05 décembre 2011

Spider-Man : Big Time

Le Tisseur change de look dans le Spider-Man #143 de ce mois.

Depuis le mois dernier nous sommes entrés dans une nouvelle période (appelée Big Time) de la vie de Spidey. En effet, après One Moment in Time, le "cas" Mary Jane semble définitivement réglé et Peter entame cette nouvelle ère avec une certaine réussite : non seulement il décroche un job comme chercheur dans les labos Horizon (les horaires sont libres et il dispose d'un espace privé où planquer son costume, on peut difficilement faire plus pratique pour un super-héros !) mais en plus, sentimentalement, tout se passe bien aussi puisqu'il sort avec la jolie Carlie Cooper.
Evidemment, diverses menaces vont venir tout de même noircir le tableau. Non seulement le Super-Bouffon, alias Phil Urich, va causer quelques dégâts sur le lieu de travail de Parker mais, surtout, l'Anti-Araignée et sa petite armée d'insectes personnelle vont s'en prendre à la famille Jameson (rappelons que le père de Jonah est maintenant marié avec la tante May).

Ces épisodes sont signés Dan Slott pour ce qui est du scénario, les dessins sont de Humberto Ramos, Neil Edwards, Stefano Caselli, Paulo Siquiera et Ronan Cliquet de Oliveira.
Slott se débrouille plutôt bien en mélangeant le traditionnel cocktail action/humour/vie privée. Spider-Man se voit doté d'une tenue supplémentaire (une sorte de black costume que l'on aurait décoré pour Noël, cf la section Costumes de Spidey pour en savoir plus), il fait équipe avec la délicieuse Black Cat et va même jusqu'à s'acheter un... appartement. Une première pour ce grand spécialiste de la colocation foireuse. Ajoutons à cela un Gargan qui obtient une nouvelle armure de Scorpion, plus un surprenant nouvel hôte pour Venom, et l'on obtient tout de même une revue assez riche en rebondissements et nouveautés. Seul petit bémol : on ne comprend pas bien comment Spider-Man, accroché au bout de sa toile juste derrière une navette spatiale qui décolle, peut ne pas être complètement carbonisé. Il porte pourtant son costume traditionnel qui, me semble-t-il, n'est de toute façon même pas ignifugé...
Plus anecdotique, l'on a de nouveau droit à du Lady Gaga (cf Spider-Man & Fantastic Four) mais cette fois comme... arme sonique défensive. Oui, si vous vous faites attaquer par un Bouffon, chanter Bad Romance peut vous sauver la mise. ;o) 

Bref, ce Big Time, sous la direction de Slott, se présente plutôt bien. Peter avance enfin un peu dans sa vie privée et professionnelle et ses adversaires du moment sont des personnages classiques revisités qui proposent un peu de neuf tout en gardant un ancrage dans la continuité.
D'un point de vue technique, Panini se distingue encore avec une impression dégueulasse, l'encre ayant bavé sur toute la hauteur de certaines planches. Enfin, bon, un accident peut arriver. Par contre, l'idée lumineuse d'imprimer l'édito de Grasse en noir sur fond bleu foncé n'est pas accidentelle, elle. Une excellente manière de saigner de la rétine au bout de trois phrases. Bah, ça pourrait être plus bête, du genre noir sur fond gris foncé. Peut-être pour l'année prochaine ? 

Une bonne fournée qui termine l'année arachnéenne sur une note positive.