23 mars 2013

Ultimate Universe #6


Si vous ne me suiviez pas sur mon blog, il y a certainement beaucoup de choses que vous ne devez pas savoir. Je ferai sûrement partie de ces personnes à qui l’on aimerait taper sur les doigts ou tirer par les oreilles pour les bêtises, même si minimes, qu’il m’arrive de sortir. Je suis une néophyte en matière de comics. J’ai patienté jusqu’au moment propice, jusqu’à ce que des reboots s’opèrent dans cet univers si vaste et complexe pour  y sauter pieds joints. Dans ma liste, assez courte finalement, se trouve Ultimate Universe. N’ayant logiquement pas suivi les épisodes pré-reboot, je tente ce nouveau magazine proposant les titres Ultimate Spider-man, Ultimate X-Men et Ultimate the Ultimates. Et finalement, il se trouve qu’une partie conséquente des évènements passés de la Terre-1610 refont surface. Les conséquences sont lourdes. Ça par contre,  tout le monde peut le comprendre.


Ultimate Spider-man # 11-12:

Ultimate Spider-man est sûrement la série qui s’en tire le moins mal, et ce, malgré la mort de Peter Parker. Cela fait 12 épisodes à présent, que Brian Bendis et Sarah Pichelli nous livrent les aventures d’un nouveau spider-man, plus jeune et provenant d’un milieu social différent de celui de son prédécesseur. Au fur et à mesure où Miles Morales découvre ses pouvoirs, nous, lecteurs, découvrons ce nouvel individu se cachant sous le masque de l’araignée.

Le mois dernier, son oncle, aussi connu son le pseudonyme du Rôdeur, a proposé à Miles de s’associer à lui afin de régler son différend avec le Scorpion, un gangster originaire du Mexique. D’une pierre deux coups, il tente également de faire de lui son side-kick et terroriser ainsi quiconque voudrait s’approcher de lui. Cependant, du fait de sa naïveté, Miles ne voit pas cette collaboration du même œil. D’autant plus que depuis enfant, il a toujours admiré son oncle Aaron, et ce, malgré son côté un tantinet bad ass.

Ainsi, dans cet épisode, Bendis nous livre la confrontation entre Miles et son oncle. Le fil narratif tourne autour d’une histoire de famille, tout comme ça l’était avec Peter Parker et son oncle Ben. Le Rôdeur est un criminel recherché, et ça, Miles le sait. L’éducation, les pouvoirs, le respect… La notoriété aussi. Il doit énormément à son oncle mais finit par ne plus prendre gare à ses menaces consistant à dire à ses parents sa véritable nature. C’est de cette manière que le scénariste conclue cette première saison, sur un cliffhanger qui donne peine à attendre deux mois.

Pendant ce temps, Sarah Pichelli qui travaillait alors sur la série Spider-men (très bonne, mais pas autant que ce qu’elle promettait), a passé le relai au dessin à David Merquez. Ce dernier signe des planches dynamiques aux plans variés et n’a vraiment rien à envier à l’artiste italienne tant la continuité graphique est flagrante.

« Si c’était quelqu’un d’autre qui me traitait comme tu m’as traité, je le tuerais, là, en pleine rue. Mais t’es de la famille alors… T’as droit à une chance. »

9/10

Ultimate X-Men # 11-12:

Ultimate X-Men a été pour moi la déception de la revue. En effet, alors que ses collègues travaillant sur les séries Ultimate Spider-man et Ultimate the Ultimates concluent avec brio (ou pas) leur titre respectif, Nick Spencer nous rajoute une nouvelle énigme, toujours pas élucidée me concernant.

Ce qui est d’autant plus dommage, c’est que le scénariste a mis en marche de nombreuses pistes, qui auraient pu tenir debout mais ne les a pas approfondies. A vrai dire, Ultimate X-Men tenait le fil jusqu’à l’épisode #6 où l’on a assisté à l’échec du révérend Stryker. Après cela, chaque nouvel épisode contenait une nouvelle intrigue, étroitement liée avec ce qui avait déjà été présenté. On pense notamment à Jean Grey et son équipe à la solde de Tu’an, au groupe de Kitty Pride qui moisit dans les égouts, aux intentions cachées de Malicia ou encore à l’apparition encore inexplicable du Professeur Xavier…

Dans la revue de ce mois-ci, même si l’épisode #11 suit la continuité de la série sans y apporter grand chose de plus, l’épisode suivant dépasse mon entendement. A vrai dire, mon cerveau est saturé à force d’y réfléchir. Donc si un connaisseur de l’univers est dans la salle, qu’il fasse signe pour éclaircir ce  mystère.

Quant au graphisme, le niveau des dessins de Paco Medina est descendu d’un cran. Et ce n'est pas Carlos Barberi à l’épisode suivant qui améliorera la donne.

« Tous ces rapports qui nous arrivent… La police, la garde nationale… Ils refusent de se battre. Je ne comprends pas…

- C’est naturel. Ils savent que c’est perdu. »


4,5/10


Ultimate the Ultimates # 11-12:

Après de nombreux épisodes d’un casse-tête pas possible, Hickman, accompagné par Humphries au scénario, signe la fin de la première saison d' Ultimate the Ultimates. Face au chaos que l’attaque de Red Richards a provoqué en exterminant Washington, le nouveau président doit faire face à tout un tas de problèmes. Parmi eux se trouvent entre-autre la question de Washington of course, les sentinelles exterminatrices de mutants (à voir dans les épisodes Ultimate X-Men) et l’arrestation des Ultimates.

En effet, il y a deux mois, le gouvernement américain lançait un mandat d’arrêt contre Nick Fury et ses « fidèles ». Une partie avait été arrêtée, tandis que Nick Fury se faisait passer pour mort, qu’Œil de Faucon, le Faucon et la Veuve noire étaient en cavale et que Thor et Iron Man cherchaient une solution face au problème que représente la Cité de demain.

Ce mois ci, la situation est la même sauf que le nœud se démêle petit à petit et libère l’horizon. Sincèrement, je n’aurais jamais pensé que le titre prendrait ce tournant. En effet, malgré le fait que les Célestes et les Eternels aient été mis à l’oubli (surement temporairement, je pense qu’ils ne tarderont pas à revenir sur le devant de la scène), je trouve intéressant la façon dont les scénaristes ont exploité avec tant d’originalité et d’intelligence la tumeur de Tony Stark. On assiste à un véritable retournement de situation, assez simpliste néanmoins quand on sait que la Cité est censée être quasiment indestructible.

Après, je ne dis pas non plus que ces épisodes sont transcendants, mais comparé à ce que Hickman nous avait présenté jusqu’ici, je trouve que la série gagne en clarté. Ces épisodes ont au moins le mérite de nous livrer une vraie conclusion avant d’entamer la saison 2, avec une fin qui laisse présager un retour des plus attendus dans l’univers Ultimate, ouvrant ainsi directement la voie au crossover Divisés, nous perdrons (Divided We Fall).

Concernant le graphisme, on a sous les yeux un échantillon assez large de styles (Luke Ross, Ron Garney, Butch Guice, Patrick Zircher, Leonard Kirk) pas mauvais séparément mais trop différents pour que cela passe inaperçu. Dommage.

« J’ai du revenir du fin fond du cosmos pour faire cela. De la zone négative où vos Ultimates m’avaient abandonné pour que j’y meure. Jamais je n’ai oublié leur trahison. Simpliste mais une trahison néanmoins. »

6/10