19 octobre 2011

La Mort de Spider-Man

Le prologue de Death of Spider-Man figure au sommaire de l'Ultimate Spider-Man #10, paru hier.

Black Cat a dérobé la puissante Clé du Zodiaque, un artefact d'origine extraterrestre ayant autrefois appartenu au Caïd. Mysterio, connaissant la puissance de l'objet, va tout tenter pour l'acheter ou... le voler à son tour.
Pendant ce temps, Peter Parker doit, sur décision de Carol Danvers (cf cette chronique), patronne du SHIELD, suivre une formation auprès de super-héros confirmés. C'est Tony Stark, alias Iron Man, qui a été choisi pour donner ses premiers cours au Tisseur. Malheureusement, il n'a pas la moindre idée de ce qu'il est censé lui enseigner. Il se contente donc de lui faire visiter sa salle des armures, tout en lui apprenant que la plupart des surhumains estime qu'il est un danger potentiel.
Très vite cependant, le professeur improvisé et l'élève sont interrompus par une alerte signalant un flux d'énergie inconnu provenant de Soho.
Arrivés sur place, ils vont découvrir un quartier totalement ravagé...

L'on approche tout doucement de la grande saga Death of Spider-Man qui bouleversera totalement l'univers du Monte-en-l'air (difficile de ne pas en connaître les conséquences tant elle a donné lieu à un véritable tapage médiatique, et ce même au sein de journaux "généralistes", peu enclins d'habitude à parler de comics).
C'est bien entendu Brian Michael Bendis qui reste, au scénario, le maître d'oeuvre. Il est cette fois accompagné, au dessin, par Sara Pichelli et David Lafuente. Et graphiquement, il est peu de dire que le style de Pichelli s'avère bien plus agréable.
Les deux préludes dont il est question ici sont plutôt bien fichus et conservent un brin d'humour malgré la situation assez dramatique. Bizarrement, l'on peut faire un parallèle avec Fear Itself puisqu'il est également question d'une arme de nature surnaturelle et provenant d'Egypte (apparemment, c'est là-bas que tous les criminels vont cacher les saloperies qu'ils récoltent).

Il ne se passe pas énormément de choses finalement dans ces épisodes (l'aspect "instruction" aurait notamment pu être plus poussé) mais ils donnent envie de se jeter sur la suite, ce qui est bien l'essentiel. Et puis il y a évidemment cette tension particulière, liée au titre même de l'arc. Il faut souhaiter que, contrairement à la plupart des morts dans Ultimatum, celle du Tisseur soit lyrique, à défaut d'être durable.

Une entrée en matière qui prend un poids supplémentaire de par le fait de cette mort annoncée qui plane maintenant sur les planches.