18 décembre 2011

Death of Spider-Man

L'Ultimate Spider-Man #11 de ce mois est consacré à la première partie de la saga censée aboutir au pire pour le Tisseur.

La vie privée de Peter Parker semble enfin prendre un tour plus heureux. Non seulement il sort de nouveau avec Mary Jane mais il vient de retrouver son emploi au Bugle. Jameson, maintenant au courant de la double vie de Peter, souhaite ainsi lui montrer sa reconnaissance et propose même de lui payer ses études.
En parallèle, le Tisseur est maintenant encadré par des Masques confirmés qui doivent le former et lui éviter d'intervenir dans l'improvisation totale.
Malheureusement, un évènement particulièrement inquiétant vient perturber l'accalmie. Osborn, et avec lui un grand nombre de super-vilains, viennent de s'évader du centre de détention du Triskelion dans lequel le SHIELD les retenait.
Osborn connaissant également l'identité du Monte-en-l'air et étant toujours aussi obsédé par lui, Spidey va devoir mettre ses proches à l'abri...

Après un prélude plutôt sympathique, les choses sérieuses commencent dans ce numéro contenant exceptionnellement trois épisodes au lieu de deux. Brian Michael Bendis reste au scénario, Chris Samnee dessine la fin du prologue et c'est avec un plaisir immense que l'on retrouve Mark Bagley aux crayons pour l'arc final (en cinq parties, les deux premières étant publiées dans cette revue).
Bagley aura grandement contribué au succès du titre, ce n'est pas pour rien qu'il a battu, avec Bendis, le record de longévité sur une même série. Son retour pour le grand final n'est que justice, d'autant que Lafuente ne sera jamais parvenu à le faire oublier ou à imposer son style.

Pour ce qui est du récit, Bendis nous a concocté une grande évasion, avec un spectaculaire lâcher de criminels. L'Homme Sable, le Docteur Octopus, Electro, Kraven et le Vautour se retrouvent ainsi dans la nature. Sans oublier Osborn, plus menaçant que jamais.
Niveau guest, l'on peut signaler la présence de Captain America, toujours aussi hostile à l'intégration de Spidey dans un programme de formation. Rogers estime que l'adolescent n'a rien à faire sur le terrain, et il ne se gène pas pour le lui dire de manière très directe.
Le dernier épisode se termine sur une scène choc qui arrive un peu tôt et se révèle du coup assez déroutante.
La suite est prévue pour février et risque d'être chargée en émotion.
Un petit problème technique sur ce comic : certaines planches sont décalées vers le bas (heureusement sans couper une partie des cases) et n'ont donc pas été massicotées. Une belle innovation de la part de Panini qui nous permet de participer à la grande aventure de l'édition en apportant nous-mêmes la touche finale à l'aide d'un cutter. ;o)   

Au niveau éditorial, Grasse annonce un assez grand changement pour l'année prochaine. En effet, les nouveaux titres de l'univers Ultimate seront regroupés dans un même bimestriel de six épisodes comprenant Ultimate Comics : Spider-Man, Ultimate Comics : Ultimates (en gros les Vengeurs) et Ultimate Comics : X-Men. A première vue, l'on pourrait penser que cela peut nuire aux lecteurs qui ne veulent suivre que l'une ou l'autre de ces séries, mais si l'on s'intéresse au rapport quantité/prix, il est bien sûr plus avantageux d'avoir six épisodes pour 5 ou 6 euros plutôt que deux pour 4 euros.
Reste à voir si cette troisième ère de l'univers ultimate saura convaincre par sa qualité et (on peut rêver !) son innovation.

Une saga qui, avec le retour de Bagley et un Bendis en forme, risque de marquer les esprits.