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26 décembre 2014

Disney Infinity 2.0 : Marvel Super Heroes

Le moment des fêtes semble idéal pour vous parler d'un jeu qui permet, entre autres, de retrouver les personnages de la Maison des Idées : Disney Infinity 2.0 - Marvel Super Heroes.

Le pack de démarrage comprend, en plus du logiciel Disney Infinity 2.0, le trophée Avengers, deux Toy Box games, trois figurines et le fameux lecteur Disney Infinity, qui servira à accueillir vos personnages et disques bonus.
Jetons déjà un œil aux figurines.

Il s'agit de Thor, Iron Man et Black Widow. La taille est tout à fait raisonnable, le plastique de qualité et les poses soignées. Le tout dégage une impression de solidité et s'avère franchement agréable à regarder.
En plaçant vos figurines sur les emplacements ronds du lecteur, vous allez donc pouvoir les incarner dans le jeu. Un autre emplacement spécifique accueille, lui, les trophées qui permettent de débloquer de nouvelles aventures.

On arrive au point litigieux principal : le coût. Pour avoir accès à l'ensemble des aventures, il va falloir investir une somme non négligeable, d'autant qu'en plus des packs Gardiens de la Galaxie et Spider-Man, il existe encore des figurines vendues séparément et même des Power Discs permettant de débloquer du contenu et de booster vos persos.
Malgré tout, il faut reconnaître qu'il y a déjà de quoi faire avec le pack Avengers.

Le mode aventure vous plonge dans New York, attaqué par des géants des glaces après une sombre machination ourdie par l'infâme Loki. Si les missions peuvent être répétitives et les ennemis peu variés, c'est un vrai plaisir de voler entre les immeubles ou de passer sous le nez de la statue de la liberté dans l'armure d'Iron Man ! 
Les plus exigeants pourront trouver graphisme et textures simplistes, mais cela peut passer également pour un parti pris dû à la direction artistique (on est plus dans du cartoony que dans une volonté d'ultra-réalisme). 
En plus des attaques de base, chaque personnage peut évoluer grâce à un tableau de compétences permettant d'acheter différents bonus d'attaque ou de défense. 

Jusqu'ici, voilà qui est plutôt sympa mais pas révolutionnaire. En réalité, le principal intérêt de Disney Infinity (en plus de mélanger divers univers très connus) vient du mode Toy Box.
Ce dernier propose divers mini-jeux (des courses de bagnoles par exemple, attention, ce n'est pas non plus du Mario Kart hein) mais offre aussi la possibilité de bâtir son propre niveau (en créant des pistes, mais aussi des villes entières). La partie mon INtérieur (prononcer "inne-térieur") permet de construire un - vaste - nid douillet assez facilement. Pièces, couloirs, tout peut être modifié (textures des murs, du sol, lampes, meubles, habitants, et une foultitude d'objets et de décorations à débloquer).
Là aussi, même dans ce mode, il existe des défis à relever, les visiteurs des lieux ayant souvent des services à vous demander. Ainsi, par exemple, Picsou va faire appel à vous pour l'aider à trouver un coffre digne de ce nom pour entreposer sa fortune.

Il faut ajouter à ça les disques Toy Box games qui prennent place dans l'emplacement Trophée et permettent d'accéder à de nouveaux jeux. Dans le pack Avengers, il s'agit de Assaut sur Asgard et Fuis le Kyln. Le premier est du genre "tower defense". Vous avez un élément à protéger de vagues d'assaut ennemies que vous pouvez contenir en plaçant divers éléments défensifs et, bien entendu, en payant de votre personne et en distribuant des baffes. Le second est une sorte de "donjon" en vue isométrique : accompagné d'un personnage que vous pouvez upgrader, vous tabassez les ennemis et récupérez différentes clés pour débloquer des passages et passer à la zone suivante.

Si l'on compte le nombre d'items à récupérer (certains sont très importants car ils seront indispensables pour jouer avec un perso particulier hors de son pack d'origine, et ce même si vous possédez la figurine correspondante), les compétences à acquérir, les éléments de décors à débloquer, les défis secondaires et l'éditeur qui offre tout de même une réelle possibilité de renouvellement, l'on en a tout de même pour son argent, même si le principe de l'aventure morcelée et des figurines à collectionner reste très coûteux pour les complétistes.

A tenter, peut-être plus pour les fans du marvelverse que pour les gamers les plus pointus.

