09 février 2012

Spider-Man : Fear Itself

Le Tisseur affronte le mouvement de panique qui parcourt le monde entier dans le Spider-Man #145 de ce mois.

Le mensuel débute par la deuxième partie de Spider-Man : Fear Itself, un arc évidemment lié aux évènements qui secouent actuellement le marvelverse. Le scénario est de Chris Yost, les dessins de Mike McKone.
La peur qui frappe les habitants de New York entraîne des scènes de violence qui vont de la tentative de suicide à l'émeute. Peter, lui, pour changer, s'en veut pour tout et rien et s'inquiète pour sa tantine.
A noter, l'intervention de Vermine, un vilain assez touchant déjà vu notamment dans La dernière chasse de Kraven. Rien de bien neuf tout de même. L'ambiance visuelle est certes assez sombre mais le récit peine à réellement retranscrire la peur censée dominer la ville.
Un tie-in pas très excitant pour l'instant.

L'on passe ensuite à Amazing Spider-Man avec les épisodes #655 et #656. C'est Dan Slott que l'on retrouve au scénario alors que Marcos Martin se charge de la partie graphique.
Une scène silencieuse, assez longue, est consacrée à l'enterrement de Marla, l'épouse de Jameson, tuée le mois dernier en cherchant à protéger son mari. Slott nous ressort ensuite la thématique, usée jusqu'à la corde, du "tuera/tuera pas". En gros, toujours le même cheminement dans la réflexion : si je laisse les criminels en vie, ils pourront tuer de nouveau... mais si je les tue, je deviendrai comme eux, je trahirai l'héritage de l'oncle Ben, bouh, que faire ? 
Ben comme avant. Se lamenter pendant des heures.
La plus grosse nouveauté du mois réside en fait dans la découverte des conséquences de la perte (toujours le mois dernier) du sixième sens de Spider-Man. Sans lui, ce dernier a beaucoup de mal à éviter les balles ou même se déplacer en toute sécurité. L'affrontement contre Massacre Ambulant (arf, en voilà un nom pourri) n'en reste pas moins relativement plat et décevant. On a toutefois droit à un nouveau costume pour l'occasion (ajouté dans la rubrique dédiée aux tenues du Tisseur). 

Tout cela fait assez penser à une panne d'imagination, mal comblée par l'emploi de vieilles recettes. Les scénaristes ajoutent un pouvoir, en enlèvent un, changent les fringues du Monte-en-l'air, le font pleurnicher sur une morale inadaptée à la réalité qu'il côtoie, bref, rien de nouveau sous les buildings.  
Et pour continuer dans le déjà-vu, la revue se termine par un court résumé des origines du Docteur Octopus, par Roger Stern et Philippe Briones.

Des épisodes qui se veulent sombres mais qui sont en réalité ennuyeux et manquent cruellement de renouvellement.