29 décembre 2007

Accident Génétique

Et voici la dernière sortie kiosque de l'année avec l'Ultimate Spider-Man #54, contenant deux nouveaux épisodes de la saga du clone revisitée par Bendis et Bagley.

Clone Saga risque décidément d'être un arc dont on parlera pendant longtemps. Imaginez, il y a deux mois, à l'occasion du numéro anniversaire d'USM fêtant le 100ème épisode, on assistait au retour de la jolie Gwen Stacy, à l'enlèvement de la pauvre MJ, à la première crise cardiaque de la tante May version Ultimate (pourtant plus jeune que son homologue de l'univers 616) et, ô surprise, on apprenait également que Richard Parker, le papa de Peter, était en vie ! On ne peut pas dire que l'on risque de s'ennuyer.
Ce mois-ci, ce bougre de Bendis garde quasiment le même rythme, alignant les révélations et les coups de théâtre. On finit d'ailleurs par comprendre un peu d'où viennent toutes ces saletés de clones qui pourrissent la vie de Peter et ses proches depuis quelques temps. Comme le dit Nick Fury, rentré lui aussi dans la danse, Parker est au centre du plus grave accident génétique connu depuis Hulk (ce qui n'est tout de même pas rien).

Que dire ? Je ne peux que me répéter en disant que c'est très bien écrit et qu'il serait regrettable de passer à côté. En prime, on a droit également à une apparition des Fantastic Four et aux origines de la Jessica Drew (Spider-Woman) ultimate. Des épisodes plutôt denses donc et toujours fort bien mis en image par Bagley (seul petit bémol, une trop grande ressemblance, nivau visage, entre Drew et MJ mais bon, on lui pardonne largement).

Tiens, dans son speech final, Christian Grasse s'offre un petit plaisir en se fichant de la tronche d'un lecteur qui a confondu le Punisher classique et sa version Ultimate. Un comble pour quelqu'un qui ne compte plus les erreurs dans ses éditos (rappelons qu'il a tout de même récemment réussi l'exploit de se tromper de personnage dans ses résumés sur tous les CW Extra, chapeau bas !). C'est la corne de brume qui se fout du petit sifflet. ;o)

Bien, il me reste à vous souhaiter un bon réveillon en compagnie de tous ces clones et à vous donner rendez-vous à l'année prochaine avec le Spider-Man #96, dès le 02 janvier, la sortie (à moins qu'elle ne soit encore repoussée, on n'est plus à ça près) de la saga du clone classique en Omnibus (le 10 normalement), et une petite revue des sorties importantes prévues pour 2008.
A bientôt et ne soyez pas trop vilains ! ;o)

28 décembre 2007

Tendances

Nous voilà au terme d'une année bien remplie dans le monde frétillant des comics. Mais, au final, y avons-nous gagné ? Et que peut-on attendre des tendances qui se profilent déjà pour les mois à venir ?
Tentative, sinon de réponse, du moins de débat.

Chez Marvel, pour une fois, l'on ne pourra pas dire que le slogan "plus rien ne sera jamais plus comme avant" aura été galvaudé. La guerre civile entre les Masques a des conséquences importantes, durables et intéressantes, ne serait-ce que la série Avengers : The Initiative (publiée en France dans Marvel Heroes) qui explore le quotidien des jeunes héros recensés.
L'univers 616 en lui-même continue de s'enrichir de concepts novateurs et passionnants, citons en seul exemple la réelle trouvaille des Illuminati. Tout étant lié, House of M, pourtant pauvre en contenu, a encore des conséquences aujourd'hui et, déjà, les bases de World War Hulk sont posées. Est-ce à dire que tout est parfait ? Certes non.

Le problème des "résurrections" miraculeuses continue de se poser, avec d'autant plus d'insistance que le lectorat a, lui, en grande partie, perdu de sa naïveté. On imagine bien que Captain America, en tant que personnage, ne peut être jeté indéfiniment aux oubliettes, malheureusement, on se doute bien que Steve Rogers, qui l'a incarné, reviendra bien, lui aussi, un jour ou l'autre. Car si l'on n'aime guère, dans les rangs de la Maison des Idées, tuer les personnages principaux, l'on n'arrive pas non plus, pour d'obscures raisons, à se défaire des personnages secondaires. Non pas que j'en vienne à considérer Rogers comme un second couteau hein, allons, je ne vais pas blasphémer en public, non, simplement que, puisque Captain America est sûr de subsister sous une forme, pourquoi amoindrir la mort de Rogers en le ramenant, presque automatiquement à coup sûr, parmi les vivants ?
Cette année 2007 a vu bien des tabous être franchis, notamment celui du pauvre Bucky, ramené du royaume des morts (ou pire, de l'Union Soviétique) sous le sympathique sobriquet de Winter Soldier. Bon, heu, déjà que l'on ne tue pas les personnages principaux, si même les faire-valoir sont immortels, on se demande où va bien pouvoir se nicher l'effet dramatique à l'avenir. D'autant que, si l'on admet encore les arguments pour repêcher une tête d'affiche, on finit par se demander pourquoi le moindre guignol ayant fait une apparition quelconque (ou, pire, importante) acquiert, par la force du temps, le statut ridicule du "houhouuu, devine qui c'est que v'là ?".
On sentait déjà que certains scénaristes (poussés par quelques fans, avouons-le) voulaient nous ramener Gwen (et d'ailleurs, on a eu droit à son clone, ses enfants, la voisine qui lui ressemble, l'hologramme, le milk-shake à la Gwen, etc.) sans pour autant franchir un pas dangereux qui aurait consisté, en somme, à pulvériser une grande partie des fondements de la psychologie de Peter Parker. Mais... on n'est pas à l'abris, tellement pas à l'abris d'ailleurs que même si Jarvis mourrait demain (mais si, le "Nestor" des Vengeurs), il y aurait de grandes chances pour qu'on nous le rapatrie dans le monde des vivants fort rapidement.
Oui, cette tendance est malheureuse et je ne la vois pas changer dans l'immédiat.

Tony Stark maintenant. Ah, voilà un type que d'aucun se vantent aujourd'hui d'haïr copieusement ! Il est vrai que si l'on n'a gardé de Civil War que les épisodes de Millar, l'on n'a alors qu'une vision très imparfaite (et fortement subjective) de notre Iron Man moderne. Un Jenkins, un Gage ou quelques Knauf auront vite fait d'apporter quelques précisions et un peu d'air frais pour ceux qui ont suivi l'ensemble de la saga. Malheureusement, l'on ne retiendra, pour beaucoup, que les vomissures millariennes (j'y vais un peu fort, lol, mais on m'accordera que ce n'est pas l'auteur le plus objectif du moment).
Mieux encore, certains haïssent vraiment Stark. Au point de trouver infâme toute femme qui viendrait, par mégarde ou envie, lui rouler une pelle (hmm ? non, c'est pas un spoiler techniquement). Du coup, là, il convient de s'interroger, car, même en admettant que, selon des critères bien absurdes, Stark soit un salaud, cela n'en fait pas, bien au contraire, un personnage ignoble mais plutôt une source d'intérêt et de rebondissement.

La VF, bah, elle est ce qu'elle est hein. J'avais promis d'être moins dur donc je vais juste dire qu'elle est plutôt mauvaise. La tendance 2008 consistera, sans doute, à ne rien modifier. De toute façon, quand on a un monopole et que la moitié des lecteurs sont incapables d'accorder un temps de l'indicatif, il n'y a aucune raison de se faire ch... pardon, il n'y a aucune raison de se montrer trop strict sur le respect de la syntaxe.
Reconnaissons tout de même que le matériel VF est cependant meilleur marché et bénéficie, souvent, d'un papier de meilleur qualité que les comics VO. On se console comme on peut.

