10 décembre 2012

Spider-Man : nouvelle tenue et Sinister Six

Le Spider-Man #6 de ce mois nous présente un nouveau costume pour le Tisseur et le début d'une saga intitulée Ends of the Earth.

Le mensuel s'ouvre sur la conclusion de la mission spatiale dans laquelle le Monte-en-l'air faisait équipe avec la Torche (cf. Spider-Man #5). Rien de bien extraordinaire et surtout bien moins drôle que la première partie. C'est censé être spectaculaire mais c'est surtout assez ennuyeux.
Et pourquoi diable Johnny Storm hurle-t-il "poing super nova !", comme le premier Actarus venu ?


L'on passe ensuite à un nouveau récit, en six épisodes, qui se terminera, en VF, dans deux mois. Dan Slott au scénario, Stefano Caselli au dessin.
Le docteur Octopus, à l'article de la mort, tente un dernier coup fourré avec l'aide de ses sinistres compagnons, à savoir l'Homme Sable, Electro, Mysterio, le Rhino et le Caméléon. A l'aide d'une de ses inventions, Octopus donne un aperçu au monde de ce que pourraient être les effets d'un réchauffement planétaire d'ici quelques années. Puis, contre toute attente, il propose en fait d'inverser le processus pour offrir un meilleur avenir à la planète. Les gouvernements et la population semblent prendre sa proposition au sérieux alors que Peter, flairant le piège, va tenter de mettre une nouvelle fois les Sinister Six au tapis avec l'aide des Vengeurs.

On voit surtout ici Parker faire preuve d'une inventivité débordante, avec notamment une sorte de copie arachnéenne du planeur du Bouffon Vert et une armure complète (cf. cette rubrique), censée lui donner l'avantage sur ses adversaires historiques. Le résultat est très "starkien" (bizarrement même plus technologique d'aspect que la Red Armor, à l'époque conçue par Tony Stark) et réduit considérablement l'aspect animal du personnage.
Pour le reste, c'est très vite expédié, que ce soit les conséquences climatiques de l'invention du doc, ou même les tractations avec les autorités.
A voir, mais probablement pas la saga de l'année.

L'on poursuit avec Avenging Spider-Man et un nouveau one-shot aussi inutile qu'inintéressant. C'est écrit par Kathryn Immonen et dessiné par... Stuart Immonen. Dans le couple, un des deux est doué. Dès que vous aurez lu cet épisode, vous verrez qu'il ne sera pas difficile de trouver lequel. 
C'est bien simple, l'histoire est complètement naze. On dirait un truc pour gamins de cinq ans. Et encore, il ne faut pas qu'ils soient difficiles. On en arrive tout de même à un Spidey qui finit avec une tête de boeuf sur la tronche, histoire de se faire passer pour une divinité égyptienne... 
Je ne sais pas à quoi on tourne chez les Immonen, mais va falloir vraiment ralentir, au moins le temps d'écrire les scripts.

Et on termine par ce qui s'impose finalement comme la meilleure série de la revue : Scarlet Spider.
Le scénario est de Chris Yost, les dessins sont l'oeuvre de Ryan Stegman. Ce dernier semble devenir meilleur à chaque épisode, avec un style léché et dynamique, et des postures du plus bel effet. Les coloristes ont également fait un très bon boulot.
Quant à Kaine, jouant les Spidey en plus bourru et expéditif, il s'avère plutôt bien écrit, avec une petite touche d'humour qui donne à la série un ton très agréable et quelque peu second degré. Même les scènes de combat sont bien plus réussies cette fois. Bref, ces aventures texanes semblent sur la bonne voie.

Une fin d'année assez moyenne, à l'image de ce qu'est devenu Amazing Spider-Man.

++ le ton et le graphisme de Scarlet Spider
+ une galerie d'ennemis "classiques" bien fournie
-- pas de dramatisation, peu d'humour (Amazing Spider-Man)
- des scènes mal exploitées (Amazing Spider-Man)
- Avenging Spider-Man, une série aussi inutile que mal torchée