29 mars 2013

Carnage : Une affaire de famille





Ah je vous vois venir ! A peine débarqué sur Univers Marvel et voilà que Vance se met à lire du Spider-Man !
Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je plaide coupable.

Le fait est que, depuis que, récemment, j’ai arrêté les publications kiosque (vous ne le saviez pas ? J’ai encore quelques secrets pour vous, donc), j’ai davantage le loisir de lorgner vers les sorties librairie. Alors quand j’aperçois une couverture évoquant Carnage illustrée par Clayton Crain, ça m’intrigue – au point que j’embarque le comic-book sans trop me poser de questions. Je suis assez fan du style de Crain, que j’ai entraperçu à une époque où je lisais quelques aventures du Tisseur liées à un cross-over : elles étaient, et de loin, les plus fascinantes de la revue. J’avais donc conservé le nom de l’artiste dont j’appréciais les ambiances sombres, les visages expressifs, les silhouettes racées et cette stylisation extrême de la mort et de la violence. Je l’ai retrouvé plus tard, à l’heure du cross-over sur Garth Ennis : il avait proprement magnifié une histoire un peu frustrante du Ghost Rider et nous en mettait plein la vue. Qu’allait-il donc faire avec Carnage ?


Alors qu’un industriel ambitieux, concurrent de Stark, s’apprête à envahir le marché par ses prothèses révolutionnaires, un ancien clone de Spider-Man tente d’arrêter un fourgon transportant Shriek. Iron-Man et Spider-Man interviennent à temps, mais comprennent qu’un danger plus grand rôde...


Le résultat me laisse dubitatif. Encore une fois, on est conquis par le graphisme, notamment le rendu des couleurs et ces éclairages subtils : c’est glauque, morbide et sanglant à souhait. On peut à la rigueur déplorer que les visages finissent tous par se ressembler un chouïa, surtout de profil, mais c’est vraiment pour chipoter. Autre léger défaut : certains détails importants ne sont pas suffisamment mis en valeur dans la planche, ce qui oblige parfois à revenir en arrière (rien n’est clair chez Crain, pas de fluo : l’ambiance est systématiquement crépusculaire et ses rues de New-York se rapprochent de ce qu’on voyait dans Se7en). Heureusement que l’escouade de sécurité de Hall Industries a les couleurs des Power Rangers, cela permet dans la confusion des combats (et les combats sont aussi nombreux que confus) de les reconnaître un tant soit peu. Cela dit, si les crayonnés de Crain se marient assez bien à l’univers de Spidey, et notamment à son côté obscur représenté par le symbiote, il sied nettement moins bien à la technologie rutilante d’un Stark. Malgré le soin apporté aux reflets métalliques des armures, leur aspect tend vers l’organique, dans un amalgame des matières qui ajoute encore à la folie qui s’empare de la cité. Le récit de Zeb Wells démarre de manière assez classique, jouant encore une fois sur la jalousie que peut éprouver un brillant ingénieur devant la réussite insolente de Stark : prêt à tout pour se faire remarquer, il va jouer avec des forces qui le dépassent et intégrer le syndrome de Frankenstein. Devant l’imminence de la résurrection du symbiote tueur, Iron Man et Spider-Man ne seront pas trop de deux pour déjouer les pronostics.

Le récit a en outre le bon goût de proposer quelques rappels salvateurs sur l’épopée mortelle de Kasady ainsi que sur l’énigmatique Shriek, femme capable de déclencher la folie par des pouvoirs soniques, irrésistiblement liée à Carnage. Son état de délabrement psychique permet les nombreux rebondissements de l’histoire, jouant sur son statut hybride de victime/coupable. Wells insère en outre quelques petites piques bien senties dans ses dialogues, qui tranchent avec la cruauté de certaines situations. La résolution et le finale n’ont en revanche rien d’original et préparent une éventuelle suite sans aucune finesse. L’ensemble est de bon ton, agréable à feuilleter et devrait plaire aux amateurs.

