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17 décembre 2013

Votes pour les Tops et Flops de MDCU

Petite pub pour l'excellent site MDCU qui met à disposition, pour les membres de son forum, un vote permettant de désigner les tops et flops comics pour l'année 2013.

Alors, pour faire simple, vous pouvez désigner, jusqu'au 15 janvier, 5 tops et 5 flops. Si les flops ne posent pas trop de problème (ce qui est vraiment immonde est heureusement finalement rare), les tops génèrent une véritable douleur, car choisir seulement cinq titres dans toute une année reste une gageure. Cela pourrait être aussi un gage de qualité mais un aspect technique semble de suite fausser les rapports entre on-goings et one-shots : des titres comme The Boys, Runaways, Locke & Key, Courtney Crumrin, sont présents plus d'une fois, aussi les votes des lecteurs seront donc éparpillés (entre ceux qui votent pour le dernier numéro ou le premier tome par exemple, alors que l'ensemble de la série est plébiscité). 

Malheureusement, si l'on se réfère aux sorties de l'année, il est difficile de faire autrement. Structurellement, les séries "fleuve" partent donc avec un désavantage certain. Néanmoins, l'exercice est suffisamment épineux pour qu'il soit intéressant. Je ne puis donc que vous conseiller de vous y prêter, d'autant qu'un classement des lecteurs, même avec ses défauts, sera intéressant.

Je dévoile ici mes choix, encore une fois très difficiles par rapport au grand nombre d'oeuvres proposé, mais je vais aussi tenter de les expliquer brièvement.



Les TOPS

- Justice League : Crise d'identité
Une petite merveille mainstream, au parfum de whodunit, une manière adulte de gérer les rapports entre surhumains, et en plus, un récit totalement compréhensible, même si l'on ne connait rien du DCU. Incontournable.

- Neonomicon : la meilleure adaptation à ce jour de l'oeuvre de Lovecraft, avec un Alan Moore efficace qui parvient à ne pas se caricaturer ou verser dans l'excès. Magistral.

- Locke & Key : j'ai choisi le tome #4 mais l'ensemble de la série est vraiment beau, intelligent et furieusement addictif.  

- Courtney Crumrin : ça fait partie de ces univers oniriques, enfantins mais cruels, auxquels vous pouvez accrocher rapidement.

- Top 10, tome #3 : le meilleur tome d'une série déjà excellente. De nouveau Moore, dans un genre différent mais maîtrisé et ultra-orgasmique. Une référence, un moment de lecture extatique.   

Les FLOPS

- Chapeau Melon & Bottes de Cuir : pas la pire merde de l'année, c'est clair, mais typique de la surexploitation de licences censées toucher des quarantenaires. La nostalgie ne suffit malheureusement pas, il faut aussi du savoir-faire.

- Mikros (x2) : j'estime tellement ce truc que je l'ai cité deux fois dans les flops, mais ce qui est ahurissant, c'est qu'il soit réédité. 
Franchement, c'est presque une insulte à l'intelligence du lectorat, et cela prouve à quel point les décisions éditoriales sont parfois étranges. Car cette "chose" n'est évidemment en rien représentative d'un genre, ni même simplement agréable à lire. Tout ici respire l'amateurisme, sans le côté agréablement juvénile de certains auteurs américains des années 60. A croire que Mitton n'a retenu que le pire du genre, pour le recracher dans un sursaut épileptique aussi pénible que vain. 
De l'action décérébrée et ennuyeuse pour gamins peu exigeants. 

- Kamandi : alors là, si ce n'était pas du Kirby, qui trouverait ça bien ? Personne. Pourquoi ? Parce que c'est naze de bout en bout ! C'est ultra-répétitif, les dialogues sont misérables, le personnage principal est ahurissant de crétinerie (même Nicolas, de Hélène et les Garçons, est mieux écrit, c'est dire), c'est totalement survendu (sans le côté décalé du Silver Age Marvel), et il vaut mieux ne pas parler des incohérences ou des ellipses à l'arrache !
J'ai rarement lu pire.
Bonne idée cadeau néanmoins pour les gens que vous détestez. Petit plus : obligez-les à vous faire un bilan du truc quelques semaines après, en les relançant subtilement sur le sujet : "alors, t'en as pensé quoi ?" etc.
Soyez salauds, c'est fait pour.

- X-O Manowar : la vaste blague des séries Valiant. Est-il nécessaire d'en dire plus ?  


Alors, peut-on se friter sur des histoires de goût et d'inclination personnelle ? Ce serait dommage mais c'est possible et même presque souhaitable, car l'on défend alors avec nos tripes un auteur ou une série.
Le reste, sinon totalement objectif, du moins presque autoptique, est là non pour scinder le lectorat mais pour s'émerveiller de ces comics incroyables qui nous surprennent et nous passionnent. Et aussi pour montrer du doigt (ou de la bite, ça dépend des gens) ce qui est à l'évidence moins bon. Quand les manques techniques sont prouvables, prouvés et évidents, il est alors normal de ne pas les laisser passer. Non seulement pour éduquer le possible futur lectorat mais aussi pour montrer que la très complexe relation auteurs/éditeurs/lecteurs doit se penser régulièrement afin que personne ne soit lésé et, mieux, que tous en ressortent bénéficiaires.  