Le reste ? Bah, j'attends toujours mon épisode mensuel de The Walking Dead, comme un drogué qui ne pourrait plus s'accoutumer à l'absence du talentueux Kirkman. Du coup, même si j'achète les publications de Delcourt, la VF sent un peu le réchauffé...vu le temps (qui n'est plus un problème en VF) et les moyens financiers (que l'on peut dégager en rachetant une série déjà amortie), on aurait pu envisager une colorisation... m'enfin... je ne veux pas trop m'engager sur ce terrain, déjà que les fans de manga pensent que le N&B est une volonté artistique... ;o)
Bon, dans le fameux reste, il y a aussi The Dark Tower, qui devrait bientôt débarquer chez nous. Je n'ai pas lu le comic en VO et, pour les romans, ce n'est pas un Stephen King forcément abordable par tous à la base. Ni très bien écrit pour le premier opus. A voir quand même au moins par curiosité.

Du coup, hop, pourquoi une telle image d'illustration pour un article sur les tendances à venir ? Bah, vous n'avez pas remarqué que les miss prennent de plus en plus d'importance ? Sue Richards a tout de même quitté son mari pendant Civil War. Pour la mère de l'équipe censée représenter la famille dans le marvelverse, voilà qui était osé. Médusa a, elle, un comportement des plus choquants et un rôle finalement central dans Silent War (et sa transgression, même si elle peut être expliquée et pardonnée, est d'ailleurs double). Jessica Drew risque de faire parler d'elle dans pas longtemps vu sa tendance à rouler des pelles aux gens qui ne sont pas populaires. ;o) On peut aussi rajouter notre Emma Frost, pas spécialement épargnée par les scénaristes du moment et, pourtant, toujours aussi classe et bien plus charismatique qu'un Xavier ou un Cyclope. Bref, ça sent la nana, pas la dinde insipide que l'on ne fourrerait même pas pour Noël et qui est incapable d'aligner trois mots mais plutôt la fille dont les neurones n'ont rien à envier aux attributs physiques !
Et qui va s'en plaindre ? Pas moi et, je l'espère, pas vous ! ;o)

ps : et puis en plus, et ça c'est du lourd comme info, on va apprendre cette année que Hulk est une fille.

pps : tain, je voulais la garder pour le premier avril cette vanne, merde, en plus j'avais des images de l'opération que je tenais de son petit ami, un nageur italien, pffff...dégoûté.

26 décembre 2007

Bêtisier spécial Fêtes et petit bilan

Hey gentil lecteur (je m'adresse à tout le monde en fait là, c'est une formule, tu peux continuer à lire même si tu n'es pas gentil) ! J'espère que ces fêtes ont bien commencé pour toi et que tu t'es goinfré de dinde et de bûche comme le veut la tradition.

Tiens, je profite de l'ambiance festive pour dresser un petit bilan bloguèsque (mais si ça se dit !).
Voilà bientôt 2 ans que ce lieu existe. Il accueille aujourd'hui plus de 350 articles répartis dans une vingtaine de catégories. Jusqu'ici, trois acteurs du monde de la BD ont accepté de nous accorder des entretiens exclusifs (scénariste, dessinateur, traducteur, j'essaie de varier ;o)). Univers Marvel, c'est aussi un premier concours organisé et mené à bien (avec tout de même 14 BD offertes, dont l'intégrale de Civil War en VF) ainsi qu'un Mondial des Capes qui atteindra bientôt son stade ultime !

Niveau fréquentation, le site accueille plus de 300 visiteurs uniques par jour (environ 10 000 visiteurs par mois).
Outre les rubriques habituelles permettant, je l'espère, aux nouveaux lecteurs de s'y retrouver un peu dans le vaste monde Marvel (guide de lecture, lexique...), certaines parties, plus ludiques, sont appelées à se développer encore à l'avenir, comme le bêtisier par exemple. Et justement, en parlant de bêtisier, je viens de faire une grosse mise à jour avec pas moins de 5 nouvelles scènes ajoutées (scènes #39, #40, #41, #42 et #43). Et comme c'est l'un des personnages les plus populaires et probablement celui qui a le plus de vannes, plus ou moins inspirées, à son actif, l'ensemble des nouveautés est consacré à notre Tisseur bien-aimé !
Enfin, pour les retardataires ou simplement les fans qui attendent de mettre la main sur leurs comics en occasion, je rappelle que la checklist Civil War vous permet de vous y retrouver un peu quant aux publications dédiées au grand évènement de l'année écoulée.

Voilà pour cette petite causerie du dimanche, oups, pardon, du mercredi (je m'y perds parce que c'est férié (ben si, en Moselle, le 26 décembre c'est férié (pour ceux qui savent pas, c'est à cause d'une loi allemande que l'on a conservée (ben si vous êtes jaloux, vous n'aviez qu'à vous faire envahir par les germains plus souvent et à conserver les coutumes les plus sympas ! (on a conservé la bière aussi tiens (comme quoi, se faire envahir, ça avait du bon, on m'ôtera pas ça de l'idée, mais maintenant, avec leur connerie d'union européenne, les jours fériés et autres spécialités culinaires ont tendance à moins bien s'exporter dans les départements limitrophes (quoi ? j'ouvre le nombre de parenthèses que je veux hein ! ))))))).
Il me reste à vous souhaiter, avec un peu d'avance, une excellente année 2008, un réveillon inoubliable et de forts beaux moments de lecture. ;o)

22 décembre 2007

Les Inhumains attaquent

Le Marvel Universe #6, disponible depuis hier, nous propose les 6 épisodes de la saga Silent War, une confrontation qui couvait depuis quelques temps et qui va faire des dégâts...

Silent War est une conséquence directe de House of M et, plus précisément, de Son of M. En effet, les cristaux responsables des brumes tératogènes (une substance très importante dans la culture Inhumaine et permettant la mutation de ceux qui s'y exposent) ayant été dérobés par Pietro Maximoff et étant maintenant, en partie, aux mains des autorités américaines, les Inhumains ont décidé de déclarer la guerre aux Etats-Unis afin de récupérer ce qui leur revient de droit.
Blackagar Boltagon (Flèche Noire), puissant souverain des Inhumains (et accessoirement membre des Illuminati), souhaitait des actions limitées et non létales mais, malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu. Une fois lancé, le conflit risque fort de prendre des proportions dramatiques, chaque camp étant prêt à employer les grands moyens.

Eh bien voilà une mini-série tout à fait réussie. Le scénario est de David Hine, les dessins de Frazer Irving. Ce dernier a un style assez particulier qui peut varier entre l'original et le franchement pas terrible, mais dans l'ensemble, l'on est obligé d'avouer que le résultat a un côté plutôt séduisant et, en tout cas, assez différent du style réaliste habituel.
Le casting est, lui aussi, assez alléchant : Madrox fait une petite apparition, Sentry a un rôle non négligeable, Quicksilver également, les Mighty Avengers (dont on peut suivre la série régulière dans Marvel Heroes) sont appelés à intervenir et, du côté des Inhumains, on a des nouvelles de l'infâme Maximus, le frangin franchement barré de Black Bolt, enfermé dans les donjons d'Attilan. Et si je rajoute une pincée de SHIELD, ça commence à faire du monde.

Pour un prix modique (5,50 €), il serait dommage de passer à côté d'une histoire captivante qui allie ambiance tendue, combats meurtriers et rapports complexes entre Inhumains. De plus, on ne peut pas dire que l'on reste sur un statu quo au terme du conflit, au contraire, les évènements et changements importants sont assez nombreux, tant sur le plan de la vie privée de certains personnages que sur une échelle plus vaste. A ne pas rater donc.

ps : ajout de Hawkeye dans les figurines Marvel.