23 mars 2013

Ultimate Universe #6


Si vous ne me suiviez pas sur mon blog, il y a certainement beaucoup de choses que vous ne devez pas savoir. Je ferai sûrement partie de ces personnes à qui l’on aimerait taper sur les doigts ou tirer par les oreilles pour les bêtises, même si minimes, qu’il m’arrive de sortir. Je suis une néophyte en matière de comics. J’ai patienté jusqu’au moment propice, jusqu’à ce que des reboots s’opèrent dans cet univers si vaste et complexe pour  y sauter pieds joints. Dans ma liste, assez courte finalement, se trouve Ultimate Universe. N’ayant logiquement pas suivi les épisodes pré-reboot, je tente ce nouveau magazine proposant les titres Ultimate Spider-man, Ultimate X-Men et Ultimate the Ultimates. Et finalement, il se trouve qu’une partie conséquente des évènements passés de la Terre-1610 refont surface. Les conséquences sont lourdes. Ça par contre,  tout le monde peut le comprendre.


Ultimate Spider-man # 11-12:

Ultimate Spider-man est sûrement la série qui s’en tire le moins mal, et ce, malgré la mort de Peter Parker. Cela fait 12 épisodes à présent, que Brian Bendis et Sarah Pichelli nous livrent les aventures d’un nouveau spider-man, plus jeune et provenant d’un milieu social différent de celui de son prédécesseur. Au fur et à mesure où Miles Morales découvre ses pouvoirs, nous, lecteurs, découvrons ce nouvel individu se cachant sous le masque de l’araignée.

Le mois dernier, son oncle, aussi connu son le pseudonyme du Rôdeur, a proposé à Miles de s’associer à lui afin de régler son différend avec le Scorpion, un gangster originaire du Mexique. D’une pierre deux coups, il tente également de faire de lui son side-kick et terroriser ainsi quiconque voudrait s’approcher de lui. Cependant, du fait de sa naïveté, Miles ne voit pas cette collaboration du même œil. D’autant plus que depuis enfant, il a toujours admiré son oncle Aaron, et ce, malgré son côté un tantinet bad ass.

Ainsi, dans cet épisode, Bendis nous livre la confrontation entre Miles et son oncle. Le fil narratif tourne autour d’une histoire de famille, tout comme ça l’était avec Peter Parker et son oncle Ben. Le Rôdeur est un criminel recherché, et ça, Miles le sait. L’éducation, les pouvoirs, le respect… La notoriété aussi. Il doit énormément à son oncle mais finit par ne plus prendre gare à ses menaces consistant à dire à ses parents sa véritable nature. C’est de cette manière que le scénariste conclue cette première saison, sur un cliffhanger qui donne peine à attendre deux mois.

Pendant ce temps, Sarah Pichelli qui travaillait alors sur la série Spider-men (très bonne, mais pas autant que ce qu’elle promettait), a passé le relai au dessin à David Merquez. Ce dernier signe des planches dynamiques aux plans variés et n’a vraiment rien à envier à l’artiste italienne tant la continuité graphique est flagrante.

« Si c’était quelqu’un d’autre qui me traitait comme tu m’as traité, je le tuerais, là, en pleine rue. Mais t’es de la famille alors… T’as droit à une chance. »

9/10

Ultimate X-Men # 11-12:

Ultimate X-Men a été pour moi la déception de la revue. En effet, alors que ses collègues travaillant sur les séries Ultimate Spider-man et Ultimate the Ultimates concluent avec brio (ou pas) leur titre respectif, Nick Spencer nous rajoute une nouvelle énigme, toujours pas élucidée me concernant.

Ce qui est d’autant plus dommage, c’est que le scénariste a mis en marche de nombreuses pistes, qui auraient pu tenir debout mais ne les a pas approfondies. A vrai dire, Ultimate X-Men tenait le fil jusqu’à l’épisode #6 où l’on a assisté à l’échec du révérend Stryker. Après cela, chaque nouvel épisode contenait une nouvelle intrigue, étroitement liée avec ce qui avait déjà été présenté. On pense notamment à Jean Grey et son équipe à la solde de Tu’an, au groupe de Kitty Pride qui moisit dans les égouts, aux intentions cachées de Malicia ou encore à l’apparition encore inexplicable du Professeur Xavier…

Dans la revue de ce mois-ci, même si l’épisode #11 suit la continuité de la série sans y apporter grand chose de plus, l’épisode suivant dépasse mon entendement. A vrai dire, mon cerveau est saturé à force d’y réfléchir. Donc si un connaisseur de l’univers est dans la salle, qu’il fasse signe pour éclaircir ce  mystère.

Quant au graphisme, le niveau des dessins de Paco Medina est descendu d’un cran. Et ce n'est pas Carlos Barberi à l’épisode suivant qui améliorera la donne.