+ fun dans l'ensemble (même si cela dépendra énormément de l'attachement que l'on porte aux personnages)
+ design et qualité des figurines
+ grand nombre de personnages
+ éditeur de niveaux plutôt simple d'utilisation
+ des mini-jeux supplémentaires qui augmentent la durée de vie
- un manque de variété notable des missions et des ennemis dans le mode aventure
- temps de chargement assez longs (jeu testé sur Wii U)
- très onéreux si l'on achète tous les packs (et plus encore si l'on souhaite acquérir l'ensemble des figurines)





25 octobre 2014

La merde du mois : la boîte à quizz Marvel

Sortie ce mois d'un jeu qui frise l'arnaque. UMAC l'a testé pour vous. Et croyez-moi, on a bien du mérite...

Parfois, à force de tomber sur des trucs pourris, on finit par développer une sorte de sixième sens qui nous avertit de ne surtout pas mettre la main au portefeuille. C'est ce qui s'est passé avec ce quizz. Un gros Marvel, une toute petite boîte sous blister, seulement 120 questions, le tout pour une quinzaine d'euros, ça sent le binz vite (et souvent mal) torché.
Ben ça n'a pas loupé, je n'avais pas vu pire depuis le coffret du Toucan, en 2008.
Mais voyons en détail comment ça se présente.

Une fois la boîte ouverte, l'on a devant soi une pile de cartes questions, un sablier, un petit livret (j'insiste sur "petit", il est de la longueur d'une carte) et une pile de cartes plus petites.
Premier réflexe, l'on regarde les fameuses cartes sur lesquelles sont imprimées les questions et, là, c'est le choc ! On est au-delà du hideux. Les cartes ne bénéficient d'aucune illustration, seulement de vagues silhouettes en rouge et noir. Et en plus c'est imprimé sur une sorte de papier cartonné bas de gamme de très mauvaise qualité (rien à voir par exemple avec des cartes de Trivial Pursuit pour prendre un point de comparaison). Et c'est signé Hachette hein, c'est pas un truc vendu sous le manteau par une équipe d'albanais. 

Bon, c'est dégueulasse, mais le jeu est peut-être bien vous dites-vous. Haha, voilà bien là la cruelle naïveté, traînant derrière elle son lot d'amères déceptions, propre au néophyte encore trop confiant dans les produits douteux qui fleurissent, l'automne venu, dans les boutiques grouillantes et malodorantes. Pour faire simple, non, le jeu n'est pas bien.
Et pour cause. Figurez-vous que les réponses aux questions figurent non pas sur les cartes elles-mêmes, comme le voudraient la logique et le sens pratique, mais dans un petit carnet à part. Autrement dit, pour chaque question, il faut aller feuilleter le petit calepin. C'est même pas que ça devient chiant au bout de cinq minutes, c'est chiant dès le départ.

Attention, avec seulement 120 questions, n'espérez pas allez bien loin. A trois ou quatre, en une partie tout est torché. Il y a quatre catégories : Spider-Man, X-Men, Avengers et Cosmique. Difficile de juger de la difficulté, ça me semble a priori très simple mais pour le grand public, bon nombre de questions doivent être assez ardues. Il y a à chaque fois quatre propositions, je ne sais pas si elles se veulent drôles ou faciles, mais elles sont parfois très étranges. Par exemple : "Suite au décès de Peter Parker, un jeune homme d'origine latino-africaine endosse le costume de Spider-Man, il se nomme : Jim Parson, Miles Morales, Steve Ditko ou Howard Duck ?". Même sans bien connaître l'univers Ultimate, ça ne laisse pas beaucoup de choix plausibles...
Et bien entendu, il y a aussi des erreurs. Par exemple, on nous demande comment s'appelle la saga dans laquelle les personnages Marvel sont enlevés par le Beyonder pour s'affronter. Choix de réponse : Invasion des Titans, Guerre Secrète, Battleworld ou Civil War. On jette un œil au livret qui nous dit que la réponse correcte est "la guerre secrète". Malheureusement, c'est faux, la "guerre secrète", ou Secret War, c'est une saga moderne dans laquelle Nick Fury monte une équipe pour faire un raid en Latvérie (cf. cet article). La réponse correcte est Secret Wars, ou les Guerres Secrètes. On pourrait ne pas pinailler s'il n'y avait pas une autre saga au nom très proche, mais là, la réponse est tout simplement fausse. Et trouver le moyen de laisser des erreurs dans si peu de questions, ça en dit long sur le sérieux des mecs qui ont pondu ça.