21 décembre 2007

Résultats du concours "A vos crayons !"

Voilà déjà un mois que notre petit concours de dessin a été lancé, il est donc temps aujourd'hui de découvrir le grand gagnant. Tout d'abord, sachez que le choix n'a pas été évident (et que malgré mes demandes insistantes, je n'ai reçu aucun pot de vin...) car il y a eu beaucoup de bonnes choses parmi la trentaine de dessins reçus. Mais passons tout de suite aux choses sérieuses.

C'est le dessin de Brice de Lyon qui remporte le lot principal, soit l'intégrale de la série Civil War (7 volumes) publiée par Panini. Celui-ci figure ci-contre, en illustration principale (n'hésitez pas à cliquer dessus pour avoir une version plus grande). Une planche complète, fort bien découpée, un petit gag, quelques détails bien pensés (poster de Cap, photo de Stan Lee...) et un très beau coup de crayon ma foi. Quand on sait que notre ami lyonnais n'a que 15 ans, l'on est en droit de penser qu'il est promis à un bel avenir dans le milieu (artistique hein, pas dans la pègre).
Voici l'url de son blog où vous trouverez les différentes étapes de son travail : http://dessines.skyrock.com/.



Malgré tout, pour ne pas en rester là, j'ai également sélectionné 3 autres participants qui recevront un lot de "consolation" (des BD mais pas des comics malheureusement).
Tout d'abord, David de Chelles (dans le 77) pour sa sympathique représentation du dilemme de Spidey lors de Civil War. J'aime assez le côté "SD", presque manga, ainsi que certaines idées, comme par exemple l'ombre de l'ancien Spider-Man écrivant le nom de son "assassin" en lettres de sang. Je trouve également la colorisation très réussie (et pourtant faite avec les moyens du bord, c'est à dire de bons vieux crayons de couleur). Et notre artiste a également 15 ans. Tiens, bah, décidément, c'est un bon cru 1992.

version plus grande : click

Autre dessin sympathique, celui de Nicolas de Paris (click) dont le sens du détail et le style me font un peu penser à certaines oeuvres de Geof Darrow. Une sorte de "what if" humoristique plutôt pas mal en tout cas. Et enfin, une planche entière issue de l'imagination fertile de l'ami Tep (click). J'aime beaucoup les références aux réelles (et nombreuses) erreurs de traduction présentes dans la VF. Un faux (mais plus vrai que nature) édito de Christian Grasse accompagne le tout, je vous le mets en fin de post (ah, par contre, Tep, tu ne m'as pas communiqué ton adresse, il faudra remédier à ça !).


Bon, en ce qui concerne l'envoi des prix, pour toi Brice, c'est déjà fait. Le lot a été expédié en colissimo ce matin, tu devrais donc le recevoir, sauf retard de la Poste, lundi matin. Pour les autres, j'envoie les lots de consolation par le biais d'une société et je ne pourrai le faire que le 27 ou le 28. Vous devriez donc recevoir vos petites récompenses fin décembre ou, au pire, début janvier (si chacun peut me confirmer la réception de son colis en laissant un petit commentaire ici même, ce serait sympa).


Pour ceux que je n'ai pas cités, j'espère que vous n'êtes pas trop déçus. Sachez que j'ai essayé de privilégier les créations originales, les prises de risque, les choses qui sortaient un peu de l'ordinaire, mais cela ne m'empêche pas d'avoir apprécié la grande qualité des dessins plus "classiques" que vous avez envoyés.


Merci en tout cas à tous pour votre participation. ;o)


ps : voici le faux édito de Christian Grasse (par Tep) qui accompagne la planche sur Sentry :


Le point sur la situation
par Christian Grasse
A peine Civil War terminé, nous décidons de publier pour votre plus grand plaisir la plus grande saga cosmique Marvel de ces dernières années mettant en avant un héros qui le mérite : Sentry. Ecrite par les frères Knof et illustrée par la belle Andrea Di Vito, cette saga débutait le mois dernier par l'épisode "Sentry parle" avec un entretien entre le célèbre héros et le reporter Phil Ulrich, épisode mémorable dans lequel Sentry confessait aimer la sauce tomate au basilic. Dans l'épisode suivant, sans vouloir trop en révéler, un célèbre héros Marvel prendra la fuite dans une autre galaxie (si vous vous demandez de qui il peut bien s'agir, sachez qu'il est blond) où il retrouvera l'âme défunte de Gwen Steffani, l'ex-petite amie de Ben Parker. Mais sans attendre, place à l'épisode de ce mois-ci : Sentry s'ennuie !

1/2 Finale

Et voici le résultat tant attendu des 1/4 de Finale opposant nos héros survivants. Wolverine s'en sort de justesse face à Daredevil (12 à 10). Même score pour Captain America qui se qualifie face à Hulk. Sans surprise, Spidey parvient à se défaire de la Chose (17 à 4). Le plus gros score (et le plus grand écart de points) est obtenu, cette fois, par Iron Man qui terrasse le pauvre Thor (18 à 3).
Nous avons donc notre dernier carré directement envoyé en 1/2 Finale :

Wolverine / Iron Man
Spider-Man / Captain America

Les votes sont d'ores et déjà ouverts. Apre lutte en perspective ! ;o)

ps : ne ratez pas les résultats du concours de dessin cet après-midi !

19 décembre 2007

Sélection de Noël (Christmas Comics)

Les fêtes approchent et, déjà, vous vous demandez fébrilement comment dénicher le cadeau original qui déridera l'oncle Arthur ou Mémé Suzette. Plutôt que vous acharner sur ce pauvre pull en laine que vous tentez de terminer depuis trois ans (et qui, soit dit en passant, ne vous a rien fait), pourquoi ne pas céder à l'appel des comics ? D'autant qu'il y en a pour tous les goûts.
Petit florilège des comics relativement récents, proprement indispensables et furieusement jouissifs.

Preacher (<-- click)
Auteurs : Garth Ennis, Steve Dillon
L'histoire : Entre deux tournées des grands ducs avec son pote vampire, un pasteur se met en quête de retrouver Dieu (ce dernier ayant démissionné) afin de le ramener à la raison. En route, ils bottent quelques culs.
Genre : Chaud. Presque vulgaire. Et diablement bien écrit !
Cible : l'oncle Arthur qui aime bien les blagues grivoises (évitez de l'offrir à des enfants sous peine de représailles instantanées des parents)
(2 albums VF disponibles chez Panini)

The Walking Dead (<-- click)
Auteurs : Robert Kirkman, Tony Moore, Charlie Adlard
L'histoire : Un flic sort du coma pour se rendre compte qu'un tas de types pas frais ont remplacé les culs-terreux de base. Et en plus, sa femme le trompe. Quand ça veut pas...
Genre : "soap survivor", chef-d'oeuvre, truc de zombie
Cible : n'importe quel membre de votre famille qui sait lire
(3 albums VF disponibles chez Delcourt)

Girls (<-- click)
Auteurs : les frères Luna
L'histoire : Un type se tape une nana étrange et déclenche, bien involontairement, de sanglants évènements dans la petite ville de Pennystown.
Genre : Un thriller, mâtiné d'humour, dans l'Amérique profonde...
Cible : Tata Adèle, fan de Stephen King
(intégralité de la série, soit 4 albums, disponibles en VF chez Delcourt)

Echo (<-- click)
Auteur : David Mack
L'histoire : Une jeune sourde se remémore son enfance, le lent apprentissage de ses pouvoirs, la mort de son père.
Genre : Truc qui fait du bien aux yeux et au coeur
Cible : Votre neveu Philippe qui ne rate jamais une expo de peinture, la petite et timide Anna dont les grands yeux tristes vous ont toujours intrigué
(un Marvel Graphic Novel que l'on peut encore trouver, neuf, sur le Net)