« Tous ces rapports qui nous arrivent… La police, la garde nationale… Ils refusent de se battre. Je ne comprends pas…

- C’est naturel. Ils savent que c’est perdu. »


4,5/10


Ultimate the Ultimates # 11-12:

Après de nombreux épisodes d’un casse-tête pas possible, Hickman, accompagné par Humphries au scénario, signe la fin de la première saison d' Ultimate the Ultimates. Face au chaos que l’attaque de Red Richards a provoqué en exterminant Washington, le nouveau président doit faire face à tout un tas de problèmes. Parmi eux se trouvent entre-autre la question de Washington of course, les sentinelles exterminatrices de mutants (à voir dans les épisodes Ultimate X-Men) et l’arrestation des Ultimates.

En effet, il y a deux mois, le gouvernement américain lançait un mandat d’arrêt contre Nick Fury et ses « fidèles ». Une partie avait été arrêtée, tandis que Nick Fury se faisait passer pour mort, qu’Œil de Faucon, le Faucon et la Veuve noire étaient en cavale et que Thor et Iron Man cherchaient une solution face au problème que représente la Cité de demain.

Ce mois ci, la situation est la même sauf que le nœud se démêle petit à petit et libère l’horizon. Sincèrement, je n’aurais jamais pensé que le titre prendrait ce tournant. En effet, malgré le fait que les Célestes et les Eternels aient été mis à l’oubli (surement temporairement, je pense qu’ils ne tarderont pas à revenir sur le devant de la scène), je trouve intéressant la façon dont les scénaristes ont exploité avec tant d’originalité et d’intelligence la tumeur de Tony Stark. On assiste à un véritable retournement de situation, assez simpliste néanmoins quand on sait que la Cité est censée être quasiment indestructible.

Après, je ne dis pas non plus que ces épisodes sont transcendants, mais comparé à ce que Hickman nous avait présenté jusqu’ici, je trouve que la série gagne en clarté. Ces épisodes ont au moins le mérite de nous livrer une vraie conclusion avant d’entamer la saison 2, avec une fin qui laisse présager un retour des plus attendus dans l’univers Ultimate, ouvrant ainsi directement la voie au crossover Divisés, nous perdrons (Divided We Fall).

Concernant le graphisme, on a sous les yeux un échantillon assez large de styles (Luke Ross, Ron Garney, Butch Guice, Patrick Zircher, Leonard Kirk) pas mauvais séparément mais trop différents pour que cela passe inaperçu. Dommage.

« J’ai du revenir du fin fond du cosmos pour faire cela. De la zone négative où vos Ultimates m’avaient abandonné pour que j’y meure. Jamais je n’ai oublié leur trahison. Simpliste mais une trahison néanmoins. »

6/10

22 mars 2013

Lantern Corps & Spectre Emotionnel



Le Green Lantern Corps est certainement le groupe cosmique le plus connu de l'univers DC Comics, mais il est loin d'être le seul. Cette rubrique vous permettra de découvrir (ou vous remémorer) les différentes forces en présence et de mieux comprendre les concepts liés aux Corps, au moins dans leurs grandes lignes.
Par nature, ce sujet comporte quelques spoilers.


Le Spectre Emotionnel

Il s'agit du concept qui est au coeur du fonctionnement des Corps. L'univers comprend différentes forces provenant elles-mêmes d'une émotion primaire. Ces émotions, au nombre de sept, forment le Spectre Emotionnel et sont déclinées en sept couleurs : le Rouge pour la Rage, l'Orange pour l'Avarice, le Jaune pour la Peur, le Vert pour la Volonté, le Bleu pour l'Espoir, l'Indigo pour la Compassion et enfin le Violet pour l'Amour.
Les différents Corps qui ont été créés sont donc basés sur ces sources émotionnelles. Leur puissance est canalisée au travers d'anneaux qu'utilisent les membres de chaque Corps. Cependant, toutes les forces ne sont pas équivalentes. Ainsi, plus la couleur d'un anneau se trouve proche du centre du Spectre (le Vert par exemple), plus son porteur lui impose sa propre volonté. Au contraire, les anneaux dont la couleur se trouve à une extrémité du Spectre ont une influence plus importante sur leurs utilisateurs (ceux-ci sont notamment dominés par les émotions que sont la Rage et l'Amour).
Chaque émotion est également incarnée par une entité.
Outre ces sept couleurs et Corps principaux, il en existe encore deux (Blanc et Noir) qui correspondent non pas à une émotion mais à un "état" ; la Vie et la Mort (ou le Néant).



