10 février 2013

Green Lantern Saga #9

Corps d'élite, planètes lointaines et spectre des émotions sont toujours à l'honneur dans le Green Lantern Saga #9 de ce mois. Tout de suite, un point sur ces aventures cosmiques.

Après Batman Saga et DC Saga, il est temps de s'intéresser aujourd'hui à la troisième revue kiosque d'Urban Comics dédiée à l'univers DC : Green Lantern Saga. Ce mensuel, qui a succédé à Green Lantern Showcase, en est déjà à son neuvième numéro et est bien sûr consacré aux différents Corps de Lantern, bien connus depuis notamment l'évènement Blackest Night (bientôt réédité en librairie).
Rappelons brièvement qu'il existe non pas un seul Corps de Lantern mais sept, chacun d'entre eux étant basé sur une couleur, correspondant à une émotion particulière : le rouge de la rage pour le Red Lantern Corps, l'orange de l'avarice pour l'Agent Orange, le jaune de la peur pour le Sinestro Corps, le vert de la volonté pour le Green Lantern Corps, le bleu de l'espoir pour les Blue Lantern, l'indigo de la compassion pour la Tribu Indigo et enfin le violet de l'amour pour les Star Sapphire.

L'on commence avec Green Lantern et la troisième partie de l'arc intitulé Le secret de la Tribu Indigo. Le scénario est de Geoff Johns, les dessins de Doug Mahnke
Sinestro se retrouve incorporé de force dans la Tribu Indigo après que celle-ci ait jugé plus prudent de le contrôler ainsi plutôt que de le laisser se balader à la tête de son propre Corps. Hal Jordan, également présent sur Nok, entend bien délivrer Sinestro, mais il va aussi en apprendre bien plus sur le mystère qui entoure la création de la Tribu et la sélection de ses membres.
Johns parvient à creuser le concept des différents Corps et à enrichir le background des membres de la Tribu Indigo, bien moins lisses que l'on aurait pu le penser. Le tout est servi par de fort belles planches.

Le mensuel continue avec Green Lantern Corps. Le scénariste est cette fois Peter J. Tomasi, qui fait équipe avec Fernando Pasarin aux crayons.
L'histoire se concentre sur John Stewart, accusé de meurtre par les Alpha Lantern, sorte de police interne du Corps. Stewart a en effet été obligé d'éliminer son coéquipier, le Lantern Kirrt Kallak, alors qu'ils étaient tous deux aux mains des Conservateurs (une race extraterrestre), et ce afin qu'il ne révèle pas, sous la torture, les codes d'accès menant vers Oa. Dans le procès qui se tient, seul Guy Gardner semble prendre parti pour son ami...
Là encore un épisode plutôt intéressant qui s'attache à dévoiler les rouages du fonctionnement du Corps des Green Lantern, lui-même sérieusement mis à mal par les manigances des Gardiens.

L'on poursuit avec Green Lantern : New Gardians. Tony Bedard au scénario, Tyler Kirkham au dessin.
L'intrigue prend place sur Odym, planète abritant le Corps des Blue Lantern. Ces derniers doivent repousser un assaut de la "Ruche", des créatures fonctionnant un peu comme une nuée de sauterelles, passant d'un monde à l'autre après avoir anéanti toute vie. Les Blue Lantern résistent mais pour passer en mode offensif, ceux-ci ont besoin de la présence d'un anneau vert...
Là encore l'aspect graphique est soigné mais l'épisode, centré essentiellement sur les combats, s'avère moins captivant que les précédents.

Enfin, la revue se conclut par l'on-going Red Lantern. Le scénario a été confié à Peter Milligan, les dessins sont l'oeuvre de Tomas Giorello.
Atrocitus, le leader des Red Lantern, doit faire face à bien des menaces après ses interrogations existentielles quant au but moral à donner au pouvoir du Corps. Non seulement Bleez, l'une de ses lieutenants, a fait sécession, mais la batterie centrale, à l'origine du pouvoir des anneaux rouges, a été empoisonnée, condamnant leurs porteurs à une mort épouvantable.
A coups de lutte d'influence et de complots, l'auteur façonne un arrière-plan politique intéressant, permettant de ne pas cantonner les Corps à un seul et prévisible rôle.

Comme toujours, en plus du résumé présent avant chaque épisode, Urban enrichit le mensuel d'articles permettant d'en apprendre plus sur l'univers, relativement complexe, des Corps. Black Hand et John Stewart ont droit à leur présentation alors que le troisième article se penche sur les Blue Lantern. Des suppléments aussi utiles qu'intelligemment construits.
Notons également que François Hercouët, directeur éditorial d'Urban, a annoncé à nos amis de MDCU que les revues kiosque allait bientôt voir leurs paginations augmenter, et ce en conservant le même prix. Que voilà une bonne nouvelle ! ;o)

Une excellente revue et des séries exploitant au mieux les nombreuses possibilités offertes par la coexistence de Corps au fonctionnement et buts fort différents.

+ intrigues solides et plaisantes
+ esthétiquement léché
+ qualité de la traduction d'Edmond Tourriol
+ contenu rédactionnel
- taille de la police des légendes concernant les illustrations des articles (ou bien j'ai besoin de lunettes)