17 mars 2013

Walking through the same thing, again and again...

Walking Dead en est à son 17me tome par chez nous.
Dans le tome précédent, Rick passait un marché avec une autre communauté : les protéger face à une bande de psychopathes réclamant un tribut pour les laisser en paix. Il ne se doutait pas qu’en acceptant, la menace se fixerait maintenant sur lui et les siens.
Robert Kirkman n’a ,à mon sens, jamais été un grand scénariste. Mis à part sur Walking Dead où, malgré une propension à la logorrhée par trop explicative des personnages sur leurs sentiments et leurs ressentits, il arrivait à doser subtilement les moments calmes et les moments de tensions parfois insoutenables dans leur violence (morale et/ou physique) tout en redistribuant souvent les cartes. Le statu quo, la série ne l’a jamais vraiment connu ! Il fallait donc bien que cela arrive un jour : la série ronronne et se répète.

La surenchère est entrée dans l’équation et elle a décidé de bien se montrer : après le gouverneur, qui nous était présenté comme le summum du mal ( après les zombies ), les survivant sont confrontés à un nouvel adversaire tenant en laisse une bande de malades mentaux accros à la violence. Leur look est celui des rockers ou des punks, pour bien marquer l’opposition avec l’allure de bon américain qu’arbore le groupe de Rick  (Kirkman, le roi du sous-entendu et de la subtilité).
Les moments gores dus à cette violence sont montrés en gros plans. Alors certes, la brutalité , le glauque et l’horreur ont toujours fait partie intégrante de cette série…mais le niveau atteint dans ce tome est tout bonnement au dessus des standards habituels : Kirkman fait durer l’agonie d’un personnage au-delà du raisonnable, donnant l’impression d’avoir compensé par une boucherie gratuite un manque d’inspiration pour terminer un chapitre.
Niveau dessin, il n’y a rien à redire, l’ambiance, les traits, etc…sont les mêmes depuis un long moment. Nous sommes en terrain connu avec ce noir&blanc conférant une ambiance bien particulière à l’ensemble. Charlie Adlard devrait pourtant commencer à travailler ses décors. Je ne sais pas vous mais même en pleine ville, ses dessins me semblent un peu trop vide dans les arrière-plans.


Alors, non, le tome 17 n’est pas le tome de trop. Il y a encore trop de zones à explorer pour finir maintenant. Mais la méthode d’écriture de Kirkman est maintenant flagrante et celui-ci ne semble pas parti pour la changer, tout comme il n’est pas parti pour changer son discours : l’humain est la pire des menaces.
Je suis tout à fait d’accord avec lui sur ce point mais à force de marteler toujours la même chose , il en vient à exposer un simple fait : il est incapable d’imaginer au-delà de son idée de base et n'a pratiquement rien à dire !
C'est pourquoi dans le genre " l'apocalypse arrive et le reste de l'humanité doit reconstruire une civilisation", la série "Y Le Dernier Homme" de Brian K. Vaughan sera toujours supérieure à celle-ci dans mon petit cœur de beurre.