Les Lantern Corps

Red Lantern - red throes of rage
Emotion : Rage
Couleur : Rouge
Membre(s) : Atrocitus, Zilius Zox, Bleez...
Planète d'origine : Ysmault, secteur 2814
Incarnation : The Butcher
Serment :
     With blood and rage of crimson red, 
     Ripped from a corpse so freshly dead,
     Together with our hellish hate,
     We'll burn you all... that is your fate !
Histoire et Pouvoirs : Après le massacre "accidentel" de tous les êtres du secteur 666 par les Manhunters (ou Traqueurs ; première police intergalactique mise en place par les Gardiens avant les Green Lantern), cinq survivants formèrent un groupe visant à la destruction des Gardiens. Atrocitus, l'un de ces cinq survivants, se servit de rites anciens et du sang de ces comparses pour maîtriser la Rage.
Le sang des Red Lantern est remplacé par du plasma, rouge et brûlant, lorsqu'ils rejoignent le Corps.
Leurs anneaux permettent de voler ou créer un champ de force.


Agent Orange - orange light of avarice
Emotion : Avarice
Couleur : Orange
Membre(s) : Larfleeze
Planète d'origine : Okaara (système Vega), secteur 2828
Incarnation : Ophidian
Serment :
     This power is mine, this is my light.  
     Be it in bright of day, or black of night.
     I lay claim to all that falls within my sight,
     To take what I want, that is my right !
Histoire et Pouvoirs : Larfleeze est le seul détenteur d'un anneau orange. Pendant longtemps, le système Vega fut maintenu en dehors de la zone d'influence des Gardiens grâce à un accord qui exigeait que les Veilleurs de la lumière orange la maintiennent dans les limites de leur système solaire. Depuis, Larfleeze, poussé par un désir de posséder grandissant, a rompu ce pacte.
L'Agent Orange peut créer des Orange Lantern à partir des adversaires qu'il tue.
L'anneau orange ne peut drainer l'énergie d'un anneau bleu et entraîne une grande dépendance.


Sinestro Corps - yellow fire of fear
Emotion : Peur
Couleur : Jaune
Membre(s) : Sinestro, Arkillo, Romat-Ru...
Planète d'origine : Qward (univers d'antimatière), secteur -1
Incarnation : Parallax
Serment :
     In blackest day, in brightest night !
     Beware your fears made into light.
     Let those who try to stop what’s right,
     Burn like his power, Sinestro’s might !
Histoire et Pouvoirs : Autrefois considéré comme le plus grand des Green Lantern, Sinestro fut destitué et exilé pour abus de pouvoir. Il a depuis découvert l'existence de la lumière jaune et formé son propre Corps. 
Les anneaux jaunes permettent de voler et communiquer, ils génèrent également des formes et constructions imaginées par leurs porteurs.


Green Lantern - green might of will
Emotion : Volonté
Couleur : Vert
Membres(s) : Hal Jordan, Guy Gardner, Kilowog, Kyle Rayner...
Planète d'origine : Oa, secteur 0
Incarnation : Ion
Serment :
     In brightest day, in blackest night,
     No evil shall escape my sight !
     Let those who worship evil's might,
     Beware my power, Green Lantern's light !
Histoire et Pouvoirs : Il y a des milliards d'années, les Gardiens - une très ancienne race extraterrestre - ont créé une police intergalactique veillant sur l'univers entier. Celui-ci est divisé en 3600 secteurs. De nos jours, deux Green Lantern sont affectés à chaque secteur.
Les anneaux verts permettent de générer n'importe quelle construction ou forme imaginée par son propriétaire. Ils permettent également de voler, générer un champ de force et communiquer. 


Blue Lantern - blue rays of hope
Emotion : Espoir
Couleur : Bleu
Membre(s) : Ganthet, Sayd, Le Pèlerin...
Planète d'origine : Odym, secteur 2682
Incarnation : Adara
Serment :
     In fearful day, in raging night
     With strong hearts full, our souls ignite !
     When all seems lost, in the war of light,
     Look to the stars, for hope burns bright !
Histoire et Pouvoirs : Après avoir été bannis par les Gardiens parce qu'ils avaient éprouvé des émotions, Ganthet et Sayd fondèrent le Corps des Blue Lantern.
L'anneau bleu peut recharger un anneau vert ou décharger un anneau jaune. Il possède en outre des fonctions similaires aux autres anneaux mais ne peut faire usage de toutes ses capacités offensives sans la proximité d'un Green Lantern. 