Spider-Man : Reign (<-- click)
Auteurs : Kaare Andrews, José Villarrubia
L'histoire : Dans un futur sale, un Peter Parker vieillot reprend du service pour sauver des abrutis "victimes" d'une méchante dictature.
Genre : 1984 du pauvre
Cible : le cousin Patrick qui fait toujours chier en fin de repas avec son éloge d'Alan Moore
(un 100% Marvel à bas prix et facilement dénichable)

NewUniversal (<-- click)
Auteurs : Warren Ellis, Salvador Larroca
L'histoire : Lors de l'instant blanc, des gens ordinaires sont dotés, par l'univers himself, de pouvoirs fascinants destinés à accomplir une révolution spirituelle à l'échelle planétaire.
Genre : exploration habile du mythe du super-héros au travers de différents domaines tels que le chamanisme, l'informatique ou encore l'archéologie
Cible : votre voisin prof de philo
(idem que pour la sélection précédente)

Planet Hulk (<-- click)
Auteurs : Greg Pak, Carlos Pagulayan
L'histoire : Hulk, banni de la terre par les Illuminati, débarque sur une planète hostile sur laquelle il va devenir le leader d'un groupe de gladiateurs puis l'espoir de tout un peuple.
Genre : du Marvel inspiré et agréable
Cible : votre buraliste (pour la remercier de supporter en silence les mauvaises langues (private joke)) ou les gens qui veulent découvrir une bonne histoire de Hulk
(un Monster Edition publié chez Panini, attention : papier et collage bon marché (au contraire du prix))

Voilà, y'en a à peu près pour tous les goûts : du cul, du dessin d'art, du cul, de la politique, des zombies, des gentils qui combattent des méchants, un peu de cul, et puis, aussi, cette poésie subtile mais réelle qui parsème ces oeuvres et nous fait, au détour d'une page, frissonner de plaisir.
C'est difficile d'offrir un livre. Une BD encore plus sans doute. Si avec une Senseo, l'on est certain de faire plaisir à l'amateur de café, le choix subjectif d'une oeuvre que l'on offre ne nous garantit en rien que la cible d'un tel cadeau en sera satisfaite. Et c'est parce qu'il y a un risque de ne pas plaire que le cadeau redevient non plus une fade obligation sociale mais bien un geste vers la personne à qui il est destiné. Avec un peu de nous dedans.
(attention, ce que je dis là ne marche pas pour les épouses et autres petites amies hein...surtout si vous êtes fan de comics. Bah oui, attendez, vous avez des comics partout chez vous, des figurines Marvel sur toutes les étagères, votre douce compagne connaît donc parfaitement cette partie de vous, pas besoin de lui offrir le dernier Bendis (d'autant que là, ça ferait un peu "je t'offre un truc pour que JE puisse le lire" (sisi, croyez-moi, c'est à éviter)))

God War

Sortie ce matin de l'Ultimate Fantastic Four #21 avec, au programme, la suite de la saga "Guerre Cosmique" (God War en VO).

Voilà un arc très SF pour l'arrivée de Mike Carey (scénario) et Pasqual Ferry (dessin) sur cette série. Des aliens se sont réfugiés sur terre (à Manhattan précisément, comme d'habitude quoi) pour échapper à de monstrueux ennemis. Bien entendu, le sympathique quatuor décide de filer un coup de main et se retrouve au coeur d'une civilisation extraterrestre à l'autre bout de l'univers (ce n'est pas très scientifique comme concept ça, "l'autre bout de l'univers", m'enfin, je n'avais rien de mieux sous la main).

Alors, si l'on aime le cosmique, ça devrait le faire, personnellement, ce n'est toujours pas ma tasse de thé, d'autant que l'on s'y perd un peu parfois dans les personnages (faut dire que le début de l'histoire remonte à deux mois et que, pour une fois, je ne m'en souvenais plus très bien). Dessins passables, rien de bouleversant. Il y a tout de même des points plus que positifs, comme ce début de description, assez poétique, de la culture alien avec leurs vaisseaux de chant ou l'arbre-monde.
Notons enfin que le lecteur pourra ici faire connaissance avec les versions ultimate de Thanos et Ronan.

Deux épisodes ni totalement ratés ni complètement enthousiasmants. A réserver aux fans de Star Wars.

ps : ajout de deux petites scènes (#37 et #38) dans le Bêtisier.

pps : tiens, dans la petite bafouille habituelle de Christian Grasse, ce dernier parle un peu des évènements à venir, à un moment il écrit (en parlant du futur crossover Ultimatum) : "Préparez-vous à un dénouement apocalyptique, il va se passer quelque chose de tellement incroyable que nous allons être obligé de...oups ! On a failli lâcher le morceau !"
Alors là pour le coup, il ne lâche pas de spoiler mais on sent que ça lui coûte hein ?
Bah, qui parie avec moi que le "morceau" sera lâché avant le fameux évènement ? Hmm ? ;o)

15 décembre 2007

28 jours plus tard : Contrecoup

Les comics d'épouvante sont plutôt à la mode ces temps-ci. Outre les créations originales, l'on peut également profiter parfois des adaptations de certaines oeuvres cinématographiques. C'est notamment le cas pour le film de Danny Boyle (sur un scénario d'Alex Garland).

Vous avez sans doute, sinon vu, au moins entendu parler de 28 jours plus tard et de sa suite, 28 semaines plus tard. Si vous êtes particulièrement fan de cet univers horrifique, réjouissez-vous, Panini vient d'éditer en VF, dans sa collection Dark Side, 28 Jours Plus Tard : Le Contrecoup, un livre qui permet de se replonger parmi les contaminés.
Le scénario est de Steve Niles, les dessins de Dennis Calero, Diego Olmos, Ken Branch et Nat Jones.

Premier point positif, le graphisme est plutôt pas mal, bien plus réussi en tout cas, à mon goût, que celui de 30 jours de nuit (ne loupez surtout pas le crossover 38 nuits plus tard par jour ! ;o)). Deuxième bonne surprise, il ne s'agit pas d'une déclinaison papier des films mais bien d'une histoire inédite. Le tout se divise en quatre chapitres, les trois premiers sont indépendants et décrivent les péripéties de personnages qui se retrouvent tous dans le quatrième et ultime opus pour un dénouement, on s'en doute, quelque peu sanglant.
Chronologiquement, le livre couvre une période qui s'étale d'un peu avant le premier film et s'achève un peu avant le second. Même sans les avoir vus, le lecteur devrait tout de même s'en sortir vu que la trame ici est assez logique et bien construite.

L'ambiance tendue est assez bien rendue même si, dans le genre crépusculaire, c'est Calero qui s'en sort le mieux (c'est une chance, c'est lui qui dessine le plus). Ce Contrecoup nous permet surtout d'en savoir plus sur l'élaboration du virus à l'origine de la grande contamination. Quand on sait qu'à la base, les scientifiques étaient censés développer une molécule supprimant l'agressivité, l'on est en droit de penser qu'il y a eu comme une légère boulette. ;o)

Bref, sympathique même si l'on reste très loin d'un The Walking Dead, véritable référence actuelle du genre (le numéro #45 vient d'ailleurs de sortir aux Etats-Unis).

ps : Ah, oui, j'oubliais, en bonus (avec l'inimitable Panini Touch) est présent le scénario du chapitre 3, autrement dit les dialogues et une description qui remplace les illustrations. Rien de bien fascinant donc, étant donné que l'on n'apprend rien de plus sur la réalisation du projet et que l'on ne voit pas vraiment l'utilité de se retaper la lecture en script d'un chapitre que l'on vient de terminer.

