28 décembre 2012

Marvel Universe : Identity Wars

Le Marvel Universe #5 de ce mois propose Identity Wars, une saga sur laquelle nous allons nous pencher aujourd'hui.

Alors que Peter Parker travaille tard dans la nuit aux laboratoires Horizon, un groupe de malfaiteurs, aidé par Deadpool, fait irruption dans le bâtiment. Leur but est d'utiliser un translocateur pandimensionnel quantique, une machine permettant d'explorer d'autres dimensions, afin de trouver un monde plein de richesses et si possible sans super-héros pour les protéger.
L'opération tourne à la confrontation lorsque Spider-Man et Hulk (Banner étant présent sur les lieux) s'en mêlent. Suite à une surcharge, Deadpool, Spidey et Hulk sont projetés sur une terre parallèle qui recèle quelques surprises, dont l'Etonnante Araignée, alter ego surpuissant du Parker de ce monde.
Peter, après avoir fait la connaissance de ce dernier, découvre que Gwen Stacy est encore vivante dans cet univers, tout comme d'ailleurs son oncle Ben.
Malheureusement, il ne va pas tarder à se rendre compte que quelque chose cloche avec le gentil tonton...

Un numéro un peu spécial pour ce Marvel Universe puisqu'il est basé sur un récit complet, en trois parties, tiré des annuals 2011 de Amazing Spider-Man, Deadpool et Incredible Hulks. Le scénario est de John Layman (auteur de Tony Chu et ayant oeuvré sur quelques Marvel Zombies, et pas les plus mauvais). Les dessins sont de Lee Garbett, Juan Doe et Al Barrionuevo. Le résultat graphique tient bien la route et reste assez homogène.
Au niveau du récit, la Maison des Idées (qui n'en a finalement pas tant que ça) nous refait le coup de l'univers alternatif. Rien de neuf de ce côté mais reconnaissons que ce nouveau monde réserve quelques bonnes surprises, d'autant que les personnages qui y sont projetés sont tout de même ceux de la Terre 616, autrement dit les originaux.

Avec Deadpool, on se doute que l'on a de l'humour et des moments assez déjantés. Layman s'en sort très bien à ce niveau, dès la scène d'introduction de ce brave Wade Wilson d'ailleurs. Si Hulk a quant à lui droit à une version alternative de lui-même assez... infernale, c'est surtout le nouveau Spider-Man, ou plutôt l'Etonnante Araignée, qui se révèle être la grande réussite de l'histoire.
Outre un nouvel accoutrement (cf. cette rubrique), ce Parker flirte allègrement du côté de DC Comics puisqu'il a la force de Superman (il est si puissant que les Fantastic Four ont pris leur retraite, jugeant qu'ils étaient inutiles) et la plupart des attributs de Batman : spider-mobile, manoir, un repaire plein de gadgets et pas mal de pognon.
L'oncle Ben, et son amusante variation du célèbre adage concernant le pouvoir et les responsabilités, sont également aussi inattendus que bien pensés. Dommage finalement que le reste de cette "spider family" revisitée ne soit pas plus utilisée. 

Comme ce sont des annuals, il faut laisser la place à Deadpool et Hulk qui, sans démériter, auront droit à un traitement plus classique. Deadpool se trouve un copain à son image et Hulk un adversaire à sa taille, avec supplément cornes.
Le bimestriel se termine sur une courte histoire mettant en scène Wolverine et de nouveau Deadpool. Scénario de Stuart Moore (Wolverine Noir, Spider-Man : Fear Itself, X-Men Origins), dessin de Shawn Crystal. Logan doit buter un robot qui bouge tout le temps, du coup, il fait appel à Deadpool pour faire diversion... ça s'agite dans tous les sens, les planches ne sont pas terribles, bref, c'est sans intérêt. Du bon remplissage à la Panini. Bon, heureusement ils ne nous ont pas mis chaque annual dans un mensuel différent, c'est déjà ça.

Un numéro certes non indispensable mais qui offre une vision "batmanisée" assez réjouissante du Monte-en-l'air.

+ le monde de l'Etonnante Araignée
+ l'humour
+ les dessins
- certains aspects ou personnages sous-exploités 
- l'épisode Wolverine/Deadpool