Que vous dire encore de cette calamité ? L'on peut noter la présence de petites cartes qui donnent des bonus quand vous les jouez (une sorte de joker que vous recevez en début de partie). En gros, soit ça vous donne du temps supplémentaire (inutile), soit ça vous permet de changer de question (et vu qu'il n'y en a pas des masses...). 
Et dernière fausse-bonne idée (ou idée à la con comme on dit par chez moi, mais ça dépend des régions), la présence du sablier. Il dure une minute. C'est relativement long une réflexion d'une minute quand même, surtout quand vous avez des propositions. Soit vous savez, et vous n'avez pas besoin de temps, soit vous ne savez pas et l'écoulement du sablier n'apportera rien de plus à part emmerder tout le monde.

Bon, ben je crois qu'on a un beau strike là.
Allez, poubelle !

- matériel de qualité médiocre
- très faible nombre de questions
- des erreurs
- un système de jeu peu pratique et mal pensé
- le prix (ça semble bon marché, mais vu le foutage de gueule à tous les niveaux, c'est en fait hors de prix)  
- à la place du sablier, un peu de vaseline aurait été plus franc et plus utile




01 septembre 2014

Ulysse 31 Revisited


Au XXXIe siècle, l’œil gigantesque de l’Odysseus, vaisseau interstellaire, scrute les limbes silencieuses de l'Olympe. À son bord, Ulysse s’en revient de Troie avec son fils et se dirige vers la Terre. Pour avoir aidé une fillette accompagnée de son grand frère – Thémis et Noumaïos – durant son périple, la voix puissante des Dieux tonne : « Quiconque ose défier la puissance de Zeus doit être puni. Tu erreras désormais dans un monde inconnu. Jusqu'au royaume d'Hadès, vos corps resteront inertes ! »

Dès lors, Ulysse traverse le Cosmos accompagné de son fils, Thémis et de tout un équipage endormi, à la recherche de la planète bleue où l’attend Pénélope…

Cette courte série animée de 26 épisodes – au succès mérité – a fait rêver des générations d'enfants, tout en les intéressant à la mythologie grecque. Elle fut réalisée au début des années 80 d'après l'Odyssée d'Homère, sur une idée de Jean Chalopin avec René Borg et Bernard Dries.
La télévision l’accueille pour la première fois en 1981 et depuis, la rediffuse de temps en temps. Ce programme indémodable transpose avec brio dans un univers futuriste bien trouvé l’Odyssée, sur laquelle sont venus se greffer d'autres mythes grecs. Si l’animation et le design (celui des machines est signé Manchu/Philippe Bouchet !) ont marqué les esprits par leur qualité, les musiques sont aussi restées dans les mémoires !
Les différents morceaux ont été composés en majorité par Denny Crockett et Ike Egan. Ils puisent principalement leurs influences dans des films de Science-fiction tels que La Guerre des Étoiles et Star Trek [1]. Sans les images définitives sous la main lors de la création, ils imposent leurs propres visions qui laisseront une empreinte une fois la série terminée.

Ces mélodies, inoubliables par leurs qualités et leur originalité pour un programme destiné à la jeunesse, feront germer dans l’esprit de David Colin (sous le pseudo de Parallax) l’envie de les dépoussiérer en les réorchestrant.
Dès 2007, il diffuse sur la toile quelques compositions hommages dans la veine du Rock Progressif dont il emprunte l’utilisation des claviers (dont le synthétiseur ARP2600 "PARALLAX WHITE MEANNIE"). L’engouement est immédiat et des fans l’encouragent à poursuivre dans cette voie. Il travaille les morceaux dans son home studio sans partitions, puisqu’elles n’existent pas, à l’aide du CD édité par Logarythme [2] et des DVD premiums sortis chez IDP.
Les musiques, d’une qualité orchestrale, sont en écoute libre directement depuis le site officiel et permettent de se faire une idée. Ces 31 pistes nous replongent immédiatement dans les aventures d’Ulysse. Des images, issues ou non de l’œuvre originale, se créent dans notre esprit. Les thèmes, certains oppressants, d’autres plus combatifs ou planants donnent corps à ces lendemains dans le Cosmos.
Ne pas connaître le dessin animé n’empêche pas d’apprécier les compositions à leurs justes valeurs. Ce projet qui semble destiné à la base aux fans de la série s’adresse à tous les amateurs de Rock progressif, de bonnes musiques, d’histoires et d’ambiance. Ces mélodies peuvent sans problèmes illustrer des parties de jeu de rôle ! Mettez un casque et fermez les yeux, l’Univers s’offre à vous !


Certains passages et thèmes lorgnent vers les accents baroques d’un ensemble français, Magma, dans leurs utilisations singulières de la basse et des voix. D’autres ont une approche plus viscérale, alliant de longues nappes contemplatives, comme chez Pink Floyd et Dream Theater [3], qui s’achèvent sur de furieux riffs de guitares mixés avec quelques instruments exotiques. Cela n’est pas sans rappeler celle employée par le groupe italien Goblin dont l’étrangeté languissante des premières compositions flirte avec des épanchements de fureurs assurés par une batterie rapide et des assauts de basses.

L'album hommage, Ulysse 31 revisited, est en chantier depuis plusieurs années. Outre qu'il faille du temps pour obtenir tous les droits nécessaires et faire officialiser cette initiative, deux illustrateurs, Jérôme Alquié et Benjamin Carré, apportent une contribution graphique non négligeable en réalisant les divers visuels pour les pochettes et les livrets.

Désormais, ce n’est plus qu’une affaire de quelques mois avant la sortie définitive d’un somptueux coffret CD et/ou vinyles autoproduits. Ceux-ci sont disponibles en précommande. Une très belle acquisition, d’autant plus que les frais de port sont inclus, même en dehors de la France Métropolitaine !

 
+ Une très bonne réappropriation des morceaux originaux
+ Un projet ambitieux et soigné
+ L'avancement de l'album est dévoilé sur la page Facebook dédiée.
 

[1] Interview de l'un des compositeurs.
[2] Liste des CD compilant les BGM.
[3] Une liste non exhaustive de ses influences pour les curieux...

23 août 2014

Et la lumière fut...

D'une manière métaphorique, une passion peut éclairer nos vies, mais les produits dérivés nous offrent parfois une lumière tout à fait concrète. Petit tour non exhaustif des lampes les plus originales ou... kitsch. 

On commence avec les jeux vidéo. Les lampes de ce domaine vont revisiter l'univers ludique d'une manière parfois assez design. 
C'est Tetris qui ouvre le bal avec une idée originale, qui colle bien au thème du jeu, puisque la lampe est composée de sept éléments que l'on peut évidemment disposer comme on le souhaite.
Le tout pour une quarantaine de dollars.

Pour le même prix, c'est le classique Pac-Man qui illuminera votre chambre (ou vos toilettes, le lieu est laissé à votre discrétion).
Le petit personnage dispose de quatre modes et de seize couleurs différentes.

Pour les amateurs de construction, un cube Minecraft, qui ne vous coûtera "que" 20 dollars, vous permet d'avoir un éclairage de trois intensités différentes. Le grand luxe quoi.


Quelques billets en plus (50 euros environ) et vous voilà cette fois avec une lampe triforce, issue de l'univers de Zelda. On nous assure en plus que c'est du fait-main. En même temps, avec les pieds, ça serait plus long, et donc plus cher.


Pour en terminer avec les jeux vidéo, le gadget ultime à installer partout : non pas une lampe mais un interrupteur borne d'arcade. 15 dollars l'unité.
Il faut être un peu bricoleur pour les installer, n'allez pas vous électrocuter surtout ! Ou alors, faites-vous filmer, que vos proches puissent mettre ça sur youtube pendant votre convalescence.


En ce qui concerne les séries TV, difficile de passer à côté de Doctor Who. Mais plutôt que d'opter pour le traditionnel tardis, laissez-vous donc tenter par un petit Dalek à 15 dollars.


Si vous êtes plutôt grand écran, rien ne vous empêche d'opter pour des casques Star Wars. Deux modèles disponibles : Vador ou le classique Stormtrooper. On tape ici dans les 40 ou 50 euros. Mais c'est la classe, et c'est votre femme qui va être contente quand vous allez mettre ça au salon.



Passons aux super-héros, qui ne manquent pas de saloperies niveau merchandising.
On va aller crescendo, de la petite babiole presque donnée au machin qui coûte une couille un bras.

Tout d'abord, la petite veilleuse Batman à 10 dollars, histoire d'influencer vos enfants dès le plus jeune âge.


Dans le même ordre de prix, et pour la même utilisation, une Tortue Ninja vous tend les bras. Nunchaku et piles inclus.


On va tout doucement "monter en gamme" - comme disent les escrocs les vendeurs - avec le marteau de Thor ou le bouclier de Captain America. De 30 à 45 dollars selon les prix constatés.
Cela se fixe au mur, avec un effet "lézardé" et c'est alimenté par piles.
Dans le même genre, on trouve aussi une main de Spider-Man, qui balance de la toile.




Pour le final, préparez-vous au choc, je vous ai sélectionné une réplique, échelle 1/1, d'une batterie de Green Lantern. Ce n'est même pas spécialement une lampe, mais c'est censé s'allumer lorsque l'on s'approche avec l'anneau (fourni). 
Le prix ? 235 dollars sur Amazon. Ah ben ouais, ça calme. Les finitions ont l'air de qualité, mais pour le prix, il manquerait plus que ce soit salopé !



Dans les trucs inclassables, une curiosité : l'hypnocube.
"Mais qu'est-ce donc que l'hypnocube ?" te demandes-tu, noble internaute légitimement intrigué par un nom aussi mélodieux que mystérieux. Eh bien il s'agit d'un cube lumineux, composé de 64 leds censées pouvoir donner 4096 couleurs, sur des rythmes qui ne se répètent jamais.
Et le tout, pour à peine 120 dollars, devrait nous rendre zen à en croire la pub. Cela devrait même nous transporter dans un "geeky state of nirvana". Un nirvana geek, je demande à voir...
Une bonne idée cadeau en tout cas pour vos amis épileptiques.


Allez, on termine par la pièce maîtresse, le gadget classe que vous ne retrouverez pas chez tout le monde : la lampe de bureau Steampunk.
C'est fort joli mais le prix est monstrueux : entre 600 et 650 dollars.
A ce prix-là, mieux vaut être nyctalope.



Voilà qui aura, nous l'espérons, contribué à éclairer votre lanterne. 
Si vous êtes intéressé par l'achat de l'un de ces produits, la plupart se trouvent sur ThinkGeek, GenieGadgets ou des sites plus généralistes, comme Amazon




13 décembre 2013

eBooks : avantages et inconvénients

On jette un oeil aujourd'hui à un type de support plutôt qu'à une oeuvre précise : la liseuse électronique. Est-ce bon marché, pratique, agréable ? Les réponses sont parfois... surprenantes.

Attention, l'on parle bien ici de liseuses, ou e-readers, dédiées donc aux romans et non aux BD. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'une BD est aussi un bel objet. Le roman, même si l'on peut s'y attacher, est déjà esthétiquement moins intéressant : à part parfois la couverture, le reste n'est pas foncièrement très joli. Et quand on lit beaucoup, et un peu partout, l'on en vient forcément à se poser la question : une liseuse est-elle faite pour moi ?
Je n'aborderai pas ici un comparatif entre les différents modèles du marché mais plutôt des généralités. Le modèle utilisé, que je teste depuis plusieurs mois, est le Kindle Paperwhite d'Amazon*

Alors, tout d'abord, est-ce que la lecture est agréable ? Car c'est tout de même l'élément principal. Ceux qui ont déjà essayé de lire de longs textes sur un PC, ou pire, un téléphone portable, savent déjà que ces machines ne sont pas conçues pour cela. Une liseuse, elle, n'est pas polyvalente, elle est conçue dans un seul but, du coup, la lecture est évidemment optimisée. Et j'avoue que c'est bluffant. Ce modèle dispose d'un éclairage particulier qui ne diffuse pas la lumière vers vous mais vers la page. C'est donc bien plus confortable, même en pleine nuit. En plein jour, là encore c'est surprenant : les pages sont parfaitement lisibles avec la luminosité à zéro et reproduisent quasiment parfaitement l'apparence du texte imprimé. Et même après plusieurs heures de lecture, aucune fatigue visuelle. 
Je ne sais pas si toutes les liseuses sont aussi performantes sur cet aspect, mais le Kindle s'en sort haut la main, d'autant que même au toucher, la sensation, douce et satinée, est agréable.

Deuxième point important : est-ce facile d'utilisation ? 
Là encore, oui, puisque très spécialisé. L'on peut choisir différents réglages basiques (taille et type de police, interlignes), insérer des signets (servant donc de marque-pages) ou créer des "collections" (des sortes de dossiers en fait), il y a un mode avion comme sur les smartphones et l'on peut brancher le tout directement sur un PC à l'aide d'un câble USB, la liseuse est alors reconnue comme un disque externe quelconque et un simple cliquer-déposer permet d'ajouter des ebooks. 
La boutique en ligne est elle aussi plutôt complète et propose bien entendu les habituelles oeuvres (gratuites) tombées dans le domaine public, les romans les plus récents (payants) et des extraits (gratuits) de romans, en général le premier chapitre, permettant de se faire une idée avant l'achat.
Le téléchargement est évidemment quasiment instantané en raison du faible poids des ebooks. 

Est-ce pour autant bon marché ? Là on en vient au sujet qui fâche, avec (encore !) une spécificité franco-française : le prix abominable des ebooks. Un exemple ? Le roman 22/11/63, de Stephen King, est à 17,99 euros au format kindle (pour 24,61 euros au format papier) alors que la VO numérique est à... 5,99 euros, la version italienne à 6,99 euros et la version allemande à 7,36 euros. La baisse de prix est substantielle partout sauf chez nous. D'autres livres, d'auteurs moins connus, sont proposés à 18 euros en version papier et 14 euros en Kindle. Autant dire une baisse misérable qui ne reflète en rien les économies pourtant générées par le format numérique et qui constitue le plus sérieux frein à l'achat à l'heure actuelle (bien qu'en réalité, les ventes de liseuses explosent).
Si encore la différence de prix allait dans la poche de l'auteur (qui ne touche en général que 8 à 10 % du prix du livre, hors taxe), mais l'on sait bien que non. Ce n'est pas la première fois que l'on génère artificiellement, par des barrières économiques, un retard technologique en France. Rappelez-vous le prix du net à ses débuts, histoire de grappiller jusqu'aux derniers milliards de la juteuse machinerie Minitel...

Voyons un peu, en vrac, le reste.
L'un des très gros avantages de la liseuse est la lecture en anglais. Non seulement vous bénéficiez des prix VO plus économiques, mais vous pouvez aussi avoir une très utile et intuitive aide à la lecture. En installant un dictionnaire anglais/français (payant mais bon, l'investissement est vite rentabilisé), une simple pression sur un mot vous en donne la définition. Mieux, le Kindle gère intelligemment les dictionnaires installés : si votre dico anglais/français ne trouve pas un mot, la liseuse interroge alors votre dictionnaire anglais, qui vous en fournit une définition, certes en anglais mais claire et très souvent évidente.
Attention, si vous n'avez pas des connaissances au minimum basiques de l'anglais, vous n'arriverez à rien avec ce système, cela ne dispense pas de l'apprentissage de la langue, simplement, lorsque vous tombez sur un terme méconnu, au lieu de vous farcir une recherche dans votre énorme Robert & Collins, vous effleurez le mot rebelle du doigt et il se livre alors à vous sans vergogne. Magique ! (et très utile lors de la lecture d'ouvrages se déroulant dans un univers non-contemporain, ce qui multiplie les chances de tomber sur des expressions exotiques)    

Un autre des aspects pratiques est la somme d'ouvrages embarqués : plusieurs centaines, au minimum. Evidemment, pour juste un voyage, ça ne sert à rien d'avoir autant de livres avec soi, mais si vous revendez vos stocks papier pour faire le plein de romans numériques, le gain de place sera vite énorme. 
La possibilité de faire des recherches ou d'insérer des notes peut éventuellement servir aux étudiants ou dans le cadre de certaines professions. 
D'un point de vue plus pragmatique, pour les lecteurs qui sont en couple, voilà le moyen de lire tardivement sans gêner le conjoint (car certains conjoints ont parfois l'audace de s'endormir avant vous !).
L'autonomie est très bonne. Certainement pas huit semaines (même à raison d'une petite demi-heure de lecture par jour, comme le clame Amazon), mais au moins une (petite) semaine en lisant bien (deux heures par jour ou un peu plus), ce qui est déjà fort pratique.
Signalons que, techniquement, il est possible d'afficher de la BD (même des trucs gratos si l'on cherche bien), mais vraiment, vraiment, ce n'est pas fait pour.
Enfin, le Kindle dispose d'un petit navigateur internet pour masochistes ou "en cas d'obligation absolue" (c'est à dire si votre PC est en rade, votre téléphone portable out, si vous n'avez pas de tablette tactile, qu'aucun de vos proches ne veut vous prêter un binz vaguement relié au net et que vous devez absolument vous connecter dans la minute, alors, oui, peut-être que là, vous penserez au navigateur Kindle... ça n'arrivera donc jamais, on est d'accord, mais bon, il est présent).

Par contre, toujours pour ce Kindle Paperwhite, il faut savoir qu'il est livré sans coque de protection et sans même l'adaptateur secteur (pour ce dernier, c'est un peu du foutage de gueule, la recharge via PC n'étant pas forcément pratique ni même toujours possible). Pour la protection (très bien faite et permettant l'allumage et la mise en veille de la machine dès qu'on l'ouvre ou la ferme), il vous faudra compter un "petit" investissement en plus, plutôt indispensable si vous souhaitez vraiment utiliser votre Kindle partout et pas juste dans le confort de votre lit. 

Au final, pour un inconditionnel du papier, je dois dire que le côté pratique du Kindle et son écran ultra-confortable m'ont convaincu. Le prix des livres numériques n'est malheureusement pas encore suffisamment attractif (ce qui va forcément encourager les pratiques illégales) mais si l'on arrive rapidement à se rapprocher des tarifs logiques et légitimes pratiqués partout ailleurs, les liseuses devraient avoir un bel avenir devant elles. Et une place de choix dans notre barda numérique.

+ des centaines de livres en poche
+ possibilité de lire de nuit sans gêner votre voisin(e)
+ très bon rendu grâce au procédé e-ink
+ réglages faciles
+ excellente autonomie
+ la plupart des classiques en téléchargement gratuit car libres de droits
+ utilisation intelligente des dictionnaires embarqués 
- le prix encore ridiculement élevés des ebooks en France
- matériel pourtant essentiel (adaptateur secteur, coque de protection) non fourni avec le Kindle Paperwhite de base
- impossibilité d'avoir la version numérique gratuite d'un livre "papier" déjà acheté sur Amazon 







* Il n'est peut-être pas inutile de revenir sur Amazon, une société souvent injustement attaquée.
Tout d'abord, dans la sombre affaire qui oppose les librairies traditionnelles à Amazon, sur les frais de port gratuits, il convient d'expliquer qu'un lecteur, lambda ou passionné, préférera toujours une librairie physique à un vague site internet. Et le fait de ne pas attendre 48h pour pouvoir se jeter sur ce que l'on souhaite lire fait évidemment pencher la balance du côté des librairies "physiques". Cependant, tout le monde n'habite pas à Paris. La situation est fort différente en province. Pendant longtemps, en Moselle, là où j'habite, n'étaient disponibles que les livres que l'on pouvait dénicher dans un rayon de quelques kilomètres. Les librairies étaient petites, les rayonnages peu fournis, et si certaines sont mortes, elles ont été tuées bien avant l'arrivée du net, par la présence de Fnac et autres centres culturels de supermarché (Leclerc par exemple).
Amazon a permis une diffusion extraordinaire des livres, français ou étrangers. Et le fait de ne pas payer le port n'est pas perçu par le lectorat comme une concurrence déloyale mais comme un accès enfin égalitaire à la source littéraire. Pourquoi, parce que certains habitent loin de tout, devraient-ils payer plus, et donc être sanctionnés ? Surtout, alors que certaines librairies se plaignent, pourquoi ne mettent-elles pas leurs particularités en avant au lieu d'essayer de briser celles des concurrents ? Voilà bien la mentalité française : un modèle réussit, on tente de lui mettre des bâtons dans les roues plutôt que de chercher à proposer autre chose en tirant profit d'avantages que le concurrent n'a pas.
Et j'ajoute qu'en ayant vu les pratiques de certains libraires ou bouquinistes, je suis très content de commander régulièrement sur Amazon, qui d'ailleurs m'a toujours renvoyé mes commandes quand la Poste parvenait à les perdre (ou à les voler, je ne sais pas s'ils sont plus incompétents que malhonnêtes).
Etre du côté des libraires, oui, mais quand ils le méritent (j'ai notamment déjà cité, dans la région, le cas d'Hisler BD bis, à Thionville, dont les vendeurs me semblent être aussi sympathiques que compétents et patients) et pas juste par idéologie venue de je ne sais quel lobby poussif.
Attention donc à ne pas aller trop vite dans l'amalgame qui consiste à penser qu'une grosse société n'a que des effets pervers, Amazon a fait plus pour la littérature (en province au moins) que tous les ministres de la culture ou tous les conseils régionaux depuis 50 ans. Non par altruisme, mais parce que, parfois, le business rejoint l'art, la morale et la justice.   

25 octobre 2010

Heroclix Watchmen / Web of Spider-Man

On commence la semaine par les derniers Heroclix en date, issus de Watchmen et du Marvelverse.

Que ce soit simplement pour collectionner ou avoir le plaisir de jouer avec Rorschach ou le Hibou, la sortie du box Watchmen était fort attendue. J'ai personnellement opté pour une commande à l'unité (sur cet excellent site texan) que je vous présente aujourd'hui.
Vous verrez dans les photos ci-dessous que le Dr Manhattan a été doté d'un pudique slibard. Les personnages sont plutôt ressemblants et bien fichus. On les trouve en solo ou parfois en tandem (comme le duo Rorschach/Hibou dans l'exemple ci-dessous). Voilà en tout cas de quoi faire rentrer un comic légendaire sur les tables de jeu.

Une nouvelle extension Marvel, intitulée Web of Spider-Man, a également vu le jour il y a peu. Evidemment, elle contient des personnages récents, issus notamment de Dark Reign ou des derniers arcs des différentes séries. Sans surprise l'on trouvera donc un Iron Patriot, Daken ou encore des agents du HAMMER. L'on a également droit à la dernière mouture de X-Force ou à de nouveaux protagonistes issus d'Amazing Spider-Man, comme Anti-Venom ou Menace.
L'univers du Tisseur est bien sûr particulièrement à l'honneur, avec une nouvelle Black Cat, Mary Jane ou encore Morlun, l'un de ses pires ennemis (il lui a quand même bouffé un oeil une fois !).
Un Spidey entoilé à un mur est également disponible (le même existe en version Scarlet Spider) et on a même un Spider-Man version Captain Universe. Cependant, le prix de ce dernier (dans les 50$) étant assez dissuasif, il faudra sans doute compter sur la chance et acheter quelques boosters au hasard pour l'accueillir parmi ses déjà nombreux confrères arachnéens.

Des nouveautés sympathiques - et même les mythiques Watchmen ! - pour enrichir votre collection et, accessoirement, vous ruiner un peu plus.

Galerie

04 août 2010

Heroclix : Blackest Night

Le détail du nouveau starter Heroclix consacré à l'évènement de DC Comics : Blackest Night.
Attention : cet article peut, en dévoilant les personnages Heroclix et leur affiliation, présenter des informations de nature à gâcher votre plaisir de lecteur si vous n'avez pas encore lu la saga dont il est question.

En attendant le fabuleux box Watchmen prévu pour ce mois-ci (avec 25 personnages tout de même), les joueurs - ou simples collectionneurs - peuvent d'ores et déjà enrichir leurs troupes de super-héros avec un nouveau starter contenant sept personnages DC.
La boîte contient également un livret de règles, deux dés à six faces, les cartes des personnages (avec leurs pouvoirs spéciaux) et une map, le tout pour une quinzaine d'euros.

Les Corps de tout le spectre des émotions sont représentés, avec dans l'ordre :

- Wonder Woman (Star Sapphire/Violet Aura of Love)
- The Atom (Indigo Tribe/Indigo Glow of Compassion)
- Flash (Blue Lantern Corps/Blue Rays of Hope)
- Green Lantern (Green Lantern Corps/Green Might of Will)
- Scarecrow (Sinestro Corps/Yellow Fire of Fear)
- Lex Luthor (Agent Orange/Orange Light of Avarice)
- Mera (Red Lantern Corps/Red Throes of Rage)

Dans l'ensemble, les figurines sont plutôt bien réalisées. Pour ce qui est de leur valeur en points, cela va de 65 à 215, avec tout de même trois poids lourds qui possèdent 4 clicks de dégâts à l'origine. Plutôt des combattants à incorporer dans de grosses équipes donc.
Il reste à jeter un oeil en gros plan sur chaque heroclix, ce que vous pourrez faire en cliquant sur les images ci-dessous. J'avoue pour ma part une petite préférence pour Flash et Scarecrow. ;o)