11 décembre 2007

Camp Hammond

Le Marvel Heroes #2 vient de débarquer en kiosque. Petite revue des séries alignées dans ce mensuel très axé "avengers".

On débute par les Mighty Avengers. L'équipe n'en est qu'à ses balbutiements mais, déjà, elle doit affronter un vieil ennemi : Ultron. Ce dernier a d'ailleurs un look assez sexy puisqu'il ressemble à sa petite "môman" d'adoption, la Guêpe.
On retrouve avec plaisir Ms. Marvel, Sentry et tous les autres sous la plume, habile, de m'sieur Bendis qui est plus à l'aise avec ce deuxième épisode (la technique de "pensées" des personnages était un peu moins bien utilisée le mois dernier). Les dessins sont toujours de Frank Cho qui, ma foi, s'en sort pas mal malgré des décors ayant tendance à rester relativement dépouillés.

On continue avec Avengers : The Initiative, une série prometteuse qui nous dévoile l'entraînement des jeunes recrues suite à la loi sur le recensement des héros. Le tout se déroule au Camp Hammond (du nom de la première Torche) à Stamford, là même où les New Warriors ont mis le feu aux poudres avant la guerre civile.
Le tout a un goût sulfureux plutôt excitant, il faut dire qu'entre les nazis cachés dont se sert le gouvernement ou notre Hank Pym hanté par son passé (c'est un peu le Bertrand Cantat du Marvelverse le Hank hein, enfin, bon, lui au moins ne nous inflige pas de chansons), il y a de quoi faire.
Scénario de Dan Slott et chouettes dessins de Stefano Caselli.

Petit détour vers la noble contrée de nos amis canadiens avec Omega Flight. Ah, c'est déjà plus attractif que le mois dernier, notamment à cause (enfin, grâce) aux membres du groupe qui ne sont pas franchement ce que l'on pourrait appeler les meilleurs amis du monde. Il faut dire que se retrouver aux ordres de US Agent, pour un compatriote de Céline Dion, ça doit être un peu irritant. En face de cet embryon d'équipe, toujours les Démolisseurs et leurs méthodes jouissives de bons vieux bourrins. ;o)
L'histoire est signée Michael Avon Oeming et le graphisme est l'oeuvre de Scott Kolins.

On termine avec New Avengers : Illuminati, la mini-série nous dévoilant les activités passées du groupe secret le plus select de l'univers 616. Cette fois, les héros tentent de rassembler les joyaux du Gant de l'Infini (un machin pratique permettant d'influer sur le temps, l'espace et la matière...oh, j'ai déjà des idées qui me viennent quant à ce que je pourrais en faire...c'est fou hein ? ;o)) afin d'éviter que quelqu'un de mal intentionné ne s'en empare (c'est incroyable le nombre de gens malsains qui cherchent à s'approprier cette grosse moufle).
Assez sympa comme épisode, on ressent bien surtout que le groupe est décidemment bancal (et même qu'un large affrontement entre héros était inévitable dans l'avenir tant, à seulement six, la moindre décision est discutée de manière houleuse) et que la suspicion s'installe entre ces êtres surpuissants.
Toujours mon Bébenne (ouais, bah, je l'appelle comme ça Bendis maintenant, c'est affectif) au scénario (avec Brian Reed quand même) et Jim Cheung au crayon.

Une revue qui continue sur sa bonne lancée et livre au passage des infos non négligeables sur l'univers post-Civil War. Ah et tiens, je n'ai pas relevé les grosses fautes habituelles dans la traduction, ça s'améliore ou mon attention se relâche ? ;o)

ps : ajout du sixième hors série de la collection dans les Figurines Marvel. Ben, y'a pas à dire, Apocalypse en jette un peu quand même.

1/4 de Finale

Allez, une nouvelle étape de franchie avec les 1/4 de Finale du tournoi opposant nos héros favoris. Pas de grosses frayeurs, tous les grands leaders historiques sont encore là : Cap, Spidey, Wolvie, Iron Man, Hulk, Daredevil...
Mais les choses sérieuses commencent vraiment avec ce nouveau tour qui déterminera le dernier carré. L'on peut signaler que la plus large victoire est obtenue par Hulk contre Luke Cage (23 à 4). Spidey n'était d'ailleurs pas loin d'avoir le même écart contre Colossus (24 à 6). Le combat le plus serré a opposé la Chose à Madrox. Le membre des Fantastiques l'a emporté 15 à 14. Belle résistance quand même pour le brave James, probablement boosté par la qualité de sa série actuelle (Factor X, à lire dans Astonishing X-Men).

Les matches à venir :

Wolverine / Daredevil
La Chose / Spider-Man
Captain America / Hulk
Thor / Iron Man

Les votes sont ouverts ! ;o)

10 décembre 2007

Guerres Secrètes

Le Marvel Best Of consacré à Secret Wars (à ne pas confondre avec Secret War, prévu en Deluxe et, lui aussi, repoussé) vient enfin de sortir après l'habituel retard paninien.

Alors, on nous promettait un magnifique coffret, bon, il n'est certes pas hideux, m'enfin, ça reste très... sobre. Pour ne pas dire simple. Pas de quoi se péter un tendon d'admiration. Passons donc tout de suite à l'histoire.
Le Beyonder, un être d'une puissance phénoménale, enlève les principaux héros et vilains de l'univers Marvel et les rassemble sur Battleworld, une lointaine planète qu'il a créée afin de doter les surhumains d'un joli terrain de jeu sur lequel ils vont pouvoir s'affronter, le vainqueur se voyant octroyer rien de moins que tout ce qu'il désire.

Niveau dessin, pas de surprise, ce n'est pas très joli, c'est même très moche (ne vous fiez pas à l'illustration de la couverture, l'intérieur n'est pas du tout du même acabit) en comparaison des standards actuels, mais bon, en 1985, c'était la norme et l'on ne peut pas en vouloir à Mike Zeck et Bob Layton. Contre toute attente, c'est le scénario de Jim Shooter qui a le moins bien vieilli. Tout cela n'est guère passionnant, c'est le moins que l'on puisse dire. Pourtant, à la même époque, sortaient Watchmen ou Dark Knight qui faisaient déjà preuve d'une grande modernité. Malheureusement pour Secret Wars, l'on s'adresse ici essentiellement à un public enfantin, du coup l'on a droit surtout à une suite de combats sans grand intérêt entrecoupés par des dialogues soporifiques. On l'aura compris, en ce qui concerne la narration, c'est tout simplement épouvantablement mauvais, j'ai vraiment dû me forcer pour arriver au bout, même les strips de Lee et Romita, édités récemment en VF, étaient plus agréables à lire.

Pas grand chose de positif à retirer de tout cela à part peut-être, pour les plus jeunes, l'occasion de voir comment le Tisseur récupère le symbiote qui donnera par la suite Venom. Le contenu éditorial est assez faible, en plus des covers originales, l'on ne trouve qu'une courte introduction de Tom DeFalco et un épilogue de deux pages signé Barry Dutter.
Un achat à réserver aux collectionneurs nostalgiques ou aux amateurs de sagas désuettes et kitsch.

ps : ajout de Bullseye dans les Figurines Marvel.

05 décembre 2007

Fallen Son

Le dernier Civil War Extra est sorti aujourd'hui. Il rassemble les 5 épisodes de la mini-série Fallen Son et s'attarde sur les réactions des super-héros face à la mort de Captain America.

