé par Brian Michael Bendis et dessiné par Mark Bagley. Le récit se déroule bien avant Ultimatum mais après la Saga du Clone par exemple. Comme tout arc, il s'agit d'une histoire plus ou moins complète, mais dont certains détails échapperont aux lecteurs novices, tout comme certaines références appuyées aux évènements passés (concernant la relation Peter/MJ/Kitty, la destruction de la maison des Parker ou encore l'intervention du SHIELD et de Nick Fury). Du coup, l'on se demande si c'est là un si bon choix lorsque l'on s'adresse au (très éventuel) public issu du cinéma. Car non seulement le cadre est différent, mais en plus, pour se procurer les épisodes précédents, cela n'aura rien d'évident pour quelqu'un qui découvre à peine la nébuleuse Panini.
Mis à part cet aspect, nous sommes en présence d'une bonne histoire, bien dessinée et relativement importante puisqu'il s'agit du moment crucial où May Parker découvre que son gentil neveu est Spider-Man (enfin, elle ne le découvre pas réellement dans ces épisodes, mais c'est dans ceux-ci qu'elle réalise vraiment et qu'elle a une discussion - très bien fichue - sur le sujet avec Peter).
L'on peut également signaler la présence de nombreux guests, dont Daredevil, Moon Knight, Iron Fist, le Dr Strange et même les Fantastic Four. 

Un très bon contenu, à bas prix en plus, mais qui pourra quelque peu dérouter le public auquel Panini semble le destiner en priorité.