Qui cependant va tenir compte d'un top & flop, ou même de quelques articles argumentés ? 
Personne, seules les ventes vont permettre de dessiner les choix éditoriaux de demain.
Aussi, il est plus que temps d'acheter au lieu de télécharger, mais aussi de décliner au lieu de se jeter sur des saloperies. 
Nous avons tous, auteurs, éditeurs et lecteurs, un rôle à jouer.
Ce rôle est essentiel, il commence maintenant. Car à la fin, nous serons tous, à des degrés divers, responsables de notre paysage éditorial. Et de notre Imaginaire, embelli ou brisé.  

Bonnes lectures à tous.
Guns & Apple Pie ! ;o)




08 juillet 2013

Top 5 des pires castings cinéma pour une adaptation BD

C'est l'été, on se détend, on se relaxe, les doigts de pied en éventail et le sourire aux lèvres. Tout en sirotant une boisson glacée, les idées nous viennent à une vitesse sidérante. Après que Jiji, et même le reste de l'équipe, ait refusé de se prêter à un innocent concours de t-shirts mouillés qui me semblait sympathique et de bon aloi, je me rabats sur un top 5 des pires choix possibles dans un rôle tiré d'une BD.
C'est bien entendu tout à fait subjectif. ;o)

Numéro 5 : Jennifer Garner dans le rôle d'Elektra
WouaaaaAA !! Putain, elle m'a fait peur...
Désolé, je n'avais plus revu des photos tirées du film depuis un moment.
Alors, là, je suis dans l'incompréhension totale. Pour jouer Daisy Duck, ok, mais Elektra...
Bon, heureusement, ce n'est pas non plus un personnage extraordinaire, et le charisme souffreteux de Garner suffit finalement à l'incarner, mais bon, tant qu'à jouer la carte de la déconne, moi j'aurais pris Britney Spears.
Choix personnel pour ce rôle : ben Britney, ou Sam Fox...
Attention, je vais t'attaquer très fort avec mes machins pointus !

Numéro 4 : Jamel Debbouze dans le rôle de Numérobis... heu, non, pardon, dans son propre rôle
Cet "acteur" fait en réalité partie des gens qui ne savent pas jouer et sont condamnés à répéter à l'infini des tics agaçants que même les plus doués des réalisateurs ne parviennent pas à gommer ou simplement amoindrir. On a donc ici un Astérix avec des extraits de one-man-show debbouzien. Faut aimer...
Choix personnel pour ce rôle : Cyril Hanouna
J'ai pas eu le temps d'apprendre le texte, mais je sens une bonne impro qui vient là...

Numéro 3 : Vincent Cassel dans le rôle de Blueberry
Déjà le film est d'un chiant relativement exceptionnel, mais alors Cassel, c'est la cerise sur le néant.
Il est néanmoins intéressant de constater à quel point quelqu'un dont le physique est banal (pour rester gentil) peut se faire affubler du titre, rendu insipide par son systématisme, de "beau gosse" dès que les caméras adoucissent des traits pourtant ingrats. 
Blueberry, sans être effectivement un canon de beauté, avait au moins du charisme lorsqu'il s'incarnait par la magie des coups de crayon. Cassel tente parfois de singer, très maladroitement, les poses que prenait autrefois Eastwood, il y parvient de la pire des manières, en baissant les yeux, quand il est caché par un galure trop grand pour lui. Dès que l'on voit son regard, la réalité reprend le dessus, ce qui est sans doute le pire effet dans une fiction.
Choix personnel pour ce rôle : Nabilla 
Heu, les gars, quand je relève la tête, ça fait clodo quand même, non ?

Numéro 2 : Tobey Maguire dans le rôle de Peter Parker
Niais et antipathique au possible, Maguire réussit l'exploit d'être l'antithèse de ce pauvre Parker.
On a envie de le frapper (sisi, avouons-le, il le cherche un peu), ce qui fait que l'on s'identifie à ses persécuteurs, ce qui est loin d'être l'effet recherché.
Film infect, acteur demeuré au regard éteint : le duo gagnant des bouses éternelles.
Choix personnel pour ce rôle : Jérôme Cahuzac  
Putain mais j'avais pas des pouces moi avant ?!

Numéro 1 : Elijah Wood dans le rôle de Frodon Sacquet
Là, il faut qu'on prenne deux minutes pour en parler. Déjà, le SDA en soi doit se lire. L'oeuvre de Tolkien est infiniment plus passionnante et riche que la trilogie épouvantable de Jackson. Alors, bien sûr les décors sont jolis, m'enfin, un Son & Lumière d'un quart d'heure suffirait pour nous épargner cette épouvantable suite de misère cinématographique et d'aridité dans l'adaptation (qui n'est d'ailleurs pas une adaptation BD, mais bon, on s'en fout, c'est l'été). 
Malgré tout, dans cet océan de platitude et de mièvrerie, Elijah parvient à tirer la couverture à lui, en incarnant une sorte de catalogue de ce qui se fait de pire dans le sur-jeu et la pleurnicherie. 
C'est bien simple, au bout de cinq minutes, j'avais déjà envie que Sauron lui nique sa... heu, enfin, je l'avais pris en grippe disons.
Choix personnel pour ce rôle : Davy Mourier
Oh mon dieu, je joue bien !!

J'espère que ce top 5, à base de méchanceté fondamentale et petites perfidies, vous aura plu et donné l'occasion de cracher, vous aussi, sur diverses choses. Le prochain top 5 aura pour sujet l'administration et les collectivités locales... ou pas, c'est encore plus ou moins à l'étude.