Ce CW Extra #4 clôture donc les épilogues de la checklist Civil War (même si, évidemment, les conséquences de l'affrontement continuent à se faire sentir dans toutes les séries et particulièrement celles estampillées "The Initiative").
Le scénario est signé Jeph Loeb, les dessins, eux, sont de Cassaday, Romita Jr, Yu, McGuinness et Finch. Petite préférence pour ce dernier en ce qui me concerne. Certaines planches sont sublimes.

Chaque épisode est articulé autour d'un sentiment (la colère, le désespoir, l'acceptation, etc.) et d'un personnage (Wolvie, Spidey, Iron Man...). Nous assistons également aux funérailles nationales de Steve Rogers (ainsi qu'à une seconde cérémonie, plus privée celle-ci). Evidemment, l'ambiance n'est pas à la fête, vous l'aurez compris. Alors que la mort de Cap manquait un peu de lyrisme dans le Marvel Icons #30 (tout cela était vite bâclé disons), l'on assiste ici au véritable choc qu'est la disparition d'un des plus nobles représentants de la communauté super-héroïque. La violence de la colère, la douleur de la perte, les interrogations mille fois ressassées, Loeb ne nous épargne rien de ces moments sombres sans toutefois en faire trop. Et déjà, alors que les plaies sont encore béantes, certains rêvent à la relève. Car si un homme est mort, il reste un costume à endosser, un bouclier à porter et des idéaux à défendre.

Une conclusion écrite avec finesse et traduite en VF avec quelques fautes. A lire quand on a le moral pour éviter la déprime.

30 novembre 2007

Classe économique...

Parution aujourd'hui du X-Men Extra #65, intitulé Première Classe, et se plongeant dans des aventures tirées du passé de la toute première équipe mutante.

Il s'agit donc ici de nouveaux récits, inédits, mais censés se dérouler à l'époque de la formation de la première équipe du professeur Xavier. L'on peut tout de suite s'interroger sur la pertinence d'une telle idée. Non seulement, puisque l'on connaît le futur des personnages (notre présent en fait), on sait bien qu'il ne peut rien leur arriver de bien crucial, mais surtout, alors que les scénaristes ont parfois du mal à renouveler les péripéties des X-Men ou les menaces qui planent sur eux, était-il bien utile d'aller se mettre sur les bras une nouvelle série mutante ? Tout n'a-t-il pas déjà été dit (redit et surdit) à propos de Cyclope, Marvel Girl, le Fauve, Angel et Iceberg ?

C'est Jeff Parker qui se charge du scénario tandis que Roger Cruz réalise les dessins. Graphiquement, ce n'est pas moche. Style un peu enfantin et très coloré. Du point de vue de l'histoire, malheureusement, ça n'a pas grand intérêt.
Chaque épisode est un one-shot dans lequel l'équipe affronte une menace déjà connue (le Lézard tiens par exemple) ou nouvelle (une forme de vie franchement kitsch menacée par un forage). Le tout est évidemment vite mis en place et les conclusions prévisibles jusque dans la naïveté de leurs moralités. Le seul intérêt d'une telle série aurait été à la rigueur le relationnel entre les personnages, mais c'est une piste qui reste totalement inexploitée. En prime, alors que le tout se passe il y a très longtemps, on nous parle d'e-mail et d'imax ! Bien évidemment, cela pourrait être totalement acceptable dans le cadre d'une "mise à jour" (indispensable à la continuité) de l'origine des héros, mais ce n'est pas le cas ici. Les termes sont utilisés gratuitement, sans qu'ils soient nécessaires à la narration. Du coup, il aurait été facile d'épargner aux plus vieux lecteurs ce qui sonne bien tout de même comme un anachronisme maladroit.

First Class ferait un excellent story-board pour un DA destiné au jeune public, cependant, en tant que comics, ces épisodes vont probablement vite tomber dans l'oubli tant ils n'apportent rien de neuf sur un terrain déjà bien foulé qui, pour nous surprendre, aurait nécessité d'être parcouru par des pieds plus habiles que ceux de Parker (porter un nom célèbre n'est pas toujours suffisant ;o)).

27 novembre 2007

L'étrange silence des flocons

En 2005 sortait Echo dans la collection Marvel Graphic Novels. Ces cinq épisodes tirés de la série Daredevil sont signés David Mack et sont devenus mythiques. Ils ne peuvent pas, en tout cas, vous laisser indifférents.

Maya Lopez est la fille d'un indien travaillant pour Wilson Fisk, dit le Caïd. Elle ne parle jamais et se contente de dessiner. C'est bien suffisant pour son père qui l'aime plus que tout et parvient sans peine à communiquer avec elle. Mais pour les autres, c'est anormal. On la pense d'abord attardée avant de mettre un nom sur son mutisme : surdité. Elle va alors apprendre un nouveau langage car, dans ce monde du silence qu'est l'univers de Maya, il existe des milliers de façon de communiquer...

Si vous vous attendez à une histoire classique de super-héros, vous allez être déçus. Il s'agit ici en fait d'une introspection douce-amère se concentrant uniquement sur le parcours de la jeune fille connue aujourd'hui sous le nom de Echo. Ce qui surprend d'ailleurs, à l'ouverture de cet ouvrage, c'est surtout la stupéfiante beauté et l'originalité de la forme graphique. On pourrait même penser dans un premier temps qu'il s'agit d'un artbook tant le texte, pourtant présent, est habilement intégré au dessin.

Il y a deux façons d'aborder cette oeuvre. Soit l'on souhaite lire absolument des cases parfaitement agencées et remplies de classiques phylactères et là, le lecteur risque de se faire mal à se forcer ainsi la vue, soit l'on accepte dès le départ de se faire bousculer par Mack et l'on risque d'être agréablement surpris. Car, cette mise à mal des techniques narratives classiques a bien un but. L'auteur agence ses dessins d'une manière qui peut sembler chaotique de prime abord, il laisse des petits bouts de phrase un peu partout, change de lettrage, nous oblige à retourner le livre dans tous les sens, il griffonne, déchire, disperse des lettres de scrabble, ajoute des indices, superpose et finit par nous faire perdre nos repères classiques comme... si nous avions perdu un sens. Car c'est là que David Mack veut en venir, en nous désorientant ainsi, il nous fait pénétrer un peu (toute proportion gardée évidemment) dans le handicap de Maya. Et tout comme elle doit appréhender le monde sans le confort apporté par le son, nous sommes obligés de plonger dans ce comic sans le confort de nos repères habituels.

L'intelligence de la narration est loin d'être la seule qualité présente ici. David Mack nous parle, à travers ce personnage, du métier de conteur avec passion et poésie. De la même manière, il aborde la culture amérindienne avec une fascination et un respect sincère débarrassé du sentiment de culpabilité "obligatoire" que certains voudraient imposer dès qu'une civilisation est observée par des yeux occidentaux. Même l'enfance de Maya, pourtant difficile, n'est pas vulgairement pleurnicheuse mais devient un pur moment de poésie, comme lorsque son père lui explique que la pluie fait du bruit et que la petite demande alors si les nuages, les flocons de neige ou les arcs-en-ciel en font aussi.

De sympathiques trouvailles parsèment également le récit, comme les signes de la langue des sourds ou encore ceux des amérindiens. On sent le travail minutieux de Mack derrière chaque planche. Et à travers deux ou trois anecdotes, l'on finit même par apprendre des choses et se mettre à réfléchir (bah alors, les fans de comics ne sont pas des abrutis ?? ;o)). Ainsi, l'on découvre que dans le langage des signes, "penser" se signe avec les doigts de la main droite portés sur le front, alors que le même mot, dans le langage des signes amérindiens, se signait la main sur le coeur, car les indiens croyaient que les pensées venaient de là... ah ben oui, je vous avais dit que c'était beau hein ! ;o)
Quant à la morale, car il y en a une, elle est à l'image de cette histoire. Délicate, subtile. Et suffisamment bien pensée pour éviter les clichés ou le côté donneur de leçons.