Indigo Tribe - indigo glow of compassion
Emotion : Compassion
Couleur : Indigo
Membre(s) : Indigo 1, Munk, Natromo...
Planète d'origine : Nok, secteur 2814
Incarnation : Proselyte
Serment :
     Tor lorek san, bor nakka mur.
     Natromo faan tornek wot ur.
     Ter Lantern ker lo Abin Sur.
     Taan lek lek nok, formorrow sur !
Histoire et Pouvoirs : Il s'agit du Corps le plus mystérieux, pendant longtemps resté inconnu de tous. Abin Sur, prédécesseur d'Hal Jordan, est en grande partie responsable de la création de la Tribu Indigo. Celle-ci est composée d'anciens criminels qui, grâce à l'influence de leurs anneaux, trouvent la voie de la rédemption. Loin d'être uniquement positive, la lumière indigo de la compassion se révèle assez pernicieuse, au point de changer radicalement la personnalité de celui qui en fait usage.  


Star Sapphire - violet aura of love
Emotion : Amour
Couleur : Violet (tirant sur le rose...)
Membre(s) : Carol Ferris, Fatality, Miri...
Planète d'origine : Zamaron, secteur 1416
Incarnation : The Predator
Serment :
     For hearts long lost and full of fright, 
     For those alone in blackest night,
     Accept our ring, and join our fight,  
     Love conquers all with violet light !
Histoire et Pouvoirs : En réaction au refus des Gardiens d'éprouver des émotions, un groupe exclusivement féminin fit sécession et décida de s'y consacrer.
Les anneaux des Star Sapphire peuvent révéler le plus grand amour de celles qui les portent. Ils peuvent également créer un lien entre leurs porteurs et un être aimé courant un danger. La lumière violette de l'amour peut toutefois altérer le jugement des Star Sapphire.


Black Lantern
Etat : Mort
Couleur : Noir
Membre(s) : Black Hand, potentiellement toute personne décédée...
Planète d'origine : le monde mort de Ryut, secteur 666
Incarnation : Nekron
Serment :
     The blackest night falls from the skies,
     The darkness grows as all light dies,
     We crave your hearts and your demise,
     By my black hand, the dead shall rise !
Histoire et Pouvoirs : Nekron considère que la vie est un simple accident, sans utilité ni but. Il souhaite retrouver l'état de "paix" et le néant de l'univers primordial en se débarrassant de la vie qui l'a contaminé. 


White Lantern 
Etat : Vie
Couleur : Blanc
Membre(s) : Potentiellement chaque être vivant...
Planète d'origine : Terre, secteur 2814
Incarnation : L'Entité
Histoire et Pouvoirs : Contrairement à ce que les Gardiens ont toujours prétendu, la vie n'a pas pris naissance sur Oa mais sur la Terre, grâce à l'Entité, une lumière blanche vivante. Cette force est liée à tous les êtres vivants.  




Les Anneaux (Power Rings)

Tous les membres des différents Corps ont pour point commun d'utiliser un anneau de puissance, dont ils tirent leur pouvoir. Ceux-ci sont reconnaissables à leur couleur et leur symbole. Ils possèdent en général des capacités communes qui permettent notamment de générer un costume de Lantern, de voler (et ce même dans l'espace), de créer un champ de force défensif ou encore de lancer des décharges d'énergie.
Outre ces pouvoirs déjà bien intéressants, les anneaux peuvent également permettre de communiquer ou d'accéder à une base de données (qui, entre autres, permet de traduire toutes les langues).
Un anneau doit être régulièrement rechargé à l'aide d'une batterie en forme de lanterne, elle-même reliée à une batterie centrale, hébergée sur la planète d'origine de chaque Corps.
Les anneaux peuvent chercher un porteur de manière autonome, et ce dès la mort de leur précédent propriétaire.


