05 octobre 2011

Spider-Man : Origin of the Species

Un contenu un peu particulier pour le Spider-Man Hors Série #35 de ce mois.

En règle générale, les Spider-Man Hors Série accueillent des sagas un peu à part, permettant de revenir sur l'un des aspects ou des personnages de l'univers classique (Jackpot, dans le HS #34, American Son, dans le HS #33, ou Venom, dans le HS #28), de revisiter un récit bien connu (la Saga du Clone, dans le HS #32), ou de faire se télescoper des univers différents (rencontre avec Red Sonja, dans le HS #26, ou entre l'univers classique et celui de Spider-Man 2099, dans le HS #29). 
Ici, pour appuyer son opération Flash-Forward (consistant à réduire l'écart entre les publications américaines et la VF), Panini a décidé de publier un arc entier issu de la série phare du Tisseur, Amazing Spider-Man. Pour les lecteurs qui d'habitude ne suivent que ce titre, publié dans la revue Spider-Man, il faudra donc d'abord lire la fin de One Moment  in Time (et surtout s'arrêter à ce récit) dans le Spider-Man #141, puis suivre les évènements de ce hors série (qui comprend les ASM #642 à #646), avant de revenir au Spider-Man #141 pour y découvrir la suite, c'est à dire l'épisode #647 de Amazing Spider-Man.
Pour les fans de la série historique du Monte-en-l'air, voilà un mois bien rempli !

L'arc qui nous intéresse aujourd'hui est scénarisé par Mark Waid et dessiné par Paul Azaceta et Matthew Southworth. En ce qui concerne l'aspect visuel des pages intérieures, contrairement aux fort belles covers, ce n'est pas vraiment la joie. Les visages surtout sont d'une rare laideur, mais certains effets sont également complètement ratés (si les pouvoirs d'Electro sont plutôt mis en valeur, les frappes de l'Homme Sable ne ressemblent pas à grand-chose). L'encrage, souvent grossier, n'arrange rien à l'affaire. Je vous laisse découvrir quelques cases en exemple, à la fin de l'article.
Le récit, heureusement, est lui plutôt bien fichu. 
Menace, l'ex petite amie d'Harry Osborn, enceinte de son père (Norman donc, cf Spider-Man #124), accouche en plein Coffee Bean, alors que Peter tente de draguer Carlie Cooper. Du coup, Spidey entre en scène et devra se coltiner le bébé, cible d'un tas de super-vilains (le Shocker, Octopus, Tombstone, le nouveau Vautour, Spot et bien d'autres) qui souhaitent mettre la main dessus.

Du Spider-Man classique, avec énormément d'ennemis, une grosse révélation finale et un brin d'humour. Le début est notamment assez drôle. Peter, sans emploi depuis que Jameson l'a viré, n'arrive pas à payer sa part du loyer (oui, à son âge, et vu ses pouvoirs et son QI, c'est lamentable, mais bon, il paraît que ça fait partie des "fondamentaux" du personnage), du coup, sa colocataire, à bout de patience, a vendu ses fringues. Il se retrouve donc en pull (et encore, un gag gift) par une chaleur épouvantable. 
Ceci dit, c'est en voyant ce pull, censé être ringard, que je me suis rendu compte que ceux que m'achetaient ma grand-mère (en étant très sérieuse), lorsque j'étais petit, étaient bien pires encore. Oui, j'ai connu pas mal de souffrances vestimentaires étant jeune. Dont les fameux pantalons qui grattent ou les sous-pulls qui électrisent les cheveux (tiens, ils n'en parlent pas de ça dans Nos Années Strange, ça m'a marqué moi pourtant).

Du bon Waid, avec de la vanne et de la castagne, mais qui aurait mérité un dessin d'un autre niveau.


Quelques exemples issus de ces épisodes

Peter Parker et Betty Brant. Même Tobey McGuire a une bonne tête en comparaison...

Un Spidey difforme.

Oui, à première vue, c'est l'Homme Sable dessiné par un enfant de 5 ans... mais où est donc passée l'impression de puissance qui se dégage normalement des coups du personnage ? Les trucs qui lui sortent des bras ressemblent à... des jets de pisse !

Une petite compilation de trois Harry Osborn. Toi aussi, amuse-toi avec tes amis en tentant de déterminer lequel est le plus laid et gagne un bébé à tête de toast, comme dans la première case !