Une oeuvre magnifique, d'une rare maîtrise et d'une grande beauté, qui dépasse complètement le cadre des comics.


Galerie
Même s'il faut avant tout se plonger dans la trame narrative de Mack et s'accorder un vrai moment de lecture pour goûter pleinement le nectar visuel de Echo, je ne résiste pas au plaisir de vous en montrer quelques planches.













"Mon nom est Maya Lopez. Voici mon histoire. Ça s'appelle Echo. Elle n'est pas faite de mots. Mais de mouvements et de souvenirs. De formes et de sentiments. Quand ça se passe en mots, je n'ai pas le son des mots mais la couleur. Le caractère et le sens de ces mots-mystères. Mon histoire est tout en musique. Parfois lente et maladroite. Comme des petits doigts tâtonnant sur des touches usées. Ma vie ne se joue pas sur des notes mais sur les silences qui les entourent. C'est là que la magie opère. C'est dans ce silence que vous me trouverez."
Maya Lopez, sous la plume de David Mack.

25 novembre 2007

The Call of Duty

"Quand mon devoir m'appelle, Seigneur, quand l'incendie fait rage, donne-moi la force de préserver la vie. Aide-moi à évacuer l'enfant avant qu'il soit trop tard, et à arracher le vieillard à l'horreur d'un tel destin. Rends-moi sensible au moindre appel. Aide-moi à combattre efficacement le sinistre.
Je veux remplir mes obligations, donner le meilleur de moi-même, veiller sur mes voisins et leurs biens. Et si le destin décide qu'il m'en coûtera la vie, étends ta main protectrice sur ma famille, mes amis, ma compagne."
Anonyme.

Petit retour dans le passé (proche) avec la série The Call of Duty, publiée en France en Marvel Monster Edition. Un hommage vibrant, décidé par Bill Jemas et Joe Quesada, aux héros du 11 septembre.

Le scénario est signé Chuck Austen, le dessin David Finch et le tout se penche, au travers de deux arcs entrecroisés, sur le destin d'un groupe de pompiers et de secouristes. Bien entendu, nous sommes dans un comic Marvel, aussi le fantastique prend place, d'une manière presque discrète, dans les drames qui se jouent.
Une menace plane sur New York. Quelque chose de terrible, une guerre atroce qui pourrait tuer plus de monde encore que les attentats du World Trade Center. Et au milieu d'un incendie ou près d'un accident de la route, toujours la même petite fille qui apparaît, tel un sinistre spectre annonciateur du désastre...

L'histoire en elle-même n'a ici pas grande importance étant donné qu'il s'agit avant tout de rendre hommage aux héros, les vrais, ceux qui se battent sans pouvoirs. Et le pari est assez réussi. L'ambiance de fraternité, de camaraderie potache et de sens du devoir régnant au sein des pompiers est notamment particulièrement bien retranscrite. Certaines scènes sont assez dures, mais comment serait-il possible d'adoucir, à l'image, l'agonie d'un homme en feu ? Cela serait-il seulement souhaitable ? Car pour comprendre les liens qui unissent ces hommes, il faut entrevoir, l'espace d'un instant, ce qu'ils affrontent. Et c'est dans les larmes que, souvent, se forgent les liens les plus indestructibles.
On ne ressort pas meilleur de cette lecture mais peut-être plus enclin à croire que l'humanité a encore en son sein de bonnes personnes. On ose de nouveau espérer que pour un salaud allumant un incendie, se lèvent alors deux, cinq, dix braves types prêts à vous aider, au péril de leurs propres vies. Et surtout, parce que l'on sait quel prix devront payer ces hommes, l'on reste pantois d'admiration devant leur courage, leur abnégation et... leur sens du devoir.

On peut encore trouver ce Monster en occasion (aux alentours de 18 euros en très bon état).

"La caserne est pour nous un second foyer et nos collègues sont comme des frères."
Lieutenant Richard Smith, brigade de Brooklyn

Hyperion vs Nighthawk

Le 8ème volume de la série Supreme Power, dans la collection Max, vient de paraître. Autant le dire tout de suite, c'est le moins intéressant de la série.

Voilà une série qui aura connu un parcours étonnant. De carrément géniale avec les premiers épisodes de Straczynski, elle s'essouffle un peu, trop souvent entrecoupées de mini-séries qui délaissent la trame principale, pour finir, aujourd'hui, par devenir même ennuyeuse.
Ce tome 8 est - encore - une mini-série intitulée Hyperion vs Nighthawk. Les deux gusses vont au Darfour pour se rendre compte que la guerre c'est bien du malheur et que les solutions, c'est difficile à trouver. Petite intrigue secondaire (mais assez mal torchée au final) : comment Nighthawk parvient-il à rivaliser physiquement avec Milton ?

L'on ne peut pas reprocher grand chose aux dessins de Paul Gulacy, malgré quelques cases parfois maladroites au niveau des proportions, le graphisme reste globalement assez beau, dans la droite ligne du réalisme actuel.
On ne peut pas en dire autant du scénario, laissé au manque d'imagination de Marc Guggenheim. Si ce dernier avait été plutôt bon sur Wolverine pendant Civil War, il nous livre ici une histoire affligeante de niaiserie et d'idées reçues. Petit exemple, il est implicitement sous-entendu (par la voix d'Hyperion) que le manque d'intérêt occidental pour le Darfour vient du fait que cette région n'ait pas de pétrole...avec une logique pareille, comment alors expliquer l'intervention US, sous l'égide de l'ONU, en Somalie en 1993 ? Il ne me semble pas avoir aperçu des tonnes de derricks à Mogadiscio pourtant. Evidemment, l'opération Restore Hope n'allant pas dans le sens de l'argumentaire des "bien-pensants", les auteurs préfèrent "oublier" de l'évoquer afin de servir leur propagande. Il est également possible qu'une telle vision proviennent d'un manque d'informations tout simplement, mais il est alors regrettable que ce soit toujours les scénaristes les plus profondément ignorants qui en viennent à se penser investis d'une mission morale.

Bref, une histoire ennuyeuse ponctuée de tirades creuses issues du prêt-à-penser sévissant actuellement dans certains milieux. Totalement dispensable. Hmm ? Vous voulez l'acheter tout de même juste pour savoir comment Nighthawk file une trempe à Hyperion ? Bah, je vais vous faire économiser un peu d'argent alors : il se contente de lui coller une puce sur la tronche qui simule la douleur. Il n'arrive donc pas vraiment à faire mal à Hyperion mais simplement à le lui faire croire. Bof, même ça, c'est naze. On espère retrouver rapidement un Guggenheim en plus grande forme...

ps : signalons, au passage, que l'on retrouve actuellement ces personnages dans un crossover les opposant aux héros de l'univers Ultimate. La suite sort d'ailleurs mercredi.

pps : ajout de Vision dans les figurines Marvel.

Amazon : la livraison gratuite en péril

En tant que lecteur (et occasionnellement auteur), je suis particulièrement attaché au principe de livraison gratuite mis en place par Amazon pour les livres (et ce sans minimum d’achat). Non seulement, cela permet d’économiser sur d’éventuels frais de port pour pouvoir acheter plus de biens culturels (ce qui profite autant au lecteur qu’à l’écrivain) mais surtout cela permet aux personnes n’habitant pas à proximité d’une grande librairie de pouvoir avoir accès au plus grand choix.