Les Gardiens

Les Gardiens de l'Univers sont une ancienne race extraterrestre, basée sur Oa. Ils ne sont guère impressionnants et ont la particularité d'être bleus et de petite taille, néanmoins, il ne faut pas les juger sur leur seul aspect physique. Ceux-ci sont en effet non seulement immortels, mais ils peuvent également voler et utiliser l'énergie du Spectre Emotionnel sans anneaux.
Leur grand âge est synonyme d'un vaste savoir. Ils ne sont toutefois pas exempts d'erreurs, parfois gravissimes. Ainsi, leur première police intergalactique - les Manhunters - est à l'origine d'un massacre dans le secteur 666 suite à une interprétation plutôt extrême des consignes qui leur avaient été données.
Depuis, les Gardiens ont abandonné l'utilisation de machines et préféré se reposer sur des agents vivants. C'est ainsi que naquit le Corps des Green Lantern, composé de membres venus de planètes fort différentes.
C'est également l'un des leurs, Krona, qui fut à l'origine de l'une des pires catastrophes cosmiques. Krona souhaitait en effet en apprendre plus sur l'origine de l'univers. A l'aide d'une machine qu'il conçut, il put observer la naissance de l'univers et déclencha ainsi, en vrac, la création d'un univers d'antimatière, l'apparition du multivers et la propagation du Mal. Joli coup pour un scientifique de renom faisant partie d'une race super-évoluée ! Comme quoi, personne n'est à l'abri d'une petite boulette...
Signalons également l'existence des Alpha Lantern, sorte d'hybrides faisant office de police interne pour le Corps des Green Lantern. Ils ont en charge de faire respecter les lois du Livre d'Oa et possèdent leur propre serment :
     In days of peace, in nights of war,
     The Alpha Lanterns obey the laws forever more.
     Misconduct must be answered for,
     Swear us, the chosen... the Alpha Corps !


Inspiration

Bien que DC Comics s'en défende, les Green Lantern doivent beaucoup au Cycle du Fulgur, une série de romans de science-fiction écrits par Edward Elmer Smith. Ces romans (Triplanetary, publié en 1934, est le premier récit du cycle, mais c'est avec Galactic Patrol, qui date de 1937, que l'histoire principale débute réellement) mettent en scène une police intergalactique, composée de membres issus de races différentes. Ces derniers utilisent des joyaux qui leur donnent des pouvoirs psychiques. Ces joyaux sont fabriqués par les Arisians, une race extraterrestre avancée et pacifique.
Voilà tout de même beaucoup de points communs.
Le Cycle du Fulgur est un space opera ambitieux, se déroulant sur de nombreuses planètes, pendant un laps de temps très long couvrant plusieurs générations. Quelque peu datés aujourd'hui (et parfois répétitifs), ces romans relativement méconnus du grand public ont tout de même inspiré de nombreux auteurs.



Les différents comics concernés

En Kiosque

Urban Comics publie actuellement le mensuel Green Lantern Saga qui rassemble les séries Green Lantern, Green Lantern Corps, Green Lantern : New Gardians et Red Lantern.
Chaque revue contient également du matériel rédactionnel supplémentaire portant sur les personnages et leurs origines ou un Corps en particulier. 

En Librairie

Trois collections Urban Comics accueillent des séries en cours liées à l'univers des Lantern :
- Geoff Johns présente Green Lantern, dans la collection DC Signatures (avec évidemment Johns au scénario).
- Green Lantern, dans la collection DC Renaissance, qui couvre les aventures récentes - donc postérieures au relaunch général du DCU - des Lantern.
- La collection DC Classiques quant à elle est consacrée à des évènements plus anciens ayant une importance particulière, notamment Blackest Night (en deux tomes) et bientôt sa suite, Brightest Day.

Autres ouvrages conseillés

En VO, The Sinestro Corps War, qui marque le début du concept de Corps multiples et de Spectre Emotionnel.
Chez Panini, dans la collection Best Comics, Green Lantern : Secret Origin, un récit qui permet de (re)découvrir les origines de Hal Jordan, et ce à prix réduit. Toujours chez le même éditeur, Green Lantern : Recharge, paru dans le DC Universe hors série #4, permet d'assister à la reformation du Corps après sa dissolution.
De nouveau chez Urban, l'on peut également conseiller la saga La Guerre des Green Lantern, publiée en kiosque dans deux Green Lantern Showcase.








21 mars 2013

Un court-métrage basé sur Y the Last Man


Nous avions évoqué, il y a quelques jours, le scénariste Brian K. Vaughan pour la sortie de Saga en VF. L'auteur de Y the Last Man est de nouveau à l'honneur aujourd'hui à l'occasion d'un très intéressant projet de court-métrage.