Aujourd’hui, le Syndicat de la Librairie Française intente une action en justice contre Amazon et d’autres librairies en ligne afin d’obliger ces dernières à faire payer à leurs clients des frais de port. Je trouve le procédé du SLF particulièrement odieux. Pour de basses raisons concurrentielles, ce syndicat tente de dégrader les conditions de vente proposées par Amazon au lieu de tenter d’améliorer les services de ses adhérents.

La disponibilité des produits, leur envoi rapide et leur excellent conditionnement jouent en faveur de la société Amazon. En effet, je ne retrouve pas dans les librairies de mon environnement immédiat le choix et la qualité de service proposé par cet immense espace culturel en ligne.

Nous, lecteurs et auteurs, sommes décidés à soutenir Amazon contre l’action en justice menée par le SLF. Non seulement parce que cette action est injuste mais aussi parce que, si elle était couronnée de succès, elle serait néfaste au secteur de la librairie dans son ensemble.

Si vous aussi vous tenez à la livraison gratuite, vous pouvez le faire savoir à Amazon ainsi qu’au SLF :
pour-la-livraison-gratuite@amazon.fr (Amazon)
slf@nerim.fr (Syndicat de la Librairie Française)

21 novembre 2007

Marvel Age : Emma Frost

Petit retour sur la jeunesse d'Emma Frost grâce à une collection à bas prix et en VO.

J'avais déjà abordé le personnage il y a quelque temps (cf Le Feu sous la Glace) mais je reviens cette fois sur la série de Karl Bollers que je n'avais fait qu'évoquer. Il s'agit donc ici de l'adolescence, plutôt turbulente, d'Emma. Celle-ci a des relations houleuses avec son père (faut dire que ce n'est pas trop le genre papa poule le père Frost hein), découvre peu à peu ses pouvoirs (et la haine anti-mutant), se fait enlever, bref, elle affronte les problèmes qu'on a tous connu au bahut quoi... Hmm ? Oui, ben, on n'avait pas de pouvoirs, ok. Et on est très peu à s'être fait enlever, oui bon (moi une fois, quand même, je me suis trompé de bus en voulant rentrer chez moi, ça compte ?), ce que je veux dire c'est qu'il n'y a pas de super-vilains ou de menace cosmique, cette saga est intégrée à la vie "normale".

Mais ta série là, c'est pas un truc pour jeunes filles par hasard ?
Ben, heu, à la base oui, c'est publié sous le label Marvel Age (plutôt destiné aux plus jeunes) et s'est estampillé "teen drama/romance". M'enfin, on a bien eu droit à certains épisodes en X-Men Extra, cela prouve bien que ça peut être lu par tout le monde (oui, ça pourrait aussi prouver que Panini publie n'importe quoi n'importe comment mais on va prendre la première hypothèse pour une fois).
En plus, au contraire de Spider-Man loves Mary Jane, ces Emma Frost sont intégrés à la continuité de l'univers 616. Du coup, cela enrichit le background de la Reine Blanche en nous éclairant sur ce qui l'a amenée à New York par exemple (ou à se teindre en blonde... Quoi ? Mais si c'est important !!). Les dessins, essentiellement de Carlo Pagulayan, sont plutôt sympa (avec même une nette amélioration sur les derniers épisodes).

Concrètement, ces 18 épisodes se présentent en trois recueils qui reviennent à moins de 6 euros pièce (et ça peut se commander sur Amazon sans frais de port). La taille est à peu de chose près celle du format VF Marvel Kids, par contre le papier est d'un peu moins bonne qualité (un peu ce que l'on trouve dans les Monster Edition). Bien sûr ces éditions TPB ont gardé les covers, à tomber par terre, de Greg Horn.
Sans être essentielle, voilà une série que l'on peut conseiller à ceux qui voudraient en savoir plus sur le passé de la sulfureuse Emma ou, tout simplement, à ceux qui aiment, de temps en temps, délaisser les conflits de grande ampleur pour des histoires plus simples, plus axées sur la psychologie des personnages et apportant une légèreté bienvenue entre deux sagas plus sombres.

1/8 de Finale

J'avais normalement prévu un peu plus de temps pour le premier tour mais puisque les votes semblent stagner, hop, on ne traîne pas et on passe aux 1/8 de Finale du Mondial des Capes !
Les votes pour cette deuxième phase sont maintenant ouverts, il vous suffit juste de vous rendre ici.

Pas de trop grosses surprises à signaler lors de ces poules, pratiquement toutes les têtes de série s'étant qualifiées pour la suite (seul le Silver Surfer est terrassé dans la poule B, par la Chose et Cyclope). Il n'y a eu qu'une seule égalité concernant les 2ème places et elle a eu lieu dans la poule D (celle que je considérais justement comme la plus difficile). Sentry et Black Bolt ont ainsi obtenu tout deux 16 points, cependant, Sentry ayant été cité 5 fois en première position (contre 3 fois seulement pour Black Bolt), c'est lui qui remporte de justesse cette deuxième place et le ticket pour affronter Daredevil.

Le plus petit score des poules est obtenu par Bishop (2 points seulement dans la poule C). Le qualifié avec le plus grand nombre de points est Spider-Man (57 points). A noter que, à part le Surfer, éliminé dès le premier tour, toutes les têtes de série qualifiées sortent premières de leur groupe. On peut signaler également que c'est la Chose qui, avec 39 points, obtient le plus haut score réalisé par un personnage n'étant pas tête de série.
24 héros sont tombés avec honneur (ou pas) lors de ce premier tour ! ;o)

Les 1/8 de Finale se présentent donc ainsi :

Wolverine / Cyclope
La Chose / Madrox
Daredevil / Sentry
Spider-Man / Colossus
Captain America / La Torche
Thor / Dr Strange
Hulk / Luke Cage
Iron Man / Punisher

18 novembre 2007

News en Vrac


Quelques infos sur les sorties récentes, les comics repoussés et les articles à venir.

* Pas d'Omnibus Saga du Clone ce mois-ci, Panini ayant repoussé sa sortie au début du mois de décembre. Vous pouvez donc encore économiser pour ce cher (65 €) mais volumineux (plus de 900 pages) ouvrage.
* La célèbre saga des frères Luna s'achève ce mois avec le quatrième et dernier volume de Girls. C'est chez Delcourt et c'est toujours aussi bon !
* La sortie du troisième tome VF de The Walking Dead, de Kirkman, initialement prévue pour le début 2008 est avancée...au 21 novembre 2007. Plus que quelques jours à attendre donc pour se ruer sur la suite de cette excellente histoire (pour avoir déjà lu la VO, je peux vous dire que la qualité se maintient et que l'auteur nous réserve pas mal de rebondissements et de morts violentes).
* Je vous parlerai plus en détail, dès le mois prochain, de The Marvel Comics Guide to New York City, un livre nous permettant de visiter la ville qui ne dort jamais à travers les yeux de nos héros favoris. On retrouvera, bien entendu, tous les lieux marquants des comics, pont de Brooklyn (où meurt Gwen Stacy), la rue, dans Greenwich Village, censée abriter le sanctuaire du Dr Strange, le musée ayant inspiré le manoir des Vengeurs, les sites de certains affrontements célèbres, etc.
256 pages pour moins de 10 €. Anglophobes s'abstenir (m'étonnerait que ça sorte en français ça de toute façon).
* L'intégrale Spider-Man 1976, prévue pour ce mois, est repoussée à janvier.
* Toujours pour janvier, Panini nous annonce le quatrième Deluxe dédié aux New X-Men de Morrison (qui sera repoussé à mars ? ;o)).
* En décembre sortira le 4ème et dernier Civil War Extra regroupant l'intégralité de la mini-série Fallen Son, soit 5 épisodes explorant les conséquences de la mort de Captain America.

Du coup, voilà déjà des idées pour vos cadeaux de Noël ! ;o)