Camille Leboulanger, étudiant à l'Ecole Supérieure d'Audiovisuel de Toulouse, a en effet pour projet d'adapter librement deux épisodes de la série Y the Last Man (les #24 et #25). Le casting est déjà bouclé et les repérages terminés. Il manque cependant encore à l'équipe un budget de 1500 euros pour pouvoir se lancer dans l'aventure, budget qu'ils tentent de recueillir par le biais d'une collecte de fonds sur Ulule.

Il est possible de participer à partir de seulement 5 euros, ce qui augmenterait les chances de voir Y se concrétiser. Je vous invite à lire la présentation, très complète et pertinente, du réalisateur. Celui-ci parle notamment de l'ambiance qu'il souhaite donner au film, mais il évoque aussi des éléments techniques, comme la bande son, la photographie ou encore la manière d'installer le contexte à partir du générique.

Un projet à suivre en tout cas, puisque le metteur en scène semble avoir une vision très précise (et prometteuse) de ce qu'il souhaite faire. Et puis, un court-métrage français basé sur un comic aussi bon, ce serait dommage de s'en priver. ;o)

Bonne chance à Camille et son équipe !




20 mars 2013

Avant-Première : Locke & Key, tome #4

Le nouveau tome de Locke & Key sortant dans deux jours, il est temps de se pencher sur cette suite intitulée Les Clés du Royaume.

L'hiver est arrivé à Lovecraft, recouvrant Keyhouse d'un pudique voile blanc. Les enfants Locke continuent à utiliser les clés dont regorge la demeure et à subir les conséquences de leur influence. Bode découvre son animal-totem, Kinsey tente quelques expériences avec ses amis, et Tyler bénéficie d'un petit coup de pouce pour un match de hockey contre une équipe particulièrement brutale.
Mais les menaces qui planent sur la famille sont encore bien présentes. Zack notamment va tout faire pour mettre la main sur la clé Omega, même si pour cela, le sang doit encore couler...

L'on aura attendu cette suite pendant un long moment (le précédent tome datant de plus d'un an), mais elle est enfin là, chez Milady. L'éditeur, après une longue absence, revient donc avec l'un de ses titres phare, écrit par Joe Hill et dessiné par Gabriel Rodriguez.
Les qualités des précédents volumes (cf. tomes #1, #2 et #3) sont toujours présentes, même s'il faut un petit moment pour se remettre les derniers évènements en tête. Un petit récapitulatif de l'intrigue n'aurait pas été de trop. 

Graphiquement, Rodriguez trouve encore le moyen de nous étonner. Le premier épisode notamment, dédié à Bill Watterson (auteur du célèbre Calvin & Hobbes), est bâti d'une manière très particulière : l'artiste construit chaque planche à partir d'un strip vertical de quatre cases, elles-mêmes posées sur une pleine-page qui donne le contexte et l'ambiance générale. Aussi original que bien fichu. La suite, bien que plus classique, est tout aussi habile.

Hill, quant à lui, continue de développer son intrigue principale, même s'il faudra encore patienter avant de tout savoir sur le passé de Rendell Locke ou les secrets du manoir. Zack étant quelque peu acculé, il passe à l'action (non sans faire de dégâts), mais loin de se concentrer uniquement sur le côté thriller et fantastique, l'auteur continue de nous offrir des scènes étranges, drôles ou tout simplement émouvantes. Les personnages, clés de voûte de l'ensemble, sont parfaitement campés, qu'ils soient cyniques ou d'une naïveté touchante. Même les seconds rôles possèdent une véritable richesse, rehaussant le côté réaliste de l'histoire, tout comme son aspect dramatique.

Il faudrait être difficile pour ne pas tomber sous le charme de cette série exceptionnelle, aussi profonde qu'haletante, qui se hisse au niveau des plus grandes BD américaines modernes. Hill est d'une justesse imparable, parvenant à sublimer une simple rupture ou au contraire à nous interroger sur l'absence de larmes et d'empathie.
L'adaptation française est de plus parfaitement réussie. L'ouvrage contient les habituelles covers et un récapitulatif, sous forme d'extraits de journaux intimes ou de correspondance, des clés connues et de leurs effets.

Beau, intelligent et palpitant.
What else ?
(sortie : 22 mars 2013)

+ style graphique
+ narration efficace
+ richesse et crédibilité des personnages
+ concept des clés
+ alternance entre humour et émotion
+ VF de qualité
- manque un petit récapitulatif